La Bazouge-de-Chemeré

La Bazouge-de-Chemeré
La Bazouge-de-Chemeré
La Bazouge sur son promontoire, vue du plan d'eau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Meslay-du-Maine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Meslay-Grez
Maire
Mandat
Franck Legeay
2014-2020
Code postal 53170
Code commune 53022
Démographie
Gentilé Bazougéen
Population
municipale
516 hab. (2017 en diminution de 1,53 % par rapport à 2012)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 03″ nord, 0° 29′ 15″ ouest
Altitude Min. 58 m
Max. 112 m
Superficie 24,84 km2
Localisation
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Liens
Site web www.labazougedechemere.fr

La Bazouge-de-Chemeré est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 516 habitants[Note 1].

Géographie

Le territoire de la Bazouge-de-Chemeré est assez peu mouvementé, sauf au bourg où la Vaige a creusé un lit profond entre deux couches bien distinctes : à l'ouest les schistes sur lequel est construit le bourg et à l'est un massif de calcaire troué de carrières. Le bourg offre ainsi un site assez pittoresque au-dessus de la vallée de la Vaige qu'un pont enjambe car les maisons et les clôtures y forment une sorte d'enceinte murée.

Le ruisseau le Chémerette, né à l'ouest de La Bazouge, conflue dans la Vaige au sud. La Vaige se jette dans la Sarthe au sud de Sablé-sur-Sarthe, non loin du confluent avec une rivière parallèle, l'Erve.

La Bazouge-de-Chemeré étant située à l'extrême est du Massif armoricain, la géologie y présente donc des faciès très variés. Au sud et à l'ouest, c'est plutôt ce qu'on appelle localement « l'argelette », à savoir des schistes argileux altérés et par endroit on trouve du schiste ardoisier. À l'est de la commune après un gros massif de calcaire on trouve des rhyolites, roches volcaniques dues à la rencontre de la plaque du Massif armoricain avec celle du continent. Au nord de la commune se trouvent des couches verticales renfermant par endroit des veines de charbon très fines ou regroupées en chapelets entre des couches de grès et des couches de grauwacke.

La Bazouge-de-Chemeré se trouve pile sur le 48ème parallèle et surtout à seulement 54km à l'ouest du Méridien de Greenwich donc midi solaire coïncide à 2 minutes près avec 13h en hiver (UTC+01:00) et 14h en été (UTC+02:00).

Toponymie

La Bazouge-de-Chemeré est citée dès 1097 dans une bulle du pape Urbain II sous le nom de Basilgia et ensuite sous le nom de Basiligia ou Basogia, tous noms dont l'origine vient de basilica[1] qui signifie d'abord étymologiquement "royale" puis chez les romains ou les gaulois un bâtiment civil lié au passage d'une voie antique et dans les premiers siècles de la christianisation une "chapelle consacrée à un saint".

Ce saint est peut-être saint Eutrope puisque l'assemblée du village se tenait le premier dimanche de mai (la Saint-Eutrope est fêtée le 30 avril) mais peut-être aussi Saint Gervais et saint Protais qui sont deux jumeaux fêtés ensemble en juin dont on ne donne souvent que le nom du premier pour qualifier l'église. En effet en 1111 l'évêché du Mans reconnait la propriété des églises suivantes Sanctus Petrus de Cripta (église Saint Pierre de La Cropte) et Sanctus Gervasius de Balsigia juxta Criptam[2](église St Gervais de la Bazouge proche de la Cropte), cette dernière indication pour distinguer cette Bazouge des nombreuses autres.

Après 1260, la Bazouge est considérée comme une partie de la châtellenie de Chémeré sans qu'elle ne semble posséder des droits ou une juridiction distincte. C'est sans doute pourquoi au lieu de l'appeler La Bazouge de la Cropte comme les évêques la nommait en latin elle s'est appelée Bazoche-de-Chemeré, Bazoge-de-Chemeré en 1706 et Bazouge-de-Chémeré-le-Roi et enfin Bazouge-de-Chémeré permettait de bien distinguer cette Bazouge de Bazouges près de Château-Gontier, de Bazougers, de La Bazouge-des-Alleux et dans les départements voisins de Bazouges-la-Pérouse(35), La Bazouge-du-Désert(35), Bazouges-sous-Hédé(35), Bazouges-sur-le-Loir(72). Aujourd'hui un accent difficile à prononcer a disparu et on écrit Bazouge-de-Chemeré (cf ministère de l'intérieur, IGN, Michelin[3]).

Histoire

Histoire évènementielle

Dans les années 1434, le comte d'Arundel et 12 000 Anglo-Normands occupent la région, rasant les châteaux de Meslay-du-Maine, de Bazougers et de Montsûrs. Les habitants de la Bazouge-de-Chémeré payent des sauf-conduits aux Anglais pour pouvoir se déplacer et commercer. Les années 1517 et 1586 sont des années de « contagion » où la mortalité est importante. En 1591, les Anglais, alliés des huguenots reviennent et ravagent le pays.

La Bazouge est située un peu à l'est de la Marche de Bretagne et de ses châteaux-forts de Lassay, Laval et Château-Gontier donc à la frontière de la région bretonne qui ne payait pas la gabelle du sel donc une aubaine pour enrichir les contrebandiers (faux-saulniers). A la révolution française la province du Maine fut divisée en 2 départements : la Mayenne et la Sarthe avec création de cantons et districts et le vote fut institué dans chaque commune. L'Abbé Angot nous dit que la première élection municipale en novembre 1791 nécessita l'intervention des gendarmes. La Révolution abolit la gabelle alors les contrebandiers habitués à se cacher et aux actions violentes contre les gabelous se tournèrent vers le brigandage. La levée en masse de soldats avec tirage au sort poussa un tiers des jeunes à déserter, à se cacher dans les bois et à vivre de rapines. Alors poussés par certains dans un but politique ils se qualifièrent de chouans et trouvèrent des prétextes politiques et religieux pour faire accepter les actes ignobles de la guerre civile : vols, attaque et incendie de villages avec assassinats de personnes et parfois viols. Ces prétextes étaient la vente des biens d'église aux riches bourgeois et la constitution civile du clergé. Ainsi ils pouvaient terroriser les paysans qui étaient heureux de ne plus devoir payer la gabelle, qui pensaient devenir moins dépendants de leurs nobles propriétaires et qui n'écoutaient pas toujours le curé. Les bleus de l'autre côté n'étaient pas forcément bien payés et pillaient aussi parfois les communes reprises[4]. La Bazouge faisait donc partie de ces communes situées sur la ligne de front de la guerre civile entre les royalistes de l'Ouest et les républicains, et au Sud de la Chouannerie normande qui sévissait dans l'Orne. Une fois, les chouans n'arrivent pas à prendre la Bazouge car les Bleus s'étaient réfugiés dans l'église et une autre fois ils vont jusqu'à incendier l'église romane de La Cropte et le presbytère où un prêtre assermenté résidait. Le calme est plus ou moins rétabli en 1800 avec l'arrestation des plus dangereux et l'amnistie des autres chouans, alors nombreux sont ceux qui dénoncent les brigands qui salissent le mouvement qui est en même temps idéalisé par des curés ou des historiens royalistes (Duchemin-Descépeaux) qui créent et entretiennent le mythe des Martyrs de la Révolution en Mayenne (Jean Chouan, Jambe d'Argent) en gommant absolument tout ce qui aurait pu ternir leur image[6].

La Bazouge a été occupée deux fois par les prussiens. Une première fois de 1815 à 1818 (suite à la défaite de Waterloo et l'exil de Napoléon) pendant la disette due à l'Éruption du Tambora en 1815 alors qu'il fallait en plus nourrir l'occupant.

En 1832 l'état est encore venu demander de rendre les armes cachées par les chouans au village voisin de Bazougers après l'échec de la chouannerie légitimiste qui avait suivi la révolution de 1830 où Louis-Philippe était devenu roi des français et avait adopté le drapeau tricolore.

La Bazouge est occupée par les Prussiens une seconde fois brièvement après la Bataille du Mans (1871). Cette fois-là les prussiens ont réclamé 30 000 francs-or et par défaut ont emmené le maire et le curé en otage dans la Sarthe puis ils ont fini par les libérer sans obtenir d'argent, ce que nous raconte avec plaisir l'instituteur dans la monographie de sa commune en 1899.

Industrie du XVIIIe siècle : Carrières de calcaire et fours à chaux

Des carrières de calcaire ont été exploitées pour les fours à chaux et sont encore visibles à l'est du bourg, par exemple au lieu-dit Les Vignes. Il y avait effectivement quelques vignes au sud sur le calcaire.

Lors de la Révolution les cahiers de doléances[7] se plaignent de la disette de bois que créent les fours à chaux. Le chaulage des terres améliore cependant beaucoup l'agriculture. L'exploitation locale de l'anthracite au XIXe siècle résoudra ce problème. En 1810 Napoléon 1er passe le Décret relatif aux Manufactures et Ateliers qui répandent une odeur insalubre ou incommode pour faire installer les fours à chaux loin des bourgs à cause de la pollution, appelée insalubrité. Louis XVIII confirme ce décret. Mais ces fours à chaux sont déjà installés proches des carrières de calcaire donc du bourg.

Industrie du XIXe siècle : les mines d'anthracite

Henri de La Rochelambert est un des rares aristocrates de Mayenne à investir dans l'industrie[8] avec l'argent de ses cinquante métairies. Opposé à deux autres concurrents[9], il fut retenu avec d'autres associés[10] et obtint en 1825 la concession[11] pour l'exploitation des mines de charbon de La Bazouge-de-Chemeré et de Saint-Georges-le-Fléchard. L'anthracite de la Bazouge fut reconnu comme le moins mauvais et le plus dense de la région, juste bon pour alimenter les fours à chaux. En 1850, la population de La Bazouge atteignit son maximum car la mine n'était pas encore très mécanisée et l'on voit encore les habitations construites dans le bourg pour loger tous ces mineurs et dans les cartes postales anciennes du début du XXe siècle on voit presque tous les onze anciens cafés dont nous parle l'instituteur en 1899.

En 1896, la chaux ne se vendait plus pour le chaulage car les engrais chimiques venaient d'arriver : les mines s'arrêtèrent, on démonta tout et on boucha les puits. Alors, la Bazouge-de-Chemeré connut une période sombre avec tous ces mineurs et tous ces chaufourniers qui partaient et par conséquent tous les commerçants et artisans qui perdaient leur clientèle. C'est ce que l'instituteur put raconter en 1899 dans la monographie de sa commune que l'inspecteur d'académie lui avait demandé de rédiger pour l'Exposition universelle de 1900, comme pour tous les autres instituteurs du département.

Lieux de terreur et lieux de dévotion : Gibet, chapelle St-Eutrope et chapelle Ste-Barbe

La carte de Jaillot pour l'évêque du Mans en 1706 et plus tard la carte de Cassini de fin XVIIIe siècle nous montre la présence d'un lieu de justice (gibet) à La Bazouge sur la rive est de la Vaige tout en haut de la colline (103 m) vers Malabry, un lieu qui signifie être à tous les vents.

Toujours sur cette même carte, Jaillot indique une chapelle Saint-Eutrope aujourd'hui disparue, dédiée à Eutrope de Saintes, à peu près à l'endroit où se situe la source captée. Souvent près des sources il y avait des lieux saints qui ont été christianisés ensuite. L'abbé Angot dit qu'il ne l'a vue qu'encombrée de fagots : elle avait son chevet à l'est et dominait l'étang.

Jaillot indique aussi une chapelle Sainte-Barbe beaucoup plus au nord que l'actuelle chapelle des Mineurs dont sainte Barbe est la patronne et sera utilisée par eux 150 ans plus tard.

Il semblerait que la chapelle St Eutrope soit plutôt située derrière l'église et la chapelle Ste Barbe beaucoup plus près du village que sur le plan ; Jaillot préfèrait sans dout que sa carte soit belle, bien aérée plutôt que précise.

La Bazouge-de-Chemeré au bord des voies de communication dès l'antiquité : le chemin rennais

L'abbé Angot nous parle du "chemin rennais" souvenir d'une voie romaine de Rennes au Mans passant à 1,5km au sud du bourg. Trouvé entre Entrammes et Parné-sur-Roc il se poursuit à la limite communale (ces chemins très anciens servaient souvent naturellement de frontière aux communes)[12] et il passe ensuite au sud du bourg : La Fleurière (Cadastre 1834 section E 4ème feuille), le Four rouge (section E 3ème feuille), La Thébaudière, puis au sud de Pont Corbin (Section E 2ème feuille) vers Le Gravier, enfin vers Brisanne (section D1 La Godivraie) puis il continue dans la commune de Chemeré-le-roi à la Tremblaie puis Cénière et ensuite on le perd... A l'époque d'Angot il allait parait-il visiblement jusqu'à Saulges.

La Bazouge-de-Chemeré a donc toujours été proche des grandes voies de communication : le "chemin rennais" dans l'histoire ancienne, la route royale puis nationale qui passe à Vaiges, le tramway à Vaiges de 1900 à 1938[13], et depuis octobre 1980 l'autoroute A81 avec sa sortie à Vaiges. Enfin depuis 2017 le TGV qui traverse une partie de la commune mais sans s'y arrêter.

Grands travaux de modernisation des voies de communication au XIXe siècle

Sur le cadastre dit napoléonien de 1834 le chemin vicinal n°30 de Bazougers à Chemeré-le-roi passait dans la rue étroite devant l'hôtel du Porche puis dans la rue du four (Cadastre napoléonien 1834 - plan du bourg - section E1) avant de tourner dans le chemin du bas qui descendait ensuite sur les digues (qu'on appelle la chaussée) de l'étang où était installé un moulin, le moulin de la Chaussée, la rue du Roquet restant un chemin trop raide et trop étroit. L'amélioration par l'empierrement de type macadam et le redressement de ce chemin vicinal de grande communication allant de Laval à Brûlon est décidé en 1843 : il passe par Forcé, Bazougers, La Bazouge-de-Chemeré, Chémeré-le-Roi (où il ey a une fourche en direction de Meslay-du-Maine) puis Saulges, etc. Les travaux commencent en 1846[14]. Mais ces travaux nécessitent le percement d'une nouvelle voie dans la commune, la "rue neuve" et la construction d'un pont par-dessus l'ancienne chaussée (digue du bas de l'étang) pour rester au même niveau que l'autre rive, ce qui a obligé la route à remonter d'un étage et à passer au dessus du four de la Sauvagère. Ces travaux ont du se prolonger jusqu'en 1853 car en 1849 les communes de la Bazouge-de-Chemeré et de Chémeré-le-roi réclamaient encore leur prompt achèvement[15] et la première pierre du pont a été posée seulement en 1852[16]. On voit le chemin no 30 terminé sur la carte itinéraire du département de 1857. Aujourd'hui c'est devenu la départementale D130 dont les lignes droites datent de cette époque.

C'est plus tard en avril 1883 que le nouveau tracé et la macadamisation du chemin vicinal de grande communication no 52 qui joint Château-Gontier à Vaiges ont été acceptés, en particulier de St-Denis-du-Maine à la Bazouge-de-Chemeré en essayant de faire au moins cher puis de la Bazouge-de-Chemeré à Vaiges en passant au milieu des mines suivant une demande particulière de la commune[17]. Ce chemin deviendra la départementale D152 moins rectiligne.

Histoires de l'étang et du plan d'eau

En 1706, sur la carte de Jaillot faite pour l'évêché du Mans, l'étang est déjà présent, peut-être créé au Moyen Âge par des moines comme souvent. En tout cas il facilite la défense de La Bazouge d'une attaque venue de l'est car l'accès est contrôlé par une maison bien nommée, la Sauvagère. La chaussée de l'étang a donné son nom à une maison, la Chaussée, et au moulin de la Chaussée. L'étang couvre toute la vallée de la Vaige sur 2 kilomètres de long et 18 ha depuis les limites de la commune au nord et jusque sous le bourg (cadastre 1834 section C2 La Fortinière). Comme la Vaige est une rivière dont le cours se coupe régulièrement en été, la vase de cet étang génère des odeurs et des moustiques. Une épidémie de malaria : fièvres intermittentes graves par leur généralisation mais bénignes individuellement[18], touche 208 habitants en 1855 et 522 en 1856 sur une population de 1700 nous dit l'instituteur dans la monographie de sa commune. Le rapport de Pierre Crié, médecin des épidémies de Laval, en 1857, considérait le miasme paludéen (les odeurs mais pas les moustiques) comme la cause unique indiscutable de toutes ces fièvres intermittentes (malaria c'est-à-dire « mauvais air »). Ce qui permet au préfet en janvier 1858 de tenter de faire passer un décret de destruction de l'étang insalubre aux dépens d'un grand propriétaire, M. de Martainville. Mais non sans mal, car le conseil municipal ne veut pas voter la fermeture de l'étang pour ne pas pénaliser son propriétaire. Alors le préfet usant de lois récentes sur l'hygiène, suspend le conseil municipal et met en place une commission municipale, laquelle vote donc la destruction de l'étang pour cause d'insalubrité. Le préfet fait ensuite approuver le décret par le ministère des travaux publics. Mais M. de Martainville porte l'affaire au Conseil d'État qui lui déclare qu'aucune indemnité ne lui serait due pour la suppression de son étang insalubre mais casse le décret[19] en décembre 1858, car le préfet n'a pas préalablement fait la demande au Conseil départemental de la Mayenne ni au Conseil d'arrondissement de Laval. Ces conseils se réuniront[20] donc en mars 1859 pour valider le décret. Entretemps, le sieur de Martainville décède et en avril 1860 c'est sa veuve qui propose au fermier Ménard, preneur du bail sur l'étang, de demander une indemnité pour le moulin qui n'est plus mû par les eaux de l'étang, pour la perte du poisson contenu dans l'étang, pour la perte de clientèle, etc. Mais il n'aura rien devant le Conseil d'état[21]. En 1861 la commune est obligé d'établir un règlement pour l'utilisation du lavoir et de l'abreuvoir situés derrière l'ancienne chaussée de l'étang et dont l'eau est moins facile à renouveler depuis l'assèchement de l'étang.[22]

Pendant 110 ans il n'y eut qu'une prairie comme nous le montre la carte postale ancienne. Puis un petit plan d'eau réservé à la pêche a été créé en 1973[23] mais il s'envasait régulièrement et pour répondre à la loi sur l'eau de 2006, le cours de la Vaige a d'abord été rendu indépendant puis le plan d'eau a été reconstruit en 2018.

Histoire des écoles

Ce n'est qu'après la loi Guizot de 1833 qui créa les écoles normales d'instituteurs et demanda à chaque commune de plus de 500 habitants de créer une école de garçons que la commune engagea un instituteur puis loua un local en attendant de faire construire une école bien petite. Plus tard en 1849 le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte et son ministre de l'éducation publique et des cultes Alfred de Falloux autorisèrent la commune à recevoir des dons et des rentes pour la création et l'entretien d'un établissement annexe de 2 sœurs de la charité d'Evron à la Bazouge-de-Chemeré dans le but de soigner les indigents (asile) et d'éduquer les jeunes-filles[24]. En 1850 Falloux ayant démissionné c'est Parieu qui fit passer la loi libéralisant l'enseignement religieux mais imposant aussi aux communes la création d'une école publique de filles si la commune avait plus de 800 habitants, ce qui était le cas à La Bazouge. Jules Ferry imposa ensuite l'école gratuite en 1881 puis obligatoire et laïque (sans crucifix) en 1882 et enfin laïcisée (sans personnel enseignant religieux) en 1886. Aussi à La Bazouge certains avaient fait construire une grande école religieuse de jeunes filles administrée par les sœurs d'Evron et avaient fait don de l'ancienne école avec salles d'asile à la municipalité pour en faire une école enfantine municipale. L'instituteur nous raconte que pour laisser vide la petite école publique de filles et remplir la nouvelle grande école libre le curé et de grands propriétaires usèrent de pressions sur les fermiers et autres locataires pour qu'ils retirent leurs filles de l'école publique. La municipalité fit en parallèle construire une école publique de garçons de taille suffisante pour la population. Tous ces bâtiments sont aujourd'hui désaffectés et réemployés. Avant guerre il y avait quatre écoles car vers 1925 l'ancien hôtel de la Croix (cf carte postale ancienne) fut donné au diocèse et transformé en école libre de garçons avec salle de spectacles à l'étage. En 1946 l'école publique de garçons devint mixte[25]. Aujourd'hui, il ne reste aujourd'hui que cette école libre mixte qui partage des classes avec celle de Bazougers.

Histoire d'un clocher trop pointu : l'incendie de 1926

Ce n'est qu'après la création d'un évêché à Laval en 1855 (en plus de celui du Mans) que des fonds sont arrivés en Mayenne pour agrandir les églises. En plus à la Bazouge le pic de population nécessitait un agrandissement. L'église a été beaucoup transformée jusqu'en en 1868 nous dit l'abbé Angot : une tour-clocher a été construite en façade et on y a déplacé dessus la flèche auparavant située sur la croix du transept afin qu'elle attire les regards de loin.

L'abbé Angot nous dit que l'inventaire de l'église s'est déroulé le 9 mars 1906 donc sans incident contrairement à d'autres communes.

Des habitants âgés[26] nous racontent que leurs parents leur avaient dit que le jeudi l'après-midi le ciel était devenu si noir que les poules étaient rentrées au bercail et puis que le soir la foudre avait frappé le clocher qui s'était embrasé. Le curé s'était agenouillé au milieu de la place pour prier. Quelques courageux avaient tenté d'essayer de sortir une partie du précieux mobilier mais sans pouvoir décrocher les grands tableaux. Puis les cloches rougeoyantes étaient tombées et le clocher s'était effondré communiquant le feu au reste de l'église. Le feu avait été combattu jusqu'au lendemain[27].

Le clocher fut reconstruit plus court et les cloches furent refondues et baptisées le . Lors de la reconstruction, on s'est rendu compte que la forte chaleur avait fait apparaître d'anciennes fresques cachées sous des enduits successifs : le Dict des trois morts et des trois vifs, daté de 1585, a été restauré en 1932.

Les évènements de la Seconde Guerre mondiale

En l'exode arrive au bourg où des habitants leur offrent nourriture et boissons (la population du département de l'Aisne est affectée à la Mayenne et au Calvados)[28] ; Le des forces françaises (237e DLI)[29] se replient en Mayenne avant de se rendre et les Allemands survolent le bourg après avoir bombardé les villages voisins (Chémeré-le-Roi : 5 civils tués[30] et à La Cropte sur la route : quelques vaches tuées à la Cour du Bois-Bureau[31]). Le peintre italien Guiseppe Tribus immortalisera le survol inquiétant de ces bombardiers vrombissants (voir iconographie).

En le maire organise un tirage au sort pour envoyer quelques agriculteurs au STO à Saint-Nazaire (construction de la base de sous-marins). En il démissionnera[32]. Lors de la permission de Noël certains tirés au sort partirent se cacher et passèrent le restant de la guerre dans une ferme voisine chez un parent, pas trop loin cependant car si les gendarmes venaient dans leur famille ils pouvaient venir arrêter leur frère ou leur sœur et dans ce cas ils devaient venir immédiatement pour se rendre. Un résistant à Evron fournissait de fausses cartes d'identité[33]. En février 1943 tous les jeunes de la classe 1942 seront appelés au STO.

En 1944, une colonne blindée allemande remonte à toute allure du sud vers le Cotentin. Les éclaireurs ont tracé des runes au carrefour pour indiquer la bonne direction et elles sont encore visibles sur une maison. Le , Germaine Augustine Lepage épouse Benois, est tuée sur la route D57 de Soulgé-le-Bruant par les Allemands à l'âge de 34 ans et enterrée à la Bazouge où sa mère l'a élevée[34]. Pour un acte héroïque elle est qualifié de morte pour la France[35]. Le , les Américains libèrent le village voisin, Vaiges[36].


Politique et administration

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1798 1800 Pierre Letessier    
1804 1813 Pierre Joly   Notaire
1815   Henri Lebreton    
1821 1824 Urbain Paris    
1827 1830 René Chanteloup    
1835 1836 Henri Lebreton    
1841   Isaac Bigot    
1850 1856 René Chanteloup    
1856 1862 Auguste Couléard-Desforges   exploitant de carrières
1862 1870 Bertron    
1871 1873 Jean Poirier   maréchal-ferrant
1873 1884 Joseph Beaujean    
1884 1908 Auguste Croissant    
1909   Mathurin Chapelain    
  1935 François Bougeant   Agriculteur
1935 novembre 1942 Auguste Gruau   Agriculteur
novembre 1942 1967 Louis Bouvier   Agriculteur Commandant de réserve
1967 1989 Marcel Huaulme   Agriculteur
1989 2001 Gustave Ferrand   Agriculteur
2001[37] mars 2014 Gabriel Gélineau   Commercial
mars 2014[38] En cours Franck Legeay   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.


Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[40].

En 2017, la commune comptait 516 habitants[Note 2], en diminution de 1,53 % par rapport à 2012 (Mayenne : 0 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0709599761 0541 2011 3501 4391 6991 813
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6511 4521 3361 2061 2331 1601 1511 077950
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
877851830709700655689644658
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
656592494447406443504520514
2017 - - - - - - - -
516--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

On peut expliquer que le pic de population, beaucoup plus important que celui des communes voisines, est ici dû à l'arrivée de nombreux mineurs vers 1830 puis des cantonniers et bâtisseurs en 1840 venus moderniser totalement la voirie jusqu'en 1850. C'est alors que les mines se sont régulièrement mécanisées en améliorant leur productivité. La dégringolade fin XIXe siècle et début XXe siècle se poursuit avec la crise qui a suivi l'arrêt des mines et des fours à chaux provoquant en plus le départ de commerçants et d'artisans. Enfin la stabilité est atteinte de 1920 jusqu'à 1960 malgré deux guerres et la rapide modernisation de l'agriculture. Mais la disparition des trop petites fermes et l'emploi de services et d'industrie dans les villes voisines a fait repartir l'exode rural (-39% de 1962 à 1990) jusqu'au début du XXIe siècle où des travailleurs de la région qui sont venus élire domicile à la campagne ont inversé la tendance et mené à une nouvelle stabilité.

Économie

L'industrie s'est totalement arrêtée en 1896 : Les mines de charbon de La Bazouge-de-Chemeré ont été comblées, les fours à chaux définitivement éteints et les carrières de calcaire abandonnées. Une tentative de reprendre l'extraction de l'anthracite en 1926 sans trop de débouchés s'est soldée par un échec.

L'économie depuis le XXe siècle est donc agricole (à 56% aujourd'hui) : agriculture classique ou bio et surtout élevage facilité par l'ancien bocage puis l'élevage hors-sol. A savoir la production laitière, l'élevage de bovins, de volailles labellisées ("Volailles de Loué"), de porcs et de truies reproductrices, de chevaux de course et leur entraînement, de moutons. Il y a même un élevage de chèvres angora produisant de la laine mohair.

Commerce, transports et services ne représentent plus que 28% de l'activité du bourg d'après l'INSEE.

L'activité touristique consiste depuis 40 ans en quelques gîtes ruraux et chambres d'hôte et depuis peu une base ULM.

Un restaurant-commerce-poste, le P'tit comptoir sert les repas de midi la semaine ou pour des évènements.

Lieux et monuments

Bâtiments

  • L'église paroissiale offre une représentation murale du Dit des trois morts et des trois vifs : trois jeunes gentilshommes sont interpelés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme.
  • La Sauvagère, maison ancienne, remarquée par l'abbé Angot et remaniée depuis.

Patrimoine

  • La « babillarde », à droite de l'église, stèle en pierre sur laquelle montait le garde champêtre pour lire les annonces.

Patrimoine industriel

  • Les fours à chaux avec leurs rampes de chargement, l'ouverture du dessus : le gueulard, les ouvertures à la base : les ouvreaux.
  • Les maisons de mineurs.
  • La chapelle des mineurs sur la route qui mène à la mine.
  • La vieille mine avec sa cheminée à côté d'une base ULM.

La Bazouge à travers les peintres

  • La rue de l'église, immortalisée par Édouard Cortès dans les années 1940 avec 2 peintures : le soir sous la neige et le soleil après la pluie, tableaux qui ont été vendus par la galerie Rehs de New York (voir iconographie).
  • L'hôtel du Porche, situé avant 1850 sur l'unique route principale, immortalisé en 1914 par Félix Desille qui souhaitait déjà qu'on le restaure et qu'on le conserve[43], et puis immortalisé dans les années 1945 par Guiseppe Tribus. Le porche a été abattu dans les années 1960.

Activités et manifestations

Chaque année le salon mayennais de l’agriculture biologique et du développement durable, Planète en fête, se tient dans une localité différente : les samedi 6 et dimanche 7 juillet 2019 il s'est tenu à la Bazouge.

Assemblée

L'assemblée ou fête du village se tient le dernier week-end du mois d'avril.

Soirée douceur

Chaque dernier jeudi du mois d’août, les producteurs et artisans locaux se rassemblent autour d’un marché estival en semi-nocturne, suivi d'une animation en extérieur.

Jumelage

En 1970-71 un joueur de foot de la Bazouge effectuant son service militaire à Mulhouse a intégré le week-end l'équipe de Balschwiller en tant que gardien de but créant la connexion qui aboutit plus tard au jumelage concrétisé complètement en 1994 à la Bazouge[45]. Maintenant tous les deux ans soit la commune reçoit des habitants de Balschwiller soit c'est le contraire.

Pastel

  • Des cours de pastel suivis sont donnés par un maître pastelliste.

Football

La commune dispose d'un terrain de football depuis les années 1970.

ULM

Une base ULM nommée Pégase[46] s'est installée sur la Vieille mine.

Personnalités liées à la commune

Guiseppe Tribus, peintre tyrolien (autrichien puis italien après 1918), est né le à Raviano (?). Pour fuir le fascisme établi en 1922 qui interdit de parler et d'enseigner en langues régionales (allemand, frioulan, ladin, slovène, croate) et renomme les lieux en italien, Tribus, âgé de 21 ans, se prépare à émigrer en France. On retrouve sa trace à Paris en 1931[47] ; il descend brièvement dans le Cantal à Trizac en 1932 pour y décorer une pharmacie[48]. Sans doute à cause des événements de 1934 à Paris qui lui rappellent le fascisme, il redescend dans le Cantal, plus calme, avec sa compagne avant 1936[49]. Il s'installe à Trizac où il décore des maisons des environs ; ensuite il va à Riom-ès-Montagnes, Lugarde et Marchastel (Cantal) où il peint quelques tableaux (la font Sainte, la cascade du Gour), et y décore des maisons et des cafés.

En 1942 quand les Allemands occupent la Zone libre, Tribus, âgé de 41 ans, est appelé par l'Organisation Todt pour construire la Base sous-marine de Saint-Nazaire. Il s'en évade et rejoint la Bazouge-de-Chemeré où le cache l'abbé Eugène Bondis. Comme celui-ci s'occupait des projections de films et du théâtre au-dessus de l'école libre de garçons[50], il lui offre de repeindre l'avant-scène du théâtre. Au passage des allemands dans le bourg, Tribus se cache sous la scène du théâtre.

Cette salle est toujours visitable sur demande mais n'est plus utilisée depuis le décret n° 73-1007 du relatif à la protection contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public.

icône image Images externes
Peintures de Guiseppe Tribus
Les bombardiers allemands vrombissant au dessus de La Bazouge-de-Chemeré le 17 juin 1940(circa 1940)
Le porche de l'hôtel du Porche et le clocher de l'église(circa 1945) exposée à la journée du Patrimoine
Lévriers chassant le lièvre devant la vieille mine(circa 1945)

Après guerre Tribus fait une peinture d'histoire sur les évènements du à la Bazouge-de-Chemeré (voir tableau des bombardiers) qu'il donne aux sœurs jumelles couturières en échange de toile pour ses tableaux. Il peint un tableau : Le porche de l'Hôtel du Porche et le clocher de l'église, pour le curé qui, à son départ, l'offre au boulanger lequel en fera don à la mairie avant sa mort. Ce tableau restauré a été exposé lors des journées du patrimoine en 2007. Il en peint une autre version avec le clocher pointu d'avant 1926 pour le charron né en 1915 qui lui fabrique les cadres en bois massif de ses tableaux. Il peint une scène de chasse (lévriers et lièvre) devant les bâtiments de l'ancienne mine pour le mécanicien qui habite en face et qui pratique beaucoup la chasse.

Il peint des décors pour le théâtre, participe à la mise en scène et propose des acteurs à l'abbé Bondis.

En 1947 il s'établit au Bourgneuf-la-Forêt où il décore une façade de maison et le nouveau cinéma paroissial où il peint un décor de la pièce La Passion. Il restaure aussi des fresques abimées dans l'église et non loin à Olivet (Mayenne) il façonne et décore le mur d'enceinte d'une maison.

Ensuite il part habiter à Izé et de là peint le décor d'une scène de théâtre pour la pièce La Passion à Saint-Martin-de-Connée et non loin de là il décore le café de Bais (Mayenne).

En 1954 il revient à Olivet[51]. Personnage solitaire, menant une vie précaire sans souci du lendemain, il sait conserver des relations chaleureuses avec les gens et offre des tableaux à ses hôtes contre le gîte et le couvert.

Il poursuit sa route à Bréal-sous-Montfort (Ille-et-Vilaine) et Mordelles peignant deci delà mais malheureusement le , il meurt à l'âge de 59 ans, renversé en vélo par une voiture au lieu-dit "Grande Fontaine" à Mordelles sur la route de Rennes[52].

Voir aussi

Articles connexes

Iconographie

icône image Image externe
Félix Désille
l'Hôtel du Porche1914, aquarelle
  • Peinture d'Edouard Cortès vendue par la galerie REHS N-Y : La Bazouge-de-Chemeré le soir sous la neige (vers 1945)
  • Peinture d'Edouard Cortès vendue par la galerie REHS N-Y : La Bazouge-de-Chemeré le soleil après la pluie (vers 1945)

Cartographie

Bibliographie

  • [PDF] La Bazouge-de-Chemeré dans le Tome 1 du Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne de l'abbé Alphonse Angot (Archives de la Mayenne)
  • [PDF] La Bazouge-de-Chemeré dans le Tome 4 du Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne de l'abbé Alphonse Angot (Archives de la Mayenne)
  • Monographie de la commune de la Bazouge de Chemeré 1899 rédigée par l'instituteur qui raconte bien la crise après l'arrêt des mines (Archives de la Mayenne)
  • d'autres monographies de villages voisins sont intéressantes : St-Georges-le-Fléchard nous parle aussi de la mine et du financement de l'école ; Vaiges nous parle des bicquarts qui fuyaient l'école, du patois, des habits, du repas avec le propriétaire chez son métayer ; La Cropte nous dit que la Vaige avait un débit plus régulier grâce à l'exhaure des mines.
  • [PDF] Ressources en charbon actuelle de la Bazouge-de-Chemeré dans Ressources en charbon de la région pays de Loire - BRGM - juin 1979 (79 SGN 437 BPL)

Notes

  1. Population municipale 2017.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Bulletin de la Société dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts (lire en ligne), page 299
  2. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers (lire en ligne), p. 328
  3. « carte de la Bazouge de Chemeré », sur viamichelin (consulté le 11 janvier 2020)
  4. Jean Morvan, « Les chouans de la Mayenne », sur Persée (consulté le 11 janvier 2020)
  5. JEAN-NOEL AZE, Gloire et déboires des chefs chouans mayennais au XIXe siècle (lire en ligne), résumé
  6. Cahier de plaintes et doléances des paroisses de la province du Maine pour les Etats Généraux (lire en ligne), p. 147
  7. R. Foucault, J. Renard, J. Steunou, La Mayenne industrielle durant le Second Empire, Persée (lire en ligne)
  8. Mayenne, Houille, concession, demandeurs concurrents au nombre de trois (lire en ligne)
  9. « choix du concessionnaire », sur francearchives (consulté le 25 septembre 2019)
  10. Annales des mines Tome XI, Mines paris tech https://patrimoine.mines-paristech.fr/scripto/transcribe/45/6572 (lire en ligne), année 1825 page 503
  11. « Parné-sur-roc voie romaine » (consulté le 11 janvier 2020)
  12. « Gare de la compagnie des tramways de la Mayenne, puis maison à Vaiges » (consulté le 11 janvier 2020)
  13. Rapports et délibérations / Conseil général de la Mayenne en 1846 (lire en ligne), p. 1846
  14. Rapports et délibérations / Conseil général de la Mayenne 1849 (lire en ligne), p. 203
  15. Compte rendu communal
  16. Rapports et délibérations / Conseil général de la Mayenne 1883, (lire en ligne)
  17. Mémoires de l'Académie de médecine tome 21 1857 (lire en ligne), qui ont régné en 1855 page CLXV
  18. Recueil des arrêts du Conseil d'État Tome 28e Année 1858 (lire en ligne), p. 716-718
  19. Journal des débats politiques et littéraires 16 avril 1859 (lire en ligne), vue 2
  20. Annales des ponts et chaussées: mémoires et documents relatifs à l'art des constructions (lire en ligne), p. 634-6
  21. compte rendu communal du
  22. compte rendu communal : projet le et captation des eaux pluviales le
  23. Bulletin des lois de la République français 1849, (lire en ligne), p. 255 à 257
  24. compte rendu municipal du
  25. Témoignage de deux enfants nés avant et peu après l'incendie
  26. journal La Croix du 18 et 19 juillet 1926 (lire en ligne), orages
  27. « Départements d'évacuation », Le Courrier de la Mayenne,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  28. « Histoire de la 237e DLI » (consulté le 25 septembre 2019)
  29. « Morts de Chemeré-le-Roi » (consulté le 11 janvier 2020)
  30. Témoignagne d'un fils du locataire
  31. Registre de la commune de la Bazouge de Chemeré, La Bazouge de Chemeré, , élection du maire suite à démission
  32. Témoignage d'un récalcitrant
  33. « LEPAGE Germaine Augustine », sur MémorialGenWeb
  34. « Etat civil de la Cropte 1901-1910 page 150/165 »
  35. Ouest-France, « Libération de Vaiges le 6 août 1944 », sur Ouest-France, Ouest-France (consulté le 25 septembre 2019)
  36. « Gabriel Gélineau se représente aux municipales », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 juin 2015)
  37. « Franck Legeay a été élu nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 juin 2015)
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  42. Félix Desille un promeneur en Mayenne, Archives départementales de la Mayenne (ISBN 2-86053-051-7), p. La Bazouge de Chemeré - Hôtel du Porche
  43. Jumelage La Bazouge-de-Chemeré & Balschwiller
  44. « Pégase ULM » (consulté le 25 septembre 2019)
  45. recensement Paris 10e quartier Hotel Dieu 25 rue du Trrage : Joseph Tribus chez Jeanne Blangy
  46. adresse parisienne de décorateur laissée sur la pharmacie décorée
  47. recensement de 1936 à Trizac : Guiseppe Tribus et Jeanne Blangy
  48. Emmanuel Blois, La Bazouge, une salle de spectacles en péril - Le petit théâtre signé G. Tribus, Courrier de la Mayenne,
  49. recensement de 1954
  50. acte de décès à la mairie de Mordelles le


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