Lorient

Lorient
Lorient
La rade de Lorient vue du ciel.
Blason de Lorient
Blason
Lorient
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan (sous-préfecture)
Arrondissement Lorient (chef-lieu)
Canton Lorient-1
Lorient-2
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Norbert Métairie
2014-2020
Code postal 56100
Code commune 56121
Démographie
Gentilé Lorientais
Population
municipale
57 274 hab. (2016 en diminution de 0,23 % par rapport à 2011)
Densité 3 277 hab./km2
Population
aire urbaine
212 317 hab. (2008)
Géographie
Coordonnées 47° 45′ nord, 3° 22′ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 46 m
Superficie 17,48 km2
Localisation

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Liens
Site web www.lorient.bzh

Lorient [lɔʁjɑ̃][Note 1] Écouter est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. Cité portuaire active et arsenal maritime au fond de la rade de Lorient, la ville est au cœur de l'unité urbaine de Lorient qui est la plus importante du département et se classe au troisième rang en région Bretagne.

L'histoire de la ville commence en 1666 lorsque la compagnie des Indes orientales obtient de Louis XIV des terrains pour établir ses installations au lieu-dit du Faouédic. La Marine royale s'y établit aussi dès 1688 pour y faire construire des bateaux. L'Arsenal de Lorient produira de nombreux bateaux lors des siècle suivants, y compris les premiers cuirassés français. La pêche permet à la ville de connaitre une nouvelle phase de croissance, à partir de l'ouverture du port de pêche de Keroman dans les années 1920. La Seconde Guerre mondiale entraine la destruction presque totale de la ville, l'occupant ayant choisit la ville pour y construire la plus grande base de sous-marins de l'époque. Une phase de reconstruction suit jusqu'aux années 1970.

L'économie de la ville est tournée vers les activités maritimes, Lorient accueillant un des principaux arsenaux militaires français, ainsi que le plus grand port de pêche français en valeur avec les installations portuaires de Keroman. Lorient compte aussi un Pôle course au large, principal pôle de la Sailing Valley, un port de commerce à Kergroise, et des installations dédiées aux transports de passagers. Ces installations valent à la ville son surnom de « ville aux cinq ports »[1].

La ville subit des mutations importantes à la fin des années 1980 qui font évoluer ses activités. L'ouverture de l'université de Bretagne-sud en 1995, ou l'essor du festival interceltique de Lorient qui devient un des plus grands festival musical français au début des années 2000 accompagnent cette période de transition.

Lorient

Sommaire

Géographie

Présentation et situation

La ville de Lorient.
La communauté d'agglomération Lorient Agglomération.

Lorient est un chef-lieu d’arrondissement du département du Morbihan (56). Elle est située à l'embouchure du Blavet et du Scorff qui se jettent dans la rade de Lorient, puis dans l'océan Atlantique. La commune est située à 503 km au sud-ouest de Paris, à 153 km au sud-ouest de Rennes et à 158 km à l'ouest de Nantes.

Lorient est créée en 1666 dans un domaine appelé « l'Enclos » et se développe en dehors de celui-ci. Kerentrech, Merville, La Perrière, Calvin et Keryado constituent les faubourgs de la ville. L'ensemble est clos par des murailles érigées en 1744. La ville s'étend en absorbant le faubourg de Kerentrech en 1791 et celui de Merville en 1808. L'extension à l'ouest du Faouëdic est décidée entre 1857 et 1861 et le quartier de la Nouvelle-Ville est construit à partir de 1873 qui double la superficie de la ville. Les remparts et les portes du Morbihan et de Ploemeur sont détruites en 1906. Lorient annexe, par arrêté préfectoral du 10 septembre 1947, la petite commune voisine de Keryado qui fut instituée en commune propre le 18 avril 1901 lors de sa scission de celle de Ploemeur à laquelle elle était rattachée comme section depuis 1789 et auparavant était incluse dans sa paroisse[2]. Un projet de fusion avec la commune de Larmor-Plage est abandonné en 1965[3].

Distances des grandes villes françaises

Le tableau ci-dessous présente les distances en kilomètres entre Lorient et les dix plus grandes villes françaises.

Paris Marseille Lyon Toulouse Nice Nantes Strasbourg Montpellier Bordeaux Lille
504 km 1 156 km 844 km 753 km 1310 km 167 km 978 km 992 km 720 km 799 km

Communes limitrophes

Géologie et relief

Carte géologique de la région lorientaise.

La région de Lorient est située dans le domaine varisque sud-armoricain qui est un témoin de la tectonique tangentielle hercynienne, avec le cisaillement sud-armoricain (grand décrochement dont le rejet horizontal atteindrait 500 km[4], formant un couloir de failles hercyniennes courant de la pointe du Raz à la Loire) qui s'inscrit dans un contexte anticlinal (l'anticlinal de Cornouailles). La collision continentale au cours de l'orogenèse varisque proprement dite se traduit dans le Massif armoricain par un métamorphisme général de basse-moyenne pression, formant les micaschistes des massifs côtiers, et par une anatexie générant migmatites et granites. Elle se traduit enfin, par la mise en place de nombreux leucogranites à muscovite et biotite intrusifs à travers les schistes cristallins, concomitamment à ce cisaillement[5].

Climat

Climat littoral (océanique), il est doux en hiver et relativement tempéré durant l'été. En effet, rares sont les journées de gelée en hiver et les températures atteignent rarement plus de 30 °C pour la saison estivale. La température la plus froide à y avoir été relevée est de −13,1 °C le 20 janvier 1963 et la plus chaude de +37,5 °C le 10 août 2003 lors de la canicule. La pluviométrie annuelle est comprise entre 750 et 850 mm, comme sur une bonne partie de la frange atlantique, qui s'étend de l'embouchure de la Laïta (Guidel) à la frontière du Finistère. Les précipitations sont assez abondantes toute l'année, les mois de décembre et de janvier étant les plus arrosés. Du fait de la proximité de l'océan, l'ensoleillement annuel est supérieur à 1 870 heures

Relevé météorologique de Lorient Lann-Bihoué (42 m), période 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,2 3,3 4,1 5,8 8,4 11 12,9 12,7 11,4 8,9 5,6 4,1 7,9
Température moyenne (°C) 6 6,3 7,8 9,7 12,5 15,4 17,4 17,2 15,6 12,6 8,8 6,9 11,4
Température maximale moyenne (°C) 8,9 9,4 11,4 13,7 16,6 19,7 22 21,7 19,9 16,4 12 9,7 15,1
Ensoleillement (h) 77 103 148 201 227 249 270 244 191 143 93 73 2 020
Précipitations (mm) 106,5 87,7 78,9 56,5 69,4 52,1 44,2 44,4 69,4 84,7 91,9 109,8 895
Source : Infoclimat
Lorient 1981 - 2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,8 3,4 4,9 6,1 9,4 11,7 13,6 13,4 11,6 9,5 6,2 4,1 8,2
Température maximale moyenne (°C) 9,5 9,9 12,3 14,4 17,7 20,6 22,5 22,6 20,5 16,6 12,6 10 15,8
Source : « données climatiques », sur Météo-France (consulté en juin 2013)


Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Déc
maximales 16,8 18,4 23,3 27,1 29,6 35,9 34,9 37,5 30,6 27,2 19,5 16,4
date 27/01/2003 24/02/2019 30/03/1965 23/04/1984 25/05/1953 30/06/1976 18/07/2006 10/08/2003 05/09/1991 01/10/1997 13/11/1989 03/12/1953
minimales -13,1 -11,0 -7,4 -4,1 -1,1 1,6 3,4 4,1 1,0 -1,8 -5,0 -8,7
date 20/01/1963 03/02/1956 03/03/1965 12/04/1986 03/05/1967 11/06/1955 08/07/1954 14/08/1956 11/09/1972 18/10/1955 20/11/1971 25/12/1962
Températures minimales et maximales records (°C) source:Météo France

Voies de communication et transports

Réseau routier

Plan routier, ferroviaire, et maritime autour de Lorient.

La ville est reliée aux principales autre villes de Bretagne-sud par la route nationale 165, axe qui relie Nantes à Brest. Ce segment de la RN 165 est le plus fréquentée, avec une moyenne de 80 000 véhicules par jour, chiffres proches de ceux du périphérique de Nantes ou de la rocade de Rennes[6]. La ville est traversée par un segment de deux fois deux voies, la RD 465, appelée aussi « pénétrante de Lorient », principal axe routier de la commune, et enregistrant 55 000 véhicules par jour[7].

Lorient est desservie par des autocars départementaux et nationaux, à la gare de Lorient/Gare d'échanges. Les autocars du réseau départemental TIM (Transports interurbains du Morbihan) assurent plusieurs dessertes vers les villes du département (lignes : 15 (Lorient - Plouay - Le Faouët - Gourin), 16 (Lorient - Étel) et 17 (Lorient - Baud - Pontivy) [8],[9]. En autocar inter-départemental, à la gare, la ville est desservie par les autocars des sociétés Ouibus et FlixBus qui proposent par exemple des trajets Lorient-Paris[10],[11].

En bus, le réseau urbain et interurbain de la CTRL, dont les bureaux se situent gare d'échange de l'Orientis à Lorient[12], assure le transport local dans la ville, et dans l'agglomération. La compagnie exploite 28 lignes terrestres. Depuis 2007, le réseau de transports collectifs en site propre « Triskell » a permis de réduire légèrement le temps de trajet de Lorient à Lanester, mais aussi de faciliter l'accès aux personnes à mobilité réduite sur quelques lignes. Le réseau assure 17 millions de voyages par an, pour une moyenne de 63 000 voyages par jour[13].

Réseau ferroviaire

Entrée de la gare de Lorient.

La gare de Lorient est l'unique infrastructure ferroviaire de la ville. Opérée par la SNCF, elle est située sur la ligne de Savenay à Landerneau. 1,5 million de voyageurs utilisent annuellement cette gare en 2019 pour des trajets locaux utilisant le TER Bretagne, ou nationaux à destination de la gare de Paris-Montparnasse par le TGV Atlantique[14].

Les principales destinations desservies sont la gare de Vannes, avec 26 A/R journaliers, et la gare de Quimper avec 20 A/R journaliers. La gare de Paris-Montparnasse bénéficie elle de 8 A/R par jour[14]. Vannes et Quimper sont respectivement à 30 minutes et 40 minutes de transport, là où le voyage vers gare de Paris-Montparnasse prend 3 heures depuis l'ouverture de la LGV Bretagne-Pays de la Loire en [14].

Plusieurs intermodalités sont en place au niveau de la gare, notamment avec les réseaux de bus des transports interurbains du Morbihan et ceux de la Compagnie de transport de la région lorientaise, mais aussi avec les réseaux de pistes cyclables et de vélos en location[14].

Réseau aérien

La ville dispose d'un aéroport utilisé par l'aviation civile, mais aussi militaire. La structure est appelée aéroport de Lorient Bretagne Sud pour sa partie civile, et base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué pour sa partie militaire. Il enregistre 145 000 passagers commerciaux en 2015[14], avec deux rotations journalières vers l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle et vers l'Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, les 2/3 des passagers utilisant ces hubs pour atteindre une autre destination à l'international. Des destinations étrangères sont aussi parfois proposées par des compagnie aérienne à bas prix de manière saisonnière[15]. La base militaire héberge elle les flottilles 4F, 21F, 23F, 24F, et 28F ; environ 14 000 heures de vol sont assurées par les différents équipages tous les ans[16].

La ville est aussi située à environ 1H30 des principaux aéroports civils de Bretagne, l'aéroport de Brest-Bretagne, l'aéroport de Nantes-Atlantique, et l'aéroport de Rennes. Ceux-ci proposent des vols vers plusieurs dizaines de villes en Europe[17].

Réseau maritime

Vidéo du départ d'un navire de croisière du port de commerce.

Des dessertes de l'île de Groix sont organisée tous les jours au départ de Lorient par les deux roulier Île de Groix et Breizh Nevez I par la Compagnie Océane (5 à 10 allers-retours par jour), et environ 445 000 voyageurs sont enregistrés tous les ans[14]. L'entreprise assure aussi lors de la période estivale des dessertes de Belle-Île (un à deux allers-retours par jour)[18]. La CTRL assure quant à elle des transports dans la rade de Lorient, avec des Batobus pour relier Lorient, Port-Louis, Gâvres et Locmiquélic. Environ 780 000 voyages sont enregistrés sur cette partie du réseau tous les ans[14].

Une activité d'accueil de navires de croisière est aussi assurée au port de commerce. Seul port en eaux profonde entre Brest et Saint-Nazaire, il permet à des bateaux jusqu'à 240 mètres de long de faire escale ; la ville sert alors de point de départ pour des excursions vers d'autres sites touristiques de la région comme Carnac ou Saint-Goustan. Environ 10 navires pour 10 000 passagers sont accueillis annuellement[19].

Le Port de commerce de Kergroise est lui tourné principalement vers l'importation d'hydrocarbure, de nourriture animale, et de vracs de matériaux de construction. Avec environ 450 mouvements de navires par an et 2 500 000 tonnes de marchandise traitées par an, il se situe au 14e rang des ports de commerce français[20].

Urbanisme

Morphologie urbaine

Un agrandissement progressif

Chronologie de l'agrandissement de Lorient
Année Nom superficie sous-quartiers
1666 Enclos du port 0,075 km
1791 Kerentrech Ville en Bois
1791 Carnel
1791 Kergroise
1808 Merville
1877 Nouvelle-Ville
1947 Keryado St Armel
1947 Lanveur
1947 Kerfichant
1970 Bois du Château

Les quartiers de Lorient

La commune regroupe différents quartiers :

RIVES DU SCORFF :

CENTRE GEOGRAPHIQUE :

  • Kerforn
  • Le Mir
  • La Villeneuve
  • Le petit batteur
  • Le grand batteur
  • Keryvalant
  • Kerfontaniou
  • Merville 1808
  • Kerlin

AU SUD :

CENTRE VILLE - RIVES DU FAOUEDIC :

  • L'eau courante
  • Le moustoir
  • Kerverot
  • La Nouvelle Ville (1877)
  • L’estacade

AU NORD (annexé en 1947):

  • Keryado (1947)
  • Kerlettu
  • Mon Plaisir-La cardonière
  • Le Pouillot
  • Kerulvé
  • Kerguillette
  • Saint-Armel
  • Le petit paradis
  • Le Plénéno
  • Le Bourgneuf
  • Le Manio
  • Le rouho
  • Calvin

À L'OUEST :

  • Kerfichant 1947
  • Kerguestenen
  • Saint-Maudé 1947
  • Kervaric
  • Kerjulaude
  • Lanveur
  • Kervénanec
  • Les Montagnes
  • Quéhellio-Sachoy
  • Le Kreisker
  • La Fontaine des Anglais
  • Kermélo
  • Le Ter


Logements

La majorité des logements a été construite après la seconde guerre mondiale.

Le nombre de logements à Lorient est de ... .

Ces logements étaient pour ...% d'entre eux des maisons individuelles et pour ... % des appartements.

La part de logements HLM:

Risques naturels et technologiques

Lorient est concernée par les risques suivants: les inondations, la tempête, le transport de matières dangereuses.

Toponymie

Attestée sous la forme Lorient en 1670.

Le nom de la ville provient de celui du Soleil de l'Orient, premier navire construit dans les chantiers de la Compagnie des Indes en 1669. Les ouvriers ont donné au chantier le nom du navire qui, par contraction, est devenu rapidement « L'Orient ». Le lieu conservera ce nom qui deviendra Lorient[21].

En breton, le nom de la ville est An Oriant en orthographe unifiée An Oriant [ãnoˈriːãnt][Note 2] et En Oriant en orthographe vannetaise traditionnelle.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Lorient.

Préhistoire et Antiquité

La présence de monuments mégalithiques confirme le peuplement du pays de Lorient à partir de 3 000 ans av. J.-C. Des vestiges de voies romaines (reliant Vannes à Quimper et Port-Louis à Carhaix) confirment l’occupation des Gallo-romains.

Création et premiers développements de la ville

Le port de Lorient au XVIIIe siècle.

La Compagnie française pour le commerce des Indes orientales est créée par Colbert en 1664[22]. Elle reçoit par une ordonnance de Louis XIV de , des terres à Port-Louis ainsi que de l'autre côté de la rade au lieu-dit du Faouédic. L'un des directeurs de celle-ci, Denis Langlois, y achète en des terres au fond de la rade, au confluent du Scorff et du Blavet, et y fait construire des cales. Le lieu ne fonctionne dans un premier temps que comme une annexe des installations de Port-Louis où se trouvent les bureaux et les magasins de la compagnie[23]. L'implantation est plusieurs fois menacée d'abandon les années suivantes, mais en pleine guerre de Hollande, la Compagnie des Indes décide en 1675 d'abandonner sa base du Havre, trop exposée en temps de guerre, et d'y transférer ses infrastructures. Dans le domaine qui prend le nom de l'Enclos, la compagnie construit alors une chapelle, des ateliers, des forges, et des bureaux, et elle quitte définitivement les berges de Port-Louis[24].

La Marine royale s'implante elle aussi en 1690 sur le site sous l'impulsion du fils de Colbert qui a hérité la charge de secrétaire d’État de la Marine de son père, et des corsaires venant de Saint-Malo y trouvent aussi refuge au même moment[24]. La ville se développe en dehors du périmètre de l'Enclos à la suite d'un arrêt de 1700 qui oblige les populations à quitter les abords de celui-ci pour s'installer sur la grande lande du Faouédic. En 1709, la paroisse de Lorient est créée à partir de celle de Ploemeur. La ville compte alors en 1702 quelque 6 000 habitants, mais les activités de la Compagnie des Indes comme celles de la Marine royale restent réduites, et la ville commence à décliner[25].

Développements sous la Compagnie perpétuelle des Indes

L'Enclos à la fin du XVIIIe siècle.

La ville connait une nouvelle période de croissance lorsque John Law de Lauriston crée la Compagnie perpétuelle des Indes en rachetant plusieurs autres compagnies commerciales, et qu'il choisit Lorient comme base pour ses opérations. Malgré l'effondrement du système de Law en 1720, la ville connait une nouvelle phase de développement[26]. C'est pendant cette période que la ville prend part au commerce triangulaire, et que 156 navires y participent entre 1720 à 1790 en déportant quelque 43 000 esclaves[27]. En 1732, la Compagnie décide de transférer de Nantes à Lorient le siège de toutes ses ventes, et demande à l'architecte Jacques Gabriel de construire de nouveaux bâtiments en pierre de taille pour accueillir ses activités, et pour embellir l'espace de l'Enclos[26]. Les ventes s'y font à partir de 1734, et on y traite jusqu'à 25 millions de livres tournois[28]. Le monopole de la Compagnie est cependant aboli en même temps que celle-ci en 1769 sous l'influence des physiocrates[29].

La ville profite de la prospérité de la Compagnie, et l'on compte 14 000 habitants en 1738, et 20 000 en comptant la population des faubourgs de Kerentrech, Merville, La Perrière, Calvin, et Keryado. En 1735, on trace de nouvelles rues tirées au cordeau dans l'intramuros, et en 1738 la ville acquiert le statut de communauté de ville. Des travaux d'embellissement commencent alors, comme le pavage des rues, la construction de quais et de cales en bordure du ruisseau du Faouédic, ou encore la démolition de chaumières remplacées par des maisons copiées sur les modèles de l'Enclos[28]. Des murailles sont érigées en 1744 pour fermer la ville, et sont mises à contribution dès par un raid anglais contre la ville[30]. La fin de la Compagnie perpétuelle des Indes entraine cependant la perte d'environ un septième de la population de la ville[31].

La ville commence sa reconversion avec l'achat par le roi des installations de la Compagnie pour 17 500 000 de livres tournois pour y installer sa marine[29]. La guerre d'indépendance américaine amène à celle-ci un surcroit d'activité à partir de 1775, et plusieurs corsaires utilisent la ville comme port d'attache. À la fin de la guerre, plusieurs lignes transatlantiques sont ouvertes vers les États-Unis, et dès 1785, une nouvelle compagnie commerciale est créée, la Compagnie de Calonne, et s'installe à Lorient[31].

La Révolution française et les guerres contre l'Angleterre qui suivent mettent fin aux activités commerciales à Lorient pendant près de deux décennies[32]. La ville acquiert grâce à son soutien à la Révolution le titre de chef-lieu de canton en 1790, de chef-lieu d'arrondissement et de chef-lieu d'arrondissement maritime en 1800, un tribunal de première instance la même année[33], ainsi qu'un bagne en 1795[34].

Modernisations du XIXe siècle et du début du XXe siècle

Les activités maritimes de la ville déclinent au début du XIXe siècle, et l'arsenal comme le port de guerre tournent avec une activité réduite pendant une période qui s'étend jusqu'à la Restauration et la Monarchie de Juillet. Elle se tourne alors vers des activités administratives[33], et reçoit un cours secondaire en 1822 qui préfigure un collège puis un lycée, un lazaret en 1823, et une caserne en 1839[34].

La ville commence à se moderniser dans la première moitié du XIXe siècle : l'arsenal commence sa modernisation avec l'ouverture d'une première forme de radoub due à Antoine-Élie Lamblardie[35], puis d'une première cale couverte en 1825[33], une usine de conserves de sardines utilisant la méthode Appert ouvre en 1825[36], et une usine à gaz ouvre en 1845[37].

L'arrivée de la machine à vapeur dans la deuxième moitié du XIXe siècle permet aux ports de relancer leurs activités[34]. Une première locomotive franchit le Scorff en 1865 sur un viaduc construit pour la ligne de Savenay à Landerneau, la première ligne de chemin de fer desservant la Bretagne sud[36]. La première forme de radoub est agrandie et une deuxième est ouverte en 1861. La même année, la frégate cuirassée La Couronne sort de l'arsenal, suivie en 1876 et 1879 des cuirassés La Dévastation et Le Redoutable[38].

La marine de guerre rapidement accroissait les tonnages et le tirant d'eau de ses unités. En 1881, le cuirassé "La Dévastation" s'échouait dans la passe Est de la rade, et la ville se vit ainsi rétrogradée en port militaire de second ordre, mais resta un chantier de constructions navales[39].

En 1898 est créé le réseau du tramway de Lorient développant plusieurs lignes à travers la ville. Il fonctionna jusqu'en 1944.

La pêche commence à se développer à cette époque à la suite de la création de la criée municipale en 1889[37], et à l'arrivée du premier chalutier à vapeur en 1900. Dès 1909, le trafic lorientais égale celui des trois ports de Douarnenez, Pont-l'Abbé et Concarneau réunis[40].

Le port de pêche se développe après la guerre de 1914-1918 : l'apparition du moteur sur les bateaux de pêche rend Lorient aussi compétitif que Groix et Étel. Le port de pêche de Kéroman est créé à partir de 1920. La région connaît une immigration italienne notable; des maisons à l'talienne sont construites en nombre à cette époque [41].

La Seconde Guerre mondiale

En 1941, les Allemands, qui occupent alors la France, choisissent d'établir à Kéroman un des quartiers généraux de leur flotte sous-marine. Mais très vite, les sous-marins seront l'objet de constants bombardements de la part de l'aviation alliée. Il est donc décidé d'ériger la plus grande des bases de sous-marins allemands de la Seconde Guerre mondiale où s'installeront les deuxième et dixième flottilles. L'amiral Dönitz installe son état-major au château de Kernevel.

Lorient sera presque entièrement rasée en 1943-1944 par les bombardements alliés qui échoueront dans l'objectif de détruire la base des sous-marins, malgré le déversement de 4 000 tonnes de bombes[42].

La garnison allemande ne déposera les armes que le , c'est la reddition de la poche de Lorient[43]. La ville de Lorient, « morte pour la France », est décorée de la Légion d'honneur en 1949 et de la Croix de guerre 1939-1945.

La reconstruction de la ville et son développement jusqu'à aujourd'hui

Dès 1943, c'est l'architecte urbaniste Georges Tourry qui est nommé responsable du projet de reconstruction. En avril 1945, le ministère de la Reconstruction préconise la construction de baraques provisoires en bois. Ces baraquements étaient livrés en kit et il suffisait de les monter sur place. On compte en 1948, vingt-huit cités sous l’autorité de la ville de Lorient, l’agglomération en comptera plus d’une vingtaine supplémentaires réparties entre les villes de Ploemeur, Lanester, Hennebont, Quéven. Ces quartiers provisoires sont parfois composés de plus de 280 maisons. Chacune de ces baraques avait des spécificités différentes selon leur origine (suédoise, finlandaise, suisse, française, américaine, canadienne). Pendant ce temps, les militaires utilisent une prise de guerre, un trois-mâts école allemand, rebaptisé Duchesse Anne comme logement pour les sous-mariniers ou dortoir pour colonies de vacances[44]. La période dite provisoire durera entre 10 et 40 ans selon les implantations. Le centre-ville et les faubourgs proches sont progressivement reconstruits au cours des vingt années qui vont suivre[45]. Dans le centre-ville, seuls quelques bâtiments subsistent pour témoigner de l'époque de la Compagnie des Indes.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

L'hôtel de ville de Lorient.
Article détaillé : Liste des maires de Lorient.

Norbert Métairie, (PS) est le maire de Lorient depuis le 2 avril 1998.

Administration municipale

Le conseil municipal est formé de treize adjoints au maire et de trente-et-un conseillers municipaux[46].

Le conseil municipal des enfants a été créé en 1988. Une fois par trimestre, les adultes, le maire, le conseil municipal et les enfants se réunissent pour parler des problèmes : le respect de l'environnement, le respect des droits de l'enfant, le souci d'améliorer le cadre de vie…

Rattachement administratif et électoraux

Agglomération

Du point de vue administratif et intercommunal, la commune fait partie de l'agglomération du pays de Lorient qui compte 209 987 habitants et regroupe 25 communes : Bubry, Calan, Inguiniel, Lanvaudan, Plouay, Quistinic, Ploemeur, Larmor-Plage, Lorient, Quéven, Guidel, Gestel, Pont-Scorff, Cléguer, Caudan, Lanester, Hennebont, Inzinzac-Lochrist, Languidic, Brandérion, Port-Louis, Riantec, Locmiquélic, Gâvres, Île de Groix[47].

Les cantons

Lorient est le bureau centralisateur de deux cantons

Depuis 2015, Lorient est divisée en deux cantons appelés Lorient-1 et 2.

Instances judiciaires et administratives

Sous-préfecture du Morbihan.

Finances locales

Une partie importante du budget de fonctionnement et d'investissement des communes de l'agglomération de Lorient est mis en commun au sein d'un EPCI, Lorient Agglomération (anciennement Cap l'Orient), regroupant 25 communes et 198 810 habitants, en 2011. Celle-ci assure un rôle majeur dans l'urbanisme, l'organisation des transports en commun, le développement économique, la formation et le logement.

Lorient Agglomération gère directement la collecte des ordures ménagères dans 13 communes de l’agglomération, les espaces verts de l’agglomération, la distribution et la facturation de l’eau potable à Lorient et Lanester. D'autres activités sont gérées dans le cadre de sociétés d'économie mixte - Sellor pour les ports de plaisance, Lorient-Keroman pour le port de pêche, Segepex pour le Parc des expositions et le Palais des congrès - et de sociétés privées - CTRL pour le transport collectif, Loris pour le ramassage des déchets ménagers dans six communes, Audelor pour le développement économique et les projets d’aménagement de l’agglomération-).

En 2008, le budget de 234,6 millions d'euros comprend 153 millions d'euros en investissement[48] avec notamment :

  • le projet général de reconversion de la Base de sous-marins (4,3 millions d'euros),
  • la gestion des déchets ménagers (1,1 million d'euros)
  • Triskell : réseau de transports collectifs en site propre (900 000 euros),
  • Le siège de Lorient Agglomération (200 000 euros).

Jumelages

La ville de Lorient est jumelée avec[49] :

Rue de Ludwigshafen, nommée en référence au jumelage entre les 2 villes.


Population et société

Démographie

Selon Louis Chaumeil, la population de Lorient atteint 6 000 habitants en 1702[25], 14 000 en 1738 et 19 922[28] en 1804[33].

Lorient annexe Keryado en 1947.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[52],[Note 3].

En 2016, la commune comptait 57 274 habitants[Note 4], en diminution de 0,23 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
22 31817 83720 55317 11518 32218 97523 62126 43425 694
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
28 41235 46237 65534 66035 16537 81240 05542 11641 894
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
44 64046 40349 03946 31441 59242 85345 81711 83847 095
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
60 56666 44469 76962 55459 27159 18958 54757 40857 274
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Tranches d'âge :

  • 0-19 : 22 %
  • 20-39 : 30 %
  • 40-59 : 24 %
  • 60 et + : 24 %

Situation matrimoniale :

Nombre de logements 32 994, dont 30 527 en résidence principale.

Enseignement

Collège Brizeux de Lorient.

Lorient est rattachée à la circonscription de l'éducation nationale de Lorient, au sein de l’Académie de Rennes[55], et est depuis 2015 dans la zone B du calendrier scolaire[56]. La ville administre 14 écoles maternelles[57] et 13 école élémentaire[58] ; l'enseignement catholique opère 6 écoles, et le réseau en langue bretonne Diwan opère 1 école[59]. Ces établissements regroupent 3 300 écoliers dans l'enseignement public, et 1 400 à 1 500 écoliers dans les réseaux privés lors de la rentrée scolaire 2018-2019[60].

L'enseignement secondaire est représenté par 4 collèges publics (Brizeux, Kerentrech, Conti, et Le Coutaller) et 3 lycées publics (Colbert, Dupuy-de-Lôme, et Marie Le Franc), ainsi que par 2 collèges (Saint Louis, Saint Joseph La Salle) et 3 lycées (Saint-Louis, Saint-Joseph-La-salle, Notre-Dame de la Paix) opéré par l'enseignement catholique. Des filières professionnelles et technologiques sont ouvertes aux lycées Colbert, Marie Le Franc, Saint Joseph La Salle, et Saint-Louis)[61]

La ville est en 2018 le troisième pole universitaire de la région Bretagne en nombre d'étudiants, mais ne regroupe que 5,4 % d'entre eux. Les deux tiers sont scolarisés à l'Université de Bretagne Sud, et ils représentent 3 % de la population du pays de Lorient[62]. La ville compte aussi plusieurs classes préparatoires aux grandes écoles, et un des site de l'École Européenne Supérieure d'Art de Bretagne.

Santé

L'Hôpital du Scorff, plus important centre hospitalier de Bretagne-sud.

Lorient est situé au cœur du territoire de santé n°3 de région Bretagne, celui de Lorient-Quimperlé[63]. L'accès au soin est classé comme ne présentant pas de difficulté. La commune dispose de 67 médecins généralistes en 2018 (soit une densité de 11,64 pour 10 000 habitants, contre une moyenne nationale de 8,6 pour 10 000 habitants), de 66,5 dentistes en 2018 (soit une densité de 11,6 pour 10 000 habitants, contre une moyenne nationale de 5.4 pour 10 000 habitants), et de 157 infirmiers libéraux (soit une densité de 27,3 pour 10 000 habitants). Les médecins de spécialités, exerçant dans des établissements hospitaliers ou de spécialité sont eux 280 en 2018[64].

Les établissements hospitaliers de Lorient et de sa région sont regroupés au sein du Groupement hospitalier de Bretagne-Sud, et représente le troisième plus gros pôle de la région Bretagne, derrière ceux de Rennes et de Brest. Lorient compte les deux plus gros établissements de ce groupement, avec l'Hôpital du Scorff[64], inauguré en 2013[65], et la Clinique mutualiste de la Porte de l'Orien[64].

Sports

Etape lorientaise de la Volvo Ocean Race 2011-2012.
Le FC Lorient à l'entrainement.
Voir la catégorie : Sport à Lorient.

La ville met à la disposition de ses habitants plus de 80 installations sportives. Parmi elles, on peut citer le centre Aquatique et ses sept bassins[66] ou la base nautique de Lorient située sur la rive Nord de l'étang du Ter[67]. Le stade du Moustoir, le Pôle course au large, et le palais des sports de Kervaric sont les principaux grands équipements sportifs de la ville.[68]

Environs 13 000 licenciés exercent dans les clubs sportifs de la ville[69] qui sont une dizaine[70]. En 2010, Lorient reçoit le prix de la ville la plus sportive de France dans la catégorie 20 000 à 100 000 habitants, décerné par le journal L'Équipe[71]. Le sport professionnel est présent au travers du Football Club Lorient, qui évolue entre la Ligue 1 et la Ligue 2 depuis les années 1990[72], au travers du CEP Lorient en basket-ball en National 1[73], et au travers des nombreux skippers utilisant le Pôle course au large[74] comme la Dongfeng Race Team [75].

Le ville accueille aussi ponctuellement des compétitions nationales ou internationales, et a notamment servi de ville-hôte au tour de France cycliste à 11 reprises depuis 1945[76], ou à des courses nautiques comme la Volvo Ocean Race à deux reprises[77].

Médias

La presse écrite locale est dominée par le Groupe Télégramme et son édition locale du journal Le Télégramme qui dispose dans la ville d'une rédaction permanente, et par le Groupe Sipa - Ouest-France et son édition locale de Ouest-France qui est portée par une rédaction locale d'une dizaine de journalistes[78]. La municipalité possède un média écrit spécifiquement lorientais, le magazine municipal d’information Lorient mag[79].

Lorient possède deux stations radio implantées dans la ville avec JaimeRadio[80] et RCF Sud Bretagne Lorient[81].

La télévision a été représentée jusqu'au milieu des années 2010 par TV Breizh qui y avait son siège au sein du pôle image développé par la ville. Ce dernier constituait également la plateforme de diffusion de chaînes du groupe TF1. Le pôle image regroupe alors plusieurs sociétés de production audiovisuelle ou encore un auditorium de doublage. Le site ferme définitivement le [82]. Demeure alors à Lorient la chaine TébéSud du groupe Télégramme[83].

Cultes

Lieux de culte

Les Lorientais disposent en 2019 de différents lieux de cultes.

À noter que la franc-maçonnerie est présente dans la ville via des loges maçonniques gérées par la Grande Loge de France et la Grande Loge nationale française (Loge Nature et Philanthropie)[85]. Ces implantations sont les plus anciennes de Bretagne et sont liées initialement à la présence de la compagnie des Indes[86].

cimetières

La ville regroupe quatre cimetières[87] : Cimetière de Kerentrech, cimetière de Carnel, cimetière de Keryado, et Kerletu.

Vie militaire

La Force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO) a été créée en 2001 aux côtés des trois grandes forces organiques de la Marine nationale : Force d'action navale pour les bâtiments de surface, Forces sous-marines pour les sous-marins, Aéronautique navale pour les aéronefs. Elle regroupe les sept commandos marine qui forment la composante « marine » des forces spéciales de l’armée française ainsi que deux groupements et sept compagnies de fusiliers marins. Cette force est commandée par un amiral (ALFUSCO) et est basée à Lorient. La FORFUSCO compte environ 2 500 personnes dont un état-major de 80 personnes.

Unités militaires ayant tenu garnison à Lorient :


Économie

Emploi total dans la communauté d'agglomération : 79 500 dont 72 040 salariés répartis ainsi[88] :

  • 32,86 % éducation, santé, action sociale, administration ;
  • 23,61 % industrie et bâtiment ;
  • 14,84 % commerce ;
  • 27,50 % autres secteurs tertiaires ;
  • 1,18 % agriculture, sylviculture, pêche ;
  • demandeurs d'emploi (catégorie 1) au au pays de Lorient : 8 699.

Née d'une décision gouvernementale, Lorient a toujours dépendu de décisions économiques du pouvoir central. Les avatars des compagnies des Indes, de l'Arsenal, du port de pêche même, ont toujours suivi le sort de politiques nationales. Le port de pêche affronte la raréfaction des poissons. Le fleuron industriel de la région, les fonderies de la SBFM, sous-traitant de Renault, y est délocalisé ici dans les années soixante sur ordre de De Gaulle. En mai 2009, après de nombreuses négociations, la SBFM est en redressement judiciaire et attend un repreneur. La fin du XXe siècle a permis à la communauté d'agglomération du pays de Lorient de recueillir d'exceptionnelles (et uniques) subventions européennes (+ de 600 millions d'euros), pour lui permettre d'initier de nouveaux projets de développement économique.

Activité portuaire

Chantier naval de DCNS ; construction de la frégate Classe Horizon FORBIN (2006).
Le port de commerce de Kergroise ; un vraquier décharge des tourteaux de soja.

La ville de Lorient est surnommée « La ville aux cinq ports » (militaire, pêche, commerce, voyageurs et plaisance)[89]. En 2010, le secteur représente 9 600 emplois directs, et un total de 12 000 emplois en comptabilisant les emplois indirects, soit 12 % de l'emploi local[90].

  • Port de pêche de Keroman : 27 000 tonnes par an, deuxième port de pêche de France en tonnage derrière Boulogne-sur-Mer et premier en valeur ajoutée[91]. 3 000 emplois directs dont 700 embarqués et 130 bateaux immatriculés au port de Lorient.
  • Port de commerce de Kergroise : 2,6 millions de tonnes par an (premier port de la région Bretagne) dont produits pétroliers, aliments pour bétail, sable, conteneurs[92]
  • Port de plaisance : nombreuses places de pontons réparties sur les ports de Lorient (370), Kernevel (1 000), Port-Louis (450), Gâvres (57) et Guidel (102)[93]. À ces cinq sites s'ajoutent les 880 mètres de pontons du pôle course au large aménagés sur le site de l'ancienne base de sous-marins de Kéroman, et réservés aux bateaux de course, de location et aux vedettes de passagers.
  • Port de voyageurs : plus de 457 500 passages/an vers les îles de Groix et Belle-Île-en-Mer.
  • Port militaire : près de 3 800 personnes travaillent entre l'arsenal et Lann Bihoué.Culture locale et patrimoine
Port de Plaisance de Lorient Centre
Grand Théâtre de Lorient.


Activité industrielle

DCNS (devenu Naval Group depuis juin 2017), établissement du groupe industriel français spécialisé dans l'industrie navale militaire.

Activité tertiaire

Lorient est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Morbihan[94]. Elle gère l'aéroport, et le port de commerce de Kergroise.

Culture locale et patrimoine

Patrimoine architectural

Monuments historiques

Les monuments inscrits ou classés sont :

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Chapelle Saint-Christophe de Lorient Rue de la Chapelle St Christophe 47° 45′ 36″ nord, 3° 21′ 52″ ouest « PA00091409 » Inscrit 1934
Chapelle Saint-Christophe de Lorient
Maison 18 rue Jules Legrand 47° 45′ 02″ nord, 3° 21′ 33″ ouest « PA00091410 » Inscrit 1929
Maison
Monument expiatoire de Lorient Avenue de la Perrière
Angle de la rue du Chalutier La Tanche
47° 44′ 09″ nord, 3° 21′ 57″ est « PA00091411 » Inscrit 1944
Monument expiatoire de Lorient
Hôtel Gabriel (ancienne Préfecture maritime de Lorient) Place d'armes 47° 44′ 44″ nord, 3° 21′ 19″ est « PA00091412 » Classé 1930
Hôtel Gabriel (ancienne Préfecture maritime de Lorient)

Autres monuments

La chambre de commerce.
  • La chambre de commerce et d'industrie du Morbihan, construite en 1928, label « Patrimoine du XXe siècle »[95].
  • La base des sous-marins de Keroman, construite entre 1941 et 1944 par l'organisation Todt, label « Patrimoine du XXe siècle »[95].
  • Le bâtiment dit « à échasses », construit en 1963 par Henri Conan — l'architecte fait ici référence aux unités d'habitation de Le Corbusier à une échelle moindre (99 logements au lieu de 300) — label « Patrimoine du XXe siècle »[96].
  • La Villa de la Marne, construite en 1948 par Rogé Beauvir (Patrimoine XXe s. (2000)[97])
  • L'abri de défense passive[98] situé sous la place Alsace-Lorraine est livré en septembre 1941. D'une capacité de 400 personnes, il a permis d'abriter la population du centre-ville en particulier lors des bombardements de janvier et février 1943 qui réduisirent l'intra-muros à l'état de ruines.
  • La tour de la Découverte, tour de guet permettant de signaler l'approche des navires et de surveiller d'éventuelles manœuvres de contrebande sur les côtes de l'île de Groix. Construite pour la première fois en 1737, la tour de la découverte est détruite à deux reprises par la foudre en 1751 et 1784. En 1786, elle est réédifiée sur la colline du Faouëdic par l'architecte Philippe Guillois qui la dote alors d'un paratonnerre.
  • Les moulins du Faouëdic. La compagnie des Indes fait élever deux moulins sur la colline du Faouëdic : le premier en 1677, le second en 1719. Construits en moellons et couverts d'ardoises, ils mesurent chacun 25 m de haut et possèdent un escalier intérieur desservant les différents niveaux.
  • Le réservoir, construit en 1875 par l'ingénieur Édouard Angiboust sur le réseau d'alimentation en eau de la compagnie des Indes, permettait de stocker l'eau utilisée dans l'arsenal. D'une capacité de 3 105 m3, il est en grande partie enfoui et recouvert d'un remblai végétal. C'est un béton de ciment de Portland qui a été utilisé ici à titre expérimental pour édifier les voûtes portées des piliers.
  • Le thonier Biche, dernier thonier-dundee de l'Atlantique.

Églises et temple

  • L'église Notre-Dame-de-Victoire, dite église Saint-Louis, en référence à l'église d'avant guerre, construite en 1954-56 par Jean-Baptiste Hourlier, label « Patrimoine du XXe siècle »[99] (place Alsace Lorraine)
  • L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (Kerentrech - place de l'Yser)
  • L'église du Sacré-Cœur (Moustoir - bd Léon Blum)
  • L'église Sainte-Anne-d'Arvor (Nouvelle-Ville - rue Lazare Carnot)
  • L'église Sainte-Bernadette (Kreisker - rue Corentin Le Floch)
  • L'église Sainte-Jeanne-d'Arc (Merville - rue Bayard)
  • L'église Sainte-Thérèse (Keryado - rue Docteur Calmette)
  • Le temple (bd de l'eau courante)
  • La Chapelle Saint-Christophe (le long du Scorff)
  • La Chapelle de la Divine Miséricorde (rue Edouard Beauvais)

Patrimoine naturel

Les grands espaces verts du centre-ville

Jardin de l'amirauté, dans l'enclos du port.

Les petits parcs et squares urbains

  • le square Rio (6 000 m2) (ensemble de la « banane »)
  • le square Brizeux (plus ancien square aménagé de Lorient), rue Alain-Colas
  • le mail du Faouëdic (avec les deux cocotiers du Chili bicentenaires (1 ha)), rue du Tour-des-Portes
  • le mail Micheline-Ostermeyer (anciennement place de la République, avec la Statue de la République), quai de Rohan
  • le square de la rue des Douves (ancien glacis de fortifications, vestige du square Bodélio)
  • le jardin Cosmao-Dumanoir (et sa fontaine Saint Christophe), rue Esnoul-Deschatelets
  • le square Sainte-Brigitte (et son lavoir), rue Merville
  • le square Max-Clément (lotissement du Ter)
  • le square Élodie-Lavillette (et le lavoir de Kermélo), rue de Kermélo
  • le square Jules-Verne (et le lavoir de Kerlin), entre les rues Jules-Verne et de Kerlin
  • le square du bateau - Kervénénec (aménagé avec une aire de barbecue)

Les poumons verts périphériques

  • le jardin Chevassu, (avec la statue d'Auguste Brizeux - 2,5 ha)
  • le parc du Bois-du-Château (10 ha)
  • le jardin Youri-Gagarine-Université (2 ha)
  • le jardin des Quatre-Jeudis (avec la fontaine du Bourgneuf - 1,5 ha)
  • le parc du Venzu (Kervenanec) (4 ha)
  • le jardin du Manio (avec le lavoir du Manio)
  • le jardin humide de Kerforn

Les promenades littorales

  • la promenade de l'anse du Ter (Kermélo)
  • La promenade des rives du Scorff (la ville en bois)

Les jardins collectifs de subsistance (les jardins sont gérés par des associations).

les jardins familiaux de Kervénanec (sud de Lorient) : 116 parcelles sur les coteaux de Kervénanec

  • les jardins familiaux du Bois-du-Château (rue du Bois-du-Château) : 100 parcelles dans le quartier du Bois-du-Château près des rives du Scorff
  • les jardins familiaux de Kerguillette (rue Sébastien-Le-Balp) : 10 parcelles.
  • les jardins Le Nadan (rue Le Nadan) : 8 parcelles sur le quartier du Perroquet-Vert
  • jardin partagé du Faouëdic
  • jardin partagé Frébault-Polygone
  • jardin partagé Madeleine-Desroseaux (doté d'un poulailler)
  • jardin partagé République
  • jardin partagé de Kerguilette.

Vie culturelle

Événements

Le Festival interceltique rassemble jusqu'à 800 000 visiteurs tous les étés.

La ville accueille chaque année en août (depuis 1970) le Festival interceltique, lieu de rencontres entre artistes de tout le « monde celte » (Bretagne, Cornouailles, Écosse, Irlande, Pays de Galles, Galice, Asturies, Australie, Acadie et île de Man). Tous les ans, un pays celte est à l'honneur. C'est également le plus grand festival d'Europe en termes de fréquentation (800 000 visiteurs lors de la quarantième édition)[100].

Elle accueille aussi depuis 2006, chaque année aux alentours du 11 novembre, le Festival Les Indisciplinées[101].

Chaque mois de juin se déroule ports en fête.

Scène théâtrale

  • Le Théâtre de Lorient, centre dramatique national, regroupe trois lieux de spectacle : le CDDB (rue Claire Droneau), le Grand Théâtre (parvis du Grand Théâtre) et le Studio (rue du Tour des portes).
  • Le Théâtre de la Chimère : plusieurs salles de spectacles offrent différentes formes d'art.
  • Hydrophone, scène de musiques actuelles, située à Lorient La Base.
  • La salle de quartier (kervénanec) La Balise.
  • La salle de quartier (keryado) Le City.

Musées

  • La Galerie du Faouëdic[102] : Située en plein centre-ville, elle occupe une aile de l'hôtel de ville depuis 1994. Elle dispose d'un espace d'exposition de qualité, lumineux et spacieux, d'environ 375 m2 constitué de trois salles, dont une en mezzanine. Et accueille cinq expositions d'art contemporain par an. Consulter la page web de la galerie
  • La Cité de la Voile Éric Tabarly qui a ouvert ses portes en mai 2008 expose de manière didactique les méthodes de construction des voiliers modernes et les techniques de la navigation à voile.
  • La base de sous-marins de Kéroman : la plus grande des bases de sous-marins allemands de la Seconde Guerre mondiale, la base de Kéroman, a été construite à Lorient. Aujourd'hui le bloc K3 (K pour Kéroman) se visite toute l'année, on découvre ainsi la base mère de la bataille de l'Atlantique. Du haut du toit, on a également une vue imprenable sur la rade de Lorient et sur l'ancien quartier général de Karl Dönitz.
  • Le musée sous-marin du Pays de Lorient[103], présentant le patrimoine immergé de la Seconde guerre mondiale au sein du plus vieux centre de sauvetage pour sous-mariniers construit en 1942 par la Kriegsmarine, puis réutilisé pendant 42 ans par la Marine nationale. Ce musée se visite toute l'année le dimanche (tous les jours en juillet et août). Voir le site web
  • Le sous-marin « La Flore » S645, l'ancien sous-marin de l'armée française (le musée interactif se termine par une visite du sous-marin[104]).
  • L'espace des sciences/ Maison de la Mer : circuits de découverte des activités maritimes de Lorient (Visite du port de pêche, de la rade, de l'aire de réparation navale, de la station Ifremer, du centre technique IDMer).

Autres

Langue bretonne

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le et la commune a reçu le label de niveau 1 de la charte ce même jour[106].

La ville dispose depuis 1978 d'une école primaire Diwan, qui scolarise 93 élèves en 2018[107]

Lorientais célèbres et personnalités

Voir la catégorie : Personnalité liée à Lorient.

Lorient a été la terre d'accueil, de passage ou de naissance de nombreuses personnalités, ayant eu une notoriété nationale ou ayant marqué l’histoire locale. Y sont nés le poète Auguste Brizeux, l'actrice Marie Dorval, les hommes politiques Jules Simon et Jean-Yves Le Drian l'ingénieur Henri Dupuy de Lôme ou bien encore le sportif Christian Gourcuff.


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Héraldique et devise

Armes de Lorient.

Les armoiries de la ville de Lorient furent fixées en 1744 : Un écu de gueules à un vaisseau d'argent voguant sur une mer de sinople et un soleil d'or se levant derrière des montagnes d'argent, posées au flanc droit de l'écu et un franc-canton d'argent semé de mouchetures d'hermines de sable. L'écu ayant un chef d'azur semé de besants d'or et surmonté d'un triton au naturel, ayant le bas du corps en forme de poisson, tenant de la main droite une corne d'abondance, et de la gauche une coquille en forme de cornet, qu'il porte à sa bouche pour servir de trompe. Les montagnes représentent l'exploitation de kaolin ; le soleil fait référence au navire le Soleil d'Orient, et les hermines la Bretagne.

À partir de ce blason a été élaboré un drapeau utilisé notamment par le Bagad Sonerien An Oriant.

La devise de Lorient est Ab Oriente Refulget, « C'est de l'Orient qu'elle resplendit » ou encore « De L'Orient resplendit la lumière »[108].


Pour approfondir

Bibliographie

Bibliographie détaillé : Bibliographie sur la ville de Lorient
Présentation générale
  • Lorient : guide découverte, Direction de la communication - Ville de Lorient, , 72 p. (lire en ligne)
Histoire de Lorient
  • Florence Gourlay, Lorient : Une ville dans la mondialisation, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 294 p. (ISBN 978-2-86847-968-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louis Chaumeil, « Abrégé d'histoire de Lorient de la fondation (1666) à nos jours (1939) », Annales de Bretagne, vol. 46, nos 46-1-2,‎ , p. 66-87 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nicole Bruté de Rémur, « La reconstruction de Lorient », Norois, no 26,‎ , p. 147-160 (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2016)
  • Contre-amiral Lepotier, Lorient porte des Indes, Paris, Éditions France-Empire,
  • Yves Banallec et Alain Terras, « Le démembrement de la grande paroisse », Les cahiers du pays de Plœmeur, no 8,‎ , p. 5-11 (ISSN 1157-2574)
  • Lorient, la Bretagne et la traite, coll. « Les Cahiers de la Compagnie des Indes » (no 9/10), , 224 p.
  • Jean-Yves Le Lan, Lorient en 100 dates, Saint-Avertin, Éditions Alan Sutton, , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0453-2)
  • Jean-Yves Le Lan, Flâneries dans Lorient avec un regard curieux..., Groix, Éditions Groix Editions & Diffusion, , 203 p. (ISBN 978-2-37419-032-7)
  • Gérard Le Bouedec et Christophe Cerino, Lorient ville portuaire : Une nouvelle histoire des origines à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes,
Divers
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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  2. Prononciation en breton KLT retranscrite selon la norme API.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

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