Coupe du monde de biathlon

Coupe du monde de biathlon
Description de l'image Biathlon WC 2015 Nové Město – women sprint 2.jpg.
Généralités
Sport Biathlon
Création 1978
Organisateur(s) Union internationale de biathlon
Périodicité Annuelle
Site web officiel biathlonworld.com

Palmarès
Tenant du titre masculin Johannes Thingnes Bø
féminin Tiril Eckhoff
Plus titré(s) masculin Martin Fourcade
7 titres
féminin Magdalena Forsberg
6 titres
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Pour la compétition en cours voir :
Coupe du monde de biathlon 2021-2022

La Coupe du monde de biathlon est une compétition qui réunit l'élite mondiale du biathlon durant toute la saison hivernale. Elle est organisée chaque année par l'Union internationale de biathlon. La première édition masculine s'est déroulée en 1978 tandis que la première édition féminine eut lieu dix ans plus tard, en 1987-1988, lors du regroupement des circuits masculin et féminin. Officieusement, la Coupe d'Europe féminine, qui n'avait de caractère continental que le nom, organisée à partir de l'hiver 1982-1983, est rétrospectivement considérée comme la première Coupe du monde féminine.

La compétition englobe une série d'épreuves organisées entre les mois de novembre et de mars sur une dizaine d'étapes prenant place principalement en Europe. Sur le plan individuel, quatre formats d'épreuve figurent au programme de la Coupe du monde : le sprint, la poursuite, l'individuel et la mass start, avec des distances respectivement réduites pour les femmes. Ces épreuves apportent des points pour quatre classements de spécialités (petits globes de cristal) qui sont cumulés dans un classement général (gros globe de cristal). Les vainqueurs de la Coupe du monde de biathlon sont l'homme et la femme ayant totalisé le plus de points à l'issue de la saison. Sur le plan collectif, les relais hommes et dames, ainsi que mixte et mixte simple sont également organisés dans le cadre de Coupe du monde et donnent lieu à des classements particuliers par nations. Les épreuves des championnats du monde, organisés tous les ans (sauf en année olympique), font partie intégrante de la Coupe du monde et rapportent donc des points pour les différents classements.

Le record de victoires au classement général est détenu par Martin Fourcade avec sept gros globes remportés consécutivement chez les hommes et par Magdalena Forsberg chez les dames (six). Ole Einar Bjørndalen et Magdalena Forsberg sont les biathlètes qui totalisent le plus grand nombre de courses remportées individuellement, avec respectivement 95 et 42 premières places.

Organisation

La Coupe du monde de biathlon se déroule tout au long de neuf étapes organisées à travers le monde, qui la plupart du temps comprennent six épreuves (trois masculines et autant de féminines) disputées en fin de semaine. Outre les étapes régulières, un rendez-vous majeur en février (ou mars) vient ponctuer d'une étape supplémentaire le calendrier de la Coupe du monde. Il s'agit soit des Championnats du monde de biathlon (organisés tous les ans, sauf pour les épreuves olympiques en année olympique), soit des Jeux olympiques d'hiver qui ont lieu tous les quatre ans. Ces évènements font partie de la Coupe du monde et rapportent des points pour celle-ci, à l'exception des Jeux olympiques depuis 2014. Depuis les premières éditions, le calendrier n'a cessé de se densifier par la multiplication des étapes et l'introduction de nouvelle épreuves. Avant la saison 2008-2009, l'Union internationale de biathlon avait prévu de porter à 10 le nombre d'étapes par saison, un projet ajourné à cause de l'opposition des fédérations internationales. Cette dixième étape, plus courte que les autres, est finalement ajoutée en ouverture de saison pour les hivers 2020-2021 et 2021-2022, puis retirée des saisons suivantes. Débutant en fin novembre ou début décembre et se terminant à la fin de l'hiver en mars, une saison de Coupe du monde comprend actuellement le plus souvent 26 épreuves individuelles (par genre) ainsi que des relais masculins, féminins et mixtes, pour un total toutes catégories de 65 à 70 épreuves sur l'ensemble de l'exercice.

Critères de qualification

Pour participer à des épreuves ou à la saison entière de la Coupe du monde, aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques, il faut qu'un sportif ait rempli certaines conditions au cours de la saison précédente. Pour être qualifiable en Coupe du monde, un sportif doit, sur une épreuve individuelle – sprint ou individuel – tenue la saison précédente, avoir réalisé un temps au maximum supérieur de 20 % à celui du vainqueur en Coupe du monde, de 17 % en Coupe d'Europe. Pour les femmes, le retard maximum est porté 25 % en Coupe du monde. Pour ces dernières, dans le cas où une sportive est écartée un long moment à cause d'une grossesse, il est possible de requérir une dérogation pour réintégrer le circuit de la Coupe du monde sans pour autant satisfaire ces conditions.

Biathlètes au départ d'une course

Nombre maximal de biathlètes par fédération nationale[1]
Rang du pays dans
la Coupe des nations
1 – 5 6 – 10 11 – 17 18 – 23 24 – 25
Nombre de places 6 5 4 3 2

Disciplines

Épreuves actuelles

  • Sprint : le sprint est l'épreuve la plus souvent disputée puisque présente au programme de presque toutes les étapes de Coupe du monde. Il s'agit d'une épreuve contre-la-montre où le biathlète effectue son parcours sans se soucier des autres concurrents. Au départ, les biathlètes s'élancent toutes les 30 secondes pour un parcours de 7,5 km pour les femmes et de 10 km pour les hommes. Le parcours passe à deux reprises devant le stand de tir où 5 cibles sont à abattre avec autant de balles (un tir en position couché suivi d'un tir en position debout). Pour chaque faute au tir, un tour de pénalité de 150 m doit être effectué par le biathlète, ce qui correspond à au moins une bonne vingtaine de secondes de course supplémentaire. Une fois que tous les biathlètes ont terminé la course, celui crédité du meilleur temps remporte l'épreuve.
L'Allemande Kati Wilhelm franchissant la ligne d'arrivée d'une poursuite en vainqueur (Antholz).
  • Poursuite : la poursuite est une course en ligne à handicap. Elle se dispute pratiquement toujours à la suite d'un sprint. Les résultats du sprint servent en effet à déterminer les participants (au nombre de 60 au maximum, soit les soixante premiers classés), leur ordre et les écarts sur la ligne de départ. Le vainqueur du sprint s'élance ainsi le premier suivi de son dauphin et des autres biathlètes en respectant les écarts établis à l'issue du sprint. La course féminine fait 10 km tandis que l'épreuve masculine fait 12,5 km. Quatre séances de tir – deux en position couché suivis de deux autres en position debout – sont au programme, une erreur étant sanctionnée d'un tour de pénalité.
  • Individuel : l'individuel est l'épreuve originelle du biathlon. Il consiste en un contre-la-montre où toute erreur au tir est sanctionnée d'une minute de pénalité ajoutée immédiatement au temps de course du sportif. Cette épreuve est la plus longue – 15 km pour les femmes et 20 km pour les hommes – et compte quatre séances de tir : deux en position couché, deux en position debout, en alternance. Une fois que tous les biathlètes ont terminé la course, celui crédité du meilleur temps remporte l'épreuve.
  • Mass start : la mass start, départ en masse ou départ groupé en français, est la plus récente des épreuves individuelles instaurées par l'IBU. Il s'agit d'une course en ligne réservée aux 30 meilleurs biathlètes du moment. En Coupe du monde ordinaire les biathlètes éligibles sont les 25 premiers du classement général et les 5 meilleurs sur la semaine de compétition. Lors des grands championnats (mondiaux, Jeux olympiques), les élus sont les 15 meilleurs du classement général et les 15 biathlètes qui ont marqué le plus de points sur les épreuves des championnats, à commencer par les médaillés. Au départ, les biathlètes sont donc groupés et alignés sur plusieurs rangs, suivant l'ordre du classement général, et ne s'élancent qu'après un coup de feu pour un parcours de 15 km pour les hommes et de 12,5 km pour les femmes. Comme lors d'une poursuite, quatre séances de tir sont organisées, une cible manquée étant sanctionnée d'une boucle de pénalité. En cas de forfait, les remplacements sont prévus pour compléter la liste de départ (un réserviste remplaçant peut être appelé à compléter la liste en fonction du classement général de la Coupe du monde et/ou du classement de la semaine suivant l'athlète ayant déclaré forfait).
  • Relais : le relais est une épreuve en ligne qui se dispute par équipe nationale. Chaque relais est composé de quatre biathlètes effectuant chacun deux séances de tir. Les biathlètes disposent de huit balles pour abattre les cinq cibles : les cinq balles du traditionnel chargeur automatique, et, si nécessaire, trois balles supplémentaires appelées « pioches » qui sont à charger manuellement dans la carabine, ce qui fait perdre beaucoup de temps par rapport à un tir propre. Toute cible restant non abattue après l'utilisation de toutes les balles oblige le biathlète à effectuer un tour de pénalité. Chez les hommes, chaque biathlète parcourt 7,5 km (d'où l'expression « relais 4 × 7,5 km ») tandis que la distance pour les femmes est de 6 km. En 2005 une épreuve de relais mixte a vu le jour. Un quatuor composé de deux hommes et de deux femmes représente alors chaque pays. Les règles sont les mêmes que le relais classique, mais plusieurs formules existent selon l'ordre de départ défini (les femmes en premier et les hommes en dernier ou inversement) et la distance : 2 x 6 km + 2 x 7,5 km (formule la plus courante et utilisée entre 2007 et 2019), 4 x 6 km ou 4 x 7,5 km.

Caractéristiques et évolution

Épreuves individuelles

Au début du biathlon féminin en Coupe du monde, l'épreuve du sprint faisait 5 km tandis que l'individuel était une épreuve de 10 km composée de trois séances de tir. C'est en 1989 que la distance du sprint est portée à 7,5 km alors que celle de l'individuel est portée à 15 km tout en ajoutant un quatrième tir.

Créée au début des années 1990, la poursuite est une épreuve en ligne, la première du genre, où les biathlètes s'affrontent directement sur la piste et non par performance chronométrique interposée. C'est lors de la saison 1996-1997 qu'elle est introduite au calendrier officiel de la Coupe du monde ; organisées à Lillehammer, les premières poursuites de l'histoire de la Coupe du monde sont remportées par les Allemands Sven Fischer et Simone Greiner-Petter-Memm. Les poursuites sont par ailleurs considérées, avec les mass start, comme les courses les plus dynamiques. La poursuite peut en effet permettre des remontées spectaculaires de biathlètes relégués lors du sprint. Ainsi, en 2005-2006, le Français Julien Robert termine 10e d'une poursuite organisée à Östersund alors qu'il s'élançait en 60e et dernière position au début de la course. À l'inverse, la poursuite peut permettre d'accroître les écarts déjà importants constitués lors du sprint. Ainsi, en à Hochfilzen, la Suédoise Magdalena Forsberg, première à l'issue du sprint avec 59 secondes d'avance, porta son avance à 3 min 14 à la fin de la poursuite, un cavalier seul exceptionnel tant il est rare qu'un(e) biathlète domine une course tant sur les skis qu'au tir deux courses de suite.

Plus récente que la poursuite, la mass start est testée une première fois lors de l'étape finale de la saison 1996-1997. À Novossibirsk, les vainqueurs de ces épreuves, sur une distance respective de 10 km pour les hommes et 7,5 km pour les femmes, sont l'Autrichien Wolfgang Perner et la Russe Anna Sprung. La mass start est disputée pour la première fois officiellement deux ans plus tard en 1999. Le , à Ruhpolding, le Français Raphaël Poirée et l'Allemande Uschi Disl sont les premiers lauréats officiels de ces départs en masse de 15 km et 12,5 km..

Aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques, la composition de la liste de départ d'une mass start diffère des règlements de la Coupe du monde bien que les épreuves disputées dans le cadre de ces deux compétitions comptent pour la Coupe du monde. Ainsi, seuls les 15 premiers du classement général de la Coupe du monde sont directement qualifiés, lesquels biathlètes sont rejoints par les meilleurs biathlètes des Championnats du monde ou Jeux olympiques (selon un classement des points distribués lors des épreuves individuelles précédentes dans les deux compétitions).

À la suite de l'introduction des poursuites et des départs groupés (mass start), le nombre d'individuels inscrit au programme a beaucoup diminué. Parallèlement, le calendrier de la Coupe du monde n'a cessé de se densifier de nouvelles étapes organisées également ailleurs qu'en Europe. Enfin, à l'inverse de la poursuite et de la mass start, l'individuel paraît moins télégénique pour les médias audiovisuels et plus difficile à suivre en raison de son format long (4 tirs et distance élevée) disputé en contre la montre.

Épreuves par équipes

Alors que les épreuves individuelles récompensent beaucoup de pays, les courses de relais sont elles souvent l'apanage des « grandes » nations du biathlon comme l'Allemagne, la Norvège, la Russie ou la France. En effet, ces pays qui se distinguent disposent souvent d'un important vivier de biathlètes contrairement aux « petits » pays qui ont parfois du mal à composer une équipe de quatre représentants. Lors d'une course de relais, la victoire est souvent disputée lors de l'ultime relais. Ainsi, lors de la saison 2005-2006, la Russe Olga Zaïtseva et l'Allemande Simone Denkinger sont départagées par la photo-finish. On assiste cependant parfois à des renversements de situation comme en 2007-2008 quand l'Allemande Kati Wilhelm, partie avec 51,1 secondes de retard sur la Norvégienne Ann Kristin Flatland lors du dernier relais, remporte la course avec 24,3 seconde d'avance. Ce jour-là, le quatuor féminin allemand prouve que malgré trois tours de pénalité, il n'est pas impossible de remporter une course de relais si les adversaires n'en font pas.

Chez les femmes, la longueur du parcours des relais a souvent évolué. Initialement, le relais féminin était composé de trois membres qui devaient parcourir chacune 5 km. En 1989, la longueur est portée à 7,5 km tandis qu'un quatrième relais est ajouté en 1991. Une nouvelle modification a lieu en 2003 quand la course de relais est fixée à 4 × 6 km. Cette mesure permet d'accorder davantage de chance aux petites nations en raison de la moindre importance de la partie de ski de fond. L'instauration des relais mixtes en 2004-2005 sert la même ambition.

Points et classements

Classements

La Coupe du monde de biathlon s'appuie sur un système d'attribution de points pour chaque course disputée permettant d'établir, tant pour les hommes que pour les femmes, plusieurs classements. Outre le classement général de la Coupe du monde qui prend en compte toutes les épreuves individuelles de la saison, un classement est établi pour chaque discipline particulière : individuel, sprint, poursuite, mass-start. Des classements, par pays, sont également établis pour les relais (par genre et mixte). Enfin un classement collectif plus global, la Coupe des Nations, prend en compte à la fois les résultats des relais et ceux des courses individuelles disputées en contre-la-montre (individuel et sprint). Le barème appliqué par l'IBU s'efforce de récompenser à la fois la performance, la constance et la régularité. Il diffère ainsi de celui choisi par la Fédération internationale de ski en ski alpin et dans les disciplines de ski nordique (combiné nordique, saut à ski et ski de fond) qui privilégie surtout la victoire. Par exemple, un biathlète qui termine dix fois de suite 10e aura plus de points (310) qu'un autre ayant remporté cinq courses sans autre résultat sur autant de courses (300 points). À résultats similaires, un skieur alpin qui remporte les cinq victoires aura près du double de points (500) que l'autre toujours classé 10e (260 points).

Table d'attribution des points

Le barème de points a évolué plusieurs fois depuis les premières éditions de la Coupe du monde. Ainsi, une quatrième table de points entre en vigueur lors de la saison 2008-2009. Le vainqueur d'une épreuve se voit désormais attribuer 60 points contre 50 auparavant. De même, les 40 premiers biathlètes marquent des points contre les 30 premiers auparavant.

Évolution du système d'attribution des points en Coupe du monde
Période / Place 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40
1978-1985[2] 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - - - - - - -
1985-2000[3] 30 26 24 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - - - - - - -
2000-2008 50 46 43 40 37 34 32 30 28 26 24 22 20 18 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - -
Depuis 2008 60 54 48 43 40 38 36 34 32 31 30 29 28 27 26 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1

Dossards distinctifs

Le Français Raphaël Poirée, vêtu du dossard jaune de leader de la Coupe du monde (Antholz).

Sur le modèle des maillots distinctifs des courses cyclistes par étapes comme le Tour de France, les leaders des différents classements individuels (général et par discipline) portent un dossard de couleur et sont ainsi identifiables lors des courses. Le premier du classement général de la Coupe du monde porte un dossard jaune lors de toutes les courses individuelles auxquelles il participe[4]. Le leader du classement particulier de l'épreuve qu'il dispute porte un dossard rouge, uniquement à l'occasion de celle-ci. Dans le cas où le leader du classement général est également celui de la discipline concernée, il porte un dossard jaune et rouge. Au cours de la saison 2020-2021, l'IBU introduit un classement des jeunes de moins de 25 ans, dont le leader porte un dossard bleu foncé dit « du meilleur jeune »[5]. Au départ de la première épreuve individuelle de chaque nouvelle saison de coupe du monde, les porteurs de dossard distinctif sont les vainqueurs des classements finaux correspondant à la saison précédente, à condition que les titulaires soient présents.

Annulation de certains résultats en fin de saison

Une particularité de la Coupe du monde de biathlon est l'annulation, à la fin de la saison, d'une partie des résultats d'un biathlète. En effet, sont ôtés pour chaque biathlète les plus mauvais scores réalisés durant la saison (inclus les courses non disputées), ceci seulement au classement général. Le nombre de retrait de résultats, qui a varié au fil des époques, est depuis 2011 normalement de deux. La suppression de ces résultats entraîne parfois des modifications décisives au classement général. Ce système peut en effet ne pas modifier le nombre total de points d'un biathlète si celui-ci a réalisé deux résultats nuls ou ne s'est pas aligné sur deux épreuves individuelles durant la saison. En revanche, par exemple, un biathlète ayant remporté des points lors de toutes les courses de la saison perdra le bénéfice des points engrangés lors de ses deux plus mauvais résultats avec pour conséquence éventuelle de perdre des places au classement général. Ce système est controversé parce que susceptible de léser les sportifs les plus réguliers et assidus tout au long de la saison. En 2019-2020, alors qu'il est solidement installé en tête du classement général, le Norvégien Johannes Thingnes Bø décide de faire l'impasse en janvier sur les deux étapes allemandes du calendrier en raison de la naissance de son premier enfant, et manque ainsi quatre épreuves. Martin Fourcade profite de son absence pour s'emparer du dossard jaune. En fin de saison, le Norvégien comble une grande partie de son retard et coiffe le Français sur le fil de seulement deux points pour le gain du gros globe de cristal, grâce à un montant non négligeable de 56 points que Fourcade se voit retirés pour le compte de ses deux plus mauvais scores. Lors de la saison 2020-2021 organisée dans le contexte de la crise sanitaire de Covid-19, l'IBU décide d'étendre la règle en retirant les quatre moins bons scores au classement général ainsi qu'au moins un score dans les classements par discipline; mais cette mesure exceptionnelle est finalement sans incidence pour l'attribution des gros globes et affecte seulement celle de certains petits globes.

Par le passé (à l'époque où l'on retirait au moins trois résultats) plusieurs cas ont provoqué la polémique. Ainsi lors de la saison 2004-2005, le Norvégien Ole Einar Bjørndalen a profité du retrait de 16 points au classement général de son concurrent allemand Sven Fischer pour remporter la Coupe du monde. Le premier, comme d'autres, est alors soupçonné d'avoir volontairement fait l'impasse sur plusieurs épreuves pour ne pas subir un retrait de points. Chez les femmes, en 2006-2007, l'Allemande Andrea Henkel profite de sa brève absence durant la saison pour cause de maladie pour ne pas avoir de retrait de points en fin de saison, contrairement à ses adversaires Kati Wilhelm et Anna Carin Olofsson qui perdent la Coupe du monde au profit de Henkel pour seulement quelques points. À l'inverse en 2008-2009, Helena Jonsson, qui a disputé toutes les courses et perdu 43 points par le jeu du retrait des trois plus mauvais résultats, parvient de justesse à remporter malgré tout le classement général en se retrouvant à égalité avec Kati Wilhelm à qui on a retiré un seul point, la Suédoise l'emportant au bénéfice du nombre de victoires dans la saison. La règle des trois plus mauvais résultats est abolie lors de la saison 2010-2011, tous les points gagnés par les athlètes étant alors pris en compte pour le classement final[6]. Mais dès la saison suivante la règle est réintégrée, dans une formule limitée aux deux plus mauvais résultats, afin de permettre à tout biathlète contraint de renoncer à prendre le départ sur l'une ou l'autre épreuve (pour maladie par exemple) de conserver des chances raisonnables dans l'optique du classement général final[7].

Globes de cristal

À la fin de la saison, les vainqueurs de tous les classements se voient décerner des trophées appelés « Globe de cristal ». Ces trophées sont soit individuels (classement général de la Coupe du monde, de l'individuel, du sprint, de la poursuite et de la mass-start), soit collectifs (classement général du relais par genre, du relais mixte et de la coupe des nations). Le trophée le plus volumineux et le plus prestigieux est celui attribué au vainqueur du classement général de la Coupe du monde, communément appelé « gros Globe de cristal »[8]. Chaque vainqueur par discipline remporte quant à lui un petit « Globe de cristal ».

Biathlètes

La Coupe du monde de biathlon révèle une forte densité de biathlètes récompensés diversement. Ainsi, en 2017-2018, 99 hommes et 98 femmes ont terminé dans les 40 premiers au moins une fois lors de la saison et figuré au classement général final. Avec la multitude d'épreuves durant une saison, certains biathlètes figurent parmi les plus récompensés toutes disciplines des sports d'hiver confondues. C'est le cas notamment des multi-médaillés aux Jeux olympiques d'hiver, le Norvégien Ole Einar Bjørndalen (dont la carrière achevée en 2018 s'est étirée sur un quart de siècle), qui détient le record de victoires en Coupe du monde (95), et du champion français Martin Fourcade, qui détient lui le record de gros globes de cristal remportés (7 fois le classement général de la coupe du monde de 2011 à 2018, et ce consécutivement).

Les plus titrés

Hommes

Biathlète Période Titres
1 Martin Fourcade 2011-2018 7
2 Ole Einar Bjørndalen 1997-2009 6
3 Frank Ullrich 1977-1982 4
Raphaël Poirée 1999-2004 4
5 Frank-Peter Rötsch 1983-1987 3
Johannes Thingnes Bø ButtonGreen.svg 2018-2021 3
7 Sergueï Tchepikov 1989-1991 2
Jon Åge Tyldum 1991-1995 2
Sven Fischer 1996-1999 2

Femmes

Biathlète Période Titres
1 Magdalena Forsberg 1996-2002 6
2 Magdalena Neuner 2007-2012 3
Kaisa Mäkäräinen 2010-2018 3
4 Anfisa Reztsova 1991-1993 2
Dorothea Wierer ButtonGreen.svg 2018-2020 2
Tora Berger 2012-2014 2[N 1]
Eva Korpela 1985-1987 2[10]
Ole Einar Bjørndalen durant la mass-start des Jeux olympiques d'hiver de 2010.

Origines

Palmarès

Hommes

Podiums finaux
Saison Premier Deuxième Troisième
1977-1978 Frank Ullrich Klaus Siebert Eberhard Rösch
1978-1979 Klaus Siebert Frank Ullrich Vladimir Barnachov
1979-1980 Frank Ullrich (2) Klaus Siebert Eberhard Rösch
1980-1981 Frank Ullrich (3) Kjell Søbak Anatoli Aliabiev
1981-1982 Frank Ullrich (4) Matthias Jacob Kjell Søbak
1982-1983 Peter Angerer Eirik Kvalfoss Frank Ullrich
1983-1984 Frank-Peter Rötsch Peter Angerer Eirik Kvalfoss
1984-1985 Frank-Peter Rötsch (2) Iouri Kachkarov Eirik Kvalfoss
1985-1986 André Sehmisch Peter Angerer Matthias Jacob
1986-1987 Frank-Peter Rötsch (3) Fritz Fischer Jan Matouš
1987-1988 Fritz Fischer Eirik Kvalfoss Johann Passler
1988-1989 Eirik Kvalfoss Alexandre Popov Sergueï Tchepikov
1989-1990 Sergueï Tchepikov Eirik Kvalfoss Valeri Medvedtsev
1990-1991 Sergueï Tchepikov (2) Mark Kirchner Andreas Zingerle
1991-1992 Jon Åge Tyldum Mikael Löfgren Sylfest Glimsdal
1992-1993 Mikael Löfgren Mark Kirchner Pieralberto Carrara
1993-1994 Patrice Bailly-Salins Sven Fischer Frank Luck
1994-1995 Jon Åge Tyldum (2) Patrick Favre Wilfried Pallhuber
1995-1996 Vladimir Dratchev Viktor Maïgourov Sven Fischer
1996-1997 Sven Fischer Ole Einar Bjørndalen Viktor Maïgourov
1997-1998 Ole Einar Bjørndalen Ricco Gross Sven Fischer
1998-1999 Sven Fischer (2) Ole Einar Bjørndalen Frank Luck
1999-2000 Raphaël Poirée Ole Einar Bjørndalen Sven Fischer
2000-2001 Raphaël Poirée (2) Ole Einar Bjørndalen Frode Andresen
2001-2002 Raphaël Poirée (3) Pavel Rostovtsev Ole Einar Bjørndalen
2002-2003 Ole Einar Bjørndalen (2) Vladimir Dratchev Ricco Gross
2003-2004 Raphaël Poirée (4) Ole Einar Bjørndalen Ricco Gross
2004-2005 Ole Einar Bjørndalen (3) Sven Fischer Raphaël Poirée
2005-2006 Ole Einar Bjørndalen (4) Raphaël Poirée Sven Fischer
2006-2007 Michael Greis Ole Einar Bjørndalen Raphaël Poirée
2007-2008 Ole Einar Bjørndalen (5) Dmitri Yarochenko Emil Hegle Svendsen
2008-2009 Ole Einar Bjørndalen (6) Tomasz Sikora Emil Hegle Svendsen
2009-2010 Emil Hegle Svendsen Christoph Sumann Ivan Tcherezov
2010-2011 Tarjei Bø Emil Hegle Svendsen Martin Fourcade
2011-2012 Martin Fourcade Emil Hegle Svendsen Andreas Birnbacher
2012-2013 Martin Fourcade (2) Emil Hegle Svendsen Dominik Landertinger
2013-2014 Martin Fourcade (3) Emil Hegle Svendsen Johannes Thingnes Bø
2014-2015 Martin Fourcade (4) Anton Shipulin Jakov Fak
2015-2016 Martin Fourcade (5) Johannes Thingnes Bø Anton Shipulin
2016-2017 Martin Fourcade (6) Anton Shipulin Johannes Thingnes Bø
2017-2018 Martin Fourcade (7) Johannes Thingnes Bø Anton Shipulin
2018-2019 Johannes Thingnes Bø Aleksandr Loguinov Quentin Fillon Maillet
2019-2020 Johannes Thingnes Bø (2) Martin Fourcade Quentin Fillon Maillet
2020-2021 Johannes Thingnes Bø (3) Sturla Holm Lægreid Quentin Fillon Maillet
Palmarès par nation
Palmarès des vainqueurs du gros globe de cristal (classement général de la coupe du monde)
Place Athlète Vainqueur 2e 3e Podium
1 Martin Fourcade 7 1 1 9
2 Ole Einar Bjørndalen 6 6 1 13
3 Raphaël Poirée 4 1 2 7
4 Frank Ullrich 4 1 1 6
5 Johannes Thingnes Bø 3 2 2 7
6 Frank-Peter Roetsch 3 0 0 3
7 Sven Fischer 2 2 4 8
8 Sergei Tchepikov 2 0 1 3
9 Jon Åge Tyldum 2 0 0 2
10 Emil Hegle Svendsen 1 4 2 7
11 Eirik Kvalfoss 1 3 1 5
12 Peter Angerer 1 2 1 4
13 Klaus Siebert 1 2 0 3
14 Fritz Fischer 1 1 0 2
Mikael Löfgren 1 1 0 2
Vladimir Dratchev 1 1 0 2
17 André Sehmisch 1 0 0 1
Michael Greis 1 0 0 1
Patrice Bailly-Salins 1 0 0 1
Tarjei Bø 1 0 0 1


Femmes

Coupe d'Europe
Podiums finaux
Saison Première Deuxième Troisième
1982-1983 Gry Østvik Siv Bråten Aino Kallunki
1983-1984 Mette Mestad Sanna Grønlid Gry Østvik
1984-1985 Sanna Grønlid Eva Korpela Kaya Parve
1985-1986 Eva Korpela Sanna Grønlid Lise Meloche
1986-1987 Eva Korpela (2) Anne Elvebakk Sanna Grønlid
Coupe du monde
Podiums finaux
Saison Première Deuxième Troisième
1987-1988 Anne Elvebakk Elin Kristiansen Nadezhda Aleksieva
1988-1989 Elena Golovina Natalia Prikostshikova Svetlana Davidova
1989-1990 Jiřina Adamičková Anne Elvebakk Elena Golovina
1990-1991 Svetlana Davidova Myriam Bédard Anne Elvebakk
1991-1992 Anfisa Reztsova Anne Briand Petra Schaaf
1992-1993 Anfisa Reztsova (2) Myriam Bédard Anne Briand
1993-1994 Svetlana Paramygina Nathalie Santer Anne Briand
1994-1995 Anne Briand Svetlana Paramygina Uschi Disl
1995-1996 Emmanuelle Claret Uschi Disl Petra Behle
1996-1997 Magdalena Forsberg Uschi Disl Simone G.-P. Memm
1997-1998 Magdalena Forsberg (2) Uschi Disl Martina Zellner
1998-1999 Magdalena Forsberg (3) Olena Zubrilova Uschi Disl
1999-2000 Magdalena Forsberg (4) Olena Zubrilova Corinne Niogret
2000-2001 Magdalena Forsberg (5) Liv Grete Poirée Olena Zubrilova
2001-2002 Magdalena Forsberg (6) Liv Grete Poirée Uschi Disl
2002-2003 Martina Glagow Albina Akhatova Sylvie Becaert
2003-2004 Liv Grete Poirée Olga Pyleva Sandrine Bailly
2004-2005 Sandrine Bailly Kati Wilhelm Olga Pyleva
2005-2006 Kati Wilhelm Anna Carin Olofsson Martina Glagow
2006-2007 Andrea Henkel Kati Wilhelm Anna Carin Olofsson
2007-2008 Magdalena Neuner Sandrine Bailly Andrea Henkel
2008-2009 Helena Ekholm Kati Wilhelm Tora Berger
2009-2010 Magdalena Neuner (2) Simone Hauswald Helena Ekholm
2010-2011 Kaisa Mäkäräinen Andrea Henkel Helena Ekholm
2011-2012 Magdalena Neuner (3) Darya Domracheva Tora Berger
2012-2013 Tora Berger Darya Domracheva Andrea Henkel
2013-2014 Kaisa Mäkäräinen (2)
Tora Berger (2)[N 2]
Darya Domracheva
2014-2015 Darya Domracheva Kaisa Mäkäräinen Valj Semerenko
2015-2016 Gabriela Koukalová Marie Dorin-Habert Dorothea Wierer
2016-2017 Laura Dahlmeier Gabriela Koukalová Kaisa Mäkäräinen
2017-2018 Kaisa Mäkäräinen (3) Anastasia Kuzmina Darya Domracheva
2018-2019 Dorothea Wierer Lisa Vittozzi Anastasia Kuzmina
2019-2020 Dorothea Wierer (2) Tiril Eckhoff Denise Herrmann
2020-2021 Tiril Eckhoff Marte Olsbu Røiseland Franziska Preuß
Palmarès par nation
Palmarès des vainqueurs du gros globe de cristal (classement général de la coupe du monde)
Place Athlète Vainqueur 2e 3e Podium
1 Magdalena Forsberg 6 0 0 6
2 Kaisa Mäkäräinen 3 1 1 5
3 Magdalena Neuner 3 0 0 3
4 Tora Berger 2[N 1] 0 2 4
5 Dorothea Wierer 2 0 1 3
6 Anfisa Reztsova 2 0 0 2
7 Eva Korpela 2[10] 1[10] 0 3
8 Kati Wilhelm 1 3 0 4
9 Darya Domracheva 1 2 2 5
10 Liv Grete Poirée 1 2 0 3
11 Andrea Henkel 1 1 2 4
12 Anne Briand 1 1 2 4
13 Anne Elvebakk 1 2[10] 1 4
14 Sandrine Bailly 1 1 1 3
15 Gabriela Koukalová 1 1 0 2
Tiril Eckhoff 1 1 0 2
Svetlana Paramygina 1 1 0 2
18 Helena Ekholm 1 0 2 3
19 Martina Glagow 1 0 1 2
Svetlana Davidova 1 0 1 2
Elena Golovina 1 0 1 2
22 Laura Dahlmeier 1 0 0 1
Emmanuelle Claret 1 0 0 1
Jiřina Adamičková 1 0 0 1
25 Sanna Grønlid 1[10] 2[10] 1[10] 4
26 Gry Østvik 1[10] 0 1[10] 2
27 Mette Mestad 1[10] 0 0 1

Lieux des compétitions

Etapes depuis 1993 + Villes olympiques (JO)

Albertville (JO) - Les Saisies - Annecy-Le Grand-Bornand - Antholz-Anterselva - Bad Gastein - Beitostølen - Brezno-Osrblie - Calgary (JO) - Canmore - Fort Kent - Grenoble (JO) - Hochfilzen - Innsbruck (JO) - Khanty-Mansiisk - Kontiolahti - Lahti - Lake Placid (JO) - Lillehammer (JO) - Nagano (JO) - Nové Město - Novossibirsk - Oberhof - Oslo-Holmenkollen - Östersund - Pyeongchang (JO) - Pokljuka - Presque Isle - Ruhpolding - Salt Lake City (JO) - Sapporo (JO) - Sarajevo (JO) - Soldier Hollow - Sotchi (JO) - Squaw Valley (JO) - Tioumen - Trondheim - Turin (JO) - Cesana-San Sicario - Val-Cartier - Vancouver (JO) - Whistler

Records

  • Records de victoires individuelles en Coupe du monde (comprenant les Championnats du monde et les Jeux Olympiques) :
Hommes
Place Nom Victoires
1 Drapeau de la Norvège Ole Einar Bjørndalen 95
2 Drapeau de la France Martin Fourcade 83
3 Drapeau de la Norvège Johannes Thingnes Bø ButtonGreen.svg 53
4 Drapeau de la France Raphaël Poirée 44
5 Drapeau de la Norvège Emil Hegle Svendsen 38
6 Drapeau de l'Allemagne Sven Fischer 33
7 Drapeau de l'Allemagne de l'Est Frank Ullrich 16
8 Drapeau de la Biélorussie Vladimir Dratchev 15
Drapeau de la Norvège Frode Andresen 15
10 Drapeau de la Norvège Eirik Kvalfoss 12
Drapeau de l'Allemagne Simon Schempp 12
Drapeau de l'Allemagne Frank Luck 12
Drapeau de la Norvège Tarjei Bø ButtonGreen.svg 12
14 Drapeau de l'Allemagne Michael Greis 11
Drapeau de la Russie Anton Shipulin 11
Drapeau de l'Allemagne Arnd Peiffer 11
Drapeau de la France Quentin Fillon Maillet ButtonGreen.svg 11
18 Drapeau : Allemagne de l'Ouest Peter Angerer 10
Drapeau de l'Allemagne de l'Est Frank-Peter Roetsch 10
20 Drapeau de la Norvège Halvard Hanevold 9
Drapeau de l'Allemagne Ricco Groß 9
22 Drapeau de l'Allemagne de l'Est Klaus Siebert 8
Drapeau de la Russie Viktor Maigourov 8
Drapeau de la Slovénie Jakov Fak ButtonGreen.svg 8
Drapeau de la Norvège Sturla Holm Lægreid ButtonGreen.svg 8
26 Drapeau de l'Allemagne Fritz Fischer 7
Drapeau de la France Patrice Bailly-Salins 7
Drapeau de l'Allemagne Mark Kirchner 7
Drapeau de la Russie Pavel Rostovtsev 7
Drapeau de la Russie Ivan Tcherezov 7
Drapeau de la Norvège Lars Berger 7
Drapeau de la Suède Björn Ferry 7
Femmes
Place Nom Victoires
1 Drapeau de la Suède Magdalena Forsberg 42
2 Drapeau de l'Allemagne Magdalena Neuner 34
Drapeau de la Biélorussie Darya Domracheva 34
4 Drapeau de l'Allemagne Uschi Disl 30
5 Drapeau de la Norvège Tora Berger 28
6 Drapeau de la Finlande Kaisa Mäkäräinen 27
7 Drapeau de la Norvège Tiril Eckhoff ButtonGreen.svg 26
8 Drapeau de la Norvège Liv Grete Poirée 22
Drapeau de l'Allemagne Andrea Henkel 22
Drapeau de l'Allemagne Laura Dahlmeier 22
11 Drapeau de la Biélorussie Olena Zubrilova 21
Drapeau de l'Allemagne Kati Wilhelm 21
13 Drapeau de la France Sandrine Bailly 20
14 Drapeau de la Slovaquie Anastasia Kuzmina 18
15 Drapeau de la Tchéquie Gabriela Koukalová 17
16 Drapeau de l'Allemagne Martina Beck 15
Marte Olsbu Røiseland ButtonGreen.svg 15
18 Drapeau de la Suède Helena Ekholm 13
Drapeau de la Russie Olga Zaitseva 13
Drapeau de l'Italie Dorothea Wierer ButtonGreen.svg 13
21 Drapeau de la Suède Anna Carin Olofsson-Zidek 12
22 Drapeau de la Russie Anfisa Reztsova 10
Drapeau de la Russie Olga Medvedtseva 10
24 Drapeau de la Biélorussie Svetlana Paramyguina 9
Drapeau de la Russie Galina Koukleva 9
26 Drapeau de la France Corinne Niogret 8
Drapeau de la Norvège Linda Grubben 8
28 Drapeau de l'URSS Elena Golovina 7
Drapeau de l'Allemagne Petra Behle 7
Drapeau de l'Allemagne Simone Hauswald 7
Drapeau de la France Marie Dorin-Habert 7
Drapeau de l'Allemagne Denise Herrmann ButtonGreen.svg 7
Drapeau de la Suède Hanna Öberg ButtonGreen.svg 7

ButtonGreen.svg : en activité

Dernière mise à jour le 22 janvier 2022

Notes et références

Notes

  1. a et b Tora Berger remporte son deuxième globe de cristal (Coupe du monde 2013-2014) rétrospectivement en 2021 (sept ans après), à la suite de la disqualification d'une tierce biathlète, Olga Zaïtseva, sur les dernières courses de la saison 2013-2014. Cette sanction annexe conduit effectivement à une mise à jour des résultats, officialisée en décembre 2021, qui permet à Berger de récupérer un nombre de points nécessaires et suffisants pour passer en tête et remporter le classement général. Elle partage désormais le titre de la Coupe du monde 2013-2014 avec la gagnante initiale, Kaisa Mäkäräinen [9].
  2. Initialement et pendant sept ans (de 2014 à 2021), c'est Kaisa Mäkäräinen qui a officiellement détenu seule le gros globe de cristal après avoir remporté le classement général. Cependant en décembre 2021 une tierce biathlète, Olga Zaïtseva, est sanctionnée pour dopage et disqualifiée des dernières courses de la saison 2013-2014 ce qui entraine par le “jeu des chaises musicales” une redistribution de quelques points lourde de conséquences : la gagnante du classement général n'est plus la même. En effet, après la mise à jour, Tora Berger passe en tête du classement général devant Kaisa Mäkäräinen qui rétrograde à la seconde place. Conformément au règlement, l'IBU accorde rétrospectivement à Berger le gain du gros globe de cristal, mais par soucis d'équité sportive renonce dans le même temps et exceptionnellement à déclasser Kaisa Mäkäräinen, celle-ci conservant donc son titre. L'IBU a effectivement pris la décision de déclarer officiellement les biathlètes Berger et Mäkäräinen toutes les deux gagnantes à égalité de la Coupe du monde 2013-2014 [11].

Références

  1. http://www3.biathlonworld.com/media/files/rules_2014/IBU_Rules_2014_e_cap3.pdf
  2. (en) Historique du biathlon de 1973 à 1978, sur biathlonworld.com.
  3. (en) Historique du biathlon de 1979 à 1994, sur biathlonworld.com.
  4. « "Lorsqu'on l'a sur les épaules, on se doit de lui faire honneur", Fourcade, Poirée, Desfrane...ils racontent leur première fois avec le dossard jaune », sur www.ledauphine.com (consulté le )
  5. « Biathlon : Un dossard bleu du meilleur jeune introduit », sur www.dicodusport.fr,
  6. Coupe du Monde : Changement important dans le règlement, ski-nordique.net, 9 octobre 2010, consulté le 10 octobre 2010.
  7. [1] Règlement IBU de la Coupe du Monde de Biathlon, voir article 15.8.4.1.
  8. « Biathlon : Martin Fourcade et les sept Globes de cristal », sur www.lepoint.fr,
  9. « Tora Berger et Kaisa Mäkäräinen remportent toutes deux la Coupe du monde 2013-2014 », (consulté le ).
  10. a b c d e f g h i et j Coupe d'Europe
  11. « Tora Berger et Kaisa Mäkäräinen remportent toutes deux la Coupe du monde 2013-2014 », (consulté le ).
  12. 7 en Coupe du monde et 2 en Coupe d'Europe.
  13. 5 en Coupe du monde et 3 en Coupe d'Europe.

Lien externe