Université McGill

Université McGill
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Blason de l'Université McGill
Image dans Infobox.
Histoire et statut
Fondation
Type

Université publique

(Université à charte privée votée par l'Assemblée nationale du Québec)
Nom officiel
McGill University
Régime linguistique
Fondateur
Recteur
Devise
Grandescunt aucta labore
(Tout s'accroît par le travail)
Membre de
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
40 036 (2018)[2]
Enseignants
1 745
Budget
1 072 millions de $[1]
Localisation
Campus
Urbain et suburbain
Ville
Pays
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L'Université McGill (en anglais : McGill University, de son nom officiel historique l'Institution royale pour l'avancement des sciences[3]), située à Montréal, est l'une des plus anciennes universités du Canada. L'université possède deux campus, séparés par 35 kilomètres. Le campus principal est situé dans le Ghetto McGill, un quartier situé à proximité du district financier, en plein centre-ville de Montréal, et le campus MacDonald est à Sainte-Anne-de-Bellevue, situé dans l'Ouest-de-l'Île.

McGill compte parmi ses anciens élèves 12 prix Nobel et 147 boursiers Rhodes[4], ainsi que trois astronautes, trois premiers ministres canadiens, treize juges de la Cour suprême du Canada, quatre dirigeants étrangers, 28 ambassadeurs étrangers, neuf lauréats des Oscars, onze lauréats des Grammy Awards, trois gagnants du prix Pulitzer et 28 médaillés olympiques.

Histoire

Hockey sur glace à l’Université McGill en 1884.
Statue de James McGill, l'hiver.
Librairie Le James, McGill.

L'université fut fondée en 1821, après un don de terrain et de 10 000 £ en argent par l'homme d'affaires montréalais (d'origine écossaise) James McGill (17441813), un riche marchand de fourrures qui voulait développer Montréal. Le « McGill College » dispense ses premiers cours en 1829 dans l'ancienne villa de campagne du marchand. Quatre ans plus tard, le nouvel établissement décerne un doctorat de médecine et de chirurgie à son premier diplômé, William Leslie Logie. En 1839, on agrandit en construisant la Faculté des arts grâce à des dons ; au cours des décennies suivantes, la philanthropie continue de jouer un rôle clé dans l'évolution de l'Université McGill. Sir John William Dawson, recteur de 1855 à 1893, fait rayonner l'institution ; les grands bienfaiteurs de l'époque, dont Lord Strathcona, Sir William Macdonald, William Molson et Peter Redpath, ouvrent leurs goussets et on porte le nombre de bâtiments à dix. En 1885, le Conseil des gouverneurs adopte officiellement l'appellation Université McGill.

Lord Strathcona crée un fonds spécial destiné à l'éducation des femmes. Les premières étudiantes sont admises en 1884 et Carrie Derick, bachelière en Arts de 1890, devient la première femme professeure du Canada, enseignant la botanique à McGill. Au tournant du XXe siècle, des dons substantiels de Sir William Macdonald permettent à McGill de se doter d'un second campus à Sainte-Anne-de-Bellevue où on enseigne l'agronomie. Ces dons permettent également de recruter des sommités comme Ernest Rutherford dont les recherches sur la nature de la radioactivité font connaître l'université internationalement. Rutherford obtient le prix Nobel de physique en 1908.

La réputation d'excellence de McGill croît avec le temps. Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux chercheurs britanniques ou d'autres nationalités s'y retrouvent et contribuent à l'effort de guerre. Après le conflit, McGill continue à attirer de plus en plus de professeurs et d'élèves. Le retour des soldats et le baby boom auront pour effet de tripler l'effectif étudiant. McGill devient une université publique et, pour la première fois, reçoit des subsides de l'État. De nouveaux édifices modernes sont construits à côté des vieux immeubles de pierre.

Vue du campus à partir du mont Royal.

Les années 1970 furent marquées par le mouvement McGill Français. Le mouvement nationaliste québécois était d'avis qu'il était injuste que l'université québécoise la plus reconnue dans le monde n'offre ses cours qu'en anglais, alors qu'elle recevait une grande partie de son budget du gouvernement québécois.

Les examens et travaux peuvent désormais être rédigés par les étudiants au choix en anglais ou en français[5] - hors départements de langues étrangères - les cours, eux, continuant majoritairement à être dispensés en anglais. Certains cours sont cependant donnés en français, par exemple ceux du Département de langue et littérature françaises. D'autre part, les étudiants en droit doivent comprendre le français car les cours portent autant sur la common law britannique que le droit civil d'origine française ; les professeurs quant à eux peuvent se servir de l'anglais ou du français selon leur choix. Ces mesures ont eu pour effet d'augmenter le nombre des francophones qui forment maintenant près d'un cinquième de la population étudiante.

Aujourd’hui, McGill accueille la population étudiante la plus diversifiée de toutes les universités canadiennes à forte intensité de recherche, ses étudiants étant originaires de quelque 150 pays[6]. En novembre 2013, Suzanne Fortier est devenue la 17e principale de l'Université McGill et la première francophone à occuper ce poste[7].

Composantes

Carte de l'Université McGill

McGill offre des programmes de baccalauréat, maîtrise et doctorat dans les facultés suivantes[8] :

On y retrouve également :

Enseignement et recherche

Droits de scolarité

Les droits de scolarité exigibles à l'Université McGill sont plafonnés par le gouvernement du Québec. Ceux-ci varient selon la provenance de l'étudiant. Ainsi, un étudiant venant du reste du Canada paie plus du double d'un étudiant québécois.

L'Association étudiante de l'Université McGill dénonce régulièrement cette variation dans les droits de scolarité.

De plus, l'Université McGill perçoit plusieurs autres frais (appelés « frais institutionnels obligatoires ») qui n'entrent pas dans les droits de scolarité. Ces frais varient d'un programme à l'autre. L'Université McGill est l'une des universités percevant le plus de frais institutionnels obligatoires[réf. nécessaire].

Relations internationales

McGill, avec l'Université de la Colombie-Britannique, est l'une des deux universités canadiennes à être membres du Universitas 21, un réseau d'universités axées sur la recherche.

Pour les diplômés en ingénierie, McGill est reconnu en France sous le nom UMG Québec par IESF (Ingénieurs et Scientifiques de France) dans le cadre de l'ARM France-Québec pour les ingénieurs[9]. IESF gère le Répertoire des Ingénieurs et des Scientifiques de la part du gouvernement français, un peu comme le Bottin de l'OIQ au Québec.

Classement

Pour la 16e année consécutive, le magazine Maclean's classe McGill au premier rang des universités canadiennes comptant une faculté de médecine et offrant une vaste gamme de programmes de doctorat.[10] L’Université McGill est à la 27e place du classement QS World University Ranking des meilleures universités du monde.[11] Le Times Higher Education World University Rankings la fait figurer à la 40e position de son classement des meilleurs établissements.[12]

Campus et édifices

Le département de science politique à McGill se trouve dans l'édifice Leacock.

Le campus de l'arrondissement de Ville-Marie a son entrée principale, le portail Roddick, sur l'avenue McGill College (stations de métro McGill ou Peel). Il y a deux autres points d'accès pour les automobiles, un sur la rue McTavish et l'autre, le portail Milton à l'intersection de la rue Université et de la rue Milton.

L'autre campus principal est le campus MacDonald à Sainte-Anne-de-Bellevue.

L'Université McGill dispose d'infrastructure sur l'île de la Barbade ; le Bellairs Research Institute[13] fondé en 1954 et se situant à Saint James.

Vie sur le campus

Sports

Les équipes sportives de l'Université McGill s'appellent les Redbirds (hommes) et les Martlets (femmes). Les Martlets de McGill (hockey sur glace) sont l'équipe sportive la plus couronnée dans l'histoire de l'Université McGill (hommes et femmes confondus).

Médias étudiants

Deux journaux étudiants de langue anglaise sont publiés à McGill : le McGill Daily et le McGill Tribune, tous deux indépendants financièrement, bien que le second fut dépendant jusqu'en 2010 de l'Association étudiante de l'Université McGill. Le Délit français est la contrepartie de langue française du McGill Daily. Autrefois partie intégrante du McGill Daily, Le Délit est devenu un journal à part entière en 1977. Le McGill Foreign Affairs Review est un magazine de relations internationales. La station de radio CKUT (90,3 FM) peut être captée sur le campus et à l'extérieur. TVMcGill diffuse sur le campus en circuit fermé et via l'Internet [14].

Personnalités liées

Étudiants

McGill attire un grand nombre de boursiers Loran, qui ont le choix de 25 universités au pays.

Enseignants

Notes et références

  1. [1]
  2. Étudiants - Université McGill (2018)
  3. « Reconnaissance des grades », sur Programmes, cours et politiques de l'Université 2013–2014 (consulté le 2 mai 2018)
  4. McDevitt, Neale, Rhodes Scholarships for Faculty of Arts duo, McGill Reporter, 24 novembre 2020, consulté en ligne le 20 mars 2021.
  5. « Language Policy | 2014–2015 Programs, Courses and University Regulations - McGill University », sur www.mcgill.ca (consulté le 25 juin 2016)
  6. (fr) « Présentation de l'Université McGill », Université McGill (consulté le 17 mars 2014)
  7. (fr) « À propos de la principale », Université McGill (consulté le 17 mars 2014)
  8. « Facultés et écoles » (consulté le 12 novembre 2007)
  9. « Profil sur le site de l'autorité compétente française d'un diplômé de l'Université McGill reconnu comme ingénieur diplômé en France », sur Répertoire des Ingénieurs et des Scientifiques (consulté le 27 octobre 2019)
  10. (en) « Maclean's Ranking », ,‎ (lire en ligne, consulté le 26 avril 2021)
  11. (en) « QS World University Rankings 2022 », Top Universities,‎ (lire en ligne, consulté le 26 avril 2021)
  12. (en) « World University Rankings », Times Higher Education (THE),‎ (lire en ligne, consulté le 26 avril 2021)
  13. Bellairs Research Institute
  14. TVMcGill

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes