Communalisme

Le communalisme désigne une forme d'organisation politique proche de certaines tendances de l'anarchisme, bien qu'étant née en dehors du mouvement, reposant sur une fédération de communes administrées dans le cadre de la démocratie directe. Dans son acception moderne, il fait essentiellement référence à l'organisation politique alternative au régime parlementaire proposée pour la France par les communes insurrectionnelles françaises en 1870-1871.

Définitions

Affiche de la première Commune de Lyon.

Le Kommunalismus  est un terme utilisé par l'historien allemand Peter Blickle  pour définir une forme de gouvernement représentatif en Europe avant 1800. Le concept est principalement basé sur l'Allemagne du Saint-Empire romain où il décrit l'institutionnalisation communale répandue dans les villages et les villes entre le XIVe siècle et le XVIe siècle[1].

Dans l'histoire sociale, le communalisme fait référence aux différentes « communes » qui, au XIXe siècle, revendiquent tout à la fois un projet d'organisation local de démocratie directe et d'organisation globale fédérale, telles la Commune de Lyon (1870), la Commune de Marseille, la Commune de Saint-Étienne ou la Commune de Paris (1871), ou plus récemment la Commune d'Oaxaca (révolte de Oaxaca) en 2006.

En anthropologie, le terme a été utilisé dans l'analyse de la société et de la politique en Inde. En général, il se réfère aux politiques locales liées aux communautés religieuses ou aux castes, par opposition aux autres formes d'organisations sociales comme la nation ou l'État.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, le communalisme libertaire, désigne la mise en œuvre locale de l'écologie sociale élaborée par le théoricien communiste libertaire et écologiste politique américain Murray Bookchin[2].

Notes et références

  1. (nl) J.F.A. Wassink, Van stad en buitenie : Een institutionele studie van rechtspraak en bestuur in Weert 1568-1795, Uitgeverij Verloren, 2005, [lire en ligne].
  2. Michel Onfray, L'Ordre libertaire : La vie philosophique d'Albert Camus, Flammarion, 2012, page 66.

Voir aussi

Bibliographie et sources

Articles connexes