Psi2 Lupi

ψ2 Lupi
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 15h 42m 41,022s[1]
Déclinaison −34° 42′ 37,46″[1]
Constellation Loup
Magnitude apparente 4,75[2]

Localisation dans la constellation : Loup

(Voir situation dans la constellation : Loup)
Crédit image:
IAU and Sky & Telescope magazine (Roger Sinnott & Rick Fienberg)
licence CC BY 3.0 🛈
Caractéristiques
Type spectral B5 V[3]
Indice U-B −0,570[2]
Indice B-V −0,146[2]
Variabilité Microvariable[3]
Astrométrie
Vitesse radiale +3,9 ± 2,8 km/s[4]
Mouvement propre μα = −21,37 mas/a[1]
μδ = −29,98 mas/a[1]
Parallaxe 8,97 ± 0,27 mas[1]
Distance 360 ± 10 al
(111 ± 3 pc)
Magnitude absolue −1,44[2]
Caractéristiques physiques
Gravité de surface (log g) 4,29[3]
Température 15 135 K[3]
Composants stellaires
Composants stellaires ψ2 Lupi Aa/Ab, ψ2 Lupi B[5]
Orbite
Compagnon ψ2 Lupi Ab[6]
Excentricité (e) 0,19
Période (P) 12,26 j
Argument du périastre (ω) 82,8°
Époque du périastre (τ) 2 438 252,97 ± 10,0 JJ
Demi-amplitude (K1) 63,3 km/s
Demi-amplitude (K2) 66,4 km/s

Désignations

ψ2 Lup, 4 Lup, HD 140008, HIP 76945, HR 5839, CD-34 10494, CPD-34 6387, SAO 206889[7]

Psi2 Lupi (en abrégé ψ2 Lup) est une étoile triple[8] de la constellation australe du Loup. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente combinée de 4,75[2].

Le système présente une parallaxe annuelle de 8,97 mas mesurée par le satellite Hipparcos[1], ce qui indique qu'il est distant d'environ ∼ 360 a.l. (∼ 110 pc) de la Terre. À cette distance, sa magnitude visuelle est diminuée de 0,016 ± 0,009 en raison de l'extinction créée par la poussière interstellaire. Le système est membre du sous-groupe Haut-Centaure Loup de l'association Scorpion-Centaure, qui est l'association d'étoiles massives de types O et B la plus proche du Système solaire[9].

La paire intérieure, désignée Psi2 Lupi A, forme une binaire spectroscopique à raies doubles avec une période orbitale de 12,26 jours et avec une excentricité de 0,19. Ses deux composantes, Psi2 Lupi Aa et Ab, sont décrites comme étant similaires en apparence[6]. Elles présentent le spectre d'une étoile bleu-blanc de la séquence principale de type spectral B5 V[3]. La luminosité du système montre une micro-variabilité avec une fréquence de 0,94483 cycle par jour et une amplitude de 0,0067 en magnitude[3]. La troisième composante, Psi2 Lupi B, est une étoile de magnitude 10 située à une distance angulaire de 0,51 seconde d'arc[8].

Notes et références

  1. a b c d e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. a b c d et e (en) Adelina Gutierrez-Moreno et Hugo Moreno, « A photometric investigation of the Scorpio-Centaurus association », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 15,‎ , p. 459 (DOI 10.1086/190168 Accès libre, Bibcode 1968ApJS...15..459G)
  3. a b c d e et f (en) J. Molenda-Zakowicz et G. Polubek, « New beta Cephei and SPB Stars Discovered in Hipparcos Photometry », Acta Astronomica, vol. 55,‎ , p. 375–388 (Bibcode 2005AcA....55..375M)
  4. (en) J. H. J. de Bruijne et A.-C. Eilers, « Radial velocities for the HIPPARCOS-Gaia Hundred-Thousand-Proper-Motion project », Astronomy & Astrophysics, vol. 546,‎ , p. 14, article no A61 (DOI 10.1051/0004-6361/201219219, Bibcode 2012A&A...546A..61D, arXiv 1208.3048)
  5. (en) Andrei Tokovinin, « HR 5839 », sur Multiple Star Catalog (MSC) (consulté le )
  6. a et b (en) D. Pourbaix et al., « SB9: The ninth catalogue of spectroscopic binary orbits », Astronomy & Astrophysics, vol. 424,‎ , p. 727-732 (DOI 10.1051/0004-6361:20041213, Bibcode 2004A&A...424..727P, arXiv astro-ph/0406573)
  7. (en) * psi02 Lup -- Spectroscopic Binary sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  8. a et b (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
  9. (en) Christine H. Chen et al., « A Spitzer MIPS Study of 2.5-2.0 M Stars in Scorpius–Centaurus », The Astrophysical Journal, vol. 756, no 2,‎ , p. 24, article no 133 (DOI 10.1088/0004-637X/756/2/133, Bibcode 2012ApJ...756..133C, arXiv 1207.3415)

Liens externes