HD 143699

HD 143699
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 16h 03m 24,18953s[1]
Déclinaison −38° 36′ 09,1415″[1]
Constellation Loup
Magnitude apparente 4,89[2]

Localisation dans la constellation : Loup

(Voir situation dans la constellation : Loup)
Crédit image:
IAU and Sky & Telescope magazine (Roger Sinnott & Rick Fienberg)
licence CC BY 3.0 🛈
Caractéristiques
Stade évolutif séquence principale[3]
Type spectral B5/7 III/IV[4]
Indice U-B −0,58[2]
Indice B-V −0,14[2]
Indice R-I −0,14[2]
Astrométrie
Vitesse radiale −1,9 ± 2,8 km/s[5]
Mouvement propre μα = −18,388 mas/a[1]
μδ = −28,217 mas/a[1]
Parallaxe 7,447 6 ± 0,120 3 mas[1]
Distance 134,271 ± 2,169 pc (∼438 al)[6]
Magnitude absolue −0,54[5]
Caractéristiques physiques
Masse 4,31 ± 0,07 M[3]
Rayon 4,4 R[7]
Luminosité 438+39
−36
L[3]
Température 14 521+202
−401
K[3]
Rotation 123 km/s[3]

Désignations

HD 143699, HIP 78655, HR , CD-38 10832, CPD-38 6340, FK5 3267, SAO 207276[6]

HD 143699, également désignée HR 5967, est une étoile de la constellation australe du Loup. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 4,89[2]. L'étoile présente une parallaxe annuelle de 7,45 mas mesurée par le satellite Gaia, ce qui indique qu'elle est distante d'environ ∼ 438 a.l. (∼ 134 pc) de la Terre[1]. Elle est très probablement membre (avec une probabilité de 90 %[8]) du sous-groupe Haut-Centaure Loup de l'association Scorpion-Centaure, qui est l'association d'étoiles massives de types O et B la plus proche du Système solaire[9].

HD 143699 est classée comme une étoile bleu-blanc de type spectral B5/7 III/IV[4], avec la notation « III/IV » suggérant qu'il s'agit d'une étoile évoluée qui est soit une géante, soit une sous-géante. Cependant, d'après Zorec et Royer (2012), elle n'a accompli que 56 % de sa vie sur la séquence principale[3]. C'est une étoile de type B chimiquement particulière et magnétique[10], qui montre un champ d'une force quadratique moyennée de (167,2 ± 140,4) × 10−3 T[11]. Elle est pauvre en hélium, c'est-à-dire que son spectre montre une sous-abondance en hélium[12]. Des émissions en ondes radio ont également été détectées dans la direction de l'étoile[10].

HD 143699 est 4,3 fois plus massive que le Soleil[3] et son rayon est 4,4 fois plus grand que le rayon solaire[7]. Elle tourne rapidement sur elle-même, à une vitesse de rotation projetée de 123 km/s[3]. L'étoile est 438 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 14 521 K[3].

Notes et références

  1. a b c d e et f  (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. a b c d et e (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  3. a b c d e f g h et i (en) J. Zorec et F. Royer, « Rotational velocities of A-type stars. IV. Evolution of rotational velocities », Astronomy & Astrophysics, vol. 537,‎ , article no A120 (DOI 10.1051/0004-6361/201117691, Bibcode 2012A&A...537A.120Z, arXiv 1201.2052)
  4. a et b (en) Nancy Houk, Catalogue of two-dimensional spectral types for the HD stars : Declinations -40° to -26°, vol. 3, Ann Arbor, Michigan, États-Unis, Département d'astronomie de l'université du Michigan, , 12 + 390 (Bibcode 1982MSS...C03....0H)
  5. a et b (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  6. a et b (en) HD 143699 -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  7. a et b (en) L. E. Pasinetti Fracassini et al., « Catalogue of Apparent Diameters and Absolute Radii of Stars (CADARS) - Third edition - Comments and statistics », Astronomy & Astrophysics, vol. 367, no 2,‎ , p. 521–24 (DOI 10.1051/0004-6361:20000451, Bibcode 2001A&A...367..521P, arXiv astro-ph/0012289)
  8. (en) Aaron Rizzuto, Michael Ireland et J. G. Robertson, « Multidimensional Bayesian membership analysis of the Sco OB2 moving group », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 416, no 4,‎ , p. 3108–17 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2011.19256.x, Bibcode 2011MNRAS.416.3108R, arXiv 1106.2857)
  9. (en) V. V. Bobylev et A. T. Bajkova, « Kinematics of the Scorpius–Centaurus OB association », Astronomy Letters, vol. 33, no 9,‎ , p. 571–583 (DOI 10.1134/S1063773707090010, Bibcode 2007AstL...33..571B, arXiv 0708.0943)
  10. a et b (en) Jeffrey L. Linsky, Stephen A. Drake et T. S. Bastian, « Radio Emission from Chemically Peculiar Stars », The Astrophysical Journal, vol. 393,‎ , p. 341 (DOI 10.1086/171509 Accès libre, Bibcode 1992ApJ...393..341L)
  11. (en) V. D. Bychkov, L. V. Bychkova et J. Madej, « Catalogue of averaged stellar effective magnetic fields - II. Re-discussion of chemically peculiar A and B stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 394, no 3,‎ , p. 1338 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.14227.x Accès libre, Bibcode 2009MNRAS.394.1338B)
  12. (en) Gopal C. Kilambi, Praveen Nagar et N. Kameswara Rao, « Mid-ultraviolet and optical photometry of helium stars », Journal of Astrophysics and Astronomy, vol. 13, no 2,‎ , p. 175–194 (DOI 10.1007/BF02702309 Accès payant, Bibcode 1992JApA...13..175K)

Liens externes