Monique Beljanski

Monique Beljanski (1931 à Paris en France - ) est une scientifique française spécialisée en cancérologie, qui poursuit la promotion de produits inventés par son mari et controversés. Elle a été condamnée en 2001 pour usage illégal de pharmacie.

Biographie

Monique Beljanski est née dans une famille vouée depuis deux générations à la science. Sa grand-mère, Pauline Ramart (1880-1953) fut la seconde femme après Marie Curie à être nommé professeur de chimie organique à la Sorbonne. Le père de Monique Beljanski, René Lucas, était physicien. Il fit sa thèse de Doctorat d’État auprès du physicien Maurice de Broglie. Elle ne manifesta pas, pour autant, d’attirance pour les sciences avant de rencontrer Mirko Beljanski avec qui elle se maria en 1951 et eu deux enfants.

Le couple se consacra pendant longtemps à la cancérogenèse des plantes, à l’induction puis à l’inhibition des tumeurs. À partir de 1956, le couple passa deux années à New York poursuivant ce travail de recherche auprès du biochimiste Severo Ochoa (Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1959). De retour à Paris, ils poursuivirent leur recherches à l'Institut Pasteur.

En marge, sinon en opposition avec les dogmes de l’époque dont toutes les visions se concentraient sur l’absolu pouvoir des gènes, Mirko et Monique Beljanski et une petite équipe s'attachèrent à démontrer le rôle des molécules toxiques chimiques de l’environnement sur la façon dont le génome s’exprimait et notamment dans l’origine du cancer. Ils durent quitter l'Institut Pasteur en 1978 pour divergences sur leurs axes de recherche avec leur hiérarchie[1]

Le couple passa encore dix ans à la Faculté de pharmacie de Châtenay-Malabry (1978-1988) où un contrat avec l’armée leur permis de réaliser des études sur la radioprotection, toujours en relation avec la cancérologie. Ils y auraient pas laisser un souvenir mitigé[1].

Depuis la disparition de son mari en 1998, elle poursuit un travail de sensibilisation à travers des conférences en Europe afin de faire connaître l’approche Beljanski.

Découvertes

Mirko et Monique Beljanski étudièrent les extraits naturels de plantes, Pao pereira (Geissospermum) et Rauwolfia vomitoria dont les caractéristiques sont inhabituelles. Ayant montré que l’ADN (le génome) des cellules cancéreuses n’était pas compact comme un ADN de cellules saines, Mirko Beljanski aurait mis en évidence que certains extraits de plantes savent reconnaître cette petite différence, et bloqueraient sélectivement la capacité des cellules porteuses d'un tel ADN de se diviser.

Mirko et Monique Beljanski auraient mis au point une technique permettant de se procurer des petits ARN-fragments (connus aujourd’hui sous le nom de ReaLBuild). Ces ARN-fragments stimuleraient la formation de globules blancs et de plaquettes sanguines, notamment chez les patients immunodéprimés de façon congénitale ou consécutive à la chimiothérapie ou la radiothérapie. Ces ARN-fragments ne génèreraient que des cellules saines et rétablisseraint l’équilibre de la formule sanguine que les chimiothérapies avaient perturbé.

Grâce à un contrat avec l’Armée, Mirkoe Beljanski put également étudier l’effet des radiations et de la radioprotection. Il aurait démontré que les ARN-fragments et un troisième extrait végétal, le Ginkgo biloba à feuilles dorées, différent des extraits traditionnels de ginkgo vert, permettent de se prémunir en grande partie des effets nocifs des radiations (effet préventif et curatif).

Ces affirmations et l'efficacité de ces procédés restent controversés[1]. Monique Beljanski a été condamnée en 2001 pour exercice illégal de pharmacie[2].

Notes et références

Voir aussi

Articles de presse

  • Rédaction Libération, « Monique Beljanski échappe à la prison. », Libération,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction Le Monde, « Justice : Monique Beljanski a été condamnée pour « exercice illégal de la pharmacie ». », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Rédaction Libération, « Monique Beljanski condamnée. », Libération,‎ (lire en ligne).
  • Marie-Thérèse Guichard, « Beljanski sur ordonnance. », Le Point,‎ (lire en ligne).
  • Anne Jeanblanc et Sophie Coignard, « L'Etrange cas du professeur Beljanski . », Le Point,‎ (lire en ligne).

Articles connexes

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