Jean-Pierre Andrevon

Jean-Pierre Andrevon
Alias
Alphonse Brutsche
Naissance (84 ans)
Bourgoin-Jallieu (France)
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Jean-Pierre Andrevon, né le à Bourgoin-Jallieu, est un écrivain de science-fiction français.

Biographie

Après une enfance à la campagne marquée par la guerre et l'occupation, il effectue des études secondaires avortées au lycée Champollion à Grenoble. Il travaille ensuite aux Ponts et Chaussées de 16 à 20 ans. Il entre à l'École des arts décoratifs de Grenoble en 1957. Il enseigne un an le dessin au lycée Champollion, puis c'est le service militaire en Algérie, jusqu'en 1963.

De retour en France, il enseigne à nouveau jusqu'en 1969 puis devient écrivain à temps plein. Depuis la sortie des Arts Décos, et parallèlement à l'enseignement, JP Andrevon poursuit et développe de nombreuses activités : journaliste, peinture, auteur-compositeur-interprète, cinéaste... Mais c'est dans l'écriture de fiction qu'il obtient ses premiers succès. Après des parutions dans divers fanzines, sa première nouvelle professionnelle est publiée dans le magazine Fiction en mai 1968.

Dès lors, JP Andrevon publie chaque année en moyenne trois ou quatre ouvrages (romans, recueils de nouvelles, travaux en commun), au départ essentiellement chez Denoël et au Fleuve noir où il a débuté en signant du pseudonyme Alphonse Brutsche), puis chez de très nombreux autres éditeurs (J'ai lu, Le Livre de poche, Flammarion, Magnard, Nathan, Canaille, Baleine, etc.).

Désormais, il publie moins souvent, et s'est éloigné de la SF au profit du thriller et de la littérature pour la jeunesse. Il a également écrit une autobiographie en 1993 sous le titre Je me souviens de Grenoble.

De sensibilité écologiste, Jean-Pierre Andrevon est considéré, et se considère comme un auteur engagé[1],[2].

Activité littéraire

En 1969, il publie son premier roman, Les Hommes-machines contre Gandahar, qui sera adapté 20 ans plus tard à l’écran par René Laloux sous le titre Gandahar[3].

En 1981, il publie un premier livre pour enfants, La Fée et le géomètre[4] qui reçoit en 1982, le prix de la science-fiction pour la jeunesse.

En 1983, un livre d'or réunissant ses meilleurs textes est réalisé par Patrice Duvic.

En 1983, il publie Le Travail du furet à l'intérieur du poulailler, adapté pour la télévision en 1994, puis en bande dessinée, trois albums entre 2004 et 2007 avec des dessins d'Afif Khaled.

En 1990, il reçoit le Grand prix de l'Imaginaire dans la catégorie Roman francophone[5] pour Sukran.

En 2006, il publie aux éditions Fleuve noir une nouvelle version de Le Monde enfin, qui reçoit le prix Julia-Verlanger. Jean-Pierre Andrevon a développé cette nouvelle -initialement parue en 1975, dans Utopies 75- pour en faire un roman-fleuve (492 pages).

Autres activités

Son activité dans la presse se poursuit et culmine dans les années 1970 : articles et dessins dans Charlie Hebdo, Charlie Mensuel, Combat Non-Violent, critiques BD et cinéma (Circus, A Suivre, L'Écran fantastique, Toxic magazine).

Il participe surtout à la revue Fiction jusqu’à son dernier numéro en 1990[6]) et dès son premier numéro à La Gueule ouverte, revue française consacrée à l’écologie militante.

Dans la deuxième moitié des années 1980, il participe à la création de deux collections de science-fiction, comme codirecteur à La Découverte, comme lecteur et illustrateur aux éditions de l’Aurore.

Entre 1983 et 1989, Andrevon participe à la direction et aux activités du Centre de création littéraire de Grenoble, maison d’édition associative, où il publie nouvelles, poèmes, posters, cartes postales.

Il poursuit aujourd’hui ses activités dans la peinture et le dessin. Il a d’ailleurs réalisé deux prestations picturales : en 1990, la réalisation d’une peinture murale, Le Mur des galaxies, à la Maison d’Ailleurs, musée international de la science-fiction à Yverdon-les-Bains, en Suisse, et une exposition personnelle à l'hôtel de ville de Grenoble en 1993.

En 2007, sous l'amicale impulsion de Sirieix (du groupe Trois Fois Rien), il réalise son premier CD Vol.1: Je viens d'un pays, comprenant quatorze titres originaux et une reprise (hommage à son mentor musical Stéphane Golmann). Il récidive en 2009 avec Vol.2: Les Gens et en 2011 avec Vol.3: Le cours du temps, toujours avec Sirieix (label associatif Vecteurs Bis).

Depuis quelques années, Jean-Pierre Andrevon est animateur dans l'émission "CineQuaNon" sur Radio Campus Grenoble (90.8 FM), qui est diffusée le mercredi de 12h à 13h et rediffusée le samedi qui suit de 16h à 17h[7].

Engagement politique

En 2012, il soutient Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle[8].

Œuvres

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Roman de Jean-Pierre Andrevon.

Années 1960

Années 1970

  • Aujourd'hui, demain et après, 1970, nouvelles (ISBN 978-2207301241)
    réédition 1982
  • La Guerre des Gruulls, 1971
    réédition 1990
  • Un froid mortel, Fleuve noir, collection Angoisse n°201, 1971
  • Cela se produira bientôt, Denoël, coll. « Présence du futur » no 135, 1971, nouvelles
  • Régression, 1972, nouvelle (ISBN 978-2-7544-0646-8)
    réédition chez Eons
  • Le Temps des grandes chasses, 1973 (ISBN 978-2207301623)
  • Le Dieu de lumière, 1973
  • Le Temps cyclothymique, 1974 (ISBN 978-2265040601)
  • Une lumière entre les arbres, 1974 (ISBN 978-2265029613)
  • Les Enfants de Pisauride, 1975
    réédition 1990
  • Scant, nouvelle (1975)
  • Retour à la Terre, 1975, anthologie de science-fiction française (ISBN 978-2207301890)
  • Le Monde enfin, 1975, nouvelle
  • Retour à la Terre 2, 1976, anthologie de science-fiction française
  • Le Désert du monde[9], Denoël, 1977
  • C'est tous les jours pareil, 1977
  • Le petit chat est mort, 1977, nouvelle (ISBN 978-2-7544-0480-8)
    réédition chez Eons
  • Le Reflux de la nuit (ISBN 978-2702410653)
  • Un nouveau départ, 1978, nouvelle (ISBN 978-2-7544-0480-8)
    réédition chez Eons
  • Avenirs en dérive, 1979
  • Les Revenants de l'ombre, 1979 (ISBN 978-2207245613)
  • Cent Monstres du cinéma fantastique, 1979 (ISBN 978-2723400787)
    Coécrit avec Alain Schlockoff.

Années 1980

  • Le Livre d'or d'Alain Dorémieux, 1980, anthologie présentée par Jean-Pierre Andrevon
  • Le Vent, 1980, nouvelle (ISBN 978-2-7544-0480-8)
    réédition chez Eons
  • La Fée et le Géomètre, 1981 (ISBN 978-2092046418)
  • Cauchemar... Cauchemars !, J'ai lu no 1281, 1982 (ISBN 978-2277212812)
  • L'Immeuble d'en face, Présence du futur, 1982
    Coécrit avec Philippe Cousin.
  • Le Travail du furet à l'intérieur du poulailler, J'ai lu no 1549, 1983 (ISBN 978-2277215493)
  • Tout à la main, 1983 (ISBN 978-2-7544-0483-9)
    réédition chez Eons en 2008
  • Soupçons sur Hydra, Fleuve Noir Anticipation, 1984 (ISBN 2-265-02619-0)
    Réédition avec Le Premier Hybride (1985) sous le titre Hydra chez Eons no 65 en 2006 (ISBN 978-2-7544-0325-2)
  • Hôpital Nord, Présence du futur, 1984
    Coécrit avec Philippe Cousin.
  • Le Premier Hybride, Fleuve Noir Anticipation, 1985
    Réédition avec Soupçons sur Hydra (1984) sous le titre Hydra chez Eons no 65 en 2006 (ISBN 978-2-7544-0325-2)
  • Cauchemars de sang, Fleuve noir coll. « Gore » no 26, 1986 (ISBN 2-265-03334-0)
  • Gare centrale, Présence du futur, 1986
    Coécrit avec Philippe Cousin.
  • La Trace des rêves, J'ai lu no 2372, 1988 (ISBN 978-2253071730)
  • Sukran, Denoël, 1989 (ISBN 978-2207304938)
    Réédition chez Gallimard (coll. Folio SF) en 2008[11]
    Grand prix de l'Imaginaire dans la catégorie Roman francophone en 1990[5]

Années 1990

  • Six étages à monter, 1990
  • Tout va mal !, 1991 (ISBN 978-2877950138)
  • L'Homme aux dinosaures, 1994 (ISBN 978-2020209502)
  • L'Arche, 1995 (ISBN 978-2840990406)
  • Le Masque au sourire de crocodile, Fleuve noir, 1995 (ISBN 978-2265051393)
  • Huit morts dans l'eau froide, 1995 (ISBN 978-2265051331)
  • Le Dernier Dimanche de Monsieur le chancelier Hitler, 1995 (ISBN 978-2909659145)
  • Chasse à mort, 1996 (ISBN 978-2265053458)
  • Manuscrit d'un roman de SF trouvé dans une poubelle, 1996 (ISBN 978-2911576041)
  • CHAPO, 1996
  • Le Jour du grand saut, 1996 (ISBN 978-2013213936)
  • Gandahar et l'Oiseau-monde[12], 1997 (ISBN 978-2012096349)
  • La Nuit des bêtes, 1997 (ISBN 978-2013215824)
  • Le Parking mystérieux, 1997 (ISBN 978-2210977488)
  • Papy end, 1997 (ISBN 978-2842190958)
  • Kofi et les buveurs de vie, 1998 (ISBN 978-2210977631)
  • Cinq Anguilles dans une botte d'humains, Éditions Baleine, 1998 (ISBN 978-2842190934)
  • Les Crocs de l'enfance, 1999 (ISBN 978-2207248003)
  • Les Portes de Gandahar, 1999 (ISBN 978-2012000315)
  • Cap sur Gandahar, 1999 (ISBN 978-2207248409)
  • Une Nuit dans la tour de verre, 1999 (ISBN 978-2210977983)
  • Requiem pour dix cerveaux en fugue, 1999 (ISBN 978-2080676535)

Années 2000

Années 2010

  • La Maison qui glissait, Le Bélial', 2010
  • Nouvelles de poche, La Clef d'Argent, 2012
  • L’Affaire du calmar dans le grenier, ActuSF, 2013
  • Soixante-six synopsis, La Clef d'Argent, 2013
  • Aubes trompeuses, La Clef d'Argent, 2014
  • La Guerre au cinéma et à la télévision, Vendémiaire, 2018, 576 p.

Années 2020

  • Anthologie des dystopies : Les Mondes indésirables de la littérature et du cinéma[15], Vendémiaire, 2020, 348 p.

Nouvelles

Livre audio

  • Jean-Pierre Andrevon (auteur et narrateur), Quelques pas vers l'enfer, Saint-Jean-de-Moirans, Livrior, (ISBN 978-2-915629-37-8, notice BnF no FRBNF42068167, présentation en ligne)
    Support : 1 disque compact audio MP3 ; durée : 1 h 44 min environ ; référence éditeur : 42068167g. Ce livre audio regroupe des nouvelles issues des recueils Tous ces pas vers l'enfer (2008, pistes 2, 4 et 5) et C'est un peu la paix, c'est un peu la guerre (2009, pistes 1, 3 et 6). Liste des nouvelles : 1, Le Combattant (4 min 10 s) ; 2, Le Sacrifice (54 min 7 s ; 3, Le Facteur (3 min 24 s) ; 4, Le Cimetière de Rocheberne (9 min 34 s) ; 5, Tu n'as pas fini d'en baver (30 min 16 s) ; 6, La Bête (2 min 47 s).

Prix et distinctions

Festivals

  • Membre du jury courts-métrages, 4e Festival International du Film Fantastique d'Audincourt, Bloody week-end, en 2013.

Notes et références

  1. « Mais c’est naturellement l’écriture qui mobilise l’essentiel de ses efforts créatifs. Après des parutions dans divers fanzines, sa première nouvelle professionnelle est publiée dans le magazine Fiction en mai 1968 - signe du destin pour un écrivain qui s’est toujours voulu engagé ! » (extrait de sa biographie sur le site officiel)
  2. L'intéressé interrogé a répondu en substance (le 28/06/2009) : « Engagé certainement. Mais pour la vie, pour la Terre ».
  3. Jacques Siclier, « Gandahar, de René Laloux. À travers le temps », sur Le Monde,
  4. « La Fée et le géomètre », sur BNF (consulté le )
  5. a b et c Fiche du prix « Grand Prix de l'Imaginaire » (1990) sur le site NooSFere.
  6. Sommaire de la revue Fiction 783 de février 1990 sur le site NooSFere
  7. « Grille des programmes radiophoniques », sur Radio Campus Grenoble
  8. Rédaction, « 100 auteurs de polar votent Mélenchon », sur L'Humanité,
  9. Michel Jeury, « Le désert du monde », sur NooSFere, revue Fiction n°283,
  10. Olivier Pezigot, « Šukran », sur NooSFere, revue Bifrost n°50,
  11. Rédaction, « Livraisons - Gandahar et l'Oiseau-monde », sur Le Monde,
  12. Rédaction, « Le passager de la maison du temps », sur Ricochet,
  13. Sophie Pilaire, « Buveurs de vie », sur Ricochet,
  14. François Angelier, « « Anthologie des dystopies », de Jean-Pierre Andrevon : tous les futurs abominables », sur Le Monde,

Annexes

Bibliographie

  • Vincent Bernière, « Jean-Pierre Andrevon et Georges Pichard : Édouard », dans Les 100 plus belles planches de la BD érotique, Beaux-Arts éditions, (ISBN 979-1020402011), p. 64-65.

Article connexe

Liens externes