Neil Gaiman

Neil Gaiman
Neil Gaiman
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Neil Gaiman en 2013
Nom de naissance Neil Richard Gaiman
Naissance (61 ans)
Portchester (Drapeau de l'Angleterre Angleterre, Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni)
Activité principale
Distinctions
Conjoint
Mary McGrath (1985–2007)
Amanda Palmer (2011-présent)
Auteur
Langue d’écriture Anglais britannique
Genres

Œuvres principales

Neil Gaiman [niːl ˈɡeɪmən][1], né le à Portchester en Angleterre, est un auteur britannique de romans et de scénarios de bande dessinée vivant aux États-Unis. Auteur prolifique et polyvalent, il a percé sur la scène de la fantasy anglo-saxonne grâce à sa série Sandman publiée par DC Comics dans les années 1990.

Biographie

Neil Gaiman naît le à Portchester, dans une famille juive originaire de Pologne[2]. Son arrière grand-père paternel a quitté Anvers pour émigrer au Royaume Uni avant 1914[3]. Son grand-père s'est installé à Portsmouth et a fondé une chaine d'épiceries. Son père David Bernard Gaiman était promoteur immobilier, sa mère, née Sheila Goldman, était pharmacienne[2]. Neil a deux jeunes sœurs, Claire et Lizzy. En 1965, sa famille a déménagé à East Grinstead, où ses parents ont étudié la dianétique au Centre de scientologie local. Son père est devenu une sommité dans le milieu scientologue ; une de ses sœurs travaille pour l'église de scientologie à Los Angeles. Neil lui-même n'est pas un scientologue tout en se disant solidaire de la religion de sa famille[2].

Dans sa jeunesse, il est très attiré par les comics. Après avoir vu certains de ses manuscrits refusés par plusieurs éditeurs, il commence en 1984 une carrière de journalisme qu'il abandonne trois ans plus tard. Il écrit alors son premier livre, la désormais très recherchée biographie du groupe Duran Duran (1984) ainsi que de nombreux articles pour Knave magazine . Il fait ses débuts littéraires en pastichant des auteurs qu'il aime : la biographie de Douglas Adams dans le style de Douglas Adams (1988), la nouvelle We Can Get Them for You Wholesale dans le style de John Collier, ou bien plus tard Study in Emerald (2004, récompensé par le prix Hugo) dans le style de H.P. Lovecraft[2]. Il trouve finalement son propre style à l'âge de 26 ans en écrivant le roman graphique Violent Cases, illustré par Dave McKean, dont l'histoire reprend un épisode de son enfance[2].

Son intérêt pour les comics renaît lorsqu'il découvre, en 1984, le Swamp Thing d'Alan Moore, qui était alors en train de transformer le comic book en une œuvre littéraire à dimension psychologique[2]. Profitant de son statut de journaliste, il se met à fréquenter les congrès de fantasy. C'est ainsi qu'il rencontre Alan Moore, qui l'initie à la technique du roman graphique[2]. Gaiman rédige pour DC Comics la mini-série Orchidée noire, publiée en 1987. L'année suivante, Karen Berger, rédactrice en chef de DC Comics l'invite à créer sa propre version de Sandman, en réinventant un mensuel qui avait été populaire en 1974-76. Gaiman publie 75 numéros de Sandman entre 1988 et 1996.

Il collabore avec Terry Pratchett sur De bons présages (Good Omens), à propos de l'imminence de l'apocalypse[4].

Il écrit deux autres romans graphiques anglais avec son vieil ami et collaborateur favori Dave McKean : Signal / Bruit (1993), suivi par The Tragical Comedy or Comical Tragedy of Mr. Punch (1994).

Il a eu trois enfants avec son ex-femme Mary McGrath. Dans les années 1990, il s'installe avec elle dans une maison victorienne au Wisconsin, en pleine campagne[2]. American Gods résulte du choc culturel qu'il a alors éprouvé en quittant l'Angleterre pour les États-Unis : il imagine que les immigrants apportent avec eux les divinités de leur pays d'origine pour ensuite les abandonner au fil des ans[2].

Il est marié à Amanda Palmer depuis le .

Depuis 2013, il attire l'attention du public sur le problème des réfugiés et travaille à aider ces derniers. En , il est nommé Ambassadeur de bonne volonté du HCR par l'Agence des Nations-Unies pour les réfugiés[5],[6].

Depuis ses débuts littéraires, Neil Gaiman a écrit et publié plusieurs centaines de textes, d'essais et introductions[7]. Parmi ceux-ci, il a écrit une magistrale défense des bibliothèques, des bibliothécaires et de la lecture lors d'une conférence donnée le à l’invitation de la Reading Agency, au Barbican Centre de Londres, acte militant pour dénoncer la fermeture de nombreuses bibliothèques en Angleterre. Le texte est librement téléchargeable sur le site de son éditeur français Au diable vauvert et s'intitule : Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination[8].

Œuvres

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Œuvre de Neil Gaiman.

Comics et romans graphiques

Romans et recueils de nouvelles

Albums pour enfant

  • Tchi le panda (Chu's Day, 2013), dessin d'Adam Rex, Albin Michel, 2014.
  • Tchi à l'école (Chu's First Day of School, 2014), dessin d'Adam Rex, Albin Michel, 2015.

Cinéma

Télévision

Autres

  • Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination : une conférence sur le devoir de chaque citoyen d'exercer son imagination et de pourvoir à ce que les autres exercent la leur. Trad. de l'anglais par Patrick Maurel. - Au diable vauvert, 2014.
  • Pas de panique ! - Douglas Adams et le Guide Galactique (Don't panic - Douglas Adams and the Hitchhiker's Guide to the Galaxy, 2002) - Publié en français en 2004 aux éditions Folio SF. Histoire de la création du Guide du voyageur galactique, feuilleton radiophonique, puis livre et série télévisée en Angleterre, écrit par Douglas Adams.
  • Who Killed Amanda Palmer: A Collection of Photographic Evidence par Amanda Palmer et Neil Gaiman, Eight Foot Music, juillet 2009.
  • L'art compte : Parce que votre imagination peut changer le monde (Art Matters: Because Your Imagination Can Change the World, 2018) - Publié en français en 2020 aux éditions Au diable vauvert
  • Vu des pop cultures : Essais, discours et textes choisis (The View from the Cheap Seats: Selected Nonfiction, 2016) - Publié en français en 2022 aux éditions Au diable vauvert

Récompenses

  • Prix Adamson du meilleur auteur international 1993 pour l'ensemble de son œuvre
  • Prix Harvey
    • Meilleur scénariste en 1991 et 1992 pour Sandman
    • Meilleure série en 1993 pour Sandman
  • Prix Rhysling 
    • Meilleur poème long 2018 pour The Mushroom Hunters
  • Prix Shirley-Jackson
    • Meilleure nouvelle longue 2010 pour « La vérité est une caverne dans les montagnes noires... »

Notes et références

  1. Prononciation en anglais britannique retranscrite selon la méthode de l'alphabet phonétique international (API).
  2. a b c d e f g h et i Goodyear 2010.
  3. Neil Gaiman, Journeys end, 2009-01-16.
  4. [1]
  5. Neil Gaiman nommé Ambassadeur de bonne volonté du HCR
  6. Événement sur Facebook
  7. (en) « Neil Gaiman visual bibliography », sur neilgaimanbibliography (consulté le )
  8. (en) « Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination » (consulté le )
  9. Olivier Maltret, « Poe d'échappement », BoDoï, no 53,‎ , p. 12.
  10. (en) Joseph Michael Sommers, Conversations with Neil Gaiman, University Press of Mississipi, , 246 p. (ISBN 9781496818690)
  11. projet d'abord mené par Playtone, la société de Tom Hanks, pour la chaîne de télévision HBO, cf. le billet American Gods TV series News -- and more..., publié le 3 février 2014 sur le blog de Neil Gaiman
  12. About Red, présentation de la compagnie sur son site
  13. Neil Gaiman's American Gods and Anansi Boys will be adapted for TV, écrit par David Barnett, publié le 4 février 2014 sur le site du Guardian
  14. (en) « 2020 Eisner Award Winners Revealed | Comic-Con 2020 », sur IGN, .
  15. (en) Joe Grunenwald, « [email protected] ’21: The 2021 Eisner Award winners », sur The Beat, .

Annexes

Bibliographie

  • Cyril Camus, Mythe et fabulation dans la fiction fantastique et merveilleuse de Neil Gaiman, Paris, Presses Universitaires de Rennes, 2018, 252p. (ISBN 9782753575110)
  • Patrick Gaumer, « Gaiman, Neil », dans Dictionnaire mondial de la BD, Paris, Larousse, (ISBN 9782035843319), p. 350-351.
  • Dana Goodyear, « Kid Goth. Neil Gaiman’s fantasies », The New Yorker,‎ (lire en ligne)
  • (en) Jacob Lewis, « Gaiman, Neil », dans M. Keith Booker (dir.), Encyclopedia of Comic Books and Graphic Novels, Santa Barbara, Grenwood, , xxii-xix-763 (ISBN 9780313357466), p. 243-244.
  • Tara Prescott et Aaron Drucker, Feminism in the worlds of Neil Gaiman : essays on the comics, poetry, and prose, McFarland & Co, (ISBN 978-0-7864-6636-8 et 0-7864-6636-7, OCLC 810329316).

Liens externes