Dix Coursiers
Artiste | |
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Date |
1743 à 1748 |
Type |
Peinture sur rouleau |
Format |
230.5 x 297 cm |
Localisation |
Dix Coursiers est une série de dix portraits de chevaux réalistes et en couleur, peints par le missionnaire jésuite milanais Giuseppe Castiglione (Lang Shinin en pinyin) durant son séjour à la cour impériale chinoise. Ces peintures présentent aussi des informations détaillées et de petits poèmes sur chacun des chevaux offerts en cadeau diplomatique à l'empereur Qianlong, en trois langues : chinois, mandchou et mongol, ajoutés a posteriori.
Ces portraits sont désormais conservés au musée national du Palais à Taïwan.
Contexte
En 1743, Taiyiji Galdan Tsering, un chef mongol Oïrat (Zhengar) présent dans la région d'Ili dans l'Ouest, envoie de beaux chevaux en présent et en tribut à la cour impériale des Qing[1]. En raison de son caractère docile et de la couleur de ses crins, l'Empereur Qianlong baptise l'un de ces chevaux 如意驄 / Ruyicong (« Comme-tu-voudras pie »)[1]. Il ordonne également à son peintre de cour Giuseppe Castiglione de réaliser des peintures monumentales de ces chevaux, à taille réelle[1],[2]. Ainsi, le portrait de Xuediandiao est presque à taille réelle, indiquant que Castiglione a très vraisemblablement peint d'après modèle[3].
Le cheval Xuediandiao est un présent offert à la cour impériale par Koruin Giynn Wang de Nomun Eehetu (Sinkiang), également peint par Castiglione en 1743[3].
Description
L’œuvre représentant Ruyicong terminée, un membre de l'académie de Hanlin à la cour ajoute des informations à propos du nom du cheval, de ses dimensions, et de ses origines, en chinois, en mandchou et en mongol[1]. En haut de la peinture figure un poème impérial daté de 1748[1]. Aussi, ces peintures sont parfois datées à 1743, d'autres fois à 1748.
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Benxiaocong (奔霄骢, 1743)
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Chihuaying (赤花鹰, 1743)
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Nieyunshi (蹑云驶, 1743)
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Pilixiang (霹雳骧, 1743)
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Xuediandiao
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Dawanliu (大宛骝, 1748)
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Hongyuzuo (红玉座, 1748)
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Ruyicong (如意驄, 1748)
Ces portraits de chevaux en couleur sont hautement réalistes[2]. Castiglione utilise des techniques relevant tant de la peinture européenne que chinoise[1]. Il fait appel aux jeux d'ombre et à la perspective, alors inconnues en peinture chinoise[2].
Parcours des peintures
Huit des dix peintures sont conservées au musée national du Palais à Taïwan[1].
Des timbres-poste illustrant les portraits de la série Dix coursiers ont été publiés en 1973 à Taipei et en 2003 au Togo, au cours de l'année zodiacale du cheval[4].
Notes et références
- Musée national du Palais.
- (en) « 清 郎世寧 畫十駿圖奔霄驄 - Ten Steeds (“Bolting Mist”) », www.cityu.edu.hk (consulté le ).
- (en) « Ten Steeds, Giuseppe Castiglione, Qing Dynasty », /www.hktdc.com/ (consulté le ).
- ↑ « The Paintings of Brother Giuseppe Castiglione, SJ (1688-1766) ».
Annexes
- (en) « Ten Steeds ("As-You-Wish" Piebald) », Musée national du Palais (consulté le )
Bibliographie
- [Beurdeley et Beurdeley 1971] (en) Cécile Beurdeley et Michel Beurdeley, Giuseppe Castiglione : a Jesuit painter at the court of the Chinese emperors, C.E. Tuttle Co., , 204 p. (ISBN 0-8048-0987-9 et 9780804809870)
- [Cartier 2004] Michel Cartier (dir.), Giuseppe Castiglione dit Lang Shining (1688-1766), Lausanne, Éditions Favre, coll. « Grande écurie de Versailles », .