Des chevaux de couleur variée sont un témoignage de richesse en talents

Yunji chengcai
Des chevaux de couleur variée sont un témoignage de richesse en talents
Artiste
Date
Inconnue
Type
Peinture à l'encre sur rouleau vertical de soie
Format
59 x 35,4 cm
Localisation

Des chevaux de couleur variée sont un témoignage de richesse en talents (Yunji chengcai) est une peinture sur soie de chevaux réalistes, à l'encre et en couleur, réalisée par le missionnaire jésuite milanais Giuseppe Castiglione (Lang Shinin) durant son séjour à la cour impériale chinoise. Cette scène représente huit chevaux dans un paysage vallonné, surplombé d'un saule mort sur la droite. L'empereur Qing Gaozong lui attribue son titre, mais c'est l'empereur Qianlong qui en a revendiqué le premier la propriété. Cette peinture est désormais conservée au musée national du Palais, à Taïwan.

Contexte

La date de réalisation de Des chevaux de couleur variée sont un témoignage de richesse en talents est inconnue, mais son style, imprégné des influences occidentales de Castiglione, laisse à penser qu'elle a été peinte peu de temps après son arrivée à la cour chinoise en 1715, sous le règne de l'empereur Yongzheng (1723-1735)[1].

Description

Les Huit coursiers, peinture proche de Des chevaux de couleur variée sont un témoignage de richesse en talents

Des chevaux de couleur variée sont un témoignage de richesse en talents est une peinture à l'encre rehaussée de couleurs, réalisée sur un rouleau vertical de soie[1],[2]. Ses dimensions sont de 59 sur 35,4 cm[1],[2].

Cette peinture est très proche d'une autre peinture de Castiglione, Huit coursiers, datée de la même époque[1]. Elle comporte aussi huit chevaux nus dans des positions variées, à la différence de l'emplacement du saule mort, qui se trouve à droite de la peinture[1]. Il n'est pas fait appel aux techniques d'ombrage, pourtant connues de Castiglione[1]. La peinture porte un titre en quatre caractères, attribué par l'empereur Gaozong, Yunji chengcai, se traduisant par « Des chevaux de couleur variée sont un témoignage de richesse en talents »[1].

Castiglione a signé la peinture avec son sceau, indiquant en sinogrammes « Le sujet Lang Shining a peint respectueusement »[1].

Parcours de la peinture

La peinture porte le sceau de l'empereur Qianlong de la dynastie Qing, qui a signé « Du pinceau de l'empereur Qianlong », s'appropriant ainsi l'oeuvre[1]. Elle est désormais conservée au musée national du Palais, à Taïwan.

Notes et références

  1. a b c d e f g h et i Cartier 2004, p. 63.
  2. a et b Zoratto 1994, p. 97.

Annexes

Bibliographie

  • [Beurdeley et Beurdeley 1971] (en) Cécile Beurdeley et Michel Beurdeley, Giuseppe Castiglione : a Jesuit painter at the court of the Chinese emperors, C.E. Tuttle Co., , 204 p. (ISBN 0-8048-0987-9 et 9780804809870)
  • [Cartier 2004] Michel Cartier (dir.), Giuseppe Castiglione dit Lang Shining (1688-1766), Lausanne, Éditions Favre, coll. « Grande écurie de Versailles »,
  • [Zoratto 1994] (it) Bruno Zoratto, Giuseppe Castiglione : pittore italiano alla corte imperiale cinese, Schena, , 111 p.