Bayon-sur-Gironde

Bayon-sur-Gironde
Bayon-sur-Gironde
Chevet de l'église Notre-Dame de Bayon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Blaye
Canton L'Estuaire
Intercommunalité Communauté de communes de Blaye
Maire
Mandat
Hervé Gayrard
2014-2020
Code postal 33710
Code commune 33035
Démographie
Population
municipale
704 hab. (2017 en diminution de 1,95 % par rapport à 2012)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 03′ 17″ nord, 0° 35′ 57″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 82 m
Superficie 5,7 km2
Localisation
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Bayon-sur-Gironde

Bayon-sur-Gironde est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Bayon-sur-Gironde est une commune girondine située sur le vignoble des Côtes-de-Bourg, en rive droite du début de l'estuaire de la Gironde[1]. Elle se trouve dans l'unité urbaine de Bourg de l'aire urbaine de Bordeaux[2].

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Bayon-sur-Gironde
Gauriac Comps Samonac
Margaux-Cantenac Bayon-sur-Gironde Saint-Seurin-de-Bourg
Macau Ambès

Histoire

Située à la confluence de la Dordogne et de la Garonne, la commune de Bayon-sur-Gironde conserve un intéressant patrimoine, dont le chevet roman de son église Notre-Dame est la pièce maîtresse. Le territoire de la commune conserve des traces d’occupation au Néolithique, qui s’expliquent par sa situation idéale au début de l’estuaire. Plus tard, une occupation gallo-romaine est attestée : le plateau calcaire de Bayon-sur-Gironde, qui se poursuit sur la commune de Saint-Seurin de Bourg, porte à l’évidence les marques d’une occupation de cette époque.

Les origines de la paroisse remontent au moins au IXe siècle. Au Moyen Âge, Bayon compte alors deux églises, dont seule subsiste l’église Notre-Dame, remarquable édifice roman, dont le clocher et l’abside sont classés Monument Historique. L’église Saint-Eloi, qui date au moins du IXe siècle, a disparu aujourd’hui. La commune possède également deux châteaux importants, construits au XVIIe siècle par les familles de magistrats Eyquem et Falfas.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2001 Claude Broy PS  
2001 2007 Pierre Fournier Verts  
2007 2014 Christianne Pioda DVG  
2014 En cours Hervé Gayrard   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2017, la commune comptait 704 habitants[Note 1], en diminution de 1,95 % par rapport à 2012 (Gironde : +6,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2301 0301 1301 1801 3841 4011 4281 2731 299
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2281 2561 2141 1501 1311 0651 0811 0891 006
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9261 009912831795716752625665
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
713759746736747747726712706
2017 - - - - - - - -
704--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Sur 47 établissements présents sur la commune à fin 2013, 32 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 6 % sur le département), 6 % du secteur de l'industrie, 9 % du secteur de la construction, 45 % de celui du commerce et des services et 9 % du secteur de l'administration et de la santé[7].

Lieux et monuments

Château de Falfas (1842)
  • Château Falfas - IMH depuis 2008

Situé sur un coteau de Bayon-sur-Gironde, dans un parc arboré, le château Falfas est également un important domaine viticole du Bourgeais. Le château Falfas a connu tout le long de son histoire de nombreux propriétaires successifs. Aux XIVe et XVe siècles, le domaine appartient aux seigneurs de Lansac, ancienne noblesse d’épée fidèle à la couronne d’Angleterre. À cette époque déjà, les vins produits sont expédiés avec privilège à la cour du roi Édouard. C’est par la suite, la famille de Riveaux qui, au XVIIe siècle, acquiert le domaine et fait édifier le château actuel. À la fin du même siècle, la propriété revient à Gaillard de Falfas, président à mortier au parlement de Guyenne. Il fait restaurer le château et lui donne son nom. En 1810, le domaine est racheté par le baron de Béchade, ancien conseiller de la cour des aides, puis conseiller à la cour royale de Bordeaux. Le plan du château est étonnant et original. Le corps de logis principal est en effet flanqué de deux pavillons carrés sur ses angles opposés. L’habitat est organisé sur deux niveaux et la haute toiture est habillée de tuiles plates. Un certain intérêt pour le décor est mis en avant sur la façade. Les linteaux des croisées sont soutenus par des mascarons. La porte, surmontée d’un oculus pris dans un fronton, est ornée de claveaux saillants et passants. Elle est également encadrée par des consoles sculptées de motifs végétaux et dominée par une étonnante échauguette. Les angles des pavillons présentent des chaines harpées caractéristiques de l’architecture Louis XIII, à laquelle le château correspond. Aujourd’hui, le domaine et le château appartiennent à John et Véronique Cochran, propriétaires récoltants, qui préservent et restaurent le bâti tout en perpétuant la tradition viticole de Falfas. Il est inscrit en totalité à l’inventaire des Monuments Historiques depuis le 3 janvier 2008.[8]

  • Château Eyquem - Dominant la Dordogne aux portes de l’estuaire, à Bayon-sur-Gironde et face au bec d’Ambès, le château Eyquem est une maison du XVIIe siècle. La demeure sert dans un premier temps de résidence d’été à Louis d’Eyquem, membre de la famille de Michel Eyquem de Montaigne, qui est conseiller du Roi au parlement de Guyenne. Jusqu’à la Révolution, elle appartient à cette même famille puis change ensuite plusieurs fois de propriétaire. Le domaine est la propriété de la famille Careau depuis 1976. Quant au château en lui-même, très allongé, il est d’une grande sobriété. Il se compose d’un corps principal flanqué de deux pavillons en saillie. L’élévation de l’ensemble, à deux niveaux, montre des baies régulières cintrées en segment. Un avant-corps central en légère saillie donne accès au vestibule traversant. Le château Eyquem constitue l’un des fleurons du vignoble des Côtes de Bourg. Ses vignes s’étendent sur 31 hectares.[9]
  • Château Tayac.

Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Église Notre-Dame, église romane du XIIe siècle remaniée au XIXe[10].

  • Puits et fontaines à Bayon: L’accès à l’eau était essentiel à la vie des habitants tant pour les activités domestiques qu’agricoles ou viticoles : l’habitat dispersé et les nombreux hameaux de Bayon expliquent la multiplication des points d’eau. Une nappe phréatique abondante à une cinquantaine de mètres de profondeur en permet l'alimentation. Par ailleurs, le creusement de ces puits et leur construction en belle pierre de taille calcaire ne devaient poser aucun problème sur ce territoire d’exploitation de carrières. Isolés, dans les écarts ou les domaines viticoles, les puits présentent une margelle maçonnée en pierre de taille. Ils conservent pour la plupart le mécanisme permettant de remonter l’eau : il peut s’agir de rouages métalliques activés par une manivelle ou bien d’un axe en bois autour duquel une chaîne est simplement enroulée. Certains puits sont couverts, soit d’une couverture en tuiles à deux pans soutenues par deux montants maçonnés ou bien d’un dôme en pierre. A ces puits a pu être adjointe une borne fontaine activée par un bras métallique. Quelques superstructures métalliques supportent une simple poulie.[11]


Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Institut national de l’information géographique et forestière, « Bayon-sur-Gironde, 33710 », sur IGN (geoportail.fr) (consulté le 7 juin 2016).
  2. Institut national de la statistique et des études économiques, « Aire urbaine 2010 de Bordeaux (006) », sur Insee(insee.fr), aire urbaine 2010 (consulté le 7 juin 2016).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. Institut national de la statistique et des études économiques, « Statistiques locales du territoire de Bayon-sur-Gironde (33035) », sur Insee (insee.fr), données 2013 (consulté le 7 juin 2016).
  8. Pierre Boyries (1988). Bourg et Bourgeais, RIS,  BibTeX . Sylvie Termignon, RIS, BibTeX
  9. Pierre Boyries (1988). Bourg et Bourgeais, RIS,  BibTeX . Sylvie Termignon, RIS,  BibTeX .
  10. « Eglise Notre-Dame », notice no PA00083130, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Blog de l'estuaire. Inventaire