Tomoko Tamura
Tomoko Tamura | |
Tamura Tomoko en campagne électorale en 2024. | |
Fonctions | |
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Présidente du Parti communiste japonais | |
En fonction depuis le (1 an, 1 mois et 6 jours) |
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Prédécesseur | Kazuo Shii |
Représentante du Japon | |
En fonction depuis le (3 mois et 28 jours) |
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Élection | 27 octobre 2024 |
Circonscription | Tokyo (Représentation proportionnelle) |
Conseillère du Japon | |
– (14 ans, 2 mois et 19 jours) |
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Élection | 26 juillet 2010 |
Réélection | 10 juillet 2016 10 juillet 2022 |
Circonscription | Représentation proportionnelle |
Successeur | Mikishi Daimon |
Biographie | |
Date de naissance | |
Lieu de naissance | Komoro, Préfecture de Nagano, ![]() |
Parti politique | Parti communiste japonais |
Diplômée de | Université Waseda |
Profession | Femme politique |
Résidence | Site personnel de Tomoko Tamura |
Tomoko Tamura (田村 智子, Tamura Tomoko ) est une femme politique japonaise née le , représentant le Parti communiste japonais à la Chambre des conseillers du Japon, élue à la représentation proportionnelle. Elle devient en 2024 la première femme à présider le PCJ.
Jeunesse et études
Tomoko Tamura naît le à Komoro dans la préfecture de Nagano[1]. Dans sa jeunesse, elle aide ses parents dans la papeterie familiale. Elle effectue ses études à l'université Waseda, où elle organise un mouvement de contestation étudiante contre l'augmentation des frais d'inscription[1]. Elle rejoint alors le mouvement de jeunesse du Parti communiste japonais, la Ligue de la jeunesse démocratique du Japon . Elle y trouve un emploi à la sortie de l'université, gérant notamment le journal interne du mouvement. Elle rejoint ensuite dès ses vingt ans le Parti communiste[1].
Carrière électorale

Elle fait son entrée dans la vie politique en tant qu'assistante parlementaire de la conseillère du Parti communiste Miyo Inoue . On lui propose rapidement une place sur la liste de représentation proportionnelle, qu'elle accepte. Située en bas de la liste, elle n'est pas élue, malgré sa présence à six élections différentes[1].
Tomoko Tamura est élue pour la première fois en 2010, lors des élections à la Chambre des conseillers du Japon du 13 juillet[2]. Elle est réélue lors des élections à la Chambre des conseillers du Japon de 2016, où elle est de nouveau élue à la relance proportionnelle[1]. Elle rejoint alors la commission du Budget de la Chambre des conseillers[1]. En 2016, elle est nommée vice-présidente du Parti communiste[1]. Lors de la pandémie de Covid-19, elle se montre très critique face à la lenteur du gouvernement japonais à mettre en place des mesures visant à limiter les contaminations[3].
Elle est de nouveau réélue en juillet 2022, lors des élections à la Chambre des conseillers[4].
En 2024, elle est nommée à la tête de son parti, le Parti communiste japonais, à l'issue du 29e congrès de ce dernier[5],[6]. La même année, elle se présente aux élections législatives japonaises de 2024 dans la circonscription proportionnelle de Tokyo et démissionne de son poste à la Chambre des conseillers du Japon le 15 octobre 2024[7]. Le 27 octobre, elle est élue, et fait son entrée à la Chambre des représentants du Japon[8].
Prises de position
Elle est très impliquée dans les problèmes de pauvreté des étudiants lors de l'intégralité de sa carrière politique, dès ses premiers engagements[1]. Elle est également très investie dans les questions de pauvreté infantile, souhaitant faciliter l'accès des crèches aux jeunes parents, et plus d'aides[1]. Très impliquée sur le plan universitaire, elle s'oppose au gouvernement Kishida et sa politique de réduction drastique des effectifs de la recherche japonaise, critiquant une perte considérable[9],[10].
Toujours sur le plan social, elle est favorable à l'instauration de quotas afin de favoriser l'accès des minorités à certains postes, et se déclare favorable à la légalisation du mariage homosexuel au Japon[4].
Elle est également fortement impliquée dans les discriminations faites aux femmes, notamment à leur représentation dans le paysage politique japonais[1]. Ainsi, elle critique régulièrement les nominations de femmes faites dans les différents gouvernements du Parti libéral-démocrate (PLD), vitupérant notamment la présence de femmes ne promouvant pas l'émancipation des femmes ou l'égalité des sexes, mais à l'inverse souhaitant maintenir une vision traditionaliste de femme au foyer[11].
Comme la majorité des conseillers communistes, Tomoko Tamura s'oppose à une révision de la constitution du Japon[4]. Elle est également opposée à l'utilisation de l'énergie nucléaire, qu'elle soit militaire ou civile, et souhaite favoriser grandement les énergies renouvelables[4].
Du point de vue international, elle est également favorable à un renforcement des mesures de sanction prises par le Japon à l'encontre de la Russie, à la suite du conflit opposant cette dernière à l'Ukraine[4]. Elle est également impliquée dans l'accueil de travailleurs étrangers au Japon, et est critique de la politique des différents gouvernements du PLD concernant l'accueil de ces derniers[12].
Vie personnelle
Tomoko Tamura est mariée et mère de deux enfants[1].
Notes et références
- (ja) Miwa Sano, « 日本共産党 田村 智子 参議院議員 », sur Miwa Channel Totsugeki Nagatachō !! , (consulté le ).
- ↑ (ja) « 共産党 比例3議席獲得 », sur Shinbun Akahata, (consulté le ).
- ↑ (en) « Top LDP executive Sanae Takaichi floats possibility of COVID state of emergency », sur The Japan Times, (consulté le ).
- (ja) « たむら ともこ 田村 智子 », sur NHK (consulté le ).
- ↑ Phillipe Pons, « Le Parti communiste japonais élit une femme à sa tête », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ « Tomoko Tamura, première femme à diriger le Parti communiste japonais », sur Courrier International, (consulté le ).
- ↑ (ja) « 参院議員7人、自動失職 衆院選くら替え出馬で【24衆院選】 », sur Jiji Press, (consulté le )
- ↑ (ja) « 比例代表 東京ブロック », sur NHK (consulté le )
- ↑ (en) « Blow to research feared if 100s of academics lose jobs in 2023 », sur Asahi shinbun, (consulté le ).
- ↑ (en) Tim Hornyak, « ‘I feel disposable’: Thousands of scientists’ jobs at risk in Japan », sur Nature, (consulté le ).
- ↑ (en) « Women Abe Selected for his New Cabinet is ``Performance for Public Consumption`` », sur PanOrient News, (consulté le ).
- ↑ Karyn NIshimura, « Au Japon, le drame des étrangers jetés à la rue par les autorités », sur Le Point, (consulté le ).