The Jackson Five

The Jackson Five
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Jackson Five en 1972 à la télévision
Informations générales
Autre nom The Jackson Brothers
Jackson 5
J5
Jackson 5ive
The Jacksons
Pays d'origine Drapeau des États-Unis Gary, Indiana, États-Unis
Genre musical R&B, soul, funk, pop, disco, bubblegum soul
Années actives 1963 - 1990
2001
Depuis 2012
Labels Steeltown
Motown Records
Philadelphia International
Epic Records
Influences The Supremes
Jackie Wilson
James Brown
Stevie Wonder
Marvin Gaye
Frankie Lymon and the Teenagers
Site officiel Thejacksons.com
Composition du groupe
Membres Jackie Jackson
Tito Jackson
Jermaine Jackson
Marlon Jackson
Anciens membres Michael Jackson (†)
Randy Jackson

The Jackson Five, J5 ou Jackson 5ive, est un groupe de soul américain originaire de Gary dans l'Indiana près de Chicago (Illinois), et composé au départ de cinq membres d'une même fratrie : Jackie, Toriano dit « Tito », Jermaine, Marlon, et Michael.

D'abord sous la férule de la Motown, la fratrie quitte la maison de disques de Détroit en 1976 pour CBS, et le plus jeune frère, Randy, entre dans le groupe au départ de Jermaine, qui préfère rester au sein de la Motown[1]. Le groupe devient alors The Jacksons.

Le groupe a vendu plus de 100 millions de disques dans le monde entier, ce qui en fait l'un des groupes les plus vendeurs de disques de tous les temps. Suscitant une grande attention de la part des médias et du public à leur époque, la formation a été intronisée au Rock and Roll Hall of Fame en 1997 et au Vocal Group Hall of Fame en 1999.

La fratrie a été le premier groupe à faire ses débuts avec quatre succès consécutifs au Billboard Hot 100 avec les titres I Want You Back (1969), ABC, The Love You Save et I'll Be There (1970). Elle a également figuré parmi les premiers artistes noirs américains à toucher une large audience aux États-Unis, précédés par les Supremes, les Four Tops, les Temptations et les Platters.

En 1984, à la suite de leur tournée Victory Tour, Marlon et Michael quittèrent le groupe. En 1989, celui-ci enregistre un dernier album, 2300 Jackson Street, avant de se dissoudre l'année suivante. En 2001, le groupe se reforme lors de deux concerts exceptionnels organisés au Madison Square Garden de New York pour fêter les 30 ans de la carrière solo de Michael. En 2012, les quatre frères aînés (Jackie, Tito, Jermaine et Marlon) entament une nouvelle tournée d'un an, Unity Tour, et continuent depuis à se produire un peu partout dans le monde.

Historique

Les premières années

Nés et élevés à Gary, dans l'Indiana, les frères Jackson ont été guidés au début de leur carrière par leur père Joseph Jackson, qui travaillait au départ comme ouvrier dans l'acier à East Chicago, et qui était auparavant musicien, tandis que leur mère Katherine Jackson s'occupait des enfants.

Dans son livre Michael for ever..., paru en 2010, Laurent Lavige explique que Tito, troisième de la fratrie, prenait souvent la guitare de son père pendant que celui-ci était absent. En 1962, lors d'une nuit, Joseph découvrit que Tito avait joué avec sa guitare et en avait brisé une corde, ce qui le met en colère. Lavige ajoute que Tito lui-même et ses frères avaient créé une chanson pour lui faire plaisir ; le père aurait accepté de l'écouter, mais avertissant que si la prestation était mauvaise, ils auraient tous droit à une punition très dure[2]. Finalement, le père est étonné et émerveillé par les talents de ses fils : il répare sa guitare et l'offre à Tito, puis s'emploie ensuite lui-même à prendre en main leur formation musicale.

La rue 2300 Jackson Street, l'ancienne demeure de la famille Jackson, pendant l'hommage à Michael Jackson, en juin 2009.

En 1963, le groupe, nommé initialement « The Jackson Brothers », est composé de quatre frères : Sigmund Esco surnommé Jackie (né le ), Toriano Adaryll surnommé alors Tito (né le ), Jermaine (né le ), le leader du groupe, et Michael (né le ) jouant des congas, auquel sont adjoints deux amis d'enfance, Reynaud Jones et Milford Hite jouant des claviers et de la batterie. Ces deux derniers ont ensuite été remplacés en 1966 par des musiciens expérimentés : Johnny Jackson (aucun lien familial)[3] à la batterie et Ronnie Rancifer[4] aux claviers.

En 1965, Marlon (né le ) au tambourin rejoint la formation , le groupe opte désormais pour le nom « The Jackson Five »[5]. Le plus jeune membre du groupe, Michael, se révèle rapidement le plus charismatique et le plus doué du groupe. Il remplace ainsi son frère Jermaine en tant que leader du groupe et assure la majorité des solos.

En 1966, le groupe remporte un spectacle de talents à la Theodore Roosevelt High School de Gary. Jermaine interprète plusieurs titres de Motown, y compris My Girl des Temptations, et Michael interprète Barefootin de Robert Parker. Fort de ses débuts prometteurs, le groupe se produit en 1967 lors de deux concours plus prestigieux, ayant lieu au Regal Theater de Chicago et à l'Apollo Theater de Harlem (New York), qu'il remporte. Après leur victoire à Harlem le 13 août, Gladys Knight envoie un enregistrement des Jackson 5 à la compagnie de disques Motown, dans l’espoir de les faire signer, mais sa cassette est rejetée et renvoyée.

Carrière

Débuts chez Steeltown Records

En 1967, le groupe fut repéré par Gordon Keith, un producteur et un des fondateurs de la maison de disques Steeltown Records[6], située à Gary. Ce dernier fut intrigué par des pancartes faisant la promotion à Gary d'un groupe local nommé alors « The Jackson Five Plus Johnny ». Keith voulut les rencontrer et leur parler ainsi qu'à leur père, Joe Jackson. Il obtint le numéro de téléphone de la famille auprès de musiciens locaux, les Sherl Brothers, qui, comme les Jackson, suivaient les cours de Shirley Cartman, une professeur de musique. Gordon Keith a appelé Joe Jackson et a été invité à se rendre au domicile des Jackson, situé au 2300 Jackson Street (d'après le président Andrew Jackson) pour voir les garçons se produire.

Gordon Keith dira plus tard : « Ils se sont installés dans le salon. Les meubles ont été repoussés. Eux et leur équipement occupaient à peu près toute la pièce. Toute la famille était là ; Janet était un bébé dans les bras [...] Quand ils ont chanté, Michael a chanté comme un ange. Jermaine avait aussi une belle voix. Jackie pourrait porter une mélodie. Marlon pouvait vraiment danser. Mais quand Michael a dansé, tout en chantant, il a renversé James Brown, Jackie Wilson, Fred Astaire et toute autre personne que vous pouvez nommer. Ils ont chanté des chansons de James Brown, Cold Sweat, de Jackie Wilson, Doggin Around, de Smokey Robinson, des Temptations, My Girl et Just My Imagination. Eh bien, j'ai été sidéré. Assommé. Soufflé. Muet »[7].

En novembre 1967, Keith signe un contrat de gestion et d'enregistrement avec les Jackson Five. Les titres du quintette sont enregistrés à Chicago et publiés début 1968 par Steeltown Records. Trois chansons ont été commercialisées : Big Boy (chantée par Michael Jackson), You have Changed et We Don't Have To Be Over 21 (to Fall in Love). Le titre Big Boy a été joué sur les stations de radio de la région de Chicago/Gary et a connu un certain succès. Au mois de mars, Keith signa un contrat avec Atlantic Records pour la fabrication et la distribution au niveau national de Big Boy. Atco Records, une division d'Atlantic Records à New York, a ainsi distribué plusieurs milliers d'exemplaires du titre sous le label Atlantic-Atco.

Arrivée chez Motown

En 1968, les Jackson 5 étaient une tête d'affiche pour le All Star Floor Show et The Guys' and Gals' Cocktail Lounge and Restaurant à Chicago. Comme Gladys Knight avant lui, Bobby Taylor a également été très impressionné par le talent de ces jeunes garçons, et s'est engagé à les amener à Détroit pour les présenter à Motown Records, maison de disques spécialisée dans la musique soul. Joseph et ses enfants ont séjourné à Detroit dans l'appartement de Bobby Taylor dans la nuit du 22 juillet 1968, afin d'attendre les auditions pour entrer dans le label de Berry Gordy, lequel accepte rapidement de signer un contrat avec le nouveau groupe.[réf. nécessaire] Gordy fait déplacer les Jackson 5 et leur père Joseph en Californie, tandis que le reste de la famille reste à Gary. Cependant, en attendant de leur trouver une maison en Californie, Joseph et ses fils Jermaine, Tito, Jackie sont hébergés provisoirement chez Berry Gordy, tandis que Marlon et Michael sont hébergés chez Diana Ross.

L'équipe marketing de Motown a préparé des dossiers de presse et autres matériels promotionnels pour commencer l'introduction des Jackson 5 dans l'industrie de la musique auprès du grand public. La publicité de la Motown modifie l'histoire du groupe, notamment l'âge de la plupart des membres du groupe – en particulier, l'âge de Michael, plus jeune membre, est modifié de onze à neuf ans pour le faire paraître plus « mignon » – ainsi que le lien de parenté fictif des musiciens ne faisant pas partie de la fratrie : Johnny Jackson et Ronnie Rancifer sont ainsi présentés comme des cousins des frères Jackson. Pour susciter la curiosité du public et accroître encore l'impact marketing, Gordy et Motown décident de faire parrainer le groupe par une star établie : c'est ainsi qu'il sera prétendu dans les premiers dossiers de presse que le groupe a été découvert par Diana Ross[8].

Diana Ross Presents The Jackson 5 et autres prestations

Les Jackson 5 répètent sans interruption de la fin de l'été au début de l'automne 1969. Par la suite, Diana Ross présente officiellement le groupe au public le , à Beverly Hills, en Californie au club appelé « The Daisy ».

Vers la fin du mois d'août, le groupe fait sa première apparition à la télévision, en chantant un titre des Isley Brothers, intitulé It's Your Thing, à Miss Black America Pageant et au Madison Square Garden, à New York.

Les Jackson 5 à la télévision en 1971

La plupart des premiers singles des Jackson 5 ont été écrits et produits par les auteurs et compositeurs de la compagnie, concevant pour le groupe un son qui mélange le traditionnel « son Motown » avec des paroles axées sur des thématiques d'adolescents. Le groupe impose son style vite baptisé Bubblegum Soul par Berry Gordy (en référence au genre bubblegum pop alors en vogue, généralement associé à de jeunes musiciens blancs). Le groupe sort son premier album studio le , Diana Ross Presents The Jackson 5, suivi dès le par ABC, et enchaîne les singles classés numéro 1 au Billboard : I Want You Back, ABC, The Love You Save, et I'll Be There. Ces quatre singles seront successivement propulsés en tête des charts américains (aussi bien le Billboard Hot 100 que le Billboard Best Selling Soul Singles chart), ce qui ne s'est plus reproduit depuis pour aucun autre groupe[9]. Les Jackson 5 sont devenus une sensation instantanée, et le groupe devient alors l'un des fleurons de la Motown.

Seul single issu du premier album du groupe, I Want You Back atteint la première place en janvier 1970. La chanson The Love You Save reste au sommet du Billboard Hot 100 pendant deux semaines, et I'll Be There (issue du troisième album) reste à la plus haute position du tableau pendant quatre semaines ; c'est avec I Want You Back le plus grand succès du groupe aux États-Unis.[réf. nécessaire] Ces trois singles ont eu un succès commercial international, atteignant principalement la meilleure place du Top 10 sur les chartes de la musique[10],[11].[Quoi ?] D'autres singles classés dans le Top 5 incluent notamment Mama's Pearl et Never Can Say Goodbye.

Grâce au grand succès du groupe, Joseph peut enfin prendre des dispositions pour faire venir sa femme Katherine et le reste de la famille en Californie en 1970. La famille vit d'abord dans une résidence de deux étages au 1616, chemin Queens à Los Angeles, puis s'installe en 1971 dans une grande maison, dite « fermée » (plus ou moins sécurisée, afin que le groupe soit préservé du harcèlement des médias et surtout des fans), que la famille nomme Hayvenhurst, et qui a été achetée par Joseph en mars de la même année.

La « Jacksonmania » gagne rapidement le pays. Il y aura même un dessin animé consacré au groupe : Les Jackson Five (The Jackson 5ive) (1971-1972 ; 24 épisodes au total). On y voit les cinq frères héros de leurs propres aventures (en partie romancées) illustrées par leurs plus grands tubes (deux par épisode). Les dessins des personnages ont été réalisés par Jack Davis, d'après des bandes vidéo. Les voix de chacun des héros étaient interprétées par des acteurs professionnels et non par les frères Jackson eux-mêmes. Le scénario du tout premier épisode raconte leur rencontre avec Berry Gordy, la signature de leur contrat, la présentation médiatique des Jackson 5 par Diana Ross et leurs débuts chez Motown.

Toujours en 1971, Michael, âgé de 13 ans, commence une carrière solo au sein de la Motown, avec son premier single, Got to Be There, qui devient un tube classé au Top 5, tandis qu'en janvier 1972 sort son premier album homonyme. Il sort ensuite d'autres singles qui connaissent un succès remarquable comme Rockin' Robin et I Wanna Be Where You Are (tous deux sortis en 1972). Michael a aussi chanté en 1972 la chanson Ben, figurant sur la bande originale du film homonyme Ben, sorti la même année, ainsi que sur son deuxième album solo du même nom.

Jermaine, alors âgé de 17 ans, a lui aussi commencé une carrière solo chez Motown en 1972 : son premier album Jermaine, et connaît un petit succès avec sa reprise d'un titre de Shep and the Limelites, Dady's Home.

Jackie, déjà majeur, a pareillement enregistré un album solo en 1973, mais avec un piètre succès. Malgré une rumeur répandue parmi les fans comme quoi les Michael, Jermaine et Jackie pourraient quitter le groupe puisque travaillant désormais en solo (en particulier Michael dont la carrière solo est très reconnue), les trois frères restent au sein du groupe, ce qui permet à la Motown d'étendre le succès et les ventes d'albums des Jackson 5 partout dans le pays.

Pendant la Guerre du Viêt Nam, le groupe a rejoint fréquemment lors de tournées nationales le comédien Bob Hope, qui se produisait pour l'USO (United Service Organizations), afin de soutenir les troupes militaires[12].

Transfert chez Epic Records

En 1975, Joseph négocie un nouveau contrat d'enregistrement avec Epic Records, subdivision de CBS Records, accordant un taux de redevance très avantageux de 20 % par enregistrement, par rapport à la norme de 2,8 % à la Motown, permettant en outre aux frères Jackson d'écrire et produire leurs propres œuvres et de jouer de leurs propres instruments. Après avoir tenté en vain de convaincre le groupe de rester sur le label Motown, Berry Gordy le poursuit en justice pour rupture de contrat.

The Jacksons en 1976 (nouvelle formation), Randy Jackson ayant remplacé Jermaine (tout en bas, à gauche)

En 1976, la fratrie quitte définitivement Motown pour Epic. Jermaine, préférant rester au sein de la Motown, quitte le groupe ; des rumeurs au sujet de cette décision laissent entendre qu'elle serait due à de fortes tensions entre Jermaine et son père à cause de son mariage avec la fille de Berry Gordy, Hazel.[réf. nécessaire] Il est rapidement remplacé par son plus jeune frère Randy (né le ). Le nom Jackson Five étant la propriété de Motown, le groupe se fait désormais appeler « The Jacksons ». Le groupe dirige désormais la production de ses œuvres et se produit à Las Vegas, entre autres. Leurs premier succès chez Epic Records est Enjoy Yourself, extrait de l'album éponyme The Jacksons, sorti en 1976. Un second single en est extrait, Show You the Way to Go, puis en 1977 sort l'album Goin' Places.

Les Jacksons connaissent un grand succès en 1978 avec l'album Destiny, principalement connu pour les chansons Blame It on the Boogie et Shake Your Body (Down to the Ground). Le groupe part ensuite en tournée, le Destiny Tour. Les Jacksons connaissent un autre grand succès en 1980 avec l'album Triumph, dont quatre singles sont extraits : Lovely One, This Place Hotel, Can You Feel It et Walk Right Now. Puis ils partent à nouveau en tournée en 1981 avec le Triumph Tour ; l'album The Jacksons Live!, sorti en 1981, est extrait de cette tournée. Jermaine rejoint à nouveau le groupe en 1984. Dès la fin des années 1970, les garçons mûrissent et s'essayent progressivement à des carrières solo plus poussées ; celle de Michael sera triomphale.

En 1984, le groupe sort l'album Victory, avec en 1er single la chanson State of Shock, sur laquelle chante Mick Jagger. Cette même année, les Jacksons font leur dernière tournée, le Victory Tour ; c'est lors de la fin du dernier concert de cette tournée que Michael Jackson annonce son départ du groupe ; peu de temps après c'est Marlon qui quittera le groupe. Toutefois, en 1985, tous les membres du groupe, y compris Michael et Marlon, rejoignent le collectif d'artistes USA for Africa pour interpréter la chanson We Are The World (co-écrite par Michael Jackson).

Jackie, Jermaine, Randy et Tito Jackson sortent en 1989 l'album 2300 Jackson Street. Michael, Marlon, Janet et Rebbie Jackson participent à l'enregistrement du morceau titre. Par la suite, le groupe cesse toute activité.

Reformations

Les 7 et 10 septembre 2001, le groupe se reforme brièvement pour interpréter un medley à l'occasion du spectacle Michael Jackson: 30th Anniversary Special organisé au Madison Square Garden de New York, pour fêter les 30 ans de carrière de Michael Jackson[13]. Malgré les rumeurs persistantes et les annonces publiques de Jermaine Jackson[14], Michael Jackson déclare en octobre 2008 qu'il n'a pas l'intention de réintégrer le groupe[15].

En 2009, après la mort de Michael Jackson, ses frères se réunissent en studio pour enregistrer les chœurs d'une chanson inédite, This Is It (figurant sur la bande originale du film éponyme), qui était à l'origine une maquette. Le single sort en octobre 2009. Ils engagent des pourparlers afin de reformer le groupe et partir en tournée durant l'année 2010 pour rendre hommage à leur frère. Ils projettent également de travailler sur un nouvel album, le premier depuis vingt ans. Aucun de ces projets ne se concrétise. La tentative de reformation est filmée dans une émission de télé-réalité diffusée par A&E Network, intitulée The Jacksons: A Family Dynasty[16].

Toutefois, une tournée mondiale des Jacksons a lieu en 2012 et 2013 : à l'occasion du Unity Tour, Jackie, Jermaine, Marlon et Tito Jackson tournent pour la première fois depuis le Victory Tour de 1984[17],[18].

Postérité et influence

The Jacksons et Joey Bishop dans leur émission en 1976

En 1992, Suzanne de Passe et Jermaine Jackson ont travaillé avec Motown pour produire The Jacksons: An American Dream, une mini-série télévisée d'une durée totale de 240 minutes basée sur l'histoire de la famille Jackson, diffusée en deux épisodes par ABC.[19], Le script commence par la rencontre entre Katherine et Joseph Jackson au milieu des années 1940, et se termine sur le Victory Tour en 1984.

On rendit hommage au groupe en l'incluant dans le Rock and Roll Hall of Fame en 1997 et au Vocal Group Hall of Fame en 1999[21]. Deux des enregistrements du groupe (ABC et I Want You Back) figurent sur la liste des 500 plus grandes chansons rock 'n' roll incluses au Rock and Roll Hall of Fame, et sont également incluses au Grammy Hall of Fame[22]. Le , les Jacksons ont été honorés en tant que grande icône de la musique (BMI Icons) aux BMI Urban Awards[23].

Les Jackson 5 ont été influencés par les artistes mythiques de la Motown comme The Temptations, The Supremes, Stevie Wonder, Marvin Gaye, The Miracles, Martha and the Vandellas ou d'autres artistes célèbres comme The Famous Flames, Little Richard, Ray Charles, The Cadillacs, Frankie Lymon & The Teenagers, voire Jackie Wilson.

À leur tour, ils ont été une source d'inspiration pour de futures générations de boys band comme New Edition, Menudo, New Kids on the Block, NSYNC, les Jonas Brothers, Backstreet Boys, et bien d'autres.

Le succès des Jackson 5 dans les années 1960 et 1970 a coïncidé avec celui d'un autre groupe au style très similaire, pareillement constitué d'une fratrie, les Osmond Brothers. Les Osmond Brothers, qui étaient blancs, ont été décrits comme une « pâle » imitation des Jackson 5.[réf. nécessaire]

Membres

La formation des Jackson 5 a connu plusieurs changements au cours de ses années actives.

Prénom et nom Travail au sein du groupe
The Jackson Brothers (1963-1964)
Jackie Jackson chant principal, tambourin, danse
Tito Jackson chant, guitare, danse
Jermaine Jackson chant principal (leader), guitare, basse, danse
The Jackson Five (1964-1975)
Jackie Jackson chant secondaire, chœurs, tambourin, danse
Tito Jackson chœurs, guitare, basse, danse
Jermaine Jackson chant secondaire, guitare, basse, danse
Marlon Jackson chœurs, percussions, danse
Michael Jackson chant principal (leader), percussions, danse
The Jacksons (1976-1984)
Jackie Jackson Chant secondaire, chœurs, tambourin, danse, parolier
Tito Jackson Chœurs, guitare, basse, danse
Marlon Jackson Chœurs, percussions, danse, parolier
Michael Jackson Chant principal (leader), percussions, danse, parolier
Randy Jackson Chant secondaire, chœurs, percussions, danse
The Jacksons (Victory; 1985)
Jackie Jackson Chant secondaire, chœurs, danse
Tito Jackson Chœurs, guitare, basse, danse
Jermaine Jackson Chant principal, guitare, basse
Marlon Jackson Chœurs, percussions, danse
Michael Jackson chant principal (leader), percussions, danse
Randy Jackson Chant secondaire, percussions, danse
The Jacksons (2300 Jackson Street; 1989)
Jackie Jackson Chant secondaire, chœurs, parolier
Tito Jackson Chœurs, guitare, basse
Jermaine Jackson Chant principal
Randy Jackson Chant secondaire, chœurs, percussions
Prénom et nom Travail au sein du groupe
The Jacksons (Unity Tour; 2012-présent)
Jackie Jackson chant (chœurs), danse
Tito Jackson chant principal, chœurs, guitare, basse
Jermaine Jackson chant principal (leader), guitare, basse, danse
Marlon Jackson chant secondaire, chœurs, percussions, danse

Chronologie du groupe

Tableau de formation du groupe, par membre, incluant les années et les albums.

Discographie

Albums sous le nom des Jackson Five

Albums studio
  1. 18 décembre 1969 : Diana Ross Presents The Jackson 5
  2. 8 mai 1970 : ABC
  3. 8 septembre 1970 : Third Album
  4. 12 avril 1971 : Maybe Tomorrow
  5. 23 mai 1972 : Lookin' Through the Windows
  6. 29 mars 1973 : Skywriter
  7. 12 septembre 1973 : Get It Together
  8. 5 septembre 1974 : Dancing Machine
  9. 15 mai 1975 : Moving Violation
Album spécial
  1. 15 octobre 1970 : The Jackson 5 Christmas Album
Album Live
  1. 30 avril 1973 : In Japan!
Compilations
  1. 29 septembre 1971 : Goin' Back to Indiana
  2. 26 octobre 1976 : Joyful Jukebox Music
  3. 1979 : Boogie

Albums sous le nom des Jacksons

Albums studio

  1. 27 novembre 1976 : The Jacksons
  2. 8 octobre 1977 : Goin' Places
  3. 17 décembre 1978 : Destiny
  4. 18 octobre 1980 : Triumph
  5. 2 juillet 1984 : Victory
  6. 28 mai 1989 : 2300 Jackson Street

Album live

  1. 11 novembre 1981 : The Jacksons Live!

Compilations et autres albums

Singles

Classement des singles aux Billboard Hot 100 et Hot R&B/Hip-Hop Songs américains ainsi qu'au UK Singles Chart britannique.

Années de sortie Nom du single Classement[réf. nécessaire]
1969 I Want You Back #1 Billboard Hot 100, #1 Hot R&B/Hip-Hop Songs, Drapeau des États-Unis États-Unis
1970 ABC #1 Billboard Hot 100, #1 Hot R&B/Hip-Hop Songs, Drapeau des États-Unis États-Unis
1970 The Love You Save #1 Billboard Hot 100, #1 Hot R&B/Hip-Hop Songs, Drapeau des États-Unis États-Unis
1970 I'll Be There #1 Billboard Hot 100, #1 Hot R&B/Hip-Hop Songs, Drapeau des États-Unis États-Unis
1971 Mama's Pearl #2 Billboard Hot 100, #1 Hot R&B/Hip-Hop Songs, Drapeau des États-Unis États-Unis
1971 Never Can Say Goodbye #2 Billboard Hot 100, #1 Hot R&B/Hip-Hop Songs, Drapeau des États-Unis États-Unis
1971 Sugar Daddy #10 Billboard Hot 100, Drapeau des États-Unis États-Unis
1972 Lookin' Through The Windows #9 Billboard Hot 100, Drapeau des États-Unis États-Unis
1972 Doctor My Eyes #9 Billboard Hot 100, Drapeau des États-Unis États-Unis
1974 Dancing Machine #2 Billboard Hot 100, #1 Hot R&B/Hip-Hop Songs, Drapeau des États-Unis États-Unis
1976 Enjoy Yourself #6 Billboard Hot 100, Drapeau des États-Unis États-Unis
1977 Show You the Way to Go #1 UK Singles Chart, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1978 Blame It on the Boogie #8 UK Singles Chart, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1979 Shake Your Body (Down to the Ground) #7 Billboard Hot 100, Drapeau des États-Unis États-Unis
#4 UK Singles Chart, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1981 Can You Feel It #6 UK Singles Chart, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1981 Walk Right Now #7 UK Singles Chart, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
1984 State of Shock #3 Billboard Hot 100, Drapeau des États-Unis États-Unis
1988 I Want You Back (Remix) #8 UK Singles Chart, Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

Vidéographie

Vidéo-Clips

Année Titre
1976 "Enjoy Yourself"
"Keep on Dancing"
"Dreamer"
1977 "Goin' Places"
"Even Though You're Gone"
1978 "Blame It on the Boogie"
1979 "Shake Your Body (Down to the Ground)"
1981 "Can You Feel It"
1984 "Torture"
"Body"
1988 "I Want You Back"
1989 "2300 Jackson Street"
"Nothin' (That Compares 2 U)"
"Art of Madness"

VHS, DVD et Blu-ray

  • 1980: The Jackson 5 In Concert (Live In Mexico 1975) (VHS)
  • 1992: The Jacksons: An American Dream (The Complete Miniseries) (VHS & DVD)
  • 2004: America's First Family Of Music Vol 1 (DVD)
  • 2010: The Jacksons: A Family Dynasty (DVD)
  • 2013: Jackson Five: The Completed Animated Series (DVD & Blu-ray)

Tournées et concerts

Notes et références

  1. Jermaine reviendra cependant dans le groupe à partir de l'album Victory en 1984.
  2. Michael for ever..., 2010, par Laurent Lavige.
  3. D'où le futur nom temporaire du groupe : « The Jackson Five Plus Johnny ». Johnny Porter Jackson (3 mars 1951 - 1er mars 2006) accompagnera le groupe jusqu'à la fin de sa carrière chez Motown.
  4. Il accompagnera également le groupe jusqu'à la fin de sa carrière chez Motown.
  5. Egalement appelé « The Jackson Five Singing Group ».
  6. Fondée par Gordon Keith et quatre amis en 1966.
  7. En anglais : They set up right in the living room. The furniture was pushed back. They and their equipment took up pretty much the whole room. The whole family was there; Janet was a babe in arms. They were getting ready and there was a thick chord stretched between two of the amps Michael was near. It came up to his chest. From right where he was standing, without a running start, he jumped straight up from a flat-footed position right over this chord to clear it. He had all my attention from there on. I knew I was looking at a boy who was superhuman. When they sang, Michael sang like an angel. Jermaine also had a great voice. Jackie could carry a tune. Marlon could really dance. But when Michael danced, all while singing, he blew away James Brown, Jackie Wilson, Fred Astaire, and anyone else you can name. They sang some James Brown, “Cold Sweat”, Jackie Wilson, “Doggin Around”, some Smokey Robinson, the Temptations, “My Girl” and “Just My Imagination”. Well, I was flabbergasted. Knocked out. Blown away. Speechless.
  8. (en) (August 25, 1970). "The Jackson Five". Look Magazine. Like all Motown-era Jackson 5 articles, Diana Ross is credited with having discovered the act with the help of Gary, Indiana's mayor Richard G. Hatcher, and Johnny Jackson and Ronnie Rancifer are identified as cousins of the Jackson brothers.
  9. The Jackson Five Rock & Roll - Hall Of Fame
  10. « The Jackson 5 - I Want You Back (chanson) », sur LesCharts.com, Hung Medien (consulté le 7 mars 2010)
  11. « The Jackson 5 - I'll Be There (chanson) », sur LesCharts.com, Hung Medien (consulté le 7 mars 2010)
  12. (en) « Michael Jackson was long-time U.S. Military supporter », Clarity Digital Group LLC (consulté le 7 août 2013)
  13. (en) « Jackson reunion show dazzles », BBC,
  14. (en) « Jackson Five 'could tour in 2008' », BBC,
  15. (en) Sean Michaels, « Jermaine promises a Jackson 5 reunion », The Guardian,
  16. (en) Mary McNamara, « Review: 'The Jacksons: A Family Dynasty' », Los Angeles Times,
  17. (en) Frank Scheck, « Concert Review: The Jacksons at the Apollo », The Hollywood Reporter,
  18. « Succès des frères de Michael Jackson en Belgique », Le Vif,
  19. (en) John J. O'Connor, « Portrait of Michael Jackson's Family », The New York Times,
  20. (en) « Music muse », Erie Times-News, (may 6, 1999) (consulté le 25 août 2009)
  21. (en) « 500 songs that shaped rock », The Denver Post, (3 septembre 1995) (consulté le 25 août 2009)
  22. (en) « BMI Honors The Jacksons, T-Pain and Many More at Urban Awards in Los Angeles », bmi.com (consulté le 15 octobre 2010)

Liens externes