SOS Paris
Forme juridique | Loi de 1901 |
---|---|
But | Patrimoine |
Zone d’influence | France International |
Fondation | 1973 |
---|---|
Fondateur | Marie de la Martinière et Marthe de Rohan Chabot |
Siège | 103 rue de Vaugirard 75006 Paris |
---|---|
Président | Olivier de Monicault |
Vice-président | Louis Goupy |
Secrétaire général | Jan Wyers |
Secrétaire | Christine Nedelec |
Trésorier | Jean Claude Momal |
Employés | 1 |
Site web | [1] |
SOS Paris est une association active dans la défense du patrimoine architectural et urbain de Paris, ainsi que de son cadre de vie (association loi 1901) régulièrement présente dans l'actualité des grands projets d'urbanisme qui conncerne cette ville.
Historique
Elle a été fondée en 1973 par Marie de la Martinière rejointe par Marthe de Rohan Chabot puis Geneviève Paultre, pour s'opposer au projet de l'autoroute radiale qui était prévue, à l'époque, de traverser Paris selon le plan autoroutier pour Paris, attribué à Georges Pompidou.
Objectifs
SOS Paris intervient régulièrement pour dénoncer le désintérêt de la Ville quant au patrimoine. Depuis plus de 40 ans, SOS Paris oeuvre pour préserver une ville à taille humaine, respectueuse de son identité et de son patrimoine, mais surtout une ville vivante [1]. Présente sur le terrain, SOS Paris intervient face aux permis de démolition ou de construction jugés abusifs, participe aux concertations créées autour des ZAC ("Zones d'Amenagement Concerté", comme la ZAC Paris Rive Gauche, la ZAC Clichy-Batignolles, la ZAC Montsouris, etc) et a notamment contribué à l'élaboration de la Charte de la concertation crée par le Ministère de l'Environnement en 1996. Aux côtés d'autres associations comme Paris historique, elle a défendu l'inscription de la Halle Freyssinet au titre des monuments historiques, décidée par le ministère de la Culture le 23 février 2012.
Fonctionnement
SOS Paris a dévéloppé un savoir-faire juridique et technique lui permettant d'intervenir à toutes les étapes de l'évolution d'un projet. Encadrée par son Bureau, une équipe de délégués d'arrondissements, chargés de la veille, chacun dans son territoire, fait vivre l'association. L'association publie un bulletin trimestriel diffusé à ses adhérents français et étrangers, mais aussi aux élus municipaux, et aux principaux acteurs du patrimoine et aux médias.
Son président, Olivier de Monicault, fait partie par ailleurs, en tant que personnalité qualifiée, la Commission du Vieux Paris ainsi que de la Commission départementale des sites, perspectives et paysages. L'association compte dans son Conseil d'administration l'historien d'architecture François Loyer et le journaliste Harold Hyman[3]. Encadrée par son Bureau, une équipe de délégués d'arrondissements, chargés de la veille, chacun dans son territoire, fait vivre l'association. Des réunions mensuelles permettent de rendre compte des projets en cours. Ceux-ci peuvent alors donner lieu à un dialogue avec les autorités, Ville de Paris, Préfecture, promoteurs, architectes, urbanistes et intéressés. Ces actions peuvent aboutir à des recours auprès du Tribunal Administratif.
Dossiers suivis
- Tours: Les projets de construction de gratte-ciel à Paris, tels que la Tour Duo dans le 13e arrondissement, la Tour Triangle dans le 15e, ou la tour de la Cité Judiciaire de Paris (17e), constituent ses dernières cibles: l'un des principaux objectifs de l'association étant la défense de la ligne d'horizon, velum ou "skyline" de Paris dont l'altération affecterait la vue de tous les monuments et le paysage de Paris. Avec le Collectif contre la Tour Triangle [4] , elle a organisé plusieurs manifestations et dû mener différents recours auprès du Tribunal administratif contre le projet de la Tour Triangle Porte de Versailles dans le 15e arrondissement. Elle soutient ceux de l'association La Justice dans la cité contre le projet de la Cité Judiciaire de Paris.
- Serres d'Auteuil: SOS Paris s'élève contre le projet d'extension de Roland Garros sur le jardin botanique protégé des serres d'Auteuil et participe au sein de la Coordination pour la Sauvegarde du bois de Boulogne et des ses abords aux recours en justice et au contre-projet des associations de protection du patrimoine, VMF et SPPEF..
- Poste du Louvre: Les associations de protection du patrimoine se mobilisent contre le projet de la Poste du Louvre et ont demandé un classement de l'édifice, récemment refusé par le Ministère de la Culture.
- Églises parisiennes: Elle a sonné l'alarme avec l'Observatoire du Patrimoine Religieux au sujet de l'état dramatique des églises de Paris, en octobre 2013 [5].
- Samaritaine: En association avec la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF), SOS Paris a déposé en automne 2013, un recours contre le projet LVMH d'aménagement de la Samaritaine[6],[7] . Ces actions ont eu un fort retentissement dans les médias[8]. Suite au recours de SOS Paris associée à la SPPEF, le 13 mai 2014 le Tribunal administratif de Paris a annulé le permis de construire d'un des bâtiments de la Samaritaine situé rue de Rivoli, projeté par LVMH et l'agence Maison Edouard François, évoquant les termes du Plan Local d'Urbanisme. Cette décision a généré une vive controverse reprise par des nombreux articles de presse et des sites d'architecture. Suite à cette décision, l'académie d'architecture a lancé une pétition pour éviter la jurisprudence.
Notes et références
- ↑ Paris pour ses habitants, la reconquête du possible, Paris, Ibis Press, , 236 p. (ISBN 2-910728-20-X) [[ibispress.com et amenat.com lire en ligne]]
- ↑ Blog d'Harold Hyman
- ↑ Collectif contre la tour Triangle
- ↑ Le Figaro, 25/10/2013
- ↑ Le Parisien, 19/02/2013/
- ↑ Le Figaro, 18/02/2013
- ↑ « Le projet de la Samaritaine est une aberration urbaine par Paul Chemetov, architecte – », Le Monde (11 juin 2014),
Liens externes
Article publié sur Wikimonde Plus
- Portail des associations