Nouâtre

Nouâtre
Nouâtre
Mairie de Nouâtre.
Blason de Nouâtre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Sainte-Maure-de-Touraine
Intercommunalité Communauté de communes Touraine Val de Vienne
Maire
Mandat
Pierre-Marie Danquigny
2014-2020
Code postal 37800
Code commune 37174
Démographie
Gentilé Nouâtrais
Population
municipale
829 hab. (2016 en diminution de 6,96 % par rapport à 2011)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 09″ nord, 0° 33′ 09″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 49 m
Superficie 9,65 km2
Localisation
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Liens
Site web mairie-nouatre.fr

Nouâtre est une commune française du département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie

Situation

Nouâtre est en bordure sud du département de l’Indre-et-Loire, jouxtant le département de la Vienne[1], entre Tours (46 km au nord) et Châtellerault (30 km au sud). Chinon est à 31 km au nord-ouest[2].

Le Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine est à 31 km à l'ouest, séparé de Nouâtre seulement par la commune de Marcilly-sur-Vienne[1].

Voies de communication, transports

Routes

L'autouroute A10, dite « L’Aquitaine », traverse le sud de la commune dans la direction nord-sud. Elle relie Châtellerault, Poitiers et Bordeaux au sud avec Tours, Orléans et Paris au nord (et Le Mans par la A28 au nord de Tours). Son entrée-sortie la plus proche vers le nord est la no 25 « Sainte-Maure-de-Touraine » à 10 km, et celle vers le sud est la no 26 « Chatellerault-nord » à 28 km[1],[2].

L'autouroute A85 croise l'autoroute A10 à l'échangeur situé sur la commune de Veigné (au sud de Tours)[1],[2].

Trains

La station de chemin de fer la plus proche est la gare de Maillé, desservie par des trains TER Centre-Val de Loire et TER Nouvelle-Aquitaine circulant entre Tours et Port-de-Piles ou Poitiers.

Communes limitrophes

Nouâtre est limitrophe avec six communes, dont une dans la Vienne[1] :

Hydrographie

Réseau hydrographique de Nouâtre.

La commune est bordée sur 0,716 km à l'ouest par la Vienne qui coule du sud au nord et constitue une limite séparative avec Ports puis avec Marcilly-sur-Vienne ; et par son affluent la Creuse (0,303 km), qui constitue une limite sud. Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 13,96 km, comprend un autre cours d'eau notable : le Réveillon (1,835 km) ; et dix petits cours d'eau dont les Gaudeberts (0,84 km)[1],[3].

La Creuse, d'une longueur totale de 263,6 km, prend sa source à 816 m d'altitude sur le plateau de Millevaches, dans la Creuse et se jette dans la Vienne sur les territoires des communes de Port-de-Piles (Vienne), Ports et Nouâtre, après avoir traversé 80 communes[4]. Sur le plan piscicole, la Creuse est classée en deuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[5].

La Vienne, d'une longueur totale de 363,3 km, prend sa source sur le plateau de Millevaches dans la Creuse, à une altitude comprise entre 860 et 895 m ; et se jette dans la Loire à Candes-Saint-Martin à 30 m d'altitude, après avoir traversé 96 communes[6]. La station de Nouâtre permet de caractériser les paramètres hydrométriques de la Vienne. Le débit mensuel moyen (calculé sur 61 ans pour cette station) varie de 60 m3/s au mois d'août à 355 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 2 480 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 8,61 m le [7],[8]. Sur le plan piscicole, la Vienne est également classée en deuxième catégorie piscicole[5].

Le Réveillon, d'une longueur totale de 15,2 km, prend sa source dans la commune de Sepmes et se jette dans la Vienne à Nouâtre, après avoir traversé 5 communes[9]. Sur le plan piscicole, le Réveillon est également classé en deuxième catégorie piscicole[5].

Deux zones humides ont été répertoriées sur la commune par la direction départementale des territoires (DDT) et le Conseil départemental d'Indre-et-Loire : « l'étang des Maisons Rouges » et « les étangs de la Fontaine Blanche »[10],[11].

Vue du village.

Toponymie

Appelée Nogastrum Castrum au Xe siècle[12].

Histoire

Antiquité

La vallée de la Vienne

Les plus importantes densités d'occupation romaine des Ier et IIe siècles se trouvent le long de la Vienne, ce grand axe de communication nord-sud. Les hommes y sont attirés par les basses terrasses alluviales de sa vallée, faciles à travailler.

La via Publica

Selon l'itinéraire reconstitué à partir des cartes et vestiges encore repérables : elle part de Tours, traverse le Cher en direction de Pont-de-Ruan ; de là elle longe Thilouze, passe ensuite par Saint-Epain et sert alors de limites sur 4 km entre les communes de Saint-Epain, Trogues, Pouzay et Noyant, avant d'arriver dans la vallée de la Vienne au Carroi de Chenevelles, à 2 km du bourg actuel de Nouâtre et à quelques centaines de mètres du lit de la rivière. De ce point, elle se partage en deux : la voie principale se prolonge vers Poitiers, pendant qu'une variante dessert Nouâtre. Cette voie antique est connue sur la commune sous le nom de « chemin du Temple ». La présence de la voie romaine de Tours à Poitiers détermine le regroupement de l'habitat humain en rive droite de la Vienne et constitue un facteur déterminant pour l'implantation des villæ à proximité des agglomérations secondaires. Le long de cette voie et du cours de la Vienne, sont établis les vici de Chinon, Mougon, Nouâtre et Antran. À la fin de la Tène, au IIe siècle, une villa à plan méditerranéen est implantée à proximité de l'agglomération nouâtraise : elle est en rapport étroit avec l'agglomération secondaire distante d'environ 3 km, qui lui fournit une place d'échanges commerciaux (voies fluviales et routières), un lieu de culte, un lieu de protection (système défensif, présence militaire). Le bilan des recherches géophysiques de la photographie aérienne ainsi que des sondages ont localisé le vicus et cette vaste villa d'une vingtaine d'hectares environ, au carroi de Chenevelles.

Aux origines du bourg, le vicus

Le vicus de Nouâtre était situé sur la rive droite de la Vienne à quatre kilomètres en aval de sa zone de confluence avec la Creuse, au carrefour routier de la via Publica reliant Tours avec d'autres voies secondaires.

Le vicus antique de Nouâtre se trouve sous une partie du village actuel ; la couche archéologique y est accessible à 80 cm de profondeur[13]

. Les prospections archéologiques ont révélé une nécropole à incinération, le long de la voie Tours - Poitiers à l'est du bourg actuel[réf. nécessaire].

Atelier de poterie

Bien qu'aucun four n'ait été découvert (en 1904 au moins), un important dépôt de céramique a été trouvé en 1867 à la Richardière (qui s'appelait autrefois les Loges)[12] au nord-est de la motte[1] et un atelier a été reconnu dans le bourg. Des vases moulés y étaient fabriqués[12], et - signe de l'existence d'un atelier de poterie - des moules ont été mis au jour. Les vases moulés sont notables par leur originalité ; parmi les décors figurant des personnages, un seul décor a été trouvé ailleurs : le pygmée no 442 (nomenclature de Déchelette, 1904) en commun avec celui sur un vase signé VALEVS, potier de Lezoux. Des fragments de vases Drag. 30 sont décorés de larges métopes qui contiennent plusieurs sujets (un mode de décoration typique de la période de transition). L'atelier de Nouâtre est actif à la fin du Ier siècle et au commencement du IIe siècle[13].

Moyen-Âge

Nouâtre fut une citadelle féodale aux XIe et XIIe siècles.

Le village actuel de Nouâtre sis sur la rive gauche de la Vienne entre l'Ile-Bouchard et Châtellerault, doit son nom au château que Foulques Nerra y érigea au Xe siècle. Mais l'origine de l'occupation remonte probablement à la période gallo-romaine, dont le site a gardé de nombreux témoignages archéologiques, localisés pour certains d'entre eux (vicus, sites religieux, fanum…) dans les limites même de la commune, pour d'autres (villa), à ses abords immédiats (la commune de Pouzay).[réf. nécessaire]

L'occupation régulière du site de Nouâtre a laissé plus proche de nous des témoignages de l'époque médiévale, qui composent aujourd'hui le patrimoine architectural. Citons l'abbaye bénédictine de Noyers, fondée en 1033 à Noyers, à quelques kilomètres du bourg de Nouâtre ; ou encore, au centre du village, dressés en un point stratégique surplombant le lit de la Vienne, les vestiges de la forteresse du XVe siècle, construite sur une motte antérieure. À quelques dizaines de mètres des anciens fossés qui la ceinturaient, se dresse encore la silhouette du haut clocher de l'église paroissiale, construite à la même époque, dans le périmètre de la basse-cour.[réf. nécessaire]

Dès le XVIIIe siècle, les bâtiments furent utilisés comme carrière de pierre, provoquant sans doute leur disparition, la mise à nu des murailles de l'enceinte, dévêtues depuis de leur parements en grand appareil régulier. Le péril est venu du temps, le temps qui passe, le temps qu'il fait aussi, puisque les crues magnifiques de la rivière n'ont fait que rendre plus vulnérable ce qui jadis résista à la sape de l'ennemi : la base des murs d'enceinte. Les eaux encore, dont le ruissellement entraîne les terres du tertre vers la base interne de l'enceinte, qui appliquent à leur tour une poussée à la base des murs déjà fragilisés par l'eau de la rivière et la végétation, et participent ainsi, à la lente mais inéluctable destruction de l'ensemble.[réf. nécessaire]

Pour parvenir à la physionomie que nous lui connaissons, le château de Nouâtre a dû connaître depuis le Xe siècle plusieurs étapes de construction, d'adaptation, de reconstruction, modelage nécessaire pour le rendre de plus en plus adapté et performant, avant d'être abandonné et utilisé au XVIIIe siècle comme carrière de pierres. Aujourd'hui après plus de deux cents ans de négligence, le château et plus globalement le site de Nouâtre peut, grâce à la volonté conjointe des propriétaires, des habitants du village et des autorités compétentes, sortir de l'oubli. La confrontation des données obtenues par l'approche textuelle avec celles fournies par la topographie et les plans, confirme l'existence d'un ensemble bipolaire, formé par l'association d'un complexe fortifié comprenant trois mottes, avec un bourg. La motte castrale majeure qui porte encore le château de XVe siècle, s'articulait avec sa basse-cour par un pont-levis. Cette basse-cour attestée au XVe siècle était défendue par de profonds fossés en eau encore visibles. Au delà, à moins d'une centaine de mètres, s'étendait le parcellaire du bourg. Attesté depuis le XVe siècle, le bourg était clos. L'ensemble castrum, basse-cour, bourg, reconnaissable sur les cadastres, l'est aussi sur le terrain grâce à une fossilisation du noyau ancien.[réf. nécessaire]

Le bourg et le premier château

Il exista une première famille de seigneurs[14] dans la première moitié du XIe siècle : Guen(n)on ou Ganelon Ier, son fils Marric († vers 1023), son fils Malran († vers 1035), ses fils Ganelon II († vers 1060) et Cléopas, dans la vassalité des comtes d'Anjou et de Vendôme (Nerra, son fils Geoffroi Martel, et Foulques l'Oison neveu de Martel) ; un petit-neveu de Ganelon II et Cléopas, Josbert de Nouâtre, épouse Dionysia, fille d'Hugues Ier de Ste-Maure (fl. vers 1060-1115) et d'Aénor de Montreuil-Bellay (15). Alors, la seigneurie passa directement aux Vendôme, avec Guy de Nevers († 1084), frère cadet de l'Oison ; Bouchard III de Vendôme († 1085), fils de l'Oison ; puis Geoffroi de Preuilly († 1102), gendre de l'Oison.

Plus tard, on trouve Hugues II de Sainte-Maure (fl. de 1117 à sa mort en 1180, fils de Josselin III, petit-fils d'Hugues Ier et neveu de Dionysia de Ste-Maure ci-dessus ; il anime la révolte d'Henri et Richard contre leur père Henri II Plantagenêt ; marié à Avoise de Montgauger) : désormais, Nouâtre partage le destin féodal de Sainte-Maure, et passe donc par succession héréditaire aux familles de Pressigny (notamment, Josbert Ier de Ste-Maure-Pressigny, né vers 1190 et mort après 1245, époux d'Agnès, sans doute fille de Jean IV de Vendôme), de Craon, de La Rochefoucauld, du Fou, et de Rohan-Guéméné-Montbazon ; elle fait partie du duché de Montbazon érigé en 1588/1594.[réf. nécessaire]

La translation de saint Révérend

XIXe siècle

En 1832, Nouâtre a annexé la commune de Noyers.

XXe siècle

La Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Nouâtre possède depuis 1940 un camp de l'intendance militaire allemande, un dépôt d'essence de matériel et de nourriture surveillé par près de 300 soldats, ce qui aura une influence sur le massacre de Maillé[15].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 2000 mars 2008 André Barillet    
mars 2008 juin 2014 Philippe Tabutaud[16]    
octobre 2014 En cours
(au 2 février 2016)
Pierre-Marie Danquigny   Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2016, la commune comptait 829 habitants[Note 1], en diminution de 6,96 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
213223220221236420357433446
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
413422404411439446447442368
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
364361362479603600602669969
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
9121 001891860833789761869825
2016 - - - - - - - -
829--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Nouâtre se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Chinon.

L'école maternelle et le collège Patrick Baudry accueillent les élèves de la commune.

Économie

La commune compte beaucoup de commerces : boulangerie, épicerie, pharmacie, docteur, boucherie, une école, un collège, bar, restaurant, kinésithérapeute, cabinet infirmière.

Activités culturelles et associatives

Manifestations
  • Juin : Triathlon de la Touraine créé en 1984.
  • Juillet : 13 juillet fête nationale.
  • Août : fête Un dimanche à la campagne.
Associations
  • Comité d'animation de Nouâtre,
  • APE (Association des parents d'élèves du regroupement se met au service des écoles),
  • Nouâtre triathlon,
  • Le club de l'amitié,
  • L'union sportive gymnastique Nouâtre (Football),
  • Club de judo et ju-jitsu.

Culture locale et patrimoine

Sites et monuments

  • Église Saint-Léger de Nouâtre, rebâtie en 1482.
  • Église Saint-Jean de Noyers, rebâtie au XIIe siècle ; façade et chœur refaits au XVIIIe siècle.
  • Château.
  • Abbaye Notre-Dame de Noyers

Autres édifices

Salle multisport Marie-Amélie-Le Fur.
Il a été inauguré le par Marie-Amélie Le Fur, athlète handisport française. La salle de sport porte son nom en mémoire de son courage exemplaire pour la jeunesse[21].
  • Collège.
  • Prévision en 2013 : aménagement du centre bourg.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Nouâtre

Les armes de Nouâtre se blasonnent ainsi :D'argent au noyer de sinople, fruité d'or, posé sur une motte aussi de sinople, à la bordure d'azur chargée de cinq anneaux et attaches de scellement du champ ordonnés en orle, accompagnés à dextre du chef de Notre Dame tenant l'Enfant Jésus d'or[22].

ou :
D'argent à une motte de sinople issant de la Pointe surmontée d'un noyer du même fruité d'or à la bordure d'azur chargée de cinq anneaux d'argent posés en orle et d'une Notre-Dame tenant l'enfant Jésus d'or au canton du Chef dextre.

Ornements extérieurs

L'écu est surmonté d'une couronne murale d'or, à trois tours crénelées, ouvertes et maçonnées de sable. Elle symbolise la ceinture de remparts qui préserve la cité contre les ennemis du dehors ; elle est un souvenir des divinités latines, gardiennes tutélaires que l'on représentait couronnées de tours. Elle rappelle surtout la ville de Noastre qui anciennement était close et circuitée de murailles, ainsi que l'abbaye de Noyers avec tourelles, contreforts et chemins de ronde garnis de créneaux.

En pointe, un listel d'argent aux retroussis de gueules mentionne: "Ville de Nouâtre" car c'est bien sous cette dénomination qu'on la désignait au XVIIe siècle, le 14 aoust 1696, ville de Nouatre.

Symboles de la composition

La motte fait allusion aux deux têtes de Pont, deux énormes mottes bâties par Foulques Nerra (appelée improprement pour l'une: Tumulus ou Calvaire de Nouâtre et la Motte) pour s'assurer le passage de la Vienne, point d'une extrême importance.
Le noyer rappelle l'origine du nom de la localité. Quant à l'abbaye et paroisse de Noyers, c'est la même origine: pays fertile en noyers qui vraisemblablement donna leur nom à la contrée selon l'abbé C. Chevalier.
Le noyer aime les montagnes et hait les eaux, c'est pourquoi il est représenté sur la motte dans l'écu de Nouâtre.
La noix sert d'armes parlantes. Elle fait penser à une conception analogue à celle de l'œuf cosmique qui se sépare en deux moitiés pour donner naissance au ciel et à la terre.
Notre Dame tenant Jésus, parce que dès l'antiquité, sans en fixer de date, existait à Noyers une petite église dédiée à la Sainte Trinité et à Notre Dame. Noyers avec l'abbaye qui était paroisse fut supprimée après la Révolution et fut rattachée à la nouvelle commune de Nouâtre rappelant ainsi l'ancienne juridiction des lieux. Aucune allusion, n'est faite aux reliques de saint Révérend dont on ne sait ce qu'il en reste avec exactitude ou du moins en ce qui concerne le crâne dont Saint-Jean-d'Angély possédait également le crâne. On peut seulement rappeler une procession qui se faisait le jour de la fête du saint, le 12 septembre, où l'on portait ses reliques. Quant à la fontaine miraculeuse qui guérit de la folie, le défaut de preuve ne permet pas de constituer l'authenticité du culte rendu à ce saint, malgré une infinité de guérisons rapportées. Seuls subsistent les restes d'un petit monument érigé par la famille d'Argenson sur la fontaine de Saint-Révérend ; et les anneaux de fer, tout autour de la nef qui auraient servi à attacher les fous que l'on amenait dans le but d'obtenir leur guérison.
La fontaine ne peut pas être représentée sous l'arbre dans l'écu de Nouâtre, car le noyer hait les eaux. Les anneaux tout autour de l'écu rappellent saint Révérend, pour la guérison de la folie.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a b c d e f et g « Nouâtre, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées.
  2. a b et c « Nouâtre », sur google.fr/maps.
    Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) – cliquer sur "Itinéraires".
  3. « Fiche SIGES de la commune », sur sigescen.brgm.fr (Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire) (consulté le 28 décembre 2019).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Creuse (L---0070) ».
  5. a b et c « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 1er février 2019).
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Vienne (L---0060) ».
  7. « Référentiel hydrométrique », sur sandre.eaufrance.fr (consulté le 1er février 2019)
  8. « Station hydrométrique L7000610, la Vienne à Nouâtre », sur le hydro.eaufrance.fr (consulté le 1er février 2019).
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - le Réveillon (L7005300) ».
  10. Direction Départementale des Territoires d'Indre-et-Loire-37, « Liste des Zones humides d'Indre-et-Loire-37 », sur terresdeloire.net (consulté le 1er février 2019).
  11. « L'inventaire départemental des zones humides », sur indre-et-loire.gouv.fr, (consulté le 1er février 2019).
  12. a b et c [Déchelette 1904] Joseph Déchelette, Les vases céramiques ornés de la Gaule romaine (Narbonnaise, Aquitaine et Lyonnaise), vol. 1, Paris, A. Picard & Fils, , 308 p., sur archive.org (lire en ligne), p. 208.
  13. a et b Déchelette 1904, p. 209.
  14. « Seigneurs de Nouâtre », sur LiTTéRaTuRe, site de Pierre-Marie Danquigny.
  15. [Chevereau & Forlivesi 2005] Sébastien Chevereau et Luc Forlivesi, « Histoire et mémoire d’un massacre : Maillé, Indre & Loire », Actes du colloque organisé par la Fondation de la résistance et la ville de Saint-Amand-Montrond à Saint-Amand-Montrond le mercredi 8 juin 2005 « La répression en France à l'été 1944 »,‎ (lire en ligne [sur fondationresistance.org], consulté le 28 décembre 2019).
  16. Caroline Devos, « Les élections annulées à Nouâtre et Cormery », sur lanouvellerepublique.fr, La Nouvelle République du Centre-Ouest, (consulté le 2 février 2016).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. « Nouâtre : Marie-Amélie Le Fur inaugure " sa " salle », La Nouvelle République du Centre-Ouest,‎ (lire en ligne [sur lanouvellerepublique.fr], consulté le 28 décembre 2019).
  22. « Blason de Nouâtre », sur armorialdefrance.fr (consulté le 28 décembre 2019).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes