Louis Thibon
Louis Thibon, né le 16 avril 1866 à Vienne (Isère) et mort le 23 octobre 1940 est un haut fonctionnaire français.
Biographie
Louis Charles Thibon est né le 16 avril 1866 à Vienne (Isère) et mort le 23 octobre 1940. Il est le fils de Gaston Thibon, docteur en médecine et d'Élisabeth Stéphanie Pagès[1],[2].
Il est licencié en droit[1].
Carrière
Louis Thibon a intégré le corps préfectoral dès l'âge de 28 ans où il a été nommé sous-préfet. Il fut préfet dans sept départements jusqu'à l'âge de 59 ans où il demanda à être mis en disponibilité.
- 25 décembre 1989 - Chef de cabinet du préfet des Hautes-Alpes
- 16 août 1893 - Secrétaire général des Landes
- 10 avril 1894 - Sous-préfet de Saint-Sever (Landes)
- 21 octobre 1898 - Sous-préfet de Vouziers (Ardennes)
- 24 septembre 1900 - Sous-préfet de Montélimar (Drôme)
- 2 avril 1904 - Sous-préfet de Sedan (Ardennes)
- 10 juin 1909 - Préfet de l'Ariège
- 19 octobre 1909 - Préfet de l'Ardèche
- 3 mars 1912 - Préfet de Corse
- 1914 - Préfet du Finistère
- 1917 - Préfet du Gard
- 1919 Préfet de la Marne
- 1919 - 1925 - Préfet des Bouches-du-Rhône (préfet par intérim le 5 août 1919 et définif le 15 janvier 1920 - mis en disponibilité « sur sa demande » le 30 janvier 1925)[2]
Préfet du Finistère pendant la Première Guerre mondiale, il est notamment responsable de la gestion des camps d'internement pour civils étrangers (1914-1919)[3].
À peine nommé préfet des Bouches-du-Rhône en août 1919, il doit traiter avec les policiers en grève contre l'omnipotence préfectorale[4]. Dans cette même fonction, il est chargé de l'Exposition coloniale de Marseille de 1922. Cette exposition est une réussite et c'est sur proposition du ministre des Colonies qu'il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur en septembre 1923.
Il intervint également pour obtenir une sortie de conflit entre les entrepreneurs d'une part, et les délégués des ouvriers dockers et charbonniers du port de Marseille d'autre part, en février et mars 1924[5]. Il réussit à faire signer un accord entre les parties, sauvegardant le principe de la journée de huit heures et accordant une majoration pour les heures supplémentaires. L'accord comportait aussi le principe de la reconnaissance officielle des syndicats[5]. Pour autant, à la suite de l'arrivée de la gauche au pouvoir quelques mois plus tard, le nouveau ministre de l'Intérieur Camille Chautemps destitue Louis Thibon dans un mouvement préfectoral plus vaste[6].
Il meurt en octobre 1940, ses obsèques sont célébrées à Marseille[7].
Distinctions
Louis Thibon est nommé chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur le 30 Juin 1913 par le ministre de l'Intérieur, promu officier le 21 avril 1919 par le ministre de l'Intérieur et enfin commandeur le 12 août 1923 par le ministre ds Colonies[1].
Il est officier de l'Instruction publique, officier du Mérite agricole, grand-officie et commandeur de plusieurs ordres étrangers[1].
Bibliographie
- Notice « Thibon (Louis, Charles) » (1866-1940), page 489 in Archives nationales (France) (répertoire nominatif par Christiane Lamoussière, revu et complété par Patrick Laharie ; répertoire territorial et introduction par Patrick Laharie), Le personnel de l'administration préfectorale, 1881-1926, Paris : Centre historique des Archives nationales, 2001, 774 pages, 27 cm, ISBN 2-86000-290-1.
- Pierre Henry, Histoire des préfets : Cent cinquante ans d'administration provinciale, 1800-1950, ed. Nouvelles Editions Latines, 1950.
- (en) Mary Dewhurst Lewis, Boundaries of the Republic: Migrant Rights and the Limits of Universalism in France, 1918-1940, ed. Stanford University Press, 2007, ISBN 9780804757225.
Lien externe
Références
- ↑ 1,0 1,1 1,2 et 1,3 « Cote LH/2646/38 », base Léonore, ministère français de la Culture
- ↑ 2,0 et 2,1 Notice « Thibon (Louis, Charles) » (1866-1940), page 489 in Archives nationales (France) (répertoire nominatif par Christiane Lamoussière, revu et complété par Patrick Laharie ; répertoire territorial et introduction par Patrick Laharie), Le personnel de l'administration préfectorale, 1881-1926, Paris : Centre historique des Archives nationales, 2001, 774 pages, 27 cm, ISBN 2-86000-290-1. Ce document n'indique pas le lieu de décès.
- ↑ Jean-Noël Grandhomme: Le préfet du Finistère et la gestion des camps d'internement pour civils étrangers (1914-1919]
- ↑ Michel Bergès, Le syndicalisme policier en France (1880-1940, Université de Bordeaux, 1995, p. 179-181, [lire en ligne]
- ↑ 5,0 et 5,1 Rédaction du Figaro, « Fin de grève », le quotidien français Le Figaro, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ Pierre Henry, Histoire des préfets: Cent cinquante ans d'administration provinciale, 1800-1950, Nouvelles Éditions Latines, 1950, 360 pages, p. 294-295, [lire en ligne]
- ↑ Rédaction du Figaro, « Carnet du Figaro », le quotidien français Le Figaro, , p. 2 (lire en ligne)
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