Jan Valtin

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Jan Valtin, pseudonyme de Richard Julius Hermann Krebs ( à Darmstadt ou Mayence - dans le Comté de Kent), est un communiste allemand rompu aux missions clandestines. Il a principalement agi pour le compte des service soviétique au sein du mouvement syndical des marins et travailleurs des ports durant l'entre-deux-guerres[1].

Biographie

Après avoir adhéré au Parti communiste allemand à seize ans et participé à ses principales initiatives insurrectionnelle, il sillonne le monde en temps qu’ouvrier et marin qualifié. Il est l’un des principaux responsables de la fraction maritime communiste au sein de l’Internationale des marins et travailleurs des ports (ISH), l’adjoint de son secrétaire général, Albert Walter, et le responsable des clubs internationaux de marins, successivement à Brême puis Hambourg. Il dirige des grèves extrêmement dures à travers l’Europe, notamment dans les pays scandinaves et au Royaume-Uni. Il assiste impuissant à la décomposition de la République de Weimar et à la montée du nazisme.

Arrêté par la Gestapo en novembre 1933, il est torturé, ne parle pas, est condamné à 13 ans de prison et est enfermé au camp de Fuhlsbüttel. En 1936, il reçoit de l’extérieur l'ordre de son chef, Ernst Wollweber, de simuler le désir se mettre au service de la Gestapo qu'il parvient à convaincre de sa conversion au nazisme. Il est envoyé en 1937 en mission à Copenhague qui est un foyer communiste important. Il demande alors à ses camarades du parti d'organiser une mission pour libérer sa femme - également membre du Parti - et son jeune fils retenus en otage en Allemagne. Face au refus d’Ernst Wollweber qui souhaite son maintien en tant qu’agent double, il se rebelle et est mis en accusation par l'organisation du Parti. Après jugement, il est décidé qu'il sera envoyé à Moscou. Anticipant le sort qui l'attend, il parvient à s'évader. Pourchassé autant par le NKVD que la Gestapo, il parvient à rejoindre les États-Unis. Les Russes ayant fait savoir que Valtin était leur agent au sein de la Gestapo, sa femme meurt dans une prison nazie fin 1938 et son fils est enrôlé dans les jeunesse hitlériennes.

Il parvient à rejoindre les États-Unis et s'engage dans l'Armée américaine pour combattre dans la guerre du Pacifique.

Out of the Night, son autobiographie de 1941, publiée en France en 1947 sous le titre Sans patrie ni frontières, connut un grand écho. Certaines vérifications effectuées par l’historienne Constance Margain établissent qu'une partie du personnage de Jan Valtin ne correspond pas à la vie effective de Richard Krebs[2]. Cette même historienne a fait des témoignages de Richard Krebs l’une des principales sources de sa thèse consacrée à l’histoire de l’ISH[3].

Il écrivit en outre plusieurs romans.

Œuvres

  • Sans patrie ni frontières, traduit de l'anglais par Jean-Claude Henriot (Out of the Night), New-York, Éditions de la Maison française ; Paris, Dominique Wapler, 1947 ; réédition J.C. Lattès, 1975 ; réédition Club français du livre, 1975
  • Sans patrie ni frontières, traduit de l'anglais par Jean-Claude Henriot (Out of the Night), traduction revue par Philippe Carella, postface de Jean-François Vilar, Babel, coll. Révolutions, 1997 (ISBN 978-2742709151)
  • Châteaux de sable, traduction par Hélène Claireau de Castle in the sand, Presses de la Cité, 1951
  • Ni lumière ni étoile, traduction de Wintertime, Presses de la Cité, 1950

Notes et références

  • Traduction partielle de l'article Jan Valtin de la Wikipédia anglaise.
  1. lariposte.com
  2. Constance Margain, « L’autobiographie romancée d’un aventurier en politique : Sans patrie ni frontières, de Jan Valtin », Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique,‎ , p. 141-159 (ISSN 1271-6669, lire en ligne, consulté le 26 avril 2015)
  3. Constance Micalef Margain. L’Internationale des gens de la mer (1930-1937) Activités, parcours militants et résistance au nazisme d’un syndicat communiste de marins et dockers. Histoire. Université du Havre; ZZF Potsdam, 2015