Djokan
Domaine | Percussion préhension |
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Pays d’origine | Guyane (France) |
Fondateur | Yannick Théolade |
Fédération mondiale | Fédération internationale des arts martiaux traditionnels |
Le Djokan est un art martial amazonien créé en 2010, en Guyane par le guyanais Yannick Théolade[1].
[2]Cette discipline a été reconnu officiellement la même année de sa création, par la Fédération internationale des arts martiaux traditionnels. La portée de cette reconnaissance est toutefois contestable en raison de conflits d'intérêts détaillés plus bas.[source insuffisante].
Étymologie
[3],[4]Le nom Djokan vient du mot Djòk qui signifie en créole guyanais : la Force et/ou être en pleine forme[source insuffisante].
Les origines du Djokan
[2]Le Djokan est une discipline martiale qui prétend tirer ses origines des pratiques guerrières, des danses et coutumes traditionnelles des peuples amérindiens, bushinenges et des créoles guyanais[source insuffisante].
Yannick Théolade, fondateur de cet art martial a développé ses techniques Djokan. Il a parcouru la Guyane à la rencontre des différentes ethnies de la Guyane. Après plusieurs années de recherches et de compilations, la discipline est née[5],[6].
Conflits d'intérêts
Du fait de l'enjeu identitaire que représente le djokan en Guyane, il jouit d'une importante couverture médiatique, en dépit de plusieurs éléments qui poussent à s'interroger sur les motivations du créateur et grand maître autoproclamé du djokan:
Tout d'abord, si celui-ci s'est félicité de la reconnaissance du djokan par la Fédération internationale des arts martiaux traditionnels (et non par le Dai Nippon Butoku Kai, comme cette page l'a longtemps laissé croire) le 31 octobre 2011, il n'a, ni à ce moment là ni par la suite, fait état de son statut de cofondateur et de n°3 de ladite fédération[7]. M. Schneider, également cofondateur de la FIAMT et représentant de la fédération lors de cette cérémonie, a d'ailleurs prétendu avoir découvert la discipline sur internet, camouflant ainsi les liens qui l'unissaient déjà au fondateur du djokan[8].
Par ailleurs, la création de la FIAMT a été déclarée en préfecture le 11 octobre 2011, soit 20 jours seulement auparavant[9]. Cet intervalle très court, incite non seulement à relativiser le prestige que cette reconnaissance donne au djokan, mais pourrait même laisser suspecter que la reconnaissance du djokan ait été, sinon la seule, l'une des finalités essentielles de la création de la FIAMT.
Le mercredi 4 Juillet 2018, M. Théolade s'est fait remettre, toujours des mains de M. Schneider, le titre de Hanshi[10],[11] (habituellement décerné par le Dai Nippon Butoku Kai, et réservé aux spécialistes d'arts martiaux japonnais). L'absence de validation par d'autre entité que par celle dont M. Théolade est le cofondateur, et l'écart surprenant qui le séparent des exigences habituelles de la remise d'un tel grade (âge minimum de 55 ans, 15 ans d'ancienneté dans le grade précédent) laissent peu de doute quant à la vacuité de ce titre.
À ce même sujet, le titre de Hanshi dont M. Schneider fait pour sa part état a été décerné, toujours pas par le Dai Nippon Butoku Kai, mais par l'AKSER[12] (Association internationale karate-do shotokaï Egamiryu®) dont il est le fondateur.
En dépit de toutes ces irrégularités, la notoriété du djokan et de son fondateur reste intacte en Guyane. La discipline donne lieu à la création de produits dérivés divers et variés (manga inspiré par le djokan[13], musique pour accompagner sa pratique[14]), la plupart du temps présentés comme réalisés par le CREAAM (centre de recherche ethnographique des arts afroamazoniens) dont il est difficile de trouver d'autre preuve d'existence qu'une adresse de courrier électronique et dont l'activité se borne à la promotion du djokan.
M. Théolade a même réussi à faire éditer par le réseau canopé (éditeur public de ressources pédagogiques) un livret visant à l'enseignement du djokan de la maternelle au collège.[15]
Notes et références
- ↑ « Yannick Théolade grand maître du Djokan - Élections de la collectivité territoriale de Guyane », France-Guyane, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ 2,0 et 2,1 « Djokan - fiamt.fr », sur www.fiamt.fr (consulté le )
- ↑ « [http://www.antilles-martinique.com/creole.html Langue cr�ole] », sur www.antilles-martinique.com (consulté le )
- ↑ « djok (guad.) en creole », sur www.dicovia.com (consulté le )
- ↑ Site officiel du Djokan Yanick Théolade sur le site officiel
- ↑ « Le Djokan, un art martial amazonien né en Guyane - Guyane la 1ère », Guyane la 1ère, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « fiamt - STRUCTURE : CmonSite », sur www.fiamt.fr (consulté le )
- ↑ https://www.facebook.com/djokanartmartialamazonien/photos/a.314073321941962/314073515275276/?type=3&theater
- ↑ « FEDERATION INTERNATIONALE DARTS MARTIAUX TRADITIONNELS ET D'ARTS DE DEFENSE - FIAMT », sur www.net1901.org (consulté le )
- ↑ « Yannick Théolade grand maître du Djokan - Journal France-Guyane - toute l'actualité de votre région en Guyane - FranceGuyane.fr », sur France-Guyane (consulté le )
- ↑ « Le professeur du club de karaté à l'honneur », sur ladepeche.fr (consulté le )
- ↑ « Ceintures noires - fiamt.fr », sur www.fiamt.fr (consulté le )
- ↑ ululeFR, « La Planète Takoo (la goutte d'eau tome 1) », sur Ulule (consulté le )
- ↑ « Djokan Art Martial », sur www.facebook.com (consulté le )
- ↑ « Nouveautés Éditeurs - J'apprends le djokan - Réseau Canopé site de Guyane - Gran Dôkô Sawani Makan », sur nouveautes-editeurs.bnf.fr (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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