Claude Zidi

Claude Zidi
Nom de naissance Claude Raymond Zidi
Surnom Claude Zidi
Naissance (87 ans)
Paris 14e, (Seine), Drapeau de la France France
Nationalité France Française
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Films notables Les Bidasses en folie
Les Fous du stade
Le Grand Bazar
L'Aile ou la Cuisse
Les Sous-doués
Les Ripoux
Ripoux contre ripoux
Profil bas
Astérix et Obélix contre César

Claude Zidi, né Claude Raymond Zidi, né le à Paris 14e, est un réalisateur, scénariste et producteur français.

Diplômé en 1955 de l'École technique de Photographie et de Cinématographie, il entame sa carrière au poste d'assistant opérateur, puis cadreur et directeur de la photographie (notamment pour Claude Chabrol). À partir de 1970, il devient réalisateur et scénariste en mettant en scène Les Charlots, dans quatre films qui obtiendront de grands succès : Les Bidasses en folie, Les Fous du stade, Le Grand Bazar et Les Bidasses s'en vont en guerre.

À l'instar de Gérard Oury, Francis Veber et Jean-Marie Poiré, il s'impose comme l'un des plus prolifiques réalisateur de films comiques populaires des années 1970 à 2000, avec des comédies comme La Moutarde me monte au nez, L'Aile ou la Cuisse, L'Animal, La Zizanie, Les Sous-doués, Inspecteur la Bavure, Banzaï, Les Ripoux et Astérix et Obélix contre César.

Sur trente années de carrière, Claude Zidi a dirigé les plus grands acteurs du cinéma français, tels Pierre Richard, Louis de Funès, Coluche, Julien Guiomar, Annie Girardot, Jacques Villeret, Jean-Paul Belmondo, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Philippe Noiret, Patrick Bruel, Christian Clavier et Gérard Depardieu.

Ses films ont attiré des dizaines de millions de spectateurs en Europe, en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique. Très peu apprécié par la critique, il reçoit toutefois la reconnaissance de la profession en 1985 avec le César du meilleur réalisateur et celui du meilleur film pour Les Ripoux.

Biographie

Jeunesse et famille

Né de Mohand Tayeb Zidi et de Marguerite Krub originaires d'Algérie, Claude Zidi se marie trois fois :

  • Nicole Ruby, de 1958 à 1982 ;
  • Marie-Dominique Girodet, de 1983 à 2004 ;
  • Mireille Berthereau, depuis 30 juillet 2007.

Il est le père de six enfants :

  • Hélène Zidi-Cheruy, comédienne, metteur en scène et coach ;
  • Claudine Zidi, scripte ;
  • Marie Zidi, comédienne de doublage ;
  • Julien Zidi (mort accidentellement le ), assistant réalisateur et réalisateur (par exemple de plusieurs épisodes de la série télévisée Cherif et de l' On va s'aimer un peu, beaucoup...) ;
  • Claude Zidi Jr., cadreur et réalisateur.
  • Zoltan Zidi, assistant réalisateur et critique cinéma sur sa chaîne Youtube :"Critique de Zoltan" et sur les podcasts "La Bonne Toile", "The Marvel Initiative/The DC Alternative", "La Saga".

Carrière

Assistant opérateur, cadreur, directeur de la photographie

Claude Zidi suit d'abord, de 1953 à 1955, une formation de directeur de la photographie à l'ENPC « Vaugirard » (École nationale de photographie et cinématographie - école de cinéma qui deviendra, en 2012, l'ENS Louis-Lumière)[3].

En 1955, il est engagé comme stagiaire sur le film de Marc Allégret L'Amant de Lady Chatterley. Il gravit progressivement les échelons, travaillant sur une cinquantaine de films comme assistant opérateur, cadreur puis directeur de la photographie jusqu'en 1970. Il collabore avec de grands metteurs en scène, tels Claude Autant-Lara, Georges Franju, Louis Daquin, Jean-Pierre Mocky, René Clément ou Claude Chabrol. Il est engagé sur une dizaine de productions hollywoodiennes tournées en France, dont Le Train de John Frankenheimer, Le Jour le plus long de Darryl Zanuck ou Charade de Stanley Donen.

Metteur en scène et scénariste

Les années 1970 : Les Charlots, Pierre Richard, Louis de Funès...

En 1971, Michel Ardan, producteur de La Grande Java, premier succès des Charlots, l'engage comme metteur en scène et scénariste sur le deuxième film qu'il a prévu de produire avec le groupe. Ce sont Les Charlots, qui ont apprécié son travail comme directeur de la photographie, qui ont imposé Claude Zidi au producteur. Il écrit le scénario des Bidasses en folie, puis réalise le film qui obtient un succès extraordinaire avec plus de 7 millions d'entrées en France. Zidi écrit et réalise encore trois films avec Les Charlots, qui seront tous de grands succès : Les Fous du stade en 1972, Le Grand Bazar en 1973, Les Bidasses s'en vont en guerre en 1974. Sur des scénarios souvent écrits avec Michel Fabre, il enchaine ensuite les films comiques en faisant tourner Pierre Richard, Coluche, Louis de Funès, Jacques Villeret. Ce seront tous des succès, à l'exception de Bête, mais discipliné, « mitraillé par la critique »[4]. À la fin des années 1970, Claude Zidi a attiré plus de 40 millions de spectateurs dans les salles en France.

Les années 1980 et 1990 : Coluche, Depardieu, Les Sous-doués, Les Ripoux...

Ses producteurs Claude Berri et Christian Fechner connaissant des soucis financiers, Zidi décide de se lancer lui-même dans la production avec une comédie au budget modeste et, en vedette, un acteur encore peu connu : Les Sous-doués avec Daniel Auteuil. Ce sera un grand succès avec près de 4 millions de spectateurs.

Le succès est toujours au rendez-vous tout au long des années 1980 et 1990. Avec ses scénaristes Michel Fabre, Didier Kaminka et Simon Michaël, Zidi fait tourner Coluche et Gérard Depardieu. Ils donnent une suite aux Sous-Doués et créent Les Ripoux, avec Philippe Noiret et Thierry Lhermitte. Le film obtient deux César. Zidi ne connaît que deux échecs notables avec Deux, un film sur le couple avec Gérard Depardieu et Maruschka Detmers et Profil bas, un film policier avec Patrick Bruel. En sus de ses propres films, Zidi produit trois films de Francis Leroi (Le Démon dans l'île), Jacques Fansten (États d'âme) et Pascal Légitimus (Antilles-sur-Seine).

La Totale

La Totale, film réalisé en 1991, sera adapté trois ans plus tard à Hollywood par James Cameron avec Arnold Schwarzeneger sous le titre True Lies. Un procès est intenté par un scénariste nommé Lucien Lambert, qui accuse Claude Zidi d'avoir plagié sa pièce de théâtre intitulée Émile. Zidi gagne en première instance mais perd en appel, ce qui peut avoir des conséquences catastrophiques vis-à-vis des producteurs américains qui lui ont acheté les droits. La procédure durera trois ans et prendra fin lorsque le réalisateur André Farwagi annoncera que Lambert lui a précédemment vendu les droits pour un téléfilm intitulé Tous mes maris, ce qu'il avait caché au tribunal. Bien qu'ayant obtenu gain de cause, Zidi sera durablement affecté par cet épisode[5].

Fin de carrière et postérité

En 1998, Claude Zidi est sollicité par Claude Berri pour réaliser Astérix et Obélix contre César. Il s'agit d'une importante production franco-germano-italienne pour laquelle une distribution internationale et de gros moyens sont réunis. La présence de Zidi rassure les investisseurs car il a la réputation de respecter les budgets. Ce sera l'un de ses plus grands succès populaires, en France (9 millions de spectateurs) et en Europe (plus de 20 millions).

En 2003, Claude Zidi met fin à sa carrière après l'échec retentissant de La Boîte et l'insuccès des Ripoux 3, son vingt-cinquième film.

Le quotidien Le Monde dit de lui, en 2001, qu'il est « un des plus efficaces représentants du comique populaire français des années 1970 et 1980, depuis Les Bidasses en folie (1971) jusqu'aux Ripoux (1984). Sans doute Claude Zidi, entre ce pire et ce meilleur, n'a-t-il jamais eu la prétention de faire dans la finesse. Du moins, quelque chose, dans ses films, parvenait souvent à faire prendre la sauce[6] ».

L'historien Jean Tulard le décrit ainsi : « Spécialiste du comique "à la française", il bat, avec son rival Gérard Oury, tous les records de recette. (...) Zidi est généralement bien médiocre, mais parfois assez inspiré comme dans L'Aile ou la Cuisse (...) » Selon Tulard, ses films sont « toujours centrés sur une actualité presque immédiate et aisément perceptible par le public du samedi soir. » Cependant « Les Ripoux, plaisante satire de la police et de la petite délinquance, réconcilient Zidi avec un public plus exigeant (...)[7] ».

Collaborations récurrentes

Il a collaboré à plusieurs reprises avec Julien Guiomar (6 fois), Thierry Lhermitte (5 fois), Philippe Noiret, Les Charlots, Coluche (4 fois), Pierre Richard, Gérard Depardieu, Michel Aumont, Michel Galabru (3 fois).

Filmographie

Réalisateur

Scénariste

Producteur

Cadreur

Directeur de la photographie

Résultats au box-office

Film Année Entrées au

Box-office France'[8]

Astérix et Obélix contre César 1999 8 948 624
Les Bidasses en folie 1971 7 460 911
Les Ripoux 1984 5 882 397
L'Aile ou la Cuisse 1976 5 841 956
Les Fous du stade 1972 5 744 270
Les Bidasses s'en vont en guerre 1974 4 154 509
Les Sous-doués 1980 3 985 214
Le Grand Bazar 1973 3 913 477
Banzaï 1982 3 769 576
La moutarde me monte au nez 1974 3 702 322
Inspecteur la Bavure 1980 3 697 576
Les Sous-doués en vacances 1981 3 570 887
L'Animal 1977 3 157 789
La Course à l'échalote 1975 2 956 550
Ripoux contre ripoux 1989 2 917 115
La Zizanie 1978 2 789 787
La Totale ! 1991 1 639 813
Les Rois du gag 1985 1 510 930
Association de malfaiteurs 1987 1 194 563
Ripoux 3 2003 804 737
Arlette 1997 721 062
Bête mais discipliné 1979 684 518
Profil bas 1993 624 472
Deux 1989 333 717
La Boîte 2001 92 984
Total 80 108 867

Distinctions

Récompenses

Nomination

Bibliographie

  • Thibault Decoster, Le cinéma de Claude Zidi, Lettmotif, 2019

Notes et références

  1. Claude Zidi, Biostar
  2. Jacques Villeret, Du rire aux larmes, de Gilles Durieux
  3. Chapeau, p. 339.
  4. Jacques Mandelbaum, « La Boîte », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma - Les réalisateurs, Paris, Robert Laffont, , 1009 p. (ISBN 2-221-10093-X), p. 1004
  6. Jpbox-office.com : Page -Claude Zidi entrées France Page consultée le 03 février 2013

Liens externes