Beauvoir-en-Lyons

Beauvoir-en-Lyons
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La mairie.
Administration
Pays France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Rivières
Maire
Mandat
Dominique Rimbert
2020-2026
Code postal 76220
Code commune 76067
Démographie
Gentilé Beauvoiriens, Beauvoiriennes
Population
municipale
630 hab. (2022 en évolution de +0,48 % par rapport à 2016)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 14″ nord, 1° 35′ 13″ est
Altitude Min. 129 m
Max. 231 m
Superficie 33,29 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Gournay-en-Bray
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gournay-en-Bray
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Beauvoir-en-Lyons

Beauvoir-en-Lyons est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie

Commune du pays de Bray, Beauvoir-en-Lyons est l'une des plus grandes communes de Seine-Maritime de par sa superficie. C'est également l'une des communes les plus hautes du département. Le bourg est situé à 15 km de Forges-les-Eaux, 41 km de Rouen, 12 km de Gournay-en-Bray et à 7 km d'Argueil.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[2]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat contrasté des collines », correspondant au Pays de Bray, bien arrosé et frais[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 845 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Forges-les-Eaux à 13 km à vol d'oiseau[4], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 860,1 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme

Typologie

Au , Beauvoir-en-Lyons est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[8]. Elle est située hors unité urbaine[9]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gournay-en-Bray, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[9]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,7 %), terres arables (36,8 %), prairies (12,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,8 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
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Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Bello Videre[13] et Bellovidere en 1180[14].

Le toponyme est construit avec le nom de la forêt de Lyons qui sert à le déterminer[15].

Histoire

Période médiévale

L'une des quatre châtellenies royales du pays de Lyons au Moyen Âge avec celles de Longchamps-en-Lyons, Neufmarché-en-Lyons et Lyons-la-Forêt[16]. Le roi d'Angleterre et duc de Normandie Henri Ier Beauclerc (1100-1135) y édifie un château sur motte au pied duquel est créé dès le début du XIIe siècle un bourg castral[16]. Utilisé à des fins à la fois militaire et résidentielle, ce château royal est suffisamment vaste pour accueillir des hôtes prestigieux comme en 1185 où Henri II Plantagenêt y reçoit le jeune roi de France Philippe Auguste[17]. Mais ce château ne survit pas au XIIe siècle. Pris en 1193 par le roi de France, Beauvoir est en effet démantelé par les Français en 1196[18]. Alors que le traité de Gaillon prévoyait la restitution de Beauvoir aux troupes anglo-normandes, c'est un château en grande partie détruit qui est remis aux mains de Richard Cœur de Lion[18].

Vers 1150, Hugues de Gournay fonde le prieuré Saint-Laurent-en-Lyons[19].

Les rois capétiens qui réinvestissent la forêt de Lyons dès 1202 ne chercheront pas à reconstruire le château[20]. S'ils séjournent régulièrement en forêt de Lyons pour chasser, ils préfèrent disposer dans ce secteur de la forêt de résidences plus modernes et confortables en faisant édifier dans le courant du XIIIe siècle deux manoirs royaux destinés à remplacer Beauvoir: La Feuillie[21] et Bellozanne[22] à proximité immédiate de l'abbaye.

Le souvenir de la châtellenie royale de Beauvoir se perpétue jusqu'à la Révolution par le maintien de la verderie de Beauvoir[23] et de la toponymie médiévale de Beauvoir-en-Lyons qui subsiste encore aujourd'hui.

Époque contemporaine

En a lieu une affaire criminelle où un lycéen nommé Alexandre Castaldo est abattu par ses camarades de lycée[24].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Gaétan Langlois Cordonnier & agriculteur
1940 Pierre Detoeuf CNIP Cultivateur-éleveur, Président du comice agricole de Neufchâtel-en-Bray, député (1951-1955)
Abel Eugène Lassenay
Aimé Luquet
Henry Luquet
Aimé Élie
1983 1995 Marcel Duval Exploitant forestier
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 10 août 2020)
M. Dominique Rimbert UMP Agriculteur
Réélu pour le mandat 2020-2026[25]

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].

En 2022, la commune comptait 630 habitants[Note 2], en évolution de +0,48 % par rapport à 2016 (Seine-Maritime : +0,35 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9501 6161 7251 5931 4431 4051 2831 2431 165
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0571 0391 0661 0061 009920895851820
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762762737647645653643726701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
669561539464463473556578629
2018 2022 - - - - - - -
607630-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

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Église Saint-Nicolas.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

  • Bruno Nardeux, Une "forêt" royale au Moyen Age : Le pays de Lyons, en Normandie (vers 1100 - vers 1450), Normandie Université, (lire en ligne [PDF])
    Thèse de doctorat sous la direction d'Elisabeth Lalou
  • Bruno Nardeux, « La forêt royale de Lyons (XIe-XVe), un espace résidentiel méconnu », Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie de Sées,‎ , p. 51-59

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.

Cartes

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  4. « Orthodromie entre Beauvoir-en-Lyons et Forges-les-Eaux », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Forges » (commune de Forges-les-Eaux) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Forges » (commune de Forges-les-Eaux) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  9. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Beauvoir-en-Lyons ».
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Gournay-en-Bray », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  13. Jean Adigard des Gautries-Fernand Lechanteur, Les noms des communes de Normandie - V [article] Annales de Normandie Année 1962 - page 6.
  14. François de Beaurepaire - 1979 - Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime - Page 39.
  15. Christian Guerrin - Les compléments toponymiques dans les noms de communes de Seine-Maritime [article] Nouvelle revue d'onomastique Année 2000 - page 317.
  16. a et b Nardeux 2017, p. 130-132.
  17. Nardeux 2017, p. 154.
  18. a et b Nardeux 2017, p. 355.
  19. Nardeux 2017, p. 336-338.
  20. Nardeux 2017, p. 360-363.
  21. Nardeux 2017, p. 143.
  22. Nardeux 2017, p. 180.
  23. Nardeux 2017.
  24. « "Il a été surpris qu'Alexandre ne meure pas sur le coup" », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
  25. « Liste des maires »(Archive.org • Wikiwix • Archive.isGoogle • Que faire ?) [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime, (consulté le ).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.