26e régiment d'infanterie (France)

26e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 26e régiment d'infanterie (France)

Insigne du 26e régiment d’infanterie dans l'entre-deux-guerres
Image illustrative de l’article 26e régiment d'infanterie (France)

Insigne du 26e régiment d’infanterie de 1947

Création 1776
Dissolution 1998
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Fait partie de 11e division d'infanterie
(en 1940)
Garnison Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle)
Ancienne dénomination Régiment de Bresse
Devise "Qui s'y frotte, s'y pique"
Inscriptions sur l’emblème Fleurus 1794
Constantine 1837
Beni-Mered 1842
Sébastopol 1854-55
Lorraine 1914
Artois 1914-1915
Verdun 1916
L'Aisne 1917-1918
Résistance Dordogne 1944
AFN 1952-1962
Anniversaire Fête du 11 avril (1842 - jour de la mort au combat du sergent Blandan)
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Fourragères Légion d'honneur
Décorations Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
six palmes

Le 26e régiment d'infanterie (26e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française ; il est créé sous la Révolution à partir du régiment de Bresse, régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations

  •  : Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Bresse devient le 26e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Bresse.
  • 1793 : Amalgamé il prend le nom de 26e demi-brigade de première formation
  • 1796 : Création de la 26e demi-brigade de deuxième formation
  • 1803 : Renommé 26e régiment d'infanterie de ligne
  • 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration
  •  : création de la Légion du Morbihan.
  • 1820 : la légion du Morbihan devient le 26e régiment d'infanterie de ligne.
  • 1882 : devient 26e régiment d'infanterie.
  • 1914 : à la mobilisation, donne naissance au 226e régiment d’infanterie.
  • 1942 : dissolution
  • 1944 : nouvelle formation du 26e régiment d'infanterie
  • 1945 : dissolution
  • 1947 : formation du 26e bataillon d'infanterie
  • 1949 : devient 26e régiment d'infanterie
  • 1956 : devient 26e régiment d'infanterie motorisée
  • 1962 : devient 26e régiment d'infanterie
  • 1998 : dissolution.

Chefs de corps

  • 1791 : François Pierre Olivier de Rougé comte du Plessis-Bellière
  • 1791 : Pierre Paul Antoine de la Guette de Vernon
  • 1793 : Jean-Pierre Maurice de Rochon (*)
  • 1794 : Claude Ursule Gency (*)
  • 1794 : Baptiste Pierre Bisson (**)
  • 1796 : Pierre Guillaume Pouchin de La Roche (*)
  • 1797 : chef de brigade Molard
  • 1799 : Guillaume Miquel
  • 1802 : Félix-Pascal Baciocchi
  • 1803 : Guillaume Miquel
  • 1808 : Pierre Barrère
  • 1810 : Annet Morio de L'Isle (*)
  • 1810 : Pierre Étienne Fabry
  • 1811 : Marie Stanislas Prévost (*)
  • 1813 : Jacques Louis Dornier (*)
  • 1815 : Louis-Joseph Hugo
  • 1816 : colonel de Cadoudal
  • 1825 : colonel de Corneillan
  • 1826 : colonel Hamberger
  • 1831 : colonel Astor
  • 1835 : colonel Lavoyrie
  • 1838 : colonel Loiré d'Arbonville
  • 1841 : colonel Froidefond des Farges
  • 1844 : Élie Frédéric Forey
  • 1848 : colonel Fririon
  • 1852 : colonel de Chatillon
  • 1853 : colonel Niol
  • 1855 : Denis Benjamin de Sorbiers
  • 1860 : colonel Maurice
  • 1870 : colonel Hanrion
  • 1875 : colonel Quénot
  • 1881 : colonel Breugnot
  • 1886 : colonel Joly
  • 1890 : colonel Belladen
  • 1892 : colonel Goulon
  • 1894 : colonel Dillon
  • 1895 : colonel Kolb
  • 1900 : colonel Rodel
  • 1900 : colonel Vautier
  • 1904 : colonel Goepp
  • 1907 : colonel Sibille
  • 1910 : colonel Robert Boissau
  • 1910: colonel Paul François Grossetti
  • 1914 : colonel Gaston d'Armau de Pouydraguin (blessé le pendant la prise du "Grand Léomon") (**)
  • 1914 : lieutenant-colonel Ungerer (tué au combat du bois d'Olimpe dans la Somme fin )
  • 1914 : chef de bataillon (commandant) Savary (succède au colonel Ungerer fin mais est tué quelques jours plus tard au combat de Fricourt dans la Somme)
  • 1914 : chef de bataillon (commandant) Colin
  • 1915 : colonel Salles
  • 1917 : colonel Vergnes
  • 1918 : colonel Morel
  • 1918 : colonel Braun
  • 1919 : colonel Meulle Desjardins
  • 1920 : colonel Guillaume
  • 1921 : colonel Spitz
  • ...
  • 1940 : colonel Didierjean
  • 1945 : colonel Nicol
  • 1964 : Jacques-Philippe Dehollain (*)
  • 1966 : Roger Pichené (*)
  • 1968 : René Xhaard (***)
  • 1970 : Christian d'Arbonneau
  • 1972 : colonel Capelle
  • 1974 : lieutenant-colonel Jaujard[réf. nécessaire]
  • 1976 : lieutenant-colonel Pierre Pauvert[réf. nécessaire]
  • 1978 : lieutenant-colonel Bescondl
  • 1993 : colonel Perini

(*) Officiers qui devinrent par la suite généraux de brigade.
(**) Officiers qui devinrent par la suite généraux de division.
(***) Officiers qui devinrent par la suite généraux de Corps d'Armée

Historique des garnisons, combats et batailles

Ancien Régime

26e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Bresse (1791-1793)

L'ordonnance du 1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations ; les corps d'infanterie sont désignés par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. 101 régiments sont renommés. Certains sont désignés avec le terme ci-devant, comme « 26e régiment d'infanterie ci-devant Bresse. »

Les régiments ont un même drapeau : aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté l'inscription : Obéissance à la Loi, et de l'autre, le numéro du régiment et les noms de ses faits d'arme.

26e demi-brigade de première formation (1793-1796)

Guerres de la Révolution

Lors du premier amalgame, le 1er vendémiaire an III (), la 44e demi-brigade de première formation est formée avec le 2e bataillon du 13e régiment d'infanterie (ci-devant Bourbonnais) ; le 4e bataillon de volontaires de la Manche ; le 9e bataillon de volontaires de Seine-et-Oise.

Elle s'illustre en 1793, dans l'Expédition de Sardaigne, par la prise du couvent de Marianda durant la bataille de Farinole ; durant la campagne de Corse, les compagnies du 26e sont prises à partie à Bonifacio, par les volontaires du 2e bataillon de la Corse entrés en insurrection ; elles se retranchent dans Sartène. Elle participe en 1794 au siège de Calvi, et aux prises de Charleroi, Fleurus, Namur, Coblence et Ehrenbreistein ; en 1795, elle prend Hunsruck et Meissenheim.

Cette formation est amalgamée en 1796 dans la 51e demi-brigade de deuxième formation.

26e demi-brigade de deuxième formation (1796-1803)

Guerres de la Révolution

La 26e demi-brigade de deuxième formation est formée, le 21 ventôse an IV (), par l'amalgame de la 16e demi-brigade de première formation (2e bataillon du 8e régiment d'infanterie (ci-devant Austrasie), 2e bataillon de volontaires de la Haute-Marne et 3e bataillon de volontaires du Cantal) avec le 1er bataillon de la 170e demi-brigade de première formation (2e bataillon du 93e régiment d'infanterie (ci-devant Enghien), 4e bataillon de volontaires de la Haute-Marne également appelé bataillon de volontaires de Chaumont et 10e bataillon de volontaires du Jura).

La brigade sera présente en 1797, à Bussolin, Saint-Ambroise et Rivoli ; en 1799, à Pastrengo, Magnano, Suse, Ponti-di-Nave et Novi ; en 1800, à Montebello et Castel-Franco.

26e régiment d'infanterie de ligne (1803-1815)

Guerres de l'Empire

Par décret du 1er vendémiaire an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française[Note 1].

Le {26e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la 26e demi-brigade de deuxième formation (2 bataillons), le 1er bataillon la 74e demi-brigade de deuxième formation (1 bataillon) et les 1er, 2e et 3e bataillons de la 44e demi-brigade de deuxième formation.

En 1805, lors de la Révolution haïtienne, elle prend Roseau à Saint-Domingue. En 1810, le régiment est renforcé par une partie de la 89e demi-brigade revenue de Saint-Domingue[1].

Le régiment est ensuite présent simultanément sur de nombreux champs de bataille :

  • en Guadeloupe et Martinique de 1805 à 1814 ;
  • au Portugal de 1807 à 1813 ;
  • en Espagne de 1813 à 1814 ;
  • en Allemagne en 1813 ;
  • en France en 1814 ;
  • 1807 : Corps d'observation de la Gironde ;
  • 1808 : Armée de Portugal - Guerre d'indépendance espagnole ;
    • Beja, Evora, Rorissa et Vimeiro ;
  • 1809 : Braga et Oporto ;
  • 1810 : siège de Cuidad-Rodrigo et Busaco ;
  • 1811 : Sabugal, Almeida et Fuentes-de-Onoro ;
  • 1812 : Salamanque ;
  • 1813 : Pampelune, Bidassoa, Pont de Berra et Bayonnette ;
  • 1813 : batailles de Lützen, Bautzen, Jauer, bataille de Dresde et bataille de Leipzig ;
  • 1814 : Binghen, Fère-Champenoise ;
  • 1814 : Bayonne ;
  • 1815 : Châtillon, Guerre de Vendée, Bataille des Échaubrognes.

Aucun colonel ne fut tué ni blessé en commandant le régiment pendant cette période.

Entre 1808 et 1814, le 26e RI comptera 17 officiers tués, 10 officiers morts de leurs blessures, et 78 officiers blessés.

Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire. Une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.

Légion du Morbihan (1815-1820)

Par ordonnance du , Louis XVIII crée les « légions départementales ». La légion du Morbihan qui deviendra le 26e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.

26e régiment d'infanterie de ligne (1820-1882)

En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le 26e régiment d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons de la légion du Morbihan.

De 1820 à 1852

Le régiment participe à l’expédition d'Espagne en 1822-1823 et au soutien de l’indépendance de la Belgique en 1832.

En 1830, une ordonnance du créé le 4e bataillon et porte l'effectif du régiment complet à 3 000 hommes[2].

Il est envoyé en Algérie de 1837 à 1844[3],[4],[5].

Un bataillon du 26e quitte Alger, débarque à Oran dans la nuit du 13 au , et est dirigé sur Tlemcen. Le , le régiment fait partie d'une expédition dirigée par le commandant supérieur de Miliana contre la tribu des Rhigas. Le bataillon détaché à Tlemcen prend part, du 6 au , à l'expédition dirigée par le général Bedeau, contre le camp d'Abd-el-Kader dans les montagnes de Trara et de Nedroma. Le 11, il combat la cavalerie ennemie dans les défilés de Keff, et à Bab Taza (dans l'actuelle Wilaya de Tlemcen), le , contre des adversaires commandés par Abd-el-Kader en personne. Le , 22 hommes du 26e, chargés de l'escorte de la correspondance, sont assaillis, entre Boufarik et Beni Mered, par 200 à 300 cavaliers arabes.

Le sergent Blandan, commandant le détachement, est sommé de se rendre[6]. Il répond par un coup de fusil qui déclenche l'affrontement. Blandan est atteint par trois coups de feu ; il serait tombé en criant : « Courage, mes amis, défendez-vous jusqu'à la mort. » Les Arabes sont supérieurs en nombre et mettent 17 français hors de combat. 5 restent vivants. Les secours, amenés par le lieutenant-colonel Moris du 4e régiment de chasseurs, mettent l'ennemi en fuite[réf. nécessaire]. Le sergent Blandan meurt de ses blessures, le lendemain, à Boufarik.

Cette action est portée à la connaissance de l'armée, par un ordre du jour du gouverneur général, du  : « L'armée et les citoyens conserveront longtemps le souvenir héroïque de 21 braves commandés par le sergent Blandan. »

Une statue du Sergent Blandan a été érigée à Nancy à l'extrémité de la rue qui porte son nom.

Second Empire

En 1854, pendant la guerre de Crimée, le régiment participe aux batailles de l'Alma, de Sébastopol, Inkermann, de Malakoff et à l'expédition de Kerch. Lors des combats du , il compte (157 tués ou disparus et 357 blessés). Il participe le à la prise de la ville qui avait pour objectif le Bastion du Mât, au sein de la division Autemarre.

Pendant les mois suivant, il livre quelques combats secondaires aux Russes au Corbon-bell, le , ou sur les hauteurs de Yeni Sala, en octobre.

En 1856, le régiment est en garnison à Montélimar avec deux compagnies à Privas avant de partir pour Valence, puis Lyon, jusqu'au printemps 1858. À cette date, le régiment rejoint le camp de Châlons, puis Paris, la caserne de Popincourt, et dans les forts d'Ivry et de Bicêtre.

Pendant la guerre d'Italie, le régiment teste l'emploi du chemin de fer pour une mobilisation. Cette expérience inédite sera oubliée en 1870. Ce transport s'arrête à Melun, où le régiment stationne plusieurs semaines.

Le , le régiment est intégré à la 2e division (général Uhrich) du 5e corps d'armée (prince Jérôme Napoléon), débarque dans le Nord de l'Italie à Livourne et occupe les duchés de Toscane, de Modène et de Parme le . Il remonte ensuite vers le nord et rejoint les autres corps devant Villafranca, à la veille de la signature des préliminaires de paix.

Pendant un an, le régiment reste en garnison à Bergame. Il quitte Bergame le et rejoint la Savoie, qui vient d'être rattachée à la France.

Le régiment traverse ensuite la France pour stationner dans la région de Dieppe, Eu et Le Tréport.

Guerre franco-prussienne de 1870 et la Commune

Au , durant la guerre franco prussienne, le 26e régiment d'infanterie fait partie de l’armée du Rhin et combat à Rezonville, Saint-Privat et Ladonchamp.

Avec le 25e régiment d'infanterie du colonel Gibon, le 26e forme la 1re brigade aux ordres du général de Marguenat. Cette 1re brigade, la 2e brigade du général comte de Chanaleilles, trois batteries de 4 et une compagnie du génie constituent la 4e division d’infanterie, commandée par le général de division Levassor-Sorval. Cette division d'infanterie évolue au sein du 6e corps d’armée ; elle a pour commandant en chef le maréchal Certain-Canrobert.

Le 7 octobre, le régiment participe à la Bataille de Bellevue.

Le dépôt du régiment, situé à Cherbourg forme des renforts d' à [7] :

  • le IVe bataillon (six compagnies) passe au 15e régiment de marche (août) ;
  • la 8e compagnie du IIe bataillon passe au 38e régiment de marche de Paris (août) ;
  • la 8e compagnie du IIIe bataillon passe au 31e régiment de marche (septembre) ;
  • une compagnie de dépôt passe au 37e régiment de marche (octobre) ;
  • une compagnie de dépôt passe au 16e régiment de ligne (octobre) ;
  • deux compagnies de dépôt passent au 51e régiment de marche (octobre) ;
  • trois compagnies forment le bataillon de marche du 26e régiment de ligne (novembre), passé à la 1re division du 21e corps d'armée[8],[9] ;
  • une compagnie de dépôt passe au 64e régiment de marche (décembre) ;
  • une compagnie de dépôt passe au 36e régiment de ligne (décembre) ;
  • une compagnie de dépôt passe au 75e régiment de marche (décembre) ;
  • une compagnie de dépôt passe au 79e régiment de marche (janvier) ;
  • deux compagnies de dépôt passent au 89e régiment de marche (janvier) ;
  • un détachement passe au 90e régiment de marche (février).

Le 26e régiment de ligne est recréé à Cherbourg en , avec des éléments du dépôt, les officiers du 126e régiment de ligne dissous et des soldats libérés de captivité en Allemagne[10].

Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe, avec l'armée versaillaise, à la semaine sanglante[11].

De 1871 à 1914

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Les adieux d'un réserviste d'un soldat du 26e RI. Tableau de Victor Prouvé daté de 1887.

En septembre 1873, le régiment est rattaché à la 21e brigade de la 11e division d'infanterie[12].

Du à 1914, il est en garnison à Nancy. Au début de la Première Guerre mondiale, il fait partie de la 11e division, dite « Division de fer », composée des 26e, 37e, 69e et 79e RI, chargée de garder la frontière situé à l'est de la France.

26e régiment d'infanterie

Première Guerre mondiale

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Reconstitution de l'uniforme du 26e RI vers 1917.
En 1906, les 26e et 69e RI à la caserne Ste Catherine.

À la veille de la déclaration de guerre, le régiment est en garnison à Nancy dans la caserne Thiry et à Toul.

Affectation

Pendant la Première Guerre mondiale, le régiment est rattaché à la 11e division d’infanterie d' à .

1914

Du au , le régiment a pour mission de couvrir la Seille (affluent de la Moselle). Durant cette période, le régiment connaît quelques escarmouches et une action d'éclat. Le lieutenant Jacquesson, avec une section de la 8e compagnie, délivre, sans aucune perte, un officier blessé du 5e de hussards, retenu dans la ferme du Rhin-de-bois, et il fait prisonnier un sous-officier de chevau-léger bavarois.

Le , le 26e RI prend part à l'offensive de la 2e armée. Le 1er bataillon du commandant Colin, en avant-garde, prend le Signal allemand, dès 12 h 30, dans un assaut à la baïonnette. Il s'y maintient pendant plus de trente heures malgré les bombardements.

Bataille de Morhange

Le , la 11e division (dont fait partie le 26e RI), résiste à un assaut allemand débouchant de Morhange. Le 3e bataillon du commandant Perrenot envoie un détachement, sous les ordres du capitaine Penancier, pour s'emparer des bagages du colonel du 137e RI allemand ; il prend 16 voitures à munitions, une voiture d'outils et leurs attelages, et capture 115 prisonniers dont 3 officiers. La 11e division doit battre en retraite, mais les Allemands ne la poursuivent pas.

Bataille de la trouée de Charmes

Le , la 11e division a été ramenée sur la Meurthe entre Saint-Nicolas-de-Port et Rosières-aux-Salines. Mais les Allemands, plutôt que de prendre Nancy, préfèrent entrer dans Lunéville et porter leurs efforts sur la trouée de Charmes qui est le point de jonction des 1re et 2e armées françaises. Le , la 11e division est lancée contre le flanc de la 6e armée allemande et remporte la bataille du Grand Léomont qui permet d'arrêter l'offensive allemande. Le 26e RI a une part très active dans les opérations ; le bataillon Colin enlève successivement Anthelupt puis la ferme des Œufs-Durs. Les Allemands sont surpris de la fougue de la 11e division dont ils croyaient avoir fait chuter le moral après la défaite de Morhange, aussi les contre-attaques allemandes sont elles menées avec ardeur. Le lendemain à l'aube, le bataillon Colin tient fermement la crête du Grand Léomont alors que le bataillon Savary (2e bataillon du 26e RI) occupe le village de Vitrimont. Les positions du 26e RI et du reste de la 11e division menaçant fortement la ligne de communication allemande (Arracourt-Lunéville), la 6e armée allemande préfère se replier. C’est la première victoire française de la Grande Guerre, elle est encore aujourd'hui commémorée par un monument à la gloire de la 11e division sur la colline du Grand Léomont. Ce succès coûte cher au régiment et à la division qui subissent de lourdes pertes. Le capitaine Notter tombe à Friscati le  ; parmi les blessés se trouvent le général de brigade Delbousquet, le colonel du 26e RI d'Armaud de Pouydraguin et le commandant du 3e bataillon de ce même régiment, Perronot.

Bataille de Vitrimont ()

La lutte continue un peu sur les hauteurs de Friscati, aux abords de Lunéville, mais les Allemands dont l'offensive est brisée se retournent vers Nancy, ce qui donne lieu à la bataille du Grand Couronné (4 au ). Dans la nuit du 4 au , le 26e RI doit tenir les positions du Petit et du Grand Léomont qui sont attaquées violemment par les Allemands. Après diverses attaques et contre-attaques, le 26e RI arrive à maintenir l'intégralité de sa position. Les autres positions françaises tiennent également très bien. Pour achever ce succès français, les 1er et 2e bataillons du 26e sont mis à disposition de la 39e division pour attaquer Drouville. Après ce nouveau succès, les Allemands sont repoussés au-delà de la frontière en Lorraine le , au moment où les Français remportent aussi la bataille de la Marne.

La course à la mer

la 11e division est envoyée par voie de mer dans la Somme où elle débarque aux environs du . Pour la bataille de Cappy-Dompierre-Becquincourt, le , la division met trois régiments en première ligne : le 37e, le 79e et le 26e RI.

Le bataillon Colin (1er du 26e RI) s'empare durant cette journée du village de Cappy ainsi que du bois d'Olimpe ; le 2e bataillon (commandé par Savary) pénètre dans Dompierre-Becquincourt ; le 3e bataillon (commandé par Weiller) vient combler un trou entre les 37e et 79e RI. Pendant sa progression il capture plusieurs pièces d'artillerie de 77 à l'ennemi. Il perd son second colonel Ungerer, tué dans le bois d'Olimpe par un éclat d'obus.

À partir du , le 26e est chargé de la prise du village de Fricourt, qui se termine le . Les troupes allemandes disputent chaque mètre de terrain. Le régiment perd son troisième chef de corps, le commandant Savary, tué le . Le commandant Colin lui succède à la tête du régiment.

Le 26e RI est ensuite porté un peu plus au nord où se déroule la bataille du château de Bécourt. La 3e compagnie (Weiller) est attaquée par 7 compagnies allemandes, dans la nuit du 7 au . Elle résiste et permet au commandant Colin de contre-attaquer et d'encercler les Allemands dans le parc du château. Le 26e RI fait alors prisonnier 1 lieutenant-colonel, 7 officiers et 400 soldats. Presque autant de soldats allemands sont tués dans le château.

Le , le 26e RI arrive en Artois. Dès l'arrivée de son premier bataillon, celui-ci est engagé pour soutenir la division de cavalerie Baratier qui lutte dans le village de Monchy-au-Bois. Le 3e bataillon, parti dans la nuit du 9 au 10, après une marche forcée de quatorze heures, arrive pour le soutenir. Le , le commandant Colin envoie le 3e bataillon du 26e RI et le 1er du 69e à l'attaque d'une crête reliant les villages de Foncquevillers et Bienvillers. La partie nord de Foncqueviliers est investie par la 12e compagnie du capitaine Jacquesson : elle en chasse les Allemands et capture un canon de 77, un caisson et des attelages. Dans les jours qui suivent, la lutte continue pour s'emparer de Fonquevilliers ; le 17e bavarois et le 4e régiment de la Garde prussienne y livrent une résistance acharnée. Le caporal Dohm (12e compagnie du 26e RI) s'empare du drapeau du 17e bavarois : il ne récupère que la hampe, la soie a été brûlée par ses défenseurs, avant d'être faits prisonniers (3 officiers et 25 hommes).

Bataille des Flandres

Le , le 26e embarque pour la Belgique, débarque le à Elverdinge, en pleine bataille d'Ypres. Il est engagé au sud d'Ypres en soutien du 69e RI pour repousser l'offensive allemande, débouchant de Wytschaete, sur Groot-Vierstratt et Saint-Éloi. Ensuite, le 26e est envoyé plus au nord, dans la région de Boesinghe, pour secourir le 2e groupe de cavalerie, acculé au canal de l'Yser. Le , le 26e RI et le 37e RI chargent les Allemands, s'emparent du Bois triangulaire et les repoussent jusqu'à Korteker. Cette réussite est due au 26e, en particulier au 1er bataillon (commandant Beaujean) et au bataillon Penancier (2e) qui, après avoir débouché de Pilkem, ont avancé sans relâche.

L'ordre d'opération du général de Mitry, commandant du 2e corps de cavalerie, dit : « Les 26e et 37e RI ont continué à progresser, faisant l'admiration de tous. ». Cette citation est suivie d'une autre, à l'ordre des armées.

Le , les troupes allemandes lancent quatre régiments à l'assaut du Bois Triangulaire et de la Ferme des Anglais. Après un moment de recul, le 26e se reprend et lutte, comme le 2e bataillon galvanisé par la défense du lieutenant Mettavent et de ses hommes dans la Ferme des Anglais. En fin de journée, le 26e a maintenu intégralement ses positions. Le lendemain, malgré une tempête de neige, les Allemands repartent à l'assaut et échouent encore une fois. Ils renonceront à la percée sur Calais. Le , la course à la mer se termine avec la bataille d'Ypres.

1915

Le 26e participe à l'offensive d'Artois, et du 25 septembre-6 octobre à la seconde bataille de Champagne par l'attaque de la Butte du Mesnil (du 25 au ).

1916

Le régiment participe à la bataille de Verdun puis à la bataille de la Somme.

1917

Le 26e RI est envoyé sur le Chemin des Dames (d'avril à mai).

1918

Le Régiment est affecté dans l'Aisne et participe à la bataille de Cutry, puis à celle de Fosse-en-Bas (), ainsi qu'à la prise du Plateau de Pernant () et à la bataille de Nazareth.

Le président Poincaré, 1919 en dira : « Unité au moral splendide, foyer ardent des plus belles vertus militaires, le 26e RI a bien mérité de la Patrie. ». Un décret présidentiel du , confère au drapeau du 26e RI la Croix de la Légion d'honneur au cours de la guerre 1914-1918. Ses 6 citations à l'ordre de l'armée lui donnent droit de porter la fourragère aux couleurs du ruban de la Légion d'honneur.

Entre deux-guerres

La hampe du drapeau du régiment est décorée de la croix de la Légion d'honneur le [13]

Seconde Guerre mondiale

Campagne de 1939-1940
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Uniforme des soldats du 26e RI en 1940.
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Matériel personnel des militaires du 26e RI en 1940.

La Seconde Guerre mondiale éclate le .

Lors des combats de l'offensive de la Sarre, 3 soldats et un officier sont tués le à Sitterswald ; ces mines étaient appelées à l'époque Hitlersdorf par les Sarregueminoises. Une stèle en leur honneur est érigée à côté de la piscine municipale de Sarreguemines, en face de la forêt de Sitterswald.

Le , jour du déclenchement de l'attaque allemande, des avions ennemis laissent tomber, entre la gare et le village, une soixantaine de bombes explosives et incendiaires. Elles causeront peu de dégâts.

Le , le cortège des réfugiés du Nord et des Ardennes traverse Choisy ; il provoque l'exode des habitants de la commune ; les nouvelles provenant de Compiègne sont peu rassurantes. Dans cette localité, ne restent que deux personnes âgées ; le , le 26e régiment d'infanterie de la 11e division s'y installe. Sa mission était d'établir une tête de pont à Choisy, au nord de la rivière, et défendre l'Aisne et la lisière nord de la forêt de Compiègne. Le secteur de Choisy est affecté au 2e bataillon, renforcé par une compagnie d'engins et une section anti-chars polonaise.

Le , un bataillon du 141e régiment d'infanterie alpine, venu de Meaux, est mis à la disposition du commandement pour protéger les ponts de Compiègne, Choisy-au-Bac, le Francport et Rethondes. La situation reste calme jusqu'au .

Un Polonais se noie au barrage de l'écluse du Carandeau. Cela donne lieu à une manifestation d'amitié franco-polonaise, et l'office des morts est célébré à Choisy par le père du Parc, aumônier du régiment.

Les 6 et , la commune connaît ses premières alertes. Dans la nuit du 6 au , les forces françaises de Noyon se replient et la 11e division entre en contact avec l'ennemi.

Le , ordre est donné dans la soirée de faire sauter le pont. La section de Goascaradec se replie en exécutant, vers 22 heures, l'ordre donné. L'explosion se fait trop tôt, et le lieutenant Galateau est grièvement blessé.

Le dimanche , vers 7 heures du matin, les Allemands apparaissent à Choisy. Un soldat de la 6e compagnie tire, est fait prisonnier, puis s'évadera. La patrouille ennemie, qui descend la rue d'Ollencourt, est prise à partie par les Polonais. Deux cyclistes sont tués et un blessé, à hauteur du calvaire, face à la gendarmerie. Dans l'après-midi, des éléments arrivent et l'occupation se renforce. Une patrouille polonaise s'organise, part en reconnaissance en barque, remonte le village, débarque et débouche devant l'église. De nombreux Allemands armés les couchent en joue. Le caporal Lauche cherche à s'esquiver par une propriété entre la rue Boulnois et la rivière. Il ne sera plus revu. L'aspirant Jalony traverse la rivière à la nage et rejoint les lignes françaises. Un tir d'artillerie retarde l’armée allemande.

Le à 21 heures, le 26e régiment décroche et Choisy-au-Bac est occupé. Quelques maisons, dont le presbytère, sont incendiées. La commune est près de la zone interdite dont la ligne frontière passe par Noyon.

Armée d'Armistice
Affiche de recrutement pour le 26e RI de Périgueux dans l'Armée d'armistice

Le 26e régiment d’infanterie est caserné à Bergerac après l'armistice, replié depuis la Lorraine. Après l'envahissement de la zone sud et la dissolution de leur unité, des membres du 26e régiment vont rejoindre la Résistance et se structurer autour de l’Organisation de résistance de l'armée (ORA) et de l'armée secrète en quatre groupements Dordogne-nord, Périgueux-Nord, Périgueux-ville et Bergerac-Dordogne-sud, ce dernier groupement qui forme le 3e bataillon et réunissait à lui seul, après la dissolution du 26e RI, le , 16 officiers, 75 sous-officiers et 200 hommes de troupe.

Libération de la France

Le 26e RI est recréé une première fois le à partir de membres de l'organisation de résistance de l'Armée et des francs-tireurs et partisans de Dordogne et de volontaires alsaciens-lorrains. Il est renommé 13e régiment d'infanterie le [14], malgré l'insistance de son chef de corps qui distribue à ses hommes des insignes portant le numéro 26[15].

En effet, un autre 26e RI est recréé à Nancy, le , à partir d'éléments locaux des Forces françaises de l'intérieur. Régiment de sécurité non endivisionné, son rééquipement est prévu par les Alliés mais n'est pas réalisé et il reste doté d'armement d'origine allemande : 92% des armes individuelles et 72% des mitrailleuses au second trimestre 1945[16]. Il est dissous le [14] et 1 050 de ses hommes partent renforcer l'infanterie de la 3e division blindée[16].

De 1945 à nos jours

L'unité est recréée en au sein du groupement d'infanterie no 2 de Sarrebourg, lorsque la 2e demi-brigade d'infanterie est formée à partir du 151e régiment d'infanterie. Le 26e bataillon d'infanterie, l'un des quatre bataillons de la demi-brigade, redonne naissance le au 26e régiment d'infanterie[17], en garnison à Nancy au sein de la 2e division d'infanterie[18].

Le régiment, sous les ordres du colonel Buchalet, contribue à reformer le 23e RI en en fournissant l'état-major, la compagnie de commandement et le premier bataillon.

Après , le régiment est sous le commandement provisoire du lieutenant-colonel Bachelot.

Guerre d'Algérie
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Canon anti-chars M40 de 106 mm sans recul montés sur Jeep, en service en 1956.

En , il est transformé en régiment d'infanterie motorisée (RIM), sur halftracks. Début juin, il débarque en Algérie avec sa division[18].

Après quelques opérations en Kabylie jusqu'en fin , le 26e RIM et la 2e DIM partent dans la région de l'est Constantinois. Au printemps 1958, lors de la bataille des Frontières, le régiment est détaché à la 11e division d'infanterie[18].

À la suite du cessez-le-feu du en Algérie, le 26e RI constitue comme 91 autres régiments, une des 114 unités de la Force Locale en vertu des accords d’Évian du . Le 26e RIM forme une unité de la Force locale de l'ordre algérienne, la 411e UFL-UFO composé de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans à Clairefontaine, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif Algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.

En , le 26e RIM reprend le nom de 26e RI[18].

Retour en France

Il revient à Nancy en 1963[18]. En , le colonel Jacques-Philippe Dehollain prend le commandement du 26e RI jusqu'en 1966.

Insigne régimentaire du 26e régiment d'infanterie au centre d'entraînement commando no 8 de Pont-Saint-Vincent (Meurthe-et-Moselle).

Jusqu'au milieu des années 1970, le 26e régiment d'infanterie est basé à la caserne Drouot à Vandœuvre-lès-Nancy, en banlieue de Nancy. C'est alors un régiment d'appelés, seul l'encadrement est d'active. Lors des parades et des défilés, les hommes arborent toujours la prestigieuse fourragère rouge que peu de régiments portent. À cette époque, le 26e reçoit les missions traditionnelles de l'infanterie de choc, axées sur des actions dites "de commando". Il est constitué de trois compagnies de combat, d'une compagnie de commandement et soutien et d'une compagnie d'instruction. Chaque compagnie de combat est constituée de trois sections d'assaut et d'une section d'appui armée de deux canons anti-chars de 106 mm sans recul montés sur Jeeps ainsi que de deux mortiers de 81 mm.

Dans le cadre de la réorganisation et de la modernisation de l'armée de terre, le régiment, en tant qu'unité combattante, est dissous en 1975. L'armée française à cette époque se modernise et évolue, les missions d'infanterie commando qui nécessitent un entraînement de plus en plus poussé et l'utilisation de matériel spécialisé, sont dès lors plutôt confiées à des régiments d'engagés, plus aptes que des appelés à suivre sur une période longue, cette formation et cet entraînement particuliers.

Après cette première dissolution en tant qu'unité de combat, le 26e RI perdure, avec un effectif considérablement réduit et avec un nouvel insigne régimentaire, sous la forme d'encadrement d'un centre d'entraînement aux techniques commando[19]. Situé au fort de Pont-Saint-Vincent, à une dizaine de kilomètres au sud de Nancy, ce centre commando le « n° 8 », qui demeurait le seul témoignage encore vivant du 26e RI est définitivement fermé en 1997. Le 26e régiment d'infanterie de réserve a lui-même été dissout un an plus tard.

Drapeau du régiment

Le drapeau du 26e RI a été remis par le président de la République française, le . Il porte les noms de[20] :

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La fourragère à la couleur du ruban de la légion d'honneur portée par les personnels du 26e R.I, à la suite des six citations à l'ordre de l'armée décernées pendant la Première Guerre mondiale.

La Fourragère à la couleur du ruban de la Légion d'honneur décernée le

Après le Premier conflit mondial, furent ajoutées les batailles suivantes :

Après la Seconde Guerre mondiale :

Enfin, pour sa participation à la Guerre d'Algérie (événements d'Algérie) :

Le drapeau du 26e RI est décoré de :

Devise

« Qui s'y frotte, s'y pique »

Insigne

Son insigne présente une étoile à cinq branches, entourée de la fourragère reçue par le régiment et chargée d'un chardon. Le chardon est lui-même chargé d'une Croix de Lorraine, encadrée par les chiffres 2 et 6. En pointe, un listel avec l’inscription Nancy[18].

Personnalités ayant servi dans le régiment

  • Jean Pierre Hippolyte Blandan en tant que sergent - En son honneur, la caserne de Nancy-Vandœuvre est nommée : « sergent Blandan »
  • Le bienheureux Daniel Brottier (1876-1936), missionnaire spiritain français, volontaire comme aumônier militaire 26e régiment d'infanterie de ligne le
  • Jean-Marie Déguignet
  • Maurice Floquet
  • Rémy Grillot, alors soldat à la 26e demi-brigade de deuxième formation
  • Robert de La Myre-Mory (1898-1940), engagé en 1917 et mutilé, futur député
  • Adhémar Passérieu (1841-1909), alors major puis chef de bataillon
  • Raymond Poincaré, futur président de la République, y fut sergent
  • Louis de Pontis (1583-1670), maréchal de France, y fut capitaine
  • Eugène Tisserant
  • Jacques Vial, alors sous-lieutenant au 26e régiment d'infanterie de ligne, ci-devant Bresse


Notes et références

Notes

  1. ↑ Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.

Références

  1. ↑ 89e régiment d'infanterie de ligne. 1806-1810.
  2. ↑ Belhomme 1902, p. 151.
  3. ↑ Belhomme 1902, p. 236.
  4. ↑ Belhomme 1902, p. 258.
  5. ↑ Belhomme 1902, p. 283.
  6. ↑ 18 hommes du 26e de ligne, un brigadier et 2 chasseurs à cheval du 3e régiment de chasseurs d'Afrique
  7. ↑ Aristide Martinien, La mobilisation de l'armée, mouvement des dépôts (armée active) du 15 juillet 1870 au 1er mars 1871 : guerre de 1870-1871, Paris, L. Fournier, , 463 p. (lire en ligne), p. 69-70
  8. ↑ Delbauve 1889, p. 99.
  9. ↑ Belhomme 1902, p. 542.
  10. ↑ Delbauve 1889, p. 105.
  11. ↑ Michaël Bourlet, « L’armée de Versailles pendant la Semaine sanglante et les combats de rues (21-28 mai 1871) », Revue historique des armées, no 238, année 2005, disponible en ligne servicehistorique.sga.defense.gouv.fr, consulté le 10 novembre 2008
  12. ↑ Belhomme 1902, p. 593.
  13. ↑ Collectivité décorées de la Légion d’honneur, 26e régiment d'infanterie de ligne - Ordre de la Légion d’honneur, France-Phaleristique.com
  14. ↑ a et b Inventaire des archives de la Guerre : Sous-série 12P, Petites unités, Château de Vincennes, Service historique de l'Armée de terre, (lire en ligne), p. 14-15
  15. ↑ Stéphane Weiss, « Numérologie identitaire au sein de l’armée française renaissante en 1944-1945 », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 271, no 3,‎ , p. 113–130 (ISSN 0984-2292, DOI 10.3917/gmcc.271.0113, lire en ligne, consulté le )
  16. ↑ a et b Stephane Weiss, "Le jour d'après" : organisations et projets militaires dans la France libérée : août 1944 - mars 1946 (thèse), Université Lumière-Lyon-II, (HAL tel-01419407), p. 580, 669 & 694
  17. ↑ Jacques Sicard, « Les groupements d'infanterie (1946-1948) », Symboles & Traditions, no 154,‎ , p. 7-13 (lire en ligne)
  18. ↑ a b c d e et f Jacques Sicard, « La 2e division d'infanterie en Algérie et ses insignes », Militaria Magazine, no 231,‎ , p. 28-35
  19. ↑ Vivien Bureu et Ronan Lévesque, La Grande histoire des insignes commandos, Saint-Pierre-du-Perray, Mémorabilia, , 66 p. (ISBN 978-2-37783-087-9), p. 28 et 29
  20. ↑ Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007

Annexes

Sources et bibliographie

Liens externes

Articles connexes