16 Lyrae

16 Lyrae
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 19h 01m 26,38262s[1]
Déclinaison +46° 56′ 05,1475″[1]
Constellation Lyre
Magnitude apparente 5,01[2]

Localisation dans la constellation : Lyre

(Voir situation dans la constellation : Lyre)
Crédit image:
IAU and Sky & Telescope magazine (Roger Sinnott & Rick Fienberg)
licence CC BY 3.0 🛈
Caractéristiques
Stade évolutif séquence principale[3]
Type spectral A6 IV[4] ou A7 V[5]
Indice U-B +0,08[2]
Indice B-V +0,19[2]
Indice R-I +0,09[2]
Astrométrie
Vitesse radiale −4,36 ± 0,21 km/s[1]
Mouvement propre μα = +22,004 mas/a[1]
μδ = −80,894 mas/a[1]
Parallaxe 25,783 2 ± 0,068 8 mas[1]
Distance 38,785 ± 0,103 pc (∼127 al)[6]
Magnitude absolue +2,13[7]
Caractéristiques physiques
Masse 1,722 ± 0,013 M[8]
Rayon 1,644+0,025
−0,023
R (équatorial)
1,622+0,023
−0,022
R (polaire)[8]
Gravité de surface (log g) 4,28[9]
Luminosité 10,45+0,30
−0,28
L[8]
Température 8 028 K (équatoriale)
8 242 K (polaire)[8]
Rotation 85,1+16,3
−31,6
km/s[8]
Âge 401+31
−32
Ma[8]

Désignations

16 Lyr, HD 177196, HIP 93408, HR 7215, BD+46°2602, NSV 11677, SAO 48011, WDS J19014 +4656A[6]

16 Lyrae (en abrégé 16 Lyr) est une étoile binaire suspectée[10] de la constellation boréale de la Lyre. Elle est visible à l'œil nu avec une magnitude apparente de 5,01[2]. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Gaia, le système est distant de ∼ 127 a.l. (∼ 38,9 pc) de la Terre[1]. Il s'en éloigne à une vitesse radiale héliocentrique de +4,4 km/s[1]. Il est suspecté être membre du courant de la Grande Ourse, un groupe d'étoiles qui se déplacent ensemble dans l'espace et qui partagent une origine commune[11].

16 Lyrae apparaît être une binaire astrométrique[10]. Abt et Morrell (1995) ont classé sa composante visible comme une sous-géante blanche de type spectral A6 IV[4], suggérant qu'elle serait en train d'évoluer hors de la séquence principale. Cowley et al. (1969) l'avaient quant à eux classé comme une étoile blanche de la séquence principale ordinaire de type spectral A7 V[5]. Les modèles d'évolution stellaire indiquent qu'elle n'a complété que 45 % de sa vie sur la séquence principale[3].

16 Lyrae est 1,72 fois plus massive que le Soleil et elle est âgée autour de 400 millions d'années. Elle tourne sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 85 km/s. Cette rotation donne à l'étoile une forme légèrement aplatie, avec un rayon équatorial qui vaut 1,64 R et un rayon polaire qui vaut 1,62 R. Pour la même raison, sa température effective n'est pas la même partout, avec une température de surface allant de 8 030 K à l'équateur à 8 240 K aux pôles[8].

Le système de 16 Lyrae est une source de rayons X connue avec une luminosité de 105,3 × 1020 W, qui sont très probablement émis par le compagnon invisible[12].

Notes et références

  1. a b c d e f g et h  (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. a b c d et e (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  3. a et b (en) J. Zorec et F. Royer, « Rotational velocities of A-type stars. IV. Evolution of rotational velocities », Astronomy & Astrophysics, vol. 537,‎ , article no A120 (DOI 10.1051/0004-6361/201117691, Bibcode 2012A&A...537A.120Z, arXiv 1201.2052)
  4. a et b (en) Helmut A. Abt et Nidia I. Morrell, « The Relation between Rotational Velocities and Spectral Peculiarities among A-Type Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 99,‎ , p. 135 (DOI 10.1086/192182 Accès libre, Bibcode 1995ApJS...99..135A)
  5. a et b (en) A. Cowley et al., « A study of the bright A stars. I. A catalogue of spectral classifications », The Astronomical Journal, vol. 74,‎ , p. 375–406 (DOI 10.1086/110819 Accès libre, Bibcode 1969AJ.....74..375C)
  6. a et b (en) * 16 Lyr -- High Proper Motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  7. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  8. a b c d e f et g (en) Jeremy Jones et al., « The Ages of A-Stars I: Interferometric Observations and Age Estimates for Stars in the Ursa Major Moving Group », The Astrophysical Journal, vol. 813, no 1,‎ , p. 58 (DOI 10.1088/0004-637X/813/1/58, Bibcode 2015ApJ...813...58J, arXiv 1508.05643)
  9. (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2,‎ , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154)
  10. a et b (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
  11. (en) Jeremy R. King et al., « Stellar Kinematic Groups. II. A Reexamination of the Membership, Activity, and Age of the Ursa Major Group », The Astronomical Journal, vol. 125, no 4,‎ , p. 1980 (DOI 10.1086/368241 Accès libre, Bibcode 2003AJ....125.1980K)
  12. (en) C. Schröder et J. H. M. M. Schmitt, « X-ray emission from A-type stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 475, no 2,‎ , p. 677–684 (DOI 10.1051/0004-6361:20077429 Accès libre, Bibcode 2007A&A...475..677S)

Liens externes