Youssef Chahine

Youssef Chahine
يوسف شاهين
Description de cette image, également commentée ci-après
Youssef Chahine au Caire en 1986
Nom de naissance Youssef Gabriel Chahine
Naissance
Alexandrie (Drapeau de l'Égypte Égypte)
Nationalité égyptienne
Décès (à 82 ans)
Le Caire (Drapeau de l'Égypte Égypte)
Profession Réalisateur
Films notables Gare centrale,
Saladin,
Alexandrie pourquoi ?,
Adieu Bonaparte,
Le Destin

Youssef Chahine, de son nom complet Youssef Gabriel Chahine (en arabe : يوسف جبريل شاهين), né le à Alexandrie et mort le au Caire, est un réalisateur, acteur, scénariste et producteur égyptien de réputation internationale[1]. Il réalisa 40 films et documentaires.

Biographie

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Youssef Chahine naît le 25 janvier 1926, à l'Alexandrie dans une famille chrétienne d'Égypte d'origine libanaise pour son père, avocat[2], et de confession grecque-catholique melkite. Il commence ses études au collège Saint-Marc puis rejoint le Victoria College où il obtient son baccalauréat. À 21 ans, il quitte son Égypte natale pour aller étudier le cinéma au Pasadena Playhouse  dans les environs de Los Angeles. À son retour, trois ans plus tard, l'occasion lui est donnée, grâce à Alvise Orfanell, de réaliser son premier film, Papa Amin.

Il est invité pour la première fois au Festival de Cannes en 1951, pour son film Le Fils du Nil. En 1954, il lance la carrière d'acteur d'Omar Sharif dans son film Le Démon du désert. Mais le film qui marqua sa carrière fut Gare centrale, en 1958, chef-d'œuvre qui lui permit d'être reconnu comme l'un des plus grands cinéastes du XXe siècle.

Il réalise le logotype de la société Pyramide Distribution, fondée en 1989 et fréquent distributeur de ses films, avec lequel il entretenait de bonnes relations[3]. Ce logo représente les Pyramides de Gizeh, complétées de sa signature en lettres blanches.

En 1992, il s'essaie également au théâtre avec l'adaptation du Caligula d'Albert Camus, donné à la Comédie-Française[4].

Fréquemment confronté à la censure, Youssef Chahine ne cesse néanmoins de dénoncer la bêtise et l'intégrisme, tout en multipliant les choix stylistiques, du mélodrame chanté (J'ai quitté ton amour avec Farid El Atrache) à la reconstitution historique (Adieu Bonaparte) ou à l'évocation autobiographique (Alexandrie pourquoi ?).[réf. nécessaire]

En , le réalisateur est victime d'une hémorragie cérébrale qui le plonge dans le coma. Il est alors hospitalisé à l'hôpital américain de Neuilly avant d'être rapatrié en Égypte. Youssef Chahine meurt le 27 juillet 2008 au Caire[1].

Filmographie

Longs métrages

Courts métrages

Théâtre

Distinctions

Bibliographie

  • (en) Christian Bosséno, Youssef Chahine l'Alexandrin, Paris, Éditions du Cerf, (ISBN 2204024295), p. 158.
  • Thierry Jousse, Youssef Chahine, Cahiers du cinéma, 1996[6]
  • Issa Mayça, L'œuvre de Youssef Chahine dans la période nasserienne et post-nasserienne, Université Paris III, 1996, 106 p. (mémoire de maîtrise)
  • « Youssef Chahine. Une dissection sans complaisance de la société égyptienne », Jeune Afrique, 28 décembre 1999

Notes et références

  1. a b et c Mort du cinéaste égyptien Youssef Chahine (7sur7)
  2. « Youssef Chahine », sur cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr (consulté le 3 novembre 2019)
  3. « Fabienne Vonier : "Avec aussi le souvenir d'Humbert Balsan" », propos recueillis par Jean-Michel Frodon et publié dans Les Cahiers du cinéma n°637, septembre 2008.
  4. « Caligula », sur comedie-francaise.fr, (consulté le 3 novembre 2019)
  5. Entretien avec Youssef Chahine, Les Cahiers du cinéma, octobre 1996 [1]

Liens externes