Yan Xuan

Yan Xuan
Naissance
N.D.
Décès
ND
Nom dans la langue maternelle
阎选 (Yan Xuan)
Nom de naissance
閻選 (Yan Xuan)
Autres noms
L'ermite Yan (阎处士)
Nationalité
Autres activités
Mouvement
école poétique Parmi les fleurs
Œuvres principales
Poème lyrique ci :

Yan Xuan (chinois : 阎选 ; chinois traditionnel : 閻選 ; pinyin : Yán Xuǎn ; Wade : Yen Hsüan) est une figure de la poésie chinoise de la période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes (934-965). Ses dates de naissance et de mort ainsi que son nom de courtoisie sont inconnus. Il est originaire du royaume du Shu postérieur. Il est un homme du peuple, un simple citoyen talentueux dans la composition des poèmes lyriques ci[1]

Yan Xuan, Ouyang Jiong, Lu Qianyi, Mao Wenxi et Han Cong, sont des poètes célèbres pour leur maîtrise des poèmes lyriques ci, au service du dernier souverain de Shu postérieur, Meng Chang (r. 934-965)[2]. Ceux qui détestent et jalousent ces poètes les surnomment « les Cinq Fantômes », mais cette affirmation semble contestée aujourd’hui[3].

Poésie

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Recueil parmi les fleurs
花间集 (Huajian ji)

Lu Qianyi fait partie du groupe des poètes floraux et il appartient à l’école poétique Parmi les fleurs. Il laisse des poèmes qui sont compilés dans des anthologies classiques, notamment dans l'anthologie de poésies lyriques ci écrite par Zhao Chongzuo du Shu postérieur en 940, le Recueil parmi les fleurs[a 1] (花间集, Huajian Ji)[4] p. 215. Dans ce recueil, il a huit ci[a 2] et il est présenté ainsi : 閻處士選, Yan Xuan, l'érudit solitaire[5].

Ses œuvres sont comparables à celles de Mao Wenxi. Il était surnommé "Yan Chushi" (閻處士) c'est-à-dire « l'ermite Yan » par ses contemporains[6].

Les poèmes de Yan Xuan traitent souvent des thèmes de l'amour féminin, de la séparation et de la nostalgie.

Poème

C’est un poème empreint de mélancolie où les sentiments se mêlent aux éléments de la nature.

Les nuages enveloppent les saules jaunes délicats

Sur l’air "Les huit rythmes barbares"
Chinois

雲 鎖 嫩 黃 煙 柳 細
風 吹 紅 蒂 雪 梅 殘
光景 不 勝 閨 閣 恨
行 行 坐 坐 黛 眉 攢。

Traduction libre

Les nuages enveloppent les saules jaunes délicats.
Le vent souffle les fleurs de pruniers rouges fanées comme neige.
Le temps ne supporte pas le chagrin de la chambre,
Assise ou debout, ses sourcils noirs se froncent.

Notes et références

Notes

  1. La première anthologie de chansons écrites par des « lettrés », elle est très importante pour l’histoire de l’évolution du genre « ci ».
  2. Ses huit poèmes lyriques ci" se trouvent dans le volume neuf de cette anthologie, aux pages 172-173 et 174.

Références

  1. (zh) « 阎选 », sur Baike, baidu,‎ (consulté le )
  2. (zh) « 鹿虔扆 », sur Gushici.cina.com (consulté le )
  3. (zh) « 鹿虔扆 », sur Sohu.com (consulté le )
  4. Yang Shengqiang, De la formation des genres poétiques : ci et trobar, Lausanne, Thesis, University of Lausanne, (lire en ligne)
  5. (zh) Chongzuo Zhao (active 934-965), 花間集 (Huajian ji), The Project Gutenberg eBook, vol. 9,‎ (lire en ligne), p. 172
  6. (zh) « 閻選 », sur Ctext.org (consulté le )