Paul Marchandeau

Paul Marchandeau
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Fonctions
Maire
Reims
-
Député
Biographie
Naissance
Décès
(à 85 ans)
Paris
Nom de naissance
Paul Henri Marie Joseph Marchandeau
Nationalité
Activité
Conjoint
Andrée Cuvillier () (depuis )
Autres informations
Parti politique
Parti républicain, radical et radical-socialiste ()
Conflit
Distinctions
Son portait à l'hôtel de Ville.
Lors des fêtes Jeanne d'Arc de Reims en 1929 avec Gaston Poittevin.

Paul Henri Marie Joseph Marchandeau, né à Gaillac (Tarn) le , mort à Paris XVe le , est un avocat, journaliste et homme politique français radical-socialiste.

Biographie

Jeunesse et études

Il est le premier capitaine du club de rugby de l'Union athlétique gaillacoise de 1900 à 1901[1]. Il est capitaine des Glaïeuls (association scolaire) et du Stade Gaillacois (association sportive civile), l'Union Athlétique Gaillacoise ne naissant que le .

Il est élève au lycée de Toulouse. Il suit ensuite des études de droit à la faculté de droit de Paris, dont il obtient un doctorat[2].

Carrière journalistique

Il entre en 1911 à l'Éclaireur de l'Est dont il devient rapidement rédacteur en chef, puis président directeur général. Il perd la direction de son journal à la Libération, puis perd son procès pour retrouver la direction de ce qui est devenu L'Union.

Parcours politique

Il est élu au conseil municipal et devient maire de Reims en 1925 jusqu’à ce qu’il démissionne en 1942.

Il est président de l’Association des maires de France, en 1934.

Il est élu conseiller général du 3e canton en 1935 et président du Conseil général de la Marne en 1937.

Carrière politique

En 1926, Paul Marchandeau commence une carrière politique sur le plan national. Élu député de la Marne, il siège quatre années à la Chambre des députés avant d'occuper d’abord un certain nombre de postes de sous-secrétaire d'État.

Du 21 au , il est sous-secrétaire d'État à l'Intérieur dans le gouvernement Camille Chautemps (1). Il revient député lors de la chute du gouvernement, mais retrouve le un poste, sans portefeuille, de sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil, dans le gouvernement Théodore Steeg. Il quitte ce poste le .

Du au , il retrouve ce poste dans le gouvernement Édouard Herriot (3). l reste après cela en retrait des postes ministériels durant deux années.

Il doit attendre le pour être nommé ministre du Budget, cette fois-ci dans le deuxième gouvernement Camille Chautemps. Il œuvre au rétablissement de l'équilibre budgétaire. Il quitte le poste le pour être nommé trois jours plus tard, et jusqu'au , ministre des Finances dans le gouvernement Édouard Daladier (2). Toutefois, l'assassinat d'Alexandre Ier de Yougoslavie et du ministre Louis Barthou à Marseille provoque la chute du gouvernement.

Du au de cette année, il est ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Gaston Doumergue (2). Le ministère d'apaisement étant parvenu à ses fins, il se dissout. Il est alors nommé ministre du Commerce et de l'industrie jusqu'au dans le gouvernement Pierre-Étienne Flandin (1). La chute de ce gouvernement marque un temps de retrait de Marchandeau des ministères de la Troisième République.

Il est rappelé du au comme ministre des Finances du gouvernement Camille Chautemps (4). Il perd ce poste pendant un mois exactement, et y revient du au dans le gouvernement Édouard Daladier (3).

Du au , il est ministre de la Justice sous le gouvernement Édouard Daladier (3) et le gouvernement Édouard Daladier (4). En qualité de garde des sceaux, il est l’auteur du décret-loi du qui modifie la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 en prévoyant des poursuites « lorsque la diffamation ou l'injure, commise envers un groupe de personnes appartenant, par leur origine, à une race ou à une religion déterminée, aura eu pour but d'exciter à la haine entre les citoyens ou les habitants ».

Le , il vote en faveur du projet de loi organique accordant les pleins pouvoirs constituants au maréchal Philippe Pétain. Son décret-loi de 1939 est abrogé par la loi du gouvernement de Vichy du [3].

Marchandeau poursuit sa carrière politique sous le régime de Vichy durant la Seconde Guerre mondiale comme maire de Reims et président de l'association des maires de France ; il est reçu à ce titre en par le maréchal Pétain et Pierre Laval. Il est déclaré inéligible à la Libération et se retire de la vie politique en 1943[4],[5].

Vie privée

Il est membre de la loge maçonnique de Reims La Sincérité, et faisait partie des nombreux élus francs-maçons de la Marne[6].

Il se marie avec Andrée Cuvillier [ Voir avec Reasonator], ancienne cantatrice de l'Opéra-Comique, le [7].

Il est incinéré au Père-Lachaise et ses cendres furent ramenées à Reims pour être inhumées au cimetière du Sud où l’on peut voir son médaillon en bronze par Léon Margotin (1859-1937), daté 1930.

Hommages

Écrits

  • Université de Paris. Faculté de droit. De la Vérification des pouvoirs devant les Chambres françaises, thèse... par Paul Marchandeau, Paris : L. Larose et L. Tenin, 1909.

Sources et notes

  • « Paul Marchandeau », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  1. Liste des joueurs célèbres sur le site officiel du club
  2. « Paul MARCHANDEAU », sur www.economie.gouv.fr (consulté le 21 décembre 2020)
  3. Claude Liauzu, La société française face au racisme, Éditions Complexe, 1999, p. 108
  4. Simon Epstein, Un paradoxe français, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-21348-8, lire en ligne)
  5. Assemblée nationale (France), base de données des députés français depuis 1789 [1]
  6. Alexandre Niess, L'hérédité en République: les élus et leurs familles dans la Marne (1871-1940)
  7. Etat-civil de Reims, registre des naissances de 1906, Acte n°1774 André Cuvillier page 498/766
  8. « Cote 19800035/947/10099 », base Léonore, ministère français de la Culture

Liens externes