La Part-Dieu

La Part-Dieu
La Part-Dieu
La Part-Dieu et ses gratte-ciels en 2016 : de gauche à droite, la Tour Swiss Life, la Tour Incity, la Tour Oxygène et la Tour Part-Dieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Ville Lyon
Arrondissement municipal 3e arrondissement
Fonctions urbaines Quartier tertiaire et résidentiel ; Pôle d'échange multimodal
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 40″ nord, 4° 51′ 26″ est
Site(s) touristique(s) Centre commercial, Auditorium, Fort Montluc, Halles Paul Bocuse
Transport
Gare Gare de Lyon-Part-Dieu
Métro Métro de Lyon Ligne B : Gare Part-Dieu - Vivier Merle
Tramway Tramway de Lyon Ligne T1 Ligne T3 Ligne T4 Ligne Rhônexpress
Bus  Ligne C1 Ligne C2 Ligne C3 
    
Bus TCL    
Bus TCL 
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lyon

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La Part-Dieu


La Part-Dieu est un quartier situé dans le 3e arrondissement de la ville de Lyon, en France. La Part-Dieu, important pôle multimodal, est considéré comme le deuxième centre-ville de Lyon après la Presqu'île. Conçu initialement comme une alternative au centre ville ancien, ce quartier est devenu le quartier central des affaires de la ville et le premier quartier d'affaires de France hors Île-de-France avec 1 150 000 m2 de tertiaire (surface hors œuvre nette) et 60 000 emplois. Il est essentiellement composé d'immeubles bas et de tours. C'est le « centre névralgique » de l'agglomération lyonnaise.

Situation

Situé sur la rive gauche (à l'est) du Rhône, ce quartier abrite notamment le centre commercial de La Part Dieu et la gare de Lyon-Part-Dieu. Il est délimité à l'ouest par la rue Garibaldi, au sud par le quartier de la Buire, à l'est par la rue de la Villette et au nord par le cours La Fayette.

Histoire

Origine du nom

Octroi de 1203 cédant le domaine de la Par-deu.

La Part-Dieu apparaît pour la première fois dans un accord de 1203 entre l'abbaye de Saint-Irénée de Lyon et un certain Jean Blanchard, qui reçoit le "dominium" d'une terre "au-delà du port du Rhône" qui est dite "a la part Deu", orthographe ancienne pour l’actuelle « Part-Dieu », que l’on peut comprendre comme la « propriété de Dieu » ou le « don de Dieu ». Une hypothèse de ce nom semble renvoyer à la nature marécageuse de la zone qui s’étend du quartier des Brotteaux (le « broteau » est une terre basse et inondable) à l’axe actuel du cours Lafayette : un homme pieux du XIIe siècle aurait vu, dans la partie sud épargnée par les eaux et rendue fertile, un don du Ciel.

Chronologie

Casernes de la Part-Dieu dans la première moitié du XXe siècle.

Les terrains constituant actuellement le quartier de la Part-Dieu furent longtemps composés de champs et de terrains insalubres soumis aux inondations du Rhône. D'après un inventaire des biens de l'Hôtel Dieu, la terre aurait été donnée aux moines de Saint-Irénée, en 1150, par Guillaume de Feur, d'une famille attestée du patriciat lyonnais. Les moines confient le domaine à des gestionnaires, comme Jean Blanchard en 1203.

À la fin du XVe siècle, ces terres sont rassemblées sous l'égide d'une famille noble, les Rousselet, qui les cède en 1571 à Jean Le Mort, secrétaire ordinaire de Catherine de Médicis. jean Le Mort transforme la demeure qui existait déjà en une véritable maison forte. En 1620, l'ensemble est cédé à Amable de la pelonce, noble et chevalier, qui la lègue en 1649 à Genis Dumas. En 1670, la seigneurie est la possession de MarcèAntoine Mazenod, ancien échevin de Lyon, qui la lègue par son testament de 1679 à sa fille Catherine, devenue en 1694 Madame de Servient. Les bâtiments sont situés à proximité de l'angle des rues actuelles Boileau et Chaponnay[1]. Catherine de Servient les vend en viager aux Hospices civils de Lyon qui les récupèrent en 1737. Les Hospices civils les cèdent à leur tour en 1844 pour construire les casernes de la Part-Dieu, qui resteront en activité pendant plus d'un siècle.

En 1852 le quartier, alors dépendant de la Guillotière, est annexé à la ville de Lyon. Jusqu'alors, 4/5 du territoire de la rive gauche du Rhône sont encore occupés par les grandes fermes toujours en activité. L'évolution vers les pépinières et le maraîchage s'accentue, par exemple, autour de la place Danton actuelle, et son domaine de Champfleury[2]. En 1926, la municipalité de Lyon qui souhaite récupérer les terrains pour y construire un nouveau quartier, organise un concours d'architecture, dont le projet lauréat prévoit l'édification de deux tours. Ce projet ne voit cependant pas le jour, du fait de l'opposition de l'administration militaire.

Bibliothèque
Commerces
Tour
Palatine
Grand
Lyon
Imm.
B.Pop.
Imm.
Le Britannia
Imm. Caisse
d'Epargne
Cité administrative
d'État

Le Quartier de la Part-Dieu

Au milieu des années 1950, s'engage l'opération "Brotteaux-Part Dieu" qui vise à assainir une large partie du troisième et du sixième arrondissements de Lyon. En 1957, le ministère de la Défense vend les terrains de la caserne à la ville de Lyon, qui confie l'aménagement à la SERL (Société d’équipement du Rhône et de Lyon). Au début des années 1960, le projet d'aménagement de la Part-Dieu se transforme pour réaliser un véritable "centre directionnel". Le programme de ce "centre directionnel" est présenté en 1963 par l'architecte Charles Delfante, nommé urbaniste en chef par le maire de Lyon Louis Pradel.

À l'origine, les différents projets prévoient de réaliser un nouveau quartier central, qui comprendrait un pôle culturel (comprenant une bibliothèque, une salle de concert…), un pôle commercial, un pôle de bureaux privés (à la condition que les bureaux soient destinés à l'accueil du public), un pôle administratif (dont une annexe de la mairie de Lyon) et des logements. Le projet change progressivement de nature. Le pôle culturel ardemment défendu par Charles Delfante se réduit à la Bibliothèque et à l'Auditorium, chacun à une extrémité du site. L'axe est-ouest est détruit par le centre commercial qui enjambe la rue Servient. Une gare était envisagée dans les années 1960, mais le projet est abandonné avant de resurgir en 1971, par suite de la décision de construire un train rapide, le futur TGV, qui implique de remplacer l'ancienne gare des Brotteaux. La nouvelle gare ouvre ses portes en 1983, deux ans après l'inauguration de la ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon en 1981.

Vue sur le quartier depuis la Croix-Rousse, avec la Tour Incity en construction (2014).

La Part-Dieu voit le jour[3], lentement. Un gigantesque centre commercial (120 000 m², alors qu'il était prévu 50 000 m²) voit le jour. Des immeubles se construisent péniblement jusqu'en 1972, puis rapidement l'ensemble des îlots trouvent preneur. Seuls les lots « R » et « J » restent vides. Le lot « R » accueille la tour Oxygène[4] en mars 2010.

Achevée en 2015, la Tour Incity devient à son tour la plus haute tour de Lyon, et le plus haut gratte-ciel de France hors Paris (3e plus haut en comptant Paris)[5]. Depuis 2012, le quartier de la Part-Dieu est l'objet d'important travaux piloté par une Société Publique Locale pour le compte de la ville et de la métropole de Lyon, comme ceux autour de la gare, visant à adopter ce lieu à l'afflux de voyageur, ou encore comme les travaux de l'extension de centre-commercial[6],[7].

À noter ces chiffres-clefs[réf. nécessaire] :

  • Près de 1 600 000 m2 d’activités tertiaires dans une ville qui en compte 4,3 millions de m²
  • 60 000 emplois et 2 500 établissements.
  • 78 sièges sociaux de plus de 1 000 salariés.
  • 730 sièges sociaux de moins de 1 000 salariés.
  • Plus de 50 000 emplois et près du double en comptant sa proche périphérie
  • 1 125 chambres d’hôtel
  • 7 000 places de stationnement public
  • 100 000 personnes par jour en moyenne au centre commercial
  • 34 millions de visiteurs par an au centre commercial
  • 1,2 million de visiteurs aux Halles Paul Bocuse
  • 127 000 personnes par jour transitant à la gare, 28 millions de voyageurs par an
  • 500 000 déplacements quotidiens dans le quartier
  • 20 600 habitants et 13 500 logements

Urbanisme

Le quartier de la Part-Dieu et ses gratte-ciel, de nuit.

Ce quartier voué au tertiaire possède peu de logements et est caractéristique de l'urbanisme sur dalle, en vogue durant les Trente Glorieuses. Les architectes en sont Jacques Perrin-Fayolle, Jean Sillan et Jean Zumbrunnen sous la direction de Charles Delfante. L'un des objectifs de cet emploi d'une dalle consiste notamment à créer une nette séparation des flux motorisés et de leur stationnement par rapport aux autres modes de déplacement. Cette technique est aujourd'hui considérée comme la source de nombreuses difficultés de fonctionnement et de perception de la ville : création en sous-sol et en terrasse de zones désertées et peu sûres, déconnexion de la ville de la réalité du terrain, de son histoire, de son relief, transition souvent ratée avec les quartiers voisins.

Quoi qu'il en soit, la réalisation du niveau piétons ne put être menée à terme, la Cité Administrative d'État s'autorisant d'emblée à déroger aux règles devant permettre leur circulation.

Vue des tours à partir du pied de la tour Part-Dieu et de l'arrêt de tramway Tramway de Lyon Ligne T1 Part-Dieu-Servient

Le toit du « Crayon » illuminé, la devanture du centre commercial et les enseignes publicitaires sur la gare soulignent la modernité du quartier. Les éclairages du boulevard Vivier-Merle (néons bleus sur les bâtiments, lampadaires de même couleur) et de la bibliothèque (illuminée par un faisceau dirigé vers le ciel), sont particulièrement remarquables. Mais on peut souligner également le sommet de la Tour Oxygène éclairé par un défilement de plusieurs couleurs.

Depuis 2010, la Métropole de Lyon a initié un projet urbain destiné à renouveler le quartier et faire de Lyon Part-Dieu une référence internationale en matière d'innovation urbaine et de performance économique d'ici 2030. Il repose sur la coproduction entre acteurs privés et publics. Depuis 2015, le projet est conduit par une Société Publique Locale (SPL), outil d'aménagement de la Métropole et de la Ville de Lyon sur un périmètre de 177 hectares.

Une flamme postale est spécialement dédiée en 1995 aux 20 ans de la Part-Dieu et est donc intitulée La Part Dieu 20 ans 1975 1995.

Déplacements urbains

Les déplacements urbains sont facilités sur le site de la Part-Dieu par le maillage du réseau des TCL : de nombreuses lignes de bus ont un terminus à la Part-Dieu ; la ligne B du métro et les tramways T1, T3 et T4 y passent ; le quartier est aussi desservi par les lignes fortes de trolleybus C1, C2 et C3.

Depuis le 9 août 2010, le tram-train Rhônexpress, géré par le SYTRAL et exploité par une filiale de Veolia transport, relie La Part-Dieu à l'aéroport Saint-Exupéry.

Lignes de transports en commun desservant le quartier

  • Gare Part-Dieu - Villette
    • Tramway de Lyon Ligne T3 Ligne T4
    • Tramway de Lyon Ligne Rhônexpress
    • Bus TCL 
  • Part-Dieu - Jules Favre
    •  Ligne C3 
    • Bus TCL 
  • Part-Dieu - Servient
    • Tramway de Lyon Ligne T1
    •    
    • Bus TCL 
  • Part-Dieu - Renaudel
    •   
    • Bus TCL 
    • Bus TCL 
  • Part-Dieu - Auditorium
    •   
    • Bus TCL 

Détail des constructions

Les principales tours

Les cinq tours actuellement construites à la Part-Dieu de plus de 80 mètres sont, la Tour Part-Dieu, la tour Incity, la Tour Swiss Life, la Tour Oxygène, et la Tour EDF Lyon. Les constructions futures de tours tendent à composer une skyline et à s'inscrire dans un panorama urbain qui s'inspire de la chaîne des Alpes[8].

Nom Date de livraison Hauteur Étages État
Tour Incity 2015 +202, m 39 Construite
Tour To-Lyon 2023 +171, m 43 En construction
Tour Part-Dieu 1977 +164, m 42 Construite
Tour Silex 2 2020 +128, m 22 En construction
Tour Oxygène 2010 +116, m 28 Construite
Tour Swiss Life 1990 +082, m 21 Construite
Tour EDF 1975 +080, m 20 Construite
Tour Caisse d’Épargne 1976 +063, m 14 Construite
Tour M+M 1972 +056, m 13 Construite
Sky 56 2018 +056, m 14 Construite
Sky Avenue 2018 +050, m 15 Construite

Tour Part-Dieu

Article détaillé : Tour Part-Dieu.

La tour Part-Dieu, encore couramment appelée « tour du Crédit lyonnais » (ancienne dénomination avant 2008) ou « le Crayon » en raison de sa forme, se situe aux abords du centre commercial (esplanade) et a constitué pendant de nombreuses années l'unique gratte-ciel de Lyon (165 mètres pour 42 étages). Bâtie de 1972 à 1977, c'est l'ouvrage du cabinet américain Araldo Cossutta & Associates, avec un hôtel et un restaurant panoramique au 32e étage de la tour.

Tour Incity

Article détaillé : Tour Incity.

La ville de Lyon s'est dotée en 2015 d'une troisième tour: Incity. La tour, qui culmine à 200 mètres grâce à son antenne et dont le toit s’élève à 170 mètres de haut, est devenue la première tour BBC (Bâtiment Basse Consommation) de centre-ville. Avec 39 étages, Incity offre une surface de 42 000 m2 de bureaux. Les architectes Denis Valode et Albert Constantin ont conçu ce projet, dirigé par Sogelym Dixence. Incity est la plus grande en taille et chronologiquement la 6e tour de Lyon, après la tour Part-Dieu (165 m), la tour Oxygène (115 m), la tour Panoramique (90 m, 1972, immeuble d'habitation), la tour Swiss Life (82 m) et la Tour EDF Lyon (80 m).

Elle a remplacé la Tour UAP inoccupée depuis 1994 et déconstruite en 2012.

Tour EDF/tour Silex2

D'une hauteur de 80 mètres, la Tour EDF Lyon de la Part-Dieu accueillait le siège régional d'EDF. Elle a été construite en 1975 selon les plans de l'architecte Jean Zumbrunnen.

Cette tour est vidée de ses occupants depuis 2013 et devrait être rehaussée à 129 mètres dans le cadre du programme Silex 2.

Le cours Oxygène et la tour Oxygène

Le cours Oxygène prolonge le centre commercial de La Part-Dieu.
Article détaillé : Tour Oxygène.

L'année 2006 a marqué le coup d'envoi de la réalisation d'une nouvelle tour lyonnaise, la tour Oxygène, à proximité de l'actuelle tour Part-Dieu (en place du "Lot R", à l'angle du Centre Commercial et de la rue de Bonnel) et de la gare TGV. Conçue par le cabinet Arte Charpentier & Associés, la tour Oxygène, haute de 117 mètres, comprend un ensemble commercial (le "Cours Oxygène") de 11 000 m² de surface de vente relié au centre commercial existant (25 magasins supplémentaires), ainsi que 28 000 m² de bureaux dans la tour. La SNCF a installé ses directions nationales de l'informatique et des télécommunications dans ce nouveau bâtiment, ainsi que l'ADERLy (l'Agence de Développement Économique de la Région Lyonnaise), considérée comme étant le "World Trade Center" de Lyon, auparavant installée à la Chambre de Commerce de Lyon. La construction a démarré au premier semestre 2007, et l'inauguration a eu lieu le .

La tour To-Lyon

Article détaillé : To-Lyon.

Le chantier de cette tour qui culminera à 171 mètres de hauteur a démarré en 2019 avec la démolition des anciens immeubles présents à l'entrée de la gare de Lyon-Part-Dieu, puis avec la pose de la première pierre en septembre de la même année au niveau de la place Charles-Béraudier. L'inauguration de l'ensemble immobilier est annoncé pour fin 2023[9]

Le centre commercial

Article détaillé : La Part-Dieu (centre commercial).

Face à la gare, le centre commercial de La Part-Dieu est un immense complexe (127 300 m2) de plus de 260 boutiques. Accueillant près de 100 000 visiteurs chaque jour, il était le plus grand centre commercial de centre-ville d'Europe à sa création en 1975[10]. En 2011, l'intérieur du centre commercial fut entièrement rénové. Le groupe Unibail-Rodamco, copropriétaire et gestionnaire du centre a confié à l'agence hollandaise MVRDV un vaste projet de rénovation et d'ouverture du centre sur la ville[11].

La gare

Article détaillé : Gare de Lyon-Part-Dieu.

L'Hôtel du Grand Lyon, siège de la métropole de Lyon

Auparavant appelée la CoUrLy, la Communauté Urbaine du Grand Lyon fut équipée, dans et dès l'origine de ce quartier, d'un siège où se rassemblent les conseillers communautaires, aujourd'hui nommé Hôtel du Grand-Lyon depuis la loi de décentralisation de Gaston Defferre en 1983, la dénomination "Grand-Lyon" ayant été décidée par l'assemblée sous le mandat de Raymond Barre (1995 - 2001).

En 2015, la Communauté Urbaine devenant métropole Européenne, l'Hôtel du Grand Lyon devient, de fait, le siège de la métropole de Lyon.

L'auditorium Maurice-Ravel

Article détaillé : Auditorium Maurice-Ravel.

Construit en 1975, l'auditorium Maurice-Ravel est une salle de concert qui compte 2 120 places. Principalement orienté vers la musique classique, il accueille également des concerts de musique du monde, de jazz, de variétés et des ciné-concerts. Il est le siège de l’Orchestre national de Lyon. Une campagne de rénovation a sensiblement amélioré son acoustique. L'auditorium est également dépositaire de l'orgue historique du palais du Trocadéro (1878), un Cavaillé-Coll dont la rénovation totale est prévue pour 2009 et qui, après une éclipse, est largement utilisé depuis la saison 2006-2007.

La bibliothèque

Ouverte au public en 1972, la bibliothèque de la Part-Dieu, conçue sous la direction d'Henri-Jean Martin, alors directeur de la bibliothèque, est la plus grande bibliothèque municipale de France (27 290 m²)[12]. Son élément architectural le plus visible est son silo à livres, de couleur noire, qui contient 1,8 million de documents, du Moyen Âge à nos jours. En 2007, une entrée principale a été ouverte face à la gare, plus visible que l'entrée d'origine, cachée par le centre commercial.

Le fort et la prison Montluc

Hauts-lieux de mémoire et d'histoire, le fort Montluc et la prison Montluc, respectivement construits en 1831 et en 1921, constituent l'extrémité Sud-Est du quartier de la Part-Dieu. La prison Montluc a notamment servi pendant la Seconde Guerre mondiale de lieu de détention pour les résistants et les juifs. Jean Moulin, Marc Bloch, les enfants d'Izieu et plus de 8000 juifs y ont été incarcérés.

Les Archives départementales et métropolitaines

Située dans le secteur Part-Dieu Sud, les archives départementales et métropolitaines occupent depuis 2014 un nouveau bâtiment d'une surface utile de 13 783 m2 dont le projet a été créé par les agences d'architecture Dumetier Design/Gautier Conquet. Le bâtiment est composé d'un socle en basalte, d'un corps principal en métal (alliage d'aluminium et de cuivre) pour les magasins et d'un couronnement en verre pour les bureaux dégage une impression de solidité et de transparence.

L'Esplanade Nelson Mandela

Situé de part et d'autre de l'avenue Félix Faure, entre les rues Général Mouton-Duvernet et Jeanne Hachette, cet espace public verdoyant était anciennement appelé Esplanade du Dauphiné. Il est renommé en 2014 en hommage à l'homme d'État sud-africain, prix Nobel de la Paix. A horizon 2024, l’esplanade Nelson Mandela sera agrandie et s’étendra au Nord sur près de 1,7 hectares. Ce nouvel espace vert apportera un espace de pause, de respiration et de pratique sportive.

La Cité administrative d'État

Un ensemble d'immeubles de bureaux abritent différents services administratifs : centre des impôts, direction régionale de l'INSEE, direction régionale de l'équipement, etc. L'Etat a annoncé la démolition du bâtiment actuel et la reconstruction d'un nouveau programme de bureaux à horizon 2022[13].

Les halles Paul Bocuse

Article détaillé : Les Halles de Lyon-Paul Bocuse.

Après leur déménagement de la place des Cordeliers, les nouvelles halles, destinées au commerce de bouche et de produits fins, sont inaugurées en 1971. Rénovées en 2006, elles ont été baptisées du nom du célèbre cuisinier de Collonges-au-Mont-d'Or, Paul Bocuse. Elles accueillent environ 1,2 million de visiteurs par an.

L'association Habitat Jeune

L'association Habitat Jeune est une association gestionnaire de foyers de jeunes travailleurs. Elle propose des logements et des services pour des jeunes de 16 à 32 ans. Ces locations sont accessibles aux jeunes actifs (étudiants, jeunes en formation, stagiaires, apprentis, jeunes en alternance, salariés…). La résidence Habitat Jeune Part-Dieu, où se situe également le siège social de l'association, est ouverte depuis le 9 mai 2011. Elle propose 193 logements (logement individuel ou en colocation) tout équipés, une salle informatique, un restaurant…

L'avenir

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Le projet urbain Lyon Part-Dieu

De 2010 à 2014, la Métropole de Lyon a initié un projet urbain sur le quartier de la Part-Dieu, au sein de la Mission Part-Dieu. Conçu par l'équipe d'urbanistes-architectes de l'AUC, ce projet se développe autour des questions de mobilités, de performance économique et de qualité de vie dans un quartier situé en centralité métropolitaine.

Sans faire table rase du passé et du style architectural de la Part-Dieu, le projet renouvelle le quartier en articulant réhabilitations et constructions neuves, pour "reconstruire la ville sur elle-même" dans le respect de l'identité des lieux.

Depuis 2015, le projet est conduit par une Société Publique Locale (SPL), outil d'aménagement de la Ville et de la Métropole de Lyon sur un périmètre de 177 hectares, et co-produit par un grand nombre d'acteurs privés et publics.

Les objectifs du projet à l'horizon 2030:

  • Faire de la Part-Dieu un quartier plus agréable à vivre : aménagement des espaces publics selon le concept de "sol facile", construction de logements, développement de services et de commerces (socles actifs), rénovation du centre commercial, meilleure intégration à la ville
  • Réaliser un quartier tertiaire de référence en Europe : développement de l'immobilier pour les grandes entreprises, TPE et PME, stratégie d'innovation urbaine et architecturale, création d'emplois
  • Repenser les mobilités durables : pôle d'échange multimodal intégrant le redimensionnement de la gare, meilleur partage de l'espace public en faveur des piétons et des cycles, augmentation de l'offre de transport en commun

Le projet en quelques chiffres :

  • création de 650 000 m2 de bureaux supplémentaires
  • accueil de 40 000 nouveaux emplois
  • construction de 2 200 logements, soit environ 150 000 m2 de logement
  • 200 000 m2 d’équipements dédiés aux services, aux commerces, aux loisirs et à l’hôtellerie
  • aménagement de 30 hectares d'espaces publics (places urbaines et voiries)
  • superficie de la gare multipliée par 2
  • 2 000 places de vélo supplémentaires
  • un investissement estimé à 2,5 milliards d'euros de la part de l'ensemble des opérateurs, privés et publics

Quatre secteurs de projet

Le projet urbain identifie quatre secteurs de projets aux enjeux différenciés :

  • Secteur de la gare / Pôle d’Échange Multimodal (PEM) : ce secteur où convergent de nombreux flux locaux, régionaux, nationaux et internationaux est repensé pour s'adapter aux déplacements et mieux intégrer les mobilités durables. Le projet prévoit un agrandissement qualitatif de la gare à l'Est et à l'Ouest avec la création d'un 3e accès avenue Pompidou. La gare sera plus ouverte sur le quartier et sur la ville, avec l'aménagement des deux places situées de part et d'autre du bâtiment : places Charles Béraudier et place de Francfort. Le projet de PEM vise à rééquilibrer les accès en faveur des modes doux (piétons, cycles) et des transports en communs : gare routière réaménagée, stations taxis, nouveaux parkings, vélostations...
  • Secteur cœur Part-Dieu : ce secteur regroupe les principaux équipements et espaces publics du quartier. Il intègre le centre commercial qui doit être agrandi, rénové et plus ouvert sur le quartier : nouvelle façade, aménagement d'un toit-terrasse, nouvelle entrée côté Vivier Merle, aménagement d'une traversée piétonne connectant la gare à la rue Garibaldi. Le secteur intègre également plusieurs projets immobiliers d'envergure (dont la Tour Incity) et la rue Garibaldi.
  • Secteur Part-Dieu Sud : ce secteur en fort développement doit être structuré pour être mieux intégré dans son contexte urbain. Il accueille plusieurs projets d'immobilier d'entreprises avec socles actifs et des logements.
  • Secteur Lac Cuirassiers : ce secteur est le plus favorable au développement de l'habitat, il accueillera aussi divers projets d'immobilier d'entreprise.

Deux grands principes d'aménagement : "sol facile" & "socles actifs"

L'un des éléments de dysfonctionnement actuel du quartier de la Part-Dieu tient à son urbanisme de dalle qui fragmente l'espace public en plusieurs niveaux et rend les circulations piétonnes contraintes. Pour y remédier, le projet urbain repose sur l'aménagement d'un "sol facile" : les espaces publics sont redessinés à partir des flux et ses usages, pour tisser du lien entre les immeubles et le sol, entre les espaces en hauteur et les terrasses.

La multi-fonctionnalité est encouragée par l'obligation de créer des "socles actifs" (rez-de-chaussée de commerces et/ou services) dans chaque nouveau programme, dans l'objectif de dessiner à terme un quartier plus vivant et des espaces publics mieux connectés aux bâtiments.

De nouvelles tours en préparation

Un cluster de bureaux/hôtels mentionné au MIPIM 2012 & 2013, nommé To-Lyon (Dominique Perrault Architecture (DPA), sera construit en 2020 sur la place Charles Béraudier. Sur les 92 000 m2 du programme, 62 000 m2 seront consacrés à des bureaux, qui prendront place dans la grande tour (170m), la tour basse sera occupée par deux hôtels.

Aussi mentionné au MIPIM 2012, le réaménagement du site de la tour EDF, avec la construction d'une tour (Silex 2) d'un peu plus d'une centaine de mètres, ainsi que d'un autre bâtiment plus petit lui, d'une dizaine d'étages[14].

Annexes

Bibliographie

  • Damien Richard (dir.), La Part-Dieu, 800 ans d'histoire, Lyon, 2019 (Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon) (ISBN 2-86069-044-1)
  • Georges Vauzeilles, "La Part-Dieu, l'art urbain de l'aménageur" éditions l'Harmattan, 2016 (ISBN 978-2-343-08187-8)
  • Charles Delfante, La Part-Dieu, le succès d'un échec (autobiographie), éditions Libel, 2009.
  • Guillaume Tanhia et Claude Kovatchevitch, La Part-Dieu a-t-elle une âme ?, éditions EMCC, 2012.

Article connexe

Liens externes

Notes et références

  1. Jean Pelletier, Connaître son arrondissement, le 3e, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2000, p. 12
  2. Jean Pelletier, Connaître son arrondissement, le 3e, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2000, p. 15
  3. http://bonjour-lyon.fr/2012/02/photo-part-dieu-lyon-annees-50/
  4. http://bonjour-lyon.fr/2012/03/photo-lyon-construction-tour-oxygene-part-dieu/
  5. « Avec Incity, la ville de Lyon fait la course avec le quartier de la Défense », sur Les Échos, .
  6. « Cinq ans pour renouveler et densifier le quartier de la Part-Dieu », sur Les Echos,
  7. « La grande mue de la Part-Dieu », sur acteursdeleconomie.latribune.fr, (consulté le 28 décembre 2018)
  8. Les tours de Lyon suivront la chaine des Alpes , Lyon Pôle Immo, 29 novembre 2011
  9. « To-Lyon : une nouvelle tour minérale de 170 mètres à la Part-Dieu », sur lyoncapitale.fr, (consulté le 11 novembre 2019)
  10. Le plus grand centre commercial d'Europe à sa création en 1975
  11. « Lyon Part-Dieu : peau neuve pour le centre commercial », sur MET' (consulté le 28 juin 2016)
  12. La plus grande bibliothèque municipale de France
  13. « Rhône. 88 millions d'€ pour la reconstruction de la cité administrative de Lyon », sur www.leprogres.fr (consulté le 5 décembre 2019)
  14. « MIPIM 2012 : lancement d'une opération de 95 000 m2 et d'une consultation internationale d'architectes à Lyon Part-Dieu », sur grandlyon.com (consulté le 22 avril 2012)