IIIe millénaire av. J.-C.

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Liste de chronologies par périodes | Liste des siècles



Le IIIe millénaire av. J.-C. s'étend de 3000 à 2001 av. J.-C. En Mésopotamie, les cités-États sont unifiées brièvement par l’empire d'Akkad, le premier exemple d’empire connu, auquel succède la troisième dynastie d'Ur et la « période néo-sumérienne ». Les civilisations urbaines s’étendent le long des voies fluviales, le Nil, la Mésopotamie, la vallée de l’Indus, la vallée de l’Oxus. En Asie de l'Ouest et du Sud, elles sont connectées entre elles par un trafic maritime attesté en Méditerranée, dans la mer Rouge, le golfe Persique, et l'océan Indien. En Chine, les premières villes semblent autosuffisantes grâce à des espaces agricoles souvent intégrés dans leurs enceintes.

Évènements

  • 3050-700 av. J.-C. : subboréal ; climat sec et tempéré alternant avec des périodes plus froides et humides (néoglaciaire). Refroidissement climatique vers 2550 av. J.-C. marqué par des conditions plus humides, de hauts niveaux lacustres et l’expansion des glaciers[1].

Afrique

Femmes de Tassili. Peinture rupestre découverte par l'équipe archéologique d'Henri Lhote. Période bovidienne. Station de Ouan-Derbaouen.
  • 3000-2500 av. J.-C. : arrivée dans la boucle du Niger des premières populations de pasteurs venus du Nord-Est du Sahara à la suite de la dégradation climatique initiée au milieu du IVe millénaire[2]. Devant la disparition des pâturages, les pasteurs bovidiens du Tassili des Ajjers doivent descendre vers le sud. Les uns auraient gagné le Sénégal en longeant l’Atlantique. D’autres auraient atteint l’Afrique occidentale en descendant la vallée du Tilemsi ou de l’oued Azaouak. Selon les thèses d'Henri Lhote, ces néolithiques seraient les ancêtres des Peuls qui vivent actuellement dans la partie soudanaise et sahélienne de l’Afrique occidentale[3]. L'historien Abdoulaye Bathily évoque une origine saharienne des Soninkés, qui auraient migré vers le Sahel au fur et à mesure de l'assèchement du climat[4]. Selon Henry Gravrand, les Sérères auraient eux aussi une origine saharienne[5].
  • 3000-1500 av. J.-C. : première phase de l'expansion bantoue à partir du Sud-Est du Nigéria actuel et du sud du Cameroun vers la forêt équatoriale et le bassin du Congo par les voies fluviales[6].
  • 2800-1200 av. J.-C. : néolithique final au Maroc[7]. La culture campaniforme atteint la partie occidentale de l’Afrique du Nord, sur le littoral marocain, depuis le détroit de Gibraltar jusque dans la région de Casablanca, au début du millénaire (vase campaniforme de Dar es Soltane). Les techniques de la métallurgie du cuivre, puis du bronze, venues d’Espagne (poignards à rivet, hallebardes d'El Argar et de Carrapatas représentés dans les gravures du Haut Atlas) se répandent durant le IIe millénaire avant notre ère[8].
  • 2700-2200 av. J.-C. : Ancien Empire[9]. Memphis est la capitale des pharaons. Les premières pyramides sont construites : pyramide à degrés du roi Djéser à Saqqarah (vers 2650 av. J.-C.), pyramide de Meïdoum (vers 2600 av. J.-C.), pyramide rhomboïdale, pyramide rouge, pyramides de Gizeh (Khéops, Khéphren et Mykérinos) (de 2530 à 2200 av. J.-C.). Ces réalisations architecturales nécessitent l’existence d’un État fortement centralisé et d’une administration capable d’en organiser la logistique : de nombreux travailleurs sont recrutés pendant la saison creuse des travaux agricoles pour réaliser ces projets[10]. Sous Snéfrou, les Égyptiens font la conquête de la Nubie et du Sinaï. Le développement de la technique du labour est attesté par les dessins dans les tombes de cette époque.
  • 2500-2000/1500 av. J.-C. : aride post-néolithique[11]. Période d’asséchement de la région saharienne, surtout à partir de 2300 av. J.-C., avec un pic prononcé en 2000, causé par une forte activité volcanique vers 2400-2300 av. J.-C. Ouverture du Dahomey Gap et progression rapide du pastoralisme du nord-est vers le sud-ouest, sur la rive droite du Niger, atteinte en 2500-2250 av. J.-C., puis le centre du Ghana où les néolithiques de la culture de Kintampo cohabitent avec les chasseurs-cueilleurs de la culture de Punpun, et la Mauritanie en 2250-2000 av. J.-C. L'agriculture est attestée sur la basse vallée du Tilemsi vers 2500 av. J.-C. et suit l'avancée des éleveurs dans le nord de la boucle du Niger entre 2250 et 2000 av. J.-C.[2].
  • 2500-2000 av. J.-C. :
    • installation des éleveurs de bovins, d’ovins et de caprins dans le Dhar Tichitt, le Dhar Oualata et le Dhar Néma, en Mauritanie sud-centrale[12]. Le pastoralisme se diffuse à partir de l’Aïr sur un axe ouest/sud-ouest[13].
    • des éleveurs de bovins, d’ovins et de caprins sont présents dans le bassin du lac Turkana de 4500 à 4000 ans avant le présent[14]. Des populations de chasseurs-cueilleurs-pêcheurs du nord du Kenya adoptent le pastoralisme diffusé du Sahara oriental par la vallée du Nil sur un axe nord-sud (Cattle Complex). Après 4000 ans AP, l’élevage gagne le sud du Kenya et le nord de la Tanzanie et commence son expansion vers le sud, en lien avec l’expansion bantoue à partir de 3000 ans AP (Bantu Cattle Culture System)[15].
  • Vers 2500-2050 av. J.-C.  : culture du Kerma ancien en Haute-Nubie[16]. La métallurgie du bronze est attesté à la fin du millénaire. Kerma, la capitale, la plus ancienne ville d’Afrique subsaharienne, se développe autour d’un sanctuaire qui devient au cours des siècles un énorme complexe religieux[17].
  • 2400-1550 av. J.-C. : culture de l’Horizon-C ou du Groupe C en Basse-Nubie[18].
  • Vers 2300 av. J.-C. : site de chasseurs-cueilleurs de Gwisho, en Zambie, appartenant à la culture Wilton[19] : bâton à fouir utilisé pour déterrer les racines et les tubercules, flèche de bois, montée probablement jadis d’une pointe de roseau et empoisonnée.
  • Vers 2200-2050 av. J.-C. : Première Période intermédiaire : dislocation du pouvoir central, fin de l'unité égyptienne. Vers 2050 av. J.-C., établissement du Moyen Empire[9].

Amérique

Les pyramides de Caral.
  • Vers 2600-1800 av. J.-C.: civilisation de Caral[24]. Construction de vastes complexes cultuels et religieux sous forme de terrasses et de temples sur la côte centrale du Pérou. Caral est considérée comme la première cité andine. À la Huaca Prieta, dans la vallée de la Chicama, sur la côte nord du Pérou, apparaissent les plus anciennes architectures monumentales (terrasses-temples)[25]. Vêtements de coton et gourdes décorées de motifs géométriques sont découverts à Huaca Prieta. Après 2500 av. J.-C., les établissements permanents de la côte du Pérou se déplacent plus haut vers les vallées pour profiter des alluvions fertiles. De petits ouvrages d’irrigation apparaissent. À Aspero, Sechín Alto , Huaca de los Reyes  et Huaca Garagay, plates-formes, cours en contrebas et fosses diverses se groupent en vastes ensembles d’habitations, faits de pierre et de torchis[26].
  • 2600-1000 av. J.-C. : occupation du site de La Gruta-Ronquín, sur cours moyen de l’Orénoque. Il livre de la céramique saladoïde peinte de motifs géométriques blanc sur rouge et d’adornos (ornements) zoomorphes, avec de larges incisions appliquées sur les bords des vases. La céramique de La Gruta est datée de 2100 av. J.-C., celle de Ronquín de 1600-1100 av. J.-C. Au Suriname, les premières céramiques se trouvent dans le site de Kaurikreek vers 2200-1750 av. J.-C. Elles partagent certains aspects avec la tradition saladoïde vénézuélienne, et leur décoration est caractérisée par de fines bandes d'argile appliquées sur les récipients et des adornos zoomorphes très stylisés (grenouilles, jaguars oiseaux). La céramique saladoïde se répand vers l’intérieur du Suriname (Wonotobo, sur la rive orientale du fleuve Corantijn, vers 70-200) et du Guyana[27].
Vers 2500 av. J.-C., dans toute l'Amérique du Sud, la sélection et l'hybridation des céréales et en particulier du maïs, permettent de grandes améliorations de la production, autorisant une croissance de la population et l'apparition d'importants villages permanents. Une plus grande partie de la population peut s'adonner à l'artisanat et on assiste à des innovations technologiques dans le tissage (métier à tisser), dans la fabrication d'outils de pierre polie et dans l'irrigation. Le commerce de longue distance se développe, et des objets de valeurs sont réalisés pour être vendus dans tout le continent. Certains se retrouvent dans de riches sépultures.
  • 2500-1900 av. J.-C. : complexe culturel précéramique Purron de la vallée de Tehuacán, au Mexique. Apparition de la céramique. Les plantes cultivées prennent définitivement le pas sur les plantes sauvages ans l’alimentation[28].
  • 2500-1200 av. J.-C. : préclassique ancien ou période formative en Mésoamérique. Les peuples de Mésoamérique vivent d'agriculture (maïs-haricot-courge) dans des hameaux ou villages, fabriquent de la céramique et des pierres taillées (obsidienne, silex ou basalte)[29].
  • 2500-2000 av. J.-C. : villages permanents sur la côte du Pérou (Culchas, Las Haldas)[30].
  • 2500- 1000 av. J.-C. : tradition Stallings au sud-est des États-Unis, de la Caroline du Nord au nord-ouest de la Floride, première céramique attestée en Amérique du Nord[31].
  • 2500 av. J.-C.- 1800 : culture des Aléoutes en Alaska[32]. Outils sur plaques de pierre, harpons, céramique et lampes en pierre. Abondant vestiges organiques. Économie essentiellement maritime : chasse de lions de mer, loutres, baleines, phoques ; pêche et récolte des coquillages.
  • Vers 2500 av. J.-C.: débuts de la céramique en Amérique centrale (site de Monagrillo, à Panama)[33]. Fils, cordages et filets de pêche en coton au Pérou[34].
  • Vers 2200-750 av. J.-C.: composition picturale polychrome de l’abri du White Shaman sur le cours inférieur du Pecos, au Texas, dont les personnages et les animaux fantastiques renvoient aux mythes cosmogoniques de populations d’Amérique centrale, Huichols et Aztèques en particulier. Elle évoque la naissance du Soleil et le commencement des temps[35].
  • 2200-600 av. J.-C.: culture de Poverty Point dans la basse vallée du Mississippi et la côte environnante du golfe du Mexique. Civilisation de chasseurs-cueilleurs Mound Builders, elle doit son nom au site de Poverty Point, en Louisiane. Elle développe une organisation complexe et construit des pyramides de terre et des enceintes cérémonielles monumentales. Elle produit des poteries et des figurines en argile cuite, mais ne pratique pas l'agriculture[36].

Asie et Pacifique

Pot incisé découvert à Burzahom, au Cachemire, vers 2700 av. J.-C. Les motifs peints aux cornes recourbées laissent supposer des liens avec des sites tels que Kot-Diji, dans le Sind. Musée National, New Delhi
  • 3000-2600 av. J.-C. : apogée des cultures chalcolithiques du Baloutchistan et de la vallée de l’Indus (phase Faiz Muhammad à Mehrgarh, phase de Damb Sadaat dans la vallée de Quetta)[37] ; artisanat de qualité, progrès de l’agriculture, intensification des échanges. Poteries grises à décor noir animal, végétal ou géométrique du style de Faiz Muhammad. Un vaste ensemble culturel est constitué par l’Indus, le Baloutchistan, le Sistan, l’Afghanistan et le Turkestan méridional. L’augmentation des échanges se traduit par la présence de sceaux-cachets en terre cuite, en pierre, en os et en métal. À Mehrgarh, les figurines deviennent de plus en plus réalistes. La diversité des bijoux et des coiffures semble indiquer l’existence d’une société raffinée. Les régions de montagne aux hivers froids (plateaux de Kalat et de Quetta, vallées de la Zhob et de la Loralai), qui ont vécu en étroite relation avec les plaines alluviales, semblent se dépeupler à l’époque de la phase finale de Mehrgarh (3000-2500 av. J.-C.) au profit de la vallée de l’Indus, dont la couverture forestière a sans doute constitué un frein important à l’exploitation agricole. Le néolithique atteint le Cachemire, où les sites de Burzahom et Gufkral semblent liés à la vallée de l’Indus par leur économie (blé, orge, mouton, chèvre, bovin) et leur artisanat (poterie, haches de pierre, outils en os) mais développe des traits particuliers (architecture en bois et en clayonnage, dalles de pierre gravées) ou proche de la culture de Yangshao (couteaux en demi-lune en pierre polie). Une expansion vers les sites néolithiques de la plaine du Ghaggar-Hakra (fin du IVe-début du IIIe millénaire av. J.-C., alors un fleuve puissant, du Gujarat, du Rajasthan et du Penjab est envisageable, malgré les particularismes régionaux[13].
  • Vers 3000-2500 av. J.-C. : les microlithes apparaissent en Australie, par l'ouest de la Terre d'Arnhem vers 3000 av. J.-C., Kimberley vers 2500 av. J.-C., et le Sud du continent vers 3000 av. J.-C.[38]. L’inhumation et la crémation sont davantage pratiquées. L’art rupestre se répand.
  • Vers 3000 av. J.-C. : l’usage de la céramique et la domestication du porc sont attestés sur les sites de Uai Bobo, Lie Siri et de Bui Ceri Uato près de Baucau dans l’est de Timor. Le nombre d’outils de pierre s’accroît, reflétant peut-être un accroissement de la population favorisé par l’horticulture (?). On passe alors à une exploitation rationnelle de champs de tubercules et de céréales (ignames et riz, par exemple)[39].
Principaux sites de la civilisation de l'Indus et aire d'expansion.
Le « grand bain », une piscine rectangulaire entourée de galeries, retrouvée dans les ruines de Mohenjo-daro.
Plateformes de broyage des grains en briques cuites du site de Harappa.
  • 2600-1900 av. J.-C. : épanouissement de la civilisation de la vallée de l'Indus en Inde et au Pakistan[40]. Développement d'une civilisation urbaine avec des villes importantes comme Harappa et Ganweriwala (Pendjab), Mohenjo-daro et Chanhu Daro (Sind), Dholavira (Gujarat) et Rakhigarhi (Haryana), entourées de murs défensifs en briques cuite. La population de Mohenjo-daro a été estimée à environ 40 000 habitants[41]. Une écriture pictographique utilisée sur les sceaux en stéatite, toujours pas déchiffrée, témoigne de la gestion rigoureuse des produits collectés[42]. Des tissus de coton teint en rouge ont été trouvés à Mohenjo-daro[43]. Les traces de sillons parallèles dans un champ proche du site de Kalibangan témoignent de l’utilisation de la charrue[44]. Cette civilisation commerce par voie maritime avec Sumer, et serait la Meluhha des textes mésopotamiens[45].
  • 2500-1800/1700 av. J.-C. : civilisation de l’Oxus ; des cultivateurs-éleveurs apparus au VIIe millénaire av. J.‑C. au Turkménistan méridional se sont progressivement urbanisés. Au milieu du millénaire, de grands palais, sortes de forteresses-entrepôts, protégés par des murs et des tours en briques crues apparaissent, comme Dashly en Bactriane, Gonur-depe et Togolok  en Margiane. Ils sont composés de cours intérieures, d’entrepôts et d’habitations, et entourés d’agglomérations avec des quartiers dédiés à l’artisanat, elles-mêmes clos par une enceinte extérieure[46].
  • Vers 2500 av. J.-C. :
    • les cultures de Lungshanoïd (ouest et sud) et de Yuanshan (nord et est) succèdent à la culture de Dapenkeng à Taïwan. Riziculture, couteaux à moisson de pierre et tessons de poterie cordée[47].
    • début de l'introduction de la céramique et de la riziculture dans les îles d'Asie du Sud-Est par les migrants austronésiens venus de Taïwan : Philippines (vers 2500 av. J.-C.), Palawan, Borneo (vers 2300 av. J.-C.) et le reste de l'Insuline[48]. Leur arrivée est concomitante avec celle d'animaux domestiques exogènes, et marque le développement des installations permanentes de population agricoles au détriment des populations de chasseurs-cueilleurs.
La danseuse de Mohenjo-daro, statuette de bronze, 14 cm, trouvée en 1926 dans une maison de Mohenjo-daro. 2500-1500 av. J.-C. Musée national (New Delhi).
  • Vers 2500-1700 av. J.-C. : statuette en bronze d’une danseuse de Mohenjo-daro[49]. Torse d’un homme en stéatite, trouvé à Mohenjo-Daro, qui pourrait représenter un « prêtre-roi »[42].
Figurine d'argile (Dogū), Musée Jomon de Sannai Maruyama.
  • 2500-1500 av. J.-C. : période Jōmon moyen au Japon[50]. Apparition de petites figurines en argile à formes humaines (souvent de femmes) et animales et appelées Dogū. Le site de Sannai Maruyama (3500-2000 av. J.-C.) au nord de Honshū est un grand village où ces figurines ont été découvertes en grande quantité associées à des « céramiques cylindriques » et à des outils lithiques, des objets en os, en bois, en laque et en jade, ainsi que des restes d'animaux et de plantes[51]. Ses habitants, des chasseurs-collecteurs, exploitent un riche milieu forestier : glands, noix, marrons, conservés dans des silos. Les glands doivent être préparés pour en extraire l'acide tannique, opération impliquant une organisation collective du travail. Des meules et des broyeurs sont utilisés pour la production de farines][13].
  • 2400-1000 av. J.-C. : néolithique au Karnataka dans le sud de l’Inde[52]. Une société pastorale (zébus, buffles, moutons, chèvres) se développe à partir d’une base mésolithique locale. Les principaux sites (Brahmagiri , Piklihal , Sanganakallu -Kupgal) sont caractérisés par des tas de cendres de fumier périodiquement incendié, combustions probablement liées à des pratiques rituelles. Les premières cultures (millet, plantes fourragères, pois, haricot mungo), issues d’une domestication locale, apparaissent vers 1900 av. J.-C. ; des céréales (blé, orge, sorgho) et du pois d'Angole sont introduits alors que la région devient plus aride. Production et exportation de haches en dolérite[13].

Chine

  • 3000-2000 av. J.-C. : néolithique final. L’activité agricole s’accroit dans les vallées du Fleuve Jaune et du Yangzi Jiang, la population s’accroit, les sociétés néolithiques deviennent plus complexes et se développent, alors que les chasseurs-cueilleurs restent majoritaires dans le Nord-Est, au Xinjiang, sur la plus grande partie du Tibet et certaines parties Chine méridionale. Les sociétés néolithiques sont dominées par des élites qui détiennent le pouvoir politique, cultuel et matériel ; elles échangent des objets de prestige et les guerres entre aristocrates se multiplient[13].
  • Vers 3000-1900 av. J.-C. : la culture de Longshan se développe sur les bases de la culture de Yangshao simultanément dans le bassin inférieur et moyen du Fleuve Jaune (culture de Longshan dite « du Henan », 2900-2000) et sur la côte orientale (culture de Longshan dite « du Shandong » 2600-1900)[53]. Culture sédentaire, relativement avancée, elle se caractérise par des agglomérations protégées d’une enceinte en terre damée. La société y paraît hiérarchisée, dotée d’un haut degré d’organisation, les rituels religieux y jouant un rôle primordial. Habileté technique importante (taille du jade, travail des métaux, céramique faite au tour).
  • Vers 3000 av. J.-C. : début possible de l'utilisation du soc en agriculture (région de Hangzhou)[54].
  • 2700-2350 av. J.-C. : phase Banshan de la culture de Majiayao[55]. Céramique à spirales rouges et noires.
  • Vers 2650 av. J.-C. : première occurrence de la culture du blé et de l'orge, sur le site de Xishanping , appartenant à la culture de Majiayao[56].
  • 2570 av. J.-C. : le plus vieux fragment de tissu de soie connu est découvert sur le site de Qianshanyang, près de Huzhou[57]. La légende attribue à l’impératrice Leizu, épouse de Huángdì, la découverte des premières techniques du tissage de la soie vers 2700 av. J.-C.
Vase à deux anses, peint en brun rouge et noir, au col se terminant par une tête dont le visage humain et les oreilles sont en léger relief. Culture de Majiayao, phase Machang. Gansu-Qinghai, 2400-1950 av. J.-C. Museo d'Arte Orientale. Turin.
  • 2400-2000 av. J.-C. : phase Machang de la culture de Majiayao[55]. Céramiques décorées de figures stylisées en zigzag et de figures humaines en relief.
  • 2300-1800 av. J.-C. : le site de Taosi dans le Shanxi, phase tardive de la culture de Longshan, livre des petites clochettes, les plus anciens objets en bronze découverts en Chine[58]. C’est une cité fortifiée de 300 hectares entourée de 53 agglomérations divisées en quatre niveaux hiérarchiques. La stratification est nette entre les trois classes sociales révélées par les tombes. Les élites sont enterrées avec des centaines d’objets : jades, poteries fines, tambours en peu de crocodile, objet en pierre et en bois, produits exotiques. Elles résident dans des palais construits à l’écart de la population qui vit dans des maisons semi-souterraines. Le site livre ce qui pourrait être le plus ancien observatoire astronomique connu, composé d’une tour d’observation de terre tassée placée sur une terrasse et entourée par 13 piliers en pierre de 4 mètres de haut disposés en demi-cercle. Il permettait de déterminer les changements de saisons. Taosi est un centre de production d’outil en pierre polie (pelles, haches, herminettes, ciseaux, couteaux)[13].

Proche-Orient

La dame de Warka ou dame d’Uruk.
  • 3000-2800 av. J.-C. : périodes de Uruk III et de Ninive V en Mésopotamie[60]. Éclosion de l’art : statue de « la dame d’Uruk », peut-être le visage d’une statue cultuelle composite, première manifestation de la grande statuaire (vers 3000 av. J.-C.). Vase d’Uruk, avec ses registres superposés traités en bas-relief. « Exaltation de l’épi », sceau-cylindre en calcaire.
    • Augmentation notable des objets en métal retrouvés en fouille, particulièrement dans les tombes, au début du IIIe millénaire au Proche orient : ce ne sont plus seulement des parures mais aussi des armes et des outils. Usage du bronze à l’étain (Iran, Mésopotamie, Syrie du Nord et Cilicie) et du bronze à l’arsenic (Caucase, Anatolie orientale, Mésopotamie méridionale et Palestine) à la fin du IVe et au début du IIIe millénaire. Sumer est placé au croisement des routes des deux techniques. À la fin du IIIe millénaire, le bronze à l’étain d’Iran dominera le bronze arsenical[60].
    • Découvertes sporadiques de perles en fritte au début du IIIe millénaire en Mésopotamie. C’est un produit d’aspect un peu gréseux, dont on peut varier les couleurs, obtenu par un tout début de vitrification. Cette production indique que l’on commence à savoir conduire un feu au-delà de la simple déshydratation de terre. Les objets en fritte se multiplieront pendant la fin du Bronze Ancien et au cours du Bronze Moyen[60].
  • 3000-2500 av. J.-C. : développement de la ville d’Ebla (Mardikh II) en Syrie après une importante lacune stratigraphique[61].
Site de Tel Yarmout.
  • Vers 3000-2300 av. J.-C. : phase d'urbanisation du pays de Canaan. La civilisation cananéenne passe de la culture pastorale et villageoise encore archaïque du Chalcolithique, à une civilisation de type urbain, celle du Bronze ancien (vers 3400-2300 av. J.-C.) ; elle passe ainsi du stade de chefferies centrées sur de gros villages (comme Hartouv) à celui de cités-états. Par les échanges avec l'Égypte, la région se développe et s'enrichit, et se spécialise dans le commerce de la céramique et de nombreuses constructions voient le jour. De nombreuses villes cananéennes se développent et se fortifient, comme Tel Yarmout ou Jérusalem, citée par des textes d'exécration égyptiens sous le nom de Rushalimum dès le XIXe siècle av. J.-C.[62]. Tel Yarmout est abandonnée brusquement vers 2300 av. J.-C., en même temps que tous les sites de Palestine à l'ouest du Jourdain, et les populations reviennent à une civilisation pastorale[63].
  • 3000-2500 av. J.-C. : âge du bronze ancien en Anatolie[64]. La région apparaît divisée en principautés, sortes de cités-États assez petites mais souvent belliqueuses (murailles), qui tirent l’essentiel de leurs revenus des ressources minérales ou forestières, tandis que l’agriculture assure la base de la vie quotidienne[60]. Céramiques monochromes rouges et noires, polies, faites au tour en Cilicie[65]
L'Étendard d'Ur, retrouvé dans une des sépultures du complexe des tombes royales d'Ur.
  • 2900-2340 av. J.-C. : période des dynasties archaïques en Mésopotamie[66]. Émergence de cités-États (Uruk, Eridu, Ur, Lagash, Umma, Larsa, Nippur, Kish), chacune d'elles dominée par un vaste complexe palatial. Les tombes royales sumériennes d'Ur, vers 2500 av. J.-C. ont livré du mobilier, de nombreux objets importés ou de fabrication locale, des chars à quatre roues dont un peut-être utilisé pour la guerre[67], ainsi que des serviteurs et des servantes sacrifiées pour accompagner les défunts[68]. Les Instructions de Shuruppak découvertes sur des tablettes fragmentaires exhumées à Abu Salabikh et Adab, datés entre 2500 et 2400 av. J.-C., est un des premiers textes de littérature sumérienne[69].
  • 2850-2500 av. J.-C. : retournement de tendance en Susiane. Suse regarde à nouveau vers le monde mésopotamien, mais cette fois n’occupe pas le devant de la scène. Si l’écriture et la langue de Sumer y sont en usage, on n’a pas retrouvé de document comptable, le mobilier est globalement pauvre, le métal (cuivre) assez rare et l’ensemble de la cité fait figure de petite métropole provinciale. Apparemment Suse est coupée de son arrière-pays montagnard et de ses richesses minérales (cuivre et étain). Pourtant elle semble avoir été en relation avec les ateliers d’albâtre de Shar-i-Sokhta et ceux de chlorite ou de serpentine de Tépé Yahya dans le Kermân. Mentionnée dans la stèle des Vautours (2450 av. J.-C.), Suse sera incorporée dans l’empire d'Agadé (2250 av. J.-C.)[60].
  • Vers 2700-2100 av. J.-C. : civilisation de Jiroft dans le Kerman en Iran[70] (sites de Shahdad, Tepe Yahya et Konar Sandal).
  • 2500-1800 av. J.-C. : âge du bronze moyen en Anatolie centrale. Civilisation hatti[64]. Vers 2600-2200, des cités fortifiées s’élèvent, dont les maisons de briques crues renforcées de poutres reposent sur des fondations de pierre[65] (Troie, Beycesultan , Dorak, Alacahöyük, Alişar, Kanesh (Kültepe), Tarse, Gedikli et Zincirli)[71]. Vers 2200 av. J.-C., Troie II, Beycesultan, Tarse et toutes les villes de la plaine de Konya sont incendiées et détruites, probablement par l’invasion des Louwites, peuple indo-européen apparenté aux Hittites venu des Balkans[65].
  • 2400-2000 av. J.-C. : occupation du site du Bronze ancien Al-Rawda  à 80 km à l'est de Hama en Syrie. C'est une ville neuve de forme circulaire de 16 hectares au plan préétablit de rues rayonnantes, défendu par quatre lignes de fortifications[72].
  • 2348 av. J.-C. : date présumée du Déluge biblique selon Lemaistre de Sacy[73].
  • 2340-2190 av. J.-C. : Sargon d'Akkad unifie les cités-États de Mésopotamie, et forme un premier empire[66]. Cette prospérité est interrompue par l'invasion des Gutis, peuple montagnard descendu du Zagros.
  • 2112-2004 av. J.-C. : la troisième dynastie d'Ur domine toute la Mésopotamie[74] (période néo-sumérienne).

Europe

  • Vers 3500-2000 av. J.-C. : âge du bronze ancien en Grèce et dans la mer Égée (Helladique, Cycladique et Minoen). Poursuite de l’accroissement numérique des habitats (fermes ou villages isolés), qui dénote un accroissement correspondant de la population ou une meilleure exploitation des terres cultivables (Argolide, Béotie). En Thessalie, les emplacements occupés au néolithique continuent d’être le plus souvent du début de l’âge du bronze. Dans la Grèce du Sud, des villages nouveaux apparaissent, souvent sur des buttes en bordure de mer ou sur des collines basses contrôlant les plaines[75].
  • 3500-2500 av. J.-C. : civilisation néolithique tardive de la culture Seine-Oise-Marne[76]. allées couvertes et hypogées, qui accueillent parfois plusieurs centaines de défunts.
  • Vers 3400-2150 av. J.-C. : construction d’un complexe de monuments comprenant Maeshowe, les pierres levées de Stenness, le Ness of Brodgar et le cercle de Brodgar sur Mainland, île principale des Orcades, entre les lochs Harray et Stenness, en Écosse[77].
  • 3350-2150 av. J.-C. : constructions de l'enclos funéraire de Perdigões au Portugal, ensemble d'enceintes matérialisées par un système de fossés concentriques, utilisées au Néolithique Final (3350-2900 av. J.-C.) et au Chalcolithique (2900-2150 av. J.-C.)[78].
  • 3200-2300 av. J.-C. :
  • Vers 3100-2500 av. J.-C. : occupation du village néolithique de Skara Brae sur la côte occidentale de Mainland, dans les Orcades, au nord de l'Écosse[81].
  • IIIe millénaire av. J.-C. : tombe mégalithique de type angevin de La Frébouchère, en Vendée[82] ; il s'agit d'une longue dalle plate de 10 m de long, soutenue par huit pierres verticales, formant une grotte artificielle, peut-être initialement recouverte de terre.
  • Vers 3000-2200 av. J.-C. : cultures de la céramique cordée et des haches de combat en Europe du Nord (de la Russie centrale aux Pays-Bas et à la Suisse), caractérisées par la pratique de l'inhumation en sépultures individuelles. Ce sont des agriculteurs et éleveurs de moutons et de chevaux, des guerriers et des commençants (métaux, ambre)[83]. Ils sont liés génétiquement à la culture Yamna de la steppe pontique.
  • 3000-2000 av. J.-C. : helladique ancien en Grèce continentale. Phases chalcolithiques HA I (3000-2500 av. J.-C.) et HA II (2500-2200 av. J.-C.), âge du bronze à partir de la phase HA III (2200-2000 av. J.-C.). La péninsule hellénique atteint un degré de civilisation avancé vers 2600 av. J.-C. : grandes demeures de pierre et de briques, palais aux toits de tuiles (maisons à corridor), bijoux d’or et d’argent (Lerne, Tirynthe, Asinè), villes fortifiées (golfe de Nauplie). Ces palais et ces fortifications sont détruits entre 2100 et 2000 av. J.-C., quand commence l'helladique moyen, avec l'arrivée des Achéens[65],[84].
La dague en cristal de roche de Montelirio.
  • 3000-2500 av. J.-C. : la tombe PP4 du tholos de Montelirio  à Valencina de la Concepción en Andalousie livre un riche mobilier funéraire dont trente-neuf objets en ivoire d’éléphant d’Asie parmi lesquels un manche de poignard associé à une lame en cristal de roche[85]. Cet objet exceptionnel marque à la fois le statut particulier de l’individu inhumé et l’ampleur des réseaux d’échanges établis[86].
  • 3000-1900 av. J.-C. : exploitation des mines de silex de Grime's Graves  dans le Norfolk, près de Brandon en Angleterre.
Vase campaniforme.
Débitage sur « livre de beurre » du Grand-Pressigny.
  • Vers 2800-2400 av. J.-C. : période d'exploitation intensive du silex du Grand-Pressigny en Touraine. Le débitage pressignien produit de grandes lames par percussion indirecte pouvant atteindre près de 40 cm, débitées à partir de nucléus dits en « livre de beurre »[89]
  • Vers 2800-2100 av. J.-C. : construction de la phase néolithique de la structure en pierres dressées de Stonehenge, site mégalithique dans l'actuel Wessex en Angleterre (Stonehenge I)[90].
Idole cycladique enceinte, Cycladique Ancien, entre 2700 et 2300 av. J.-C.
Motilla del Azuer , site de l’âge du bronze manchego situé près de Daimiel, en Espagne, occupé entre 4200 à 3500 ans avant le présent[100]. Il permet à ses habitants de stocker et protéger les réserves alimentaires, notamment les céréales et l’eau.
  • Vers 2300 av. J.-C. : tombe de l’archer d’Amesbury, un homme de 35 à 45 ans enterré dans une riche sépulture campaniforme près de Stonehenge, en Angleterre. L’analyse de son émail dentaire montre qu’il est originaire d’une région alpine ; des poignards fabriqués avec du cuivre venu d’Espagne et du sud-ouest de la France ont été retrouvés dans sa tombe. Cette découverte étaye la théorie que l’Europe du Bronze ancien est alors un vaste espace relationnel intégré où des voyageurs échangent des biens matériels, mais aussi des idées et des cultes. Une tombe contemporaine, dite de l’archer de Stonehenge contient le corps d’un homme de 25 à 30 ans, originaire du sud de l’Angleterre. Ila été tué par trois flèches à pointes de silex tirées à bout portant, ce qui suggère une exécution[101],[102].
  • Vers 2200–2000 av. J.-C. : de grandes quantités de lunules en or sont produites pour la plupart en Irlande, mais aussi en Grande-Bretagne et près des côtes atlantiques du continent[103].
  • 2200-1890 av. J.-C. : le dolmen de Son Oleza  à Majorque, associé à la culture campaniforme, est le plus ancien dolmen des Baléares, qui ne compte que sept spécimens connus dont deux ont une datation au radiocarbone d'environ 1750 à 1550 av. J.-C.[104].
  • 2150-1800 av. J.-C. : âge du bronze ancien en Europe occidentale[87]. Plusieurs foyers de civilisation se développent sur les secteurs riches en cuivre ou en étain du nord-ouest de la France (tumulus armoricains), du sud de l’Angleterre (Wessex), d’Europe centrale (Unétice), du sud de l’Espagne (El Argar), du sud des Carpates... Des réseaux d’échanges économiques et culturels s’établissent entre les différentes régions, bien visibles dans les tombes des élites de culture campaniforme (Bush Barrow , Kernonen, Sögel près de Drouwen aux Pays-Bas)[102].
  • Vers 2100-2000 av. J.-C. : construction de la phase chalcolithique de Stonehenge (Stonehenge II)[90].

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