HD 1690
Ascension droite | 00h 21m 13,327s[1] |
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Déclinaison | −08° 16′ 52,16″[1] |
Constellation | Baleine |
Magnitude apparente | 9,19[2] |
Stade évolutif | Géante |
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Type spectral | K1 III[3] |
Indice B-V | 1,354 ± 0,045[2] |
Vitesse radiale | +18,216 ± 0,011 km/s[4] |
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Mouvement propre |
μα = 13,285 mas/a[1] μδ = 2,919 mas/a[1] |
Parallaxe | 1,267 9 ± 0,027 3 mas[1] |
Distance | 2 570 ± 60 a.l. (∼ 788 pc) |
Masse | 1,18 ± 0,23 M☉[5] |
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Rayon | 16,7 R☉[6] |
Gravité de surface (log g) | 2,12 ± 0,17[5] |
Température | 4 393 ± 85 K |
Métallicité | −0,32 ± 0,06 |
Rotation | 1,86 ± 0,07 km/s |
Âge | 6,7 ± 3,2 Ga[7] |
Désignations
HD 1690 est une étoile géante avec une exoplanète en orbite dans la constellation de la Baleine. Elle a une magnitude apparente de 9,19[2], ce qui est trop faible pour être visible à l'œil nu. Le système est distant d'environ 2 570 années-lumière de la Terre, et il s'en éloigne à une vitesse radiale héliocentrique de +18,2 km/s[4]. HD 1690 n'a pas d'étoile compagne connue, ce qui en fait un système stellaire unique[9].
Propriétés
HD 1690 est une étoile géante rouge évoluée de type spectral K1 III[3]. Elle a 1,18 fois la masse du Soleil et, ayant un âge estimé de 6,7 milliards d'années (deux milliards d'années de plus que le Soleil), elle s'est étendue jusqu'à 16 fois le rayon du Soleil. La métallicité de surface de l'étoile vaut 30 % celle du Soleil[5]. Les données de parallaxe d'Hipparcos ont permis de déterminer que HD 1690 était distante d'environ 1 010 années-lumière de la Terre[10], mais des données plus récentes de Gaia ont placé HD 1690 beaucoup plus loin du Soleil, à environ 2 570 années-lumière[11].
Système planétaire
En 2010, une équipe d'astronomes dirigée par C. Moutou et utilisant l'instrument HARPS a annoncé la détection d'une géante gazeuse en orbite autour de HD 169 par la méthode des vitesses radiales, après sept ans de mesures[7].
HD 1690 b a une orbite très elliptique, son excentricité orbitale étant de 0,64. Cette excentricité suggère que sa masse est au moins six fois supérieure à celle de Jupiter, ce qui la classe comme un super-Jupiter[7]. La présence d'autres planètes dans le système HD 1690 est peu probable, à moins qu'elles ne soient situées sur des trajectoires orbitales croisées instables[9].
Planète | Masse | Demi-grand axe (ua) | Période orbitale (jours) | Excentricité | Inclinaison | Rayon |
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b | > 6,9 ± 0,9 MJ | 1,3 ± 0,02 | 533 ± 1,7 | 0,64 ± 0,04 |
Références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « HD 1690 » (voir la liste des auteurs).
- (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
- (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, S2CID 119257644)
- (en) R. O. Gray et al., « Contributions to the Nearby Stars (NStars) Project: Spectroscopy of Stars Earlier than M0 within 40 Parsecs: The Northern Sample. I », The Astronomical Journal, vol. 126, no 4, , p. 2048–2059 (DOI 10.1086/378365, Bibcode 2003AJ....126.2048G, arXiv astro-ph/0308182, S2CID 119417105)
- (en) C. Soubiran et al., « Gaia Data Release 2. The catalogue of radial velocity standard stars », Astronomy and Astrophysics, vol. 616, , A7 (DOI 10.1051/0004-6361/201832795, Bibcode 2018A&A...616A...7S, arXiv 1804.09370, S2CID 52952408)
- (en) A. Mortier, N. C. Santos, S. G. Sousa, V. Zh. Adibekyan, E. Delgado Mena, M. Tsantaki, G. Israelian et M. Mayor, « New and updated stellar parameters for 71 evolved planet hosts. On the metallicity - giant planet connection », Astronomy and Astrophysics, vol. 557, no A70, , A70 (DOI 10.1051/0004-6361/201321641, Bibcode 2013A&A...557A..70M, arXiv 1307.7870, S2CID 55027519)
- ↑ (en) J. A. Zoghbi, « Quantization of Planetary Systems and its Dependency on Stellar Rotation », Publications of the Astronomical Society of Australia, vol. 28, no 3, , p. 177–201 (DOI 10.1071/AS09062, Bibcode 2011PASA...28..177Z, arXiv 1103.1199, S2CID 118417966)
- (en) Claire Moutou, Michel Mayor, Gaspare Lo Curto, Damien Ségransan, Stéphane Udry, François Bouchy, Willy Benz, Christophe Lovis, Dominique Naef, Francesco Pepe, Didier Queloz, Nuno C. Santos et Sérgio Gonçalves Sousa, The HARPS search for southern extra-solar planets: XXVI: Seven new planetary systems, (DOI 10.1051/0004-6361/201015371, arXiv 1012.3830, S2CID 118696125)
- ↑ (en) HD 1690 -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- (en) R. A. Wittenmyer, S. Wang, J. Horner, C. G. Tinney, R. P. Butler, H. R. A. Jones, S. J. O'Toole, J. Bailey, B. D. Carter, G. S. Salter, D. Wright et J. Zhou, « Forever alone? Testing single eccentric planetary systems for multiple companion », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 208, no 1, , p. 2 (DOI 10.1088/0067-0049/208/1/2, Bibcode 2013ApJS..208....2W, arXiv 1307.0894, S2CID 14109907)
- ↑ (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy and Astrophysics, vol. 474, no 2, , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, S2CID 18759600)
- ↑ (en) « GaiaSource-2429846549069734784-2430330987021111936.csv line 6978 », sur cdn.gea.esac.esa.int (consulté le )
- ↑ (en) « Planet HD 1690 b on exoplanet.eu », sur exoplanet.eu (consulté le )
Liens externes
- Ressource relative à l'astronomie :