Gérard Daille

Gérard Daille
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Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Arcachon
Nationalité
Formation
Activité
Officier de marine
Parentèle
Marius Daille (grand-oncle)
Autres informations
Grade militaire
Le vice-amiral Gérard Daille en 1968

Gérard Roger Ambroise Daille, né le à Jacob-Bellecombette (Savoie), et mort le à Arcachon (Gironde), est un amiral français. Engagé dans les Forces navales françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale, il poursuit sa carrière dans la marine nationale après guerre, occupant divers commandement dont celui du porte-avions Clemenceau. Il sera au début des années 1970, préfet maritime de Brest puis Inspecteur général de la marine.

Biographie

Sa famille paternelle est originaire de Savoie. Son père, Émile–Louis Daille (1889-1918) est mort en Serbie des suites d'une maladie contractée en service, le jour de l'armistice, 11 novembre 1918[1]. Son oncle Amédée Daille (1896-1985), le frère d'Émile–Louis, est inspecteur des contributions de Savoie. Il est maire de Chambery à la Libération en 1944. Son grand-père paternel, Joseph Ambroise Daille (1859-1943), est instituteur à Chambery et à Cruet[2] et son grand-oncle, Marius Daille (1878-1978), est un officier de l'armée qui s'illustra en 1918 lors de la bataille de Montdidier en 1918 et qui, devenu général de corps d'armée sera le commandant du 45e corps d'armée de forteresse dans le Jura lors du début de la Première Guerre mondiale, corps d'armée qui acculait par les Allemands, se réfugiera en Suisse en .

Gérard Daille entre à l'École navale en et en sort enseigne de vaisseau 2e classe en . Enseigne de vaisseau de 1re classe (), il sert lors d'une campagne en Extrême-Orient sur l'aviso colonial Savorgnan de Brazza qui participe en mai- à l'évacuation de Dunkerque (opération Dynamo)[3].

Dès juillet 1940, avec son bâtiment commandé par André Roux[3] et alors saisi en Angleterre[3], il rallie les Forces navales françaises libres[3] et prend part aux combats de Dakar et du Gabon contre les forces françaises du régime de Vichy (automne 1940) puis en 1941 aux combats en mer Rouge, en appui des Belges et des Britanniques qui combattent les Italiens en Éthiopie et en Érythrée. Lieutenant de vaisseau (), il participe au blocus de Djibouti, territoire français alors rallié à Vichy, entre mai 1941 et janvier 1942[3].

Il quitte le Savorgnan de Brazza le pour devenir officier en second du torpilleur La Combattante (1943)[3], il se fait favorablement remarquer lors de nombreux combats dans la Manche et lors du débarquement de Normandie. Fin aout 1944, il commande la Roselys et la 1re division de corvettes.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il poursuit sa carrière dans la marine nationale. Il est promu capitaine de corvette en [3]. Il participe alors à la campagne d'Indochine à bord du croiseur Tourville[3] de la 1re division de croiseurs puis à l'état-major des Forces maritimes en Extrême-Orient[3].

Il commande en 1950 le destroyer d'escorte Hova . Il est promu capitaine de frégate en et sert alors au cabinet du ministre de la Marine. Il sert à bord de la Jeanne d'Arc comme directeur des études de l'École d'application des enseignes de vaisseau. Il commande ensuite le bâtiment-base Gustave Zédé  en 1954-1955.

Promu Capitaine de vaisseau (), il est attaché au cabinet militaire du général de Gaulle (1958) puis affecté à l'état-major particulier de la présidence lorsque celui-ci devient président de la République.

Il commande le porte-avions Clemenceau en 1963-1964. Nommé contre-amiral en , il devient sous-chef d'état-major à l'État-major de la Marine à Paris. Il y organise l'observation des essais en vol des missiles balistiques ou tactiques, créant le Groupe naval d'essais et de mesures (le Groupe M) dont il prend le commandement en 1966, il arbore alors sa marque sur l'escorteur d'escadre Guépratte puis sur le Henri Poincaré. Commandant de l'arrondissement maritime de Lorient (1968), il est promu vice-amiral () et va commander l'escadre de l'Atlantique (1969). Il est élevé au rang et appellation de vice-amiral d'escadre en .

Préfet maritime de Brest (1972)[3] et commandant en chef pour l'Atlantique, il est élevé au rang et appellation d'amiral en [3] puis devient inspecteur général de la marine (1975)[3]. Il quitte le service actif en 1977[3].

Membre du conseil d'administration du Centre national d'exploitation des océans, président directeur général de la Société française d'exportation de matériels navales militaires, il est élu en 1977 à l'Académie de marine.

Il meurt à 84 ans, le jour de son anniversaire, le à Arcachon[3].

Récompenses et distinctions

Bibliographie

  • Revue de la France libre, vol.6, 1994, p. 2975
  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, 2002, p. 121 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Éric Chiaradia, L'entourage du général de Gaulle: -, 2011, p. 264

Notes et références

  1. Voir sa fiche sur le site Mémoire des hommes.
  2. [PDF] Association pour la Recherche et l'Entraide dans les Fonds Documentaires Savoyards, « Instituteurs en Savoie », sur aredes.fr, Chambéry (consulté le 15 mars 2015).
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u et v Sa biographie sur le site du Musée de la Résistance.
  4. Insignes de 1er classe, Médaille du Mérite Militaire de la Marine portugaise, par décret du 14 juillet 1969, Journal official Diário do Governo no 174, 2e série, 1969.

Liens externes