Free-to-play

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Sergey Galyonkin from Berlin, Germany
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Fortnite au Gamescom 2017

Le terme free to play (abrégé en F2P), littéralement « libre de jouer », indique un type de jeu vidéo à l'accès gratuit.

Les jeux F2P utilisent souvent le principe des micropaiements au sein d'une boutique virtuelle pour se rentabiliser et se viabiliser. Ces jeux sont initialement souvent simples avec un faible budget, mais le free-to-play a évolué et propose également des jeux de meilleure qualité avec un budget plus important.

Dans le domaine des jeux vidéo, de très nombreux jeux sont gratuits, c'est le cas de la plupart des abandonwares. Cependant, la notion de free-to-play n'a vraiment pris son essor en tant que modèle d'entreprise qu'avec les jeux en ligne, notamment les jeux de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG en anglais).

Le modèle économique initial des jeux de rôle en ligne massivement multijoueur était celui de l'abonnement : on y joue moyennant un paiement mensuel en plus parfois d'acheter le jeu en boite comme EverQuest ou World of Warcraft. Mais, en 2001 en Corée, sont apparus des jeux comme Maple Story dont le logiciel pouvait être librement téléchargé et qu'il était possible d'utiliser sans abonnement. Ce modèle s'est par la suite popularisé, notamment à travers Second Life et nombre de jeux massivement multijoueur d'origine coréenne comme Flyff, Archlord, Twelve Sky 2, etc.

Les jeux en ligne gratuits sont financés soit par la publicité, soit par un système d'achat de biens virtuels (objets ou monnaie notamment).

Par ailleurs, le modèle économique free to play n'est pas exclusif. Un même jeu peut être proposé à la fois en version achetée en version free to play. C'est le cas de Second Life qui propose également une version « par abonnement ». Quelques jeux en ligne sont free to play dans leurs versions alpha et bêta puis deviennent payants en phase d'exploitation.

Concepts de base

La frustration

Le joueur, dans ses premières minutes de jeu, pourra avoir accès à de nombreuses ressources et jouer sans problème. Il sera au fur et à mesure confronté à de plus en plus de difficulté ; on lui proposera alors de nombreux moyens (objets, personnages, sorts, ressources, etc.) qui vont lui permettre de dépasser sa frustration en les achetant.

Certains jeux free to play sont considérés pay to win (littéralement « payer pour gagner »), dans le sens qu'ils incitent fortement les joueurs à dépenser de l'argent, que ce soit par des limitations dans le gameplay ou encore des pop-ups de publicité de la boutique qui mettent en exergue des réductions alléchantes pour une monnaie virtuelle ou des objets.

Les pay to win contrairement à de nombreuses idées reçues n'ont pas vocation à faire gagner les joueurs automatiquement une fois passée par la boutique mais à leurs conférer des avantages de temps de jeu, que ce soit utile comme des équipements ou que ce soit purement pratique comme des boosts d'xp, d'argent, etc. Cela revient au même. Un jeu pay to win a été créé dans le but de générer de l'argent en grande quantité et c'est bien pour cela que ce modèle économique s'est autant démocratisé et que de plus en plus de jeu free to play sortent. Les développeurs jouent volontairement sur l'impatience du joueur pour le faire payer.

L'engagement

Fortement lié à la routine, le concept d'engagement consiste à chercher à faire rentrer le jeu dans les habitudes quotidiennes du joueur. De nombreuses mécaniques liées au temps sont ainsi mises en place, comme le gain journalier d'avantages (quêtes journalières par exemple) ou bien la construction étalée dans le temps d'un bâtiment.

Pay to win

Littéralement, « payer pour gagner », le pay to win consiste en l'achat d'objets pour avoir un avantage significatif dans le jeu.

L'argent devient alors un moyen de gagner, dans une mécanique injuste mais addictive. Pourtant, de nombreux jeux l'utilisent, qu'elle soit très légère (dans League Of Legends par exemple) ou très importante (Candy Crush Saga, etc.). Les jeux d'Electronic Arts gratuits tels que Need for Speed World ou Clash of Clans ont un positionnement moyen, où il est possible de gagner sans jamais payer, mais l'argent dépensé permet de gagner très rapidement les niveaux d'expérience.

Les « baleines »

On appelle « baleines » (« whales » en anglais) les joueurs qui dépensent beaucoup d'argent dans un free-to-play et jouent régulièrement au jeu. On constate que ce montant peut augmenter jusqu'à des milliers de dollars pour certaines personnes. C'est grâce aux objets à acheter en jeu que les baleines sont « possibles », on peut appliquer l'optimum de Pareto aux free-to-play et les baleines sont souvent plus de l'ordre du 1 % de la masse totale des utilisateurs.[réf. souhaitée]

La première expérience utilisateur

Appelée aussi First User Experience (FUE) en anglais, la « première expérience utilisateur » désigne le ressenti du joueur qui découle de sa première session de jeu, dans un free-to-play cette première expérience utilisateur va avoir pour objectif d'engager le joueur, de favoriser la viralité autour du jeu et de l'inviter à revenir le lendemain.

Une première expérience utilisateur bien conçue va fidéliser le joueur, on mesure notamment le taux de retour (fidélisation), c'est-à-dire le pourcentage de joueurs qui reviennent dans le jeu le lendemain. Pour les jeux Facebook par exemple, on considère qu'un bon taux de retour est de l'ordre de 25 %.

Avantages et inconvénients

Avantages

Pour un jeu free-to-play, il n'y a pas de barrière à l'entrée lorsqu'il s'agit du prix. N'importe qui ayant le matériel pour jouer au jeu sera libre de le télécharger. Une plus grande masse de joueurs est ainsi visée par les éditeurs du jeu. La base de joueurs peut ainsi augmenter et favoriser l'activité quotidienne d'un jeu multijoueur.

Ainsi, le free-to-play n'a aucun intérêt à être piraté. En effet, c'est une problématique majeure dans l'industrie du jeu vidéo et ce modèle contre grandement le piratage. Le joueur n'a aucun intérêt à pirater le jeu puisqu'il est gratuit. Il existe tout de même des logiciels de piratage concernant les objets à acheter en jeu, mais ceux-ci sont relativement peu utilisés.

De surcroît, un modèle free-to-play nécessite moins de moyens en communication. En effet, c'est le rôle du joueur qui ne débourse rien, en invitant ses amis il contribue à la promotion et l'animation du jeu. Prenons l'exemple de l'éditeur de jeux Gameforge85 % des nouveaux inscrits arrivent sur recommandation de leurs amis.

Inconvénients

L'inexistence de prix implique un biais psychologique selon lequel plus un objet est cher, plus le propriétaire cherchera à le rentabiliser[pas clair]. Les développeurs d'un jeu free to play doivent donc particulièrement faire attention aux premières minutes de jeu. Les joueurs sont ainsi plus enclins à ne pas aller très loin dans le jeu et à le désinstaller après seulement quelques minutes de jeu.

Pay to Accelerate, Freemium, Pay to Progress, Free to Startetc.

Ces termes ont été inventés par les joueurs et/ou journalistes spécialisés, ces termes ne signifient rien et ne sont là que pour dire la même chose. Pay to Accelerate par exemple signifie "Payer pour accélérer" sauf que c'est le but même du free to play de faire payer pour accélérer la progression, cela n'a donc aucun sens.

Liste non exhaustive de jeux Free-to-play actuels

Jeu de rôle en ligne massivement multijoueur (MMORPG) :

Nom du jeu Version free-to-play
Age of Conan Unchained
Aion: The Tower of Eternity [1],[2],[3]
Allods Online Depuis le début
ArcheAge Inconnue
Cabal Online Depuis le début
Champions Online
DC Universe Online Novembre 2011
Dragonica (fermé en Europe) Depuis le début
Dragon Nest Depuis le début
EverQuest 16 mars 2012[4]
EverQuest II Inconnue
Flyff Depuis le début
Guild Wars 2 (version de base) 29 août 2015[5]
Le Seigneur des anneaux online Inconnue
MapleStory Inconnue
Path of Exile Depuis le début
Perfect World Depuis le début
Pirates of the Burning Sea Inconnue
Ragnarök Online Inconnue
Rappelz Depuis le début
Rift: Planes of Telara 12 juin 2013
Runes of Magic Depuis le début
Ryzom (version d'évaluation) Inconnue
Shaiya Depuis le début
Silkroad Online Depuis le début
Slayers Online Depuis le début
Star Trek Online 17 janvier 2012
Star Wars: The Old Republic Inconnue
The Tower of Druaga: The Recovery of Babylim Depuis le début
WildStar 29 septembre 2015[6]
World of Warcraft (édition découverte) 18 septembre 2011[7]

Autres jeux en ligne massivement multijoueur :

Nom du jeu Version free-to-play
All Points Bulletin 2011
Empire of Sports Depuis le début
Fortnite Battle Royale 2017
League of Legends Depuis le début
World of Tanks, World of Warships, World of Warplanes Depuis le début
Dota 2 Inconnue
Second Life Depuis le début
Defiance Inconnue
PlanetSide 2 Inconnue
La plupart des jeux par navigateur Depuis le début

Jeu de cartes à collectionner :

Nom du jeu Version free-to-play
Eredan iTCG Depuis le début
Hearthstone: Heroes of Warcraft Depuis le début
Spellweaver Depuis le début

Jeu de tir à la troisième personne ou à la première personne :

Nom du jeu Version free-to-play
GunZ: The Duel Depuis le début
FEAR Combat 2006
Battlefield Heroes Depuis le début
Team Fortress 2 23 juin 2011[8]
Tribes: Ascend Depuis le début
Warframe Depuis le début
Battleborn 6 juin 2017
CS:GO 6 décembre 2018
Valorant Depuis le début

Jeu de stratégie :

Nom du jeu Version free-to-play
Pays inconnu Nemexia Depuis le début
Pays inconnu Tom Clancy's EndWar Depuis le début

Liste non exhaustive de jeux Free-to-play fermés

Notes et références

  1. Gameforge, « AION est désormais free to play »,
  2. Mondes persistants, « La version free-to-play prend son envol »,
  3. Univers-Virtuels, « Aion F2P vient d'ouvrir ses portes »,
  4. (en) « Free-to-play. Your way. », Everquest.com.
  5. Guild Wars 2 : Jouez gratuitement dès aujourd’hui
  6. WildStar : Reloaded est disponible !
  7. L’édition Découverte de World of Warcraft
  8. « L'Über-Maj jour 4 : TF2 devient un F2P + Meet The Medic », Vossey.com.
  9. « Infinite Crisis : Le MOBA basé sur DC Comics va fermer ses portes », sur Jeux video.com (consulté le )

Voir aussi