Escolo
Escolo (ne pas confondre avec l'occitane Escòla) ) est le nom des associations félibrénnes créées à la fin du XIXe siècle pour étudier la langue d'oc dans ses variantes locales. Elles avaient aussi le rôle de codifier l'orthographe du dialecte local. Elles ont en général créé un dictionnaire assez précieux du parler qu'elles représentent et de son orthographe.
Elles organisent aussi des représentations théâtrales, des concours de poésie et de déclamation renouant avec les anciens jeux floraux. Elles sont souvent aussi associées à un groupe de danseurs qui lui permettent de se faire connaître à l'extérieur, soit dans des tournées de spectacles folkloriques, soit lors de la Santo Estello, fête annuelle des félibress.
- L'Escolo dou Vidourle, à Lunel, est très active dans l'enseignement de la langue et dans la fréquence de ses spectacles. Cependant, elle se différencie des autres écoles en enseignant le provençal littéraire plus que le parler local de Lunel. Ses spectacles sont tantôt en provençal littéraire, tantôt en parler local.
- L'Escolo velaienco, ou plus exactement Escolo Felibrenco Velaienco Pèire Cardenal fondée en 1897 par Albert Boudon-Lashermes (1882 - 1967) afin de restaurer au Puy-en-Velay les anciens Jeux Floraux. Il créé la même année un Ordre du Glorieux Saint-Hubert dont Jean de Barrau avait reçu les titres de cabiscol d'honneur,[1].
- L'Escolo oubernhato, devenue en 1904 Escolo Auvernhato, d'Aurillac, alias a été fondée en 1894 par Arsène Vermenouze et le chanoine Courchinoux, directeur du journal aurillacois La Croix du Cantal, pour promouvoir un mouvement littéraire en auvergnat. Elle se voit ouvrir régulièrement les portes du théâtre d'Aurillac, et fréquemment aussi celles du théâtre de Cahors.
Devant son succès, les membres de l'escolo oubernhato sentent le besoin d'adopter une orthographe plus littéraire que le système plus ou moins phonétique qu'ils utilisaient jusque là. En effet, alors que les premiers félibres auvergnats écrivent en dialecte carladézien, ou aurillacois, ils sont rejoints et imités par des félibres du Carladès, du Mauriacois et du Saint-Flourian. Le consensus se fait pour revenir à l'orthographe auvergnate traditionnelle, et c'est ainsi qu'en 1904 l'escolo devient "l'Escolo Auvernhato", puis l'Escòla auvernhata, nom qu'elle porte toujours.
Il ne faut pas la confondre avec l'Escòla de la Nalta-Auvernha e del Naut Miechjorn, créée dans les années 1980 à l'initiative de Monsieur Joan Fay et qui fait la promotion de l'orthographe de Pèire Vidal.
Notes et références
- ↑ Albert Boudon-Lashermes, op.cit.
Voir aussi
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