Dominique Jamet

Dominique Jamet
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Alain Pignon
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Dominique Jamet en 2010.
Fonctions
Vice-président
Debout la France
-
Président de la Bibliothèque nationale de France
-
Conseiller municipal de Châtellerault
-
Biographie
Naissance
(89 ans)
Poitiers
Nationalité
Formation
Activités
Père
Claude Jamet
Fratrie
Alain Jamet
Conjoint
Françoise Jamet () (jusqu'en )
Enfant
Parentèle
France Jamet (nièce par le frère)
Autres informations
A travaillé pour
Marianne
Le Figaro littéraire
France-Soir
Le Quotidien de Paris
Parti politique
Debout la France ( - )
Membre de
Conseil supérieur de la langue française
Condamné pour
Incitation à la haine raciale ()
Distinctions
Liste détaillée
Prix Sévigné ()
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Prix Essai France Télévisions ()
Commandeur des Arts et des Lettres‎ ()
Chevalier des Palmes académiques ()

Benjamin Jamet, dit Dominique Jamet, né le à Poitiers, est un journaliste, écrivain et homme politique français.

Biographie

Origines et formation

Né le à Poitiers[1], il est le fils de l'écrivain Claude Jamet[2], le frère d'Alain Jamet (ancien vice-président du Front national), l'oncle de la députée européenne France Jamet et le père de Marc-Antoine Jamet[3] (maire PS de Val-de-Reuil).

Sa mère meurt d'un cancer le 10 septembre 1941, alors qu'il n'a que cinq ans et que sa famille a quitté le Poitou pour Paris[4].

Élève des lycées Montaigne, Marcellin-Berthelot et Louis-le-Grand (en khâgne), il obtient ensuite une licence ès lettres classiques à la Sorbonne, et passe quelque temps à l'Institut d'études politiques de Paris, sans toutefois en obtenir le diplôme[5].

Carrière de journaliste

Il commence sa carrière de journaliste en tant que rédacteur à Combat (1958-1959), puis au journal Arts. À son retour de l'armée, il devient secrétaire de rédaction à France-Soir (1961), puis chroniqueur et éditorialiste au Figaro littéraire (1962-1973).

En 1973, il est grand reporter à L'Aurore (1973-1979), avant de suivre Philippe Tesson[6] comme rédacteur en chef[7] au Quotidien de Paris (1979-1987)[8].

Du 14 septembre 1981 au 16 juillet 1982, à la demande de Michèle Cotta, il tient une chronique politique quotidienne sur France Inter, diffusée à 7h 10. L'ensemble de ses chroniques est réuni dans un livre publié en 1983 intitulé Une parole étouffée. Une saison sur France-Inter[9]. De mars à juin 1988, il participe à Bienvenue au Paradis de Claude Villers dans le rôle de l'archange.

Il collabora à la revue L'Esprit libre (1994). Il fut aussi éditorialiste au quotidien France-Soir puis son directeur de la rédaction de février à .

Il fut également directeur du Journal des présidentielles (1995)[10], il participe à l'émission Droit de réponse de Michel Polac sur TF1 (1981-1987), est animateur sur RMC, chroniqueur sur Paris Première et à L'Événement du jeudi (1997).

Il est rédacteur au service culture de l'hebdomadaire Marianne de 1997 à 2010, chroniqueur à Bakchich en 2007, et de 2010 à 2012, chroniqueur au quotidien Le Bien public ainsi qu'invité régulier comme débatteur de l'émission Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddeï sur France 3 et chroniqueur sur la chaîne Histoire de 2013 à 2017.

Le il est l'un des cofondateurs, avec le journaliste Robert Ménard, du site d'information Boulevard Voltaire, dont il est en 2013 directeur de publication[11]. Il démissionne de sa fonction de directeur de publication début se disant en désaccord avec l’évolution de la ligne éditoriale du site[12],[13]. Il en redevient chroniqueur à partir de 2024.

De 2017 à 2024, il fut invité comme chroniqueur sur la chaine LCI et l'hebdomadaire Valeurs actuelles tout en intervenant régulièrement sur Europe 1 et CNews[14],[15],[16].

Bibliothèque nationale de France

Chargé par François Mitterrand de coordonner le projet de la Bibliothèque nationale de France à partir de 1988, il a ainsi été président[17], à partir de 1988, de l'Association pour la Bibliothèque de France[18] puis, de 1989 à 1994, de l’établissement public de la Bibliothèque de France[19],[20]. Il a aussi été membre du Conseil supérieur de la langue française (1989-1994).

Engagements politiques

Jean-Yves Camus et René Monzat relèvent qu'il a été un « compagnon de route des solidaristes », et qu'il a écrit dans Impact, la revue du Groupe action jeunesse[21]. En , il accorde son soutien au comité Sauvez Rolf Steiner créé par des solidaristes[22].

En 1981, il appelle publiquement à voter pour François Mitterrand au second tour de l'élection présidentielle[23].

Dans les années 1980, il est membre des Comités d'action républicaine de Bruno Mégret[24]. Le , il quitte le mouvement lors du rapprochement de l'association avec le Front national[25].

En 1983, la liste qu'il conduit aux élections municipales de Châtellerault, dans la Vienne, est battue par celle d'Édith Cresson[26]. Il devient conseiller municipal d'opposition jusqu'en 1989[27].

En , il fait partie des personnalités qui, dans Globe, invitent François Mitterrand à se représenter lors de l'élection présidentielle de l'année suivante, ce qui lui vaut d'être évincé du Quotidien de Paris, cet engagement étant jugé « contradictoire avec celui du journal[28] ».

Il fonde en 1989 l'éphémère « Club 92 », qu'il préside[29], et qui soutient le droit de vote des Européens aux élections françaises[30]. La même année, il fait partie du comité de soutien de Laurent Fabius, tête de la liste du Parti socialiste aux élections européennes[31].

En , il est à l'initiative de « l'appel des Trente » contre la guerre du Golfe[32].

À l'occasion du référendum sur le traité de Maastricht, en 1992, il participe au Comité civil pour le « oui » à l'Europe[33].

En 1994, il fonde le club « Camille-Desmoulins »[34],[35]. Pierre-André Taguieff y voit « un des signes que l'esprit de tolérance méprise les campagnes d'intimidation[36]. »

Il signe en 1999 le manifeste « Non à la guerre » lancé par la Nouvelle droite, opposé aux frappes de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord en Yougoslavie[37],[38].

Lors de l'élection présidentielle de 2002, il soutient au premier tour la candidature de Jean-Pierre Chevènement[39].

En , il signe la pétition de Paul-Éric Blanrue en faveur de l'abrogation de la loi Gayssot[40].

En juillet 2012, il rejoint le parti politique Debout la République (qui deviendra Debout la France deux ans plus tard) et en est élu vice-président le 16 novembre 2013[41]. Il est à la tête de la liste présentée par ce parti aux élections européennes en Île-de-France en 2014 ; cette liste obtient 3,82 % des voix.

Comme Éric Anceau et François Morvan, il quitte Debout la France le 28 avril 2017 pour contester la décision de Nicolas Dupont-Aignan de s'allier à Marine Le Pen lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017[42],[43]. En juin, il cofonde avec eux « l'Unité nationale citoyenne »[44].

Œuvre

Essais

  • Chaque jour est un jour J, 1967, Albin Michel
  • Lettre ouverte à la droite la plus mal à droite du monde, 1983 Albin Michel, (ISBN 2-226-01690-2)
  • Une parole étouffée, 1983 Ramsay (ISBN 2-85956-321-0)
  • À chacun son coup d'État, 1984 Éditions du Quotidien (ISBN 2-7356-0001-7)
  • Pour moi c'est lui, 1988, Michel Lafon (ISBN 2-86804-491-3)
  • La Partie de golf, 1991, Régine Deforges (ISBN 2-905538-78-3)
  • Demain le Front ?, 1995, Bartillat (ISBN 284100-065-6)
  • Clovis ou le baptême de l'ère, 1996 Ramsay (ISBN 2-84114-199-3)
  • Carte de presse, 1997, Balland (ISBN 2-7158-1093-8)
  • La France tranquille de François Mitterrand, 1998, Balland
  • Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie, 1997, Bartillat (ISBN 2-84-100088-5)
  • Monsieur le président... je vous fais une lettre, 1999 Ramsay (ISBN 2-84114-449-6)
  • Un petit Parisien, 1941-1945, Flammarion, 2000 (ISBN 2-08-067949-X)[45],[46], J'ai lu no 5950 (adapté pour la télévision sous le même titre par Sébastien Grall, 2002)[47]
  • Si j'avais défendu... Napoléon, 2003 Plon (ISBN 2-259-19397-8)
  • Notre après-guerre : Comment notre père nous a tués, 1945-1954, Flammarion 2003[48] (ISBN 2-08-068056-0), J'ai lu no 7664.
  • I have a dream, ces discours qui ont changé le monde, Paris, L'Archipel, , 309 p. (ISBN 978-2-8098-0026-5)
  • Le Roi est mort, vive la République, 2009 Balland (ISBN 978-2-353-15049-6)
  • Jean Jaurès, le rêve et l'action, 2009 Bayard (ISBN 978-2227478992)
  • La France va très bien, 2012 L'Archipel (ISBN 978-2-84187-607-5)
  • La chute du président Caillaux, 2013 Pygmalion (ISBN 978-2-7564-0847-7)
  • Le mal du pays, 2013, La Différence (ISBN 978-2-7291-2015-3)
  • Allez-vous-en, François Hollande !, 2013, Mordicus (ISBN 978-2-918414-71-1)
  • Apprentis en politique. De François Ier à Robespierre, 2021, Éditions de Borée (ISBN 978-2-812-92517-7)[49]

Romans

  • Antoine et Maximilien 1986, Denoël (ISBN 2-207-23208-5)
  • À l'Amour comme à la Guerre 1991, Flammarion (ISBN 2-08-066541-3)
  • Passage du témoin 1993, Flammarion (ISBN 9782080666826)
  • Le nouveau Candide 1994, Flammarion (ISBN 2-08-067037-9)
  • Un château sur le sable, 1998, Stock (ISBN 2-234-04781-1)
  • Un traître, 2008, Flammarion[50] (ISBN 978-20806-8705-0), J'ai Lu no 9450 — à propos de Jacques Vasseur.

Album

  • Le Théâtre des Variétés 2008, L'Avant-scène Théâtre (ISBN 978-2-7498-1082-9)

Scénario

  • Années de plumes, années de plomb 1991[51] (Film T.V réalisé pour Antenne 2 par Nicolas Ribowski)

Télévision

Dominique Jamet a interprété le rôle d'un juge pour enfants dans l'épisode « Hallali » (1990) réalisé par Patrick Bureau pour la série Les Cinq Dernières Minutes.

Distinctions

Prix

  • Prix Sévigné et prix littéraire de l’Académie française pour Antoine et Maximilien (1986).
  • 2000. Prix France Télévisions pour Un petit Parisien, 1941-1945.

Décorations

Notes et références

  1. ↑ Télérama Paris no 2076 du 25/10/1989, portrait par C. Abdesselhem p. 24.
  2. ↑ Le Canard Enchaîné du 16/2/2000, article de F. Pages.
  3. ↑ Libération du 2/12/2003, portrait par P. Nivelle.
  4. ↑ Dominique Jamet, Un petit Parisien, Flammarion, 2000
  5. ↑ Luc Jacob-Duvernet, Le Miroir des princes : essai sur la culture stratégique des élites qui nous gouvernent, Paris, Le Seuil, , 473 p. (ISBN 2-02-020192-5), p. 191.
  6. ↑ Le Figaro du 11/08/2008, article de B.de Saint-Vincent
  7. ↑ Paris-Match no 2450 du 9/5/1996, portrait par J.M Bourget p. 3,4,5.
  8. ↑ « Mort de Philippe Tesson : l’hommage de Dominique Jamet », sur lefigaro;fr, (consulté le ).
  9. ↑ Dominique Jamet, Une parole étouffée. Une saisons sur France-Inter, éditions Ramsay, 1983
  10. ↑ Libération du 31/10/1994 article de V. Brocard.
  11. ↑ « Dominique Jamet quitte le site Boulevard Voltaire », sur lalettredelexpansion.com, .
  12. ↑ Robert Menard et son épouse à la tête du site Boulevard Voltaire, lettreaudiovisuel.com, 8 avril 2016
  13. ↑ Loup Espargilière, « Emmanuelle Ménard, radicale-voltairienne tendance fusion des droites », sur Mediapart, (consulté le ).
  14. ↑ « Aujourd'hui dans 24h Pujadas », sur lci.fr, (consulté le ).
  15. ↑ « Auteur : Dominique Jamet », sur valeursactuelles.com (consulté le ).
  16. ↑ « L’écrivain et journaliste Dominique Jamet réagit à un article concernant le sentiment d’insécurité et les violences », sur europe1.fr, (consulté le ).
  17. ↑ Les dossiers du Canard Enchainé no 41 d'octobre 1989, portrait, p. 58,59.
  18. ↑ Le Monde du 14/02/1989 article de E.de Roux p. 19.
  19. ↑ Le Quotidien de Paris du 24/06/1991 article de A.Heliot p. 21.
  20. ↑ Le Figaro du 7/12/1992 article de P.Cussin.
  21. ↑ Jean-Yves Camus et René Monzat, Les Droites nationales et radicales en France : répertoire critique, Lyon, Presses universitaires de Lyon, , 526 p. (ISBN 2-7297-0416-7), p. 98.
  22. ↑ Francis Bergeron et Philippe Vilgier, De Le Pen à Le Pen : une histoire des nationaux et des nationalistes sous la Ve République, Grez-en-Bouère, Dominique Martin Morin, , 214 p. (ISBN 2-85652-084-7), p. 138.
  23. ↑ Dominique Jamet, Une parole étouffée. Une saisons sur France-Inter, éditions Ramsay, 1983, p. XVIII : "Parce que j'avais pris position, sous Giscard, contre Giscard, parce que j'avais appelé publiquement à voter au second tour de l'élection présidentielle pour le meilleur des deux candidats, à savoir François Mitterrand, certains s'étaient figurés un peu vite que j'étais de ceux qu'on attache avec un micro."
  24. ↑ (en) Ciarán Maoláin, The radical right : a world directory, Burnt Mill, Harlow, Essex, U.K. Santa Barbara, Calif., USA, Longman Distributed exclusively in the U.S. and Canada by ABC-Clio, , 500 p. (ISBN 978-0-87436-514-6 et 978-0-582-90270-1, OCLC 18497073), p. 89.
  25. ↑ « Plusieurs clubs d'opposition se rallient au Front national », sur lemonde.fr, .
  26. ↑ « Affichage du résultat », sur 62.210.214.184, (consulté le ).
  27. ↑ La Nouvelle République du Centre-Ouest du 23/09/1989, édition Vienne-Nord.
  28. ↑ « Le directeur du " Quotidien de Paris " licencie M. Dominique Jamet Un bretteur du journalisme », sur lemonde.fr, .
  29. ↑ Le Monde du 18/04/1989 article de D.Carton.
  30. ↑ « La participation des étrangers aux élections municipales Les Européens pourront-ils voter dans chacun des pays de la CEE ? », sur lemonde.fr, .
  31. ↑ « M. Fabius a réuni son comité de soutien au centre Pompidou », sur lemonde.fr, .
  32. ↑ « La crise du Golfe Le PCF mobilise contre la menace de guerre », sur lemonde.fr, .
  33. ↑ « Ratification du Traité de Maastricht La préparation du référendum du 20 septembre Création d'un Comité civil pour le " oui " à l'Europe », sur lemonde.fr, .
  34. ↑ La Croix du 10/02/1994 article de P.Martinat.
  35. ↑ Dominique de Montvalon, « Les combats de Jamet », sur lexpress.fr, .
  36. ↑ Pierre-André Taguieff, Sur la Nouvelle Droite : jalons d'une analyse critique, Paris, Descartes et Cie, , XV + 425 (ISBN 2-910301-02-8), p. 388.
  37. ↑ Alexandre Garcia et Caroline Monnot, « Malaise et contradictions chez les manifestants anti-Otan », sur lemonde.fr, .
  38. ↑ « Anti-Otan », sur lemonde.fr, .
  39. ↑ « M. Chevènement franchit une nouvelle étape vers sa candidature à l'élection présidentielle En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/archives/article/2001/06/06/m-chevenement-franchit-une-nouvelle-etape-vers-sa-candidature-a-l-election-presidentielle_194008_1819218.html », sur lemonde.fr, .
  40. ↑ Abel Mestre et Caroline Monnot, « L’écrivain Yann Moix, la pétition et les négationnistes »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur droites-extremes.blog.lemonde.fr, .
  41. ↑ (en) « Debout La France on Twitter », sur Twitter (consulté le ).
  42. ↑ A.R. avec Valérie Hacot, « Soutien de Dupont-Aignan au FN : le vice-président de Debout la France démissionne », sur Le Parisien, (consulté le ).
  43. ↑ Ludovic Galtier et Clémence Baudui, « Présidentielle 2017 : Nicolas Dupont-Aignan soutient Marine Le Pen », rtl.fr, 28 avril 2017.
  44. ↑ « UNITE NATIONALE CITOYENNE », sur unitenationalecitoyenne.fr (consulté le ).
  45. ↑ L'Express du 3/2/2000 article de D.Rondeau p. 70.
  46. ↑ Le Nouvel Observateur du 2/3/2000, article de A.Rinaldi.
  47. ↑ Le Figaro du 28/12/2002 article de V.Delourme.
  48. ↑ Marianne du 13/08/2005 article de S.Durupt p. 75 à 77.
  49. ↑ Jean-Marc Laurent, « Apprentis à l'école du pouvoir », Le Berry Républicain,‎
  50. ↑ L'Express du 30/10/2008 article de M.Payot.
  51. ↑ Télé 7 Jours du 23/02/1991 article de M.de Faveaux p. 78/79.
  52. ↑ « Légion d'honneur (suite) », sur lemonde.fr, .
  53. ↑ « Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2008 », sur culture.gouv.fr (consulté le ).

Liens externes