Daniel Aeberli
Naissance | Neuchâtel |
---|---|
Décès |
(à 75 ans) Saint-Blaise |
Nom de naissance |
Daniel Paul Aeberli |
Nationalité |
Suisse |
Activité |
Peinture |
Daniel Aeberli, né le à Neuchâtel et mort le à Saint‑Blaise, est un peintre suisse. Il est connu pour ses paysages lacustres et ses représentations du lac de Neuchâtel, à l'acrylique et à la tempera.
Biographie
Daniel Paul Aeberli naît le à Neuchâtel. Il est originaire du même lieu et de Wädenswil, dans le canton de Zurich[1].
Après sa maturité gymnasiale, il entame des études en sciences politiques à l'Université de Neuchâtel. Il les abandonne au bout d'une année pour intégrer l'Académie Maximilien de Meuron de Neuchâtel, où il suit pendant quatre ans[2] l'enseignement de peintres tels qu'André Siron, Jean Convert et Gérald Comtesse et de sculpteurs comme André Ramseyer et Marcel Mathys[3].
Son premier atelier, ouvert en 1972[4], se situe dans une ancienne boucherie à Bevaix[5]. Il revient à Neuchâtel en 1980[4]. Dès les années 1980, Daniel Aeberli vit exclusivement de sa peinture[6]. Il déménage à Cudrefin, dans le canton de Vaud, en 1986[4]. À partir de 1995, il réside dans la célèbre maison du Tilleul de Saint‑Blaise, un village ayant accueilli d'autres peintres renommés comme Léon Berthoud, Jules Jacot-Guillarmod et surtout Paul-Théophile Robert.
Daniel Aeberli explore également des lieux inspirants tels que la Hollande, la France, la Toscane et surtout Venise[7], où il séjourne fréquemment et qui influencent considérablement sa palette de couleurs. Une importante monographie lui est consacrée en 2009.
En été 2012, il expose à Pékin[8] sur invitation de l'ambassade suisse et une plaquette intitulée « Daniel Aeberli, Beijing » est éditée à cette occasion.
Il meurt le à Saint‑Blaise dans le canton de Neuchâtel, à l'âge de 75 ans[9].
Style
Il commence par peindre des natures mortes avant de se tourner vers les paysages[6], en particulier celui du lac de Neuchâtel[3].
Peignant d'abord à l'huile, il passe à l'acrylique alors qu'il réside à Saint-Blaise[5].
Son style est décrit comme suit dans un article de 2014 du Nouvelliste : « Un style dépouillé, épuré, qui va à l'essentiel sans se fixer sur les détails, un style qui confine parfois à l'abstraction tant il est affiné »[10].
Distinction
- 1978 : Prix Bachelin[3]
Expositions
- 1972[11], 1975[12] et 1982[13] : Galerie des arts anciens, Bevaix
- 1984[14] et 1985[15] : Galerie du Faubourg, Neuchâtel
- 1999[4] et 2002[16] : Galerie des Amis des arts, Neuchâtel
- 2001[17] et 2005[18] : Galerie Jacques Isoz, Sierre
- 2010 : Pavillon Hoferundhofer, Montet[19]
- 2011 : Galerie Grande Fontaine, Sion[3]
- 2012 : Grace Hotel, Pékin[8]
- 2014 : Galerie Grande-Fontaine, Sion, 2014[10]
- 2018 : Galerie du Château, Avenches[20]
- 2019 : Galerie les 3 Soleils, Epesses[21]
- 2020 : Galeries Marval, Neuchâtel[6]
Collections publiques
- Musée d'art et d'histoire, Neuchâtel
- Musée des beaux-arts, La Chaux-de-Fonds
- État de Neuchâtel
- Commune de Saint-Blaise
- Banque Cantonale Neuchâteloise (BCN)
- Boccard & Cie, Neuchâtel, Fribourg et Genève
- Dixi Polytool SA, Le Locle
- Dynafisc SA, Neuchâtel
- Esco SA, Les Geneveys-sur-Coffrane
- Genassurances SA, Neuchâtel
- Hôpital de la Providence, Neuchâtel
- Vaudoise assurances, Neuchâtel
- Hôtel Alpes et Lac, Neuchâtel
- Clinique de la Prairie, Montreux
Bibliographie
- Aeberli : quarante ans de peinture, Gollion, Infolio éditions, , 296 p. (ISBN 9782884741804)[22],[23].
Notes et références
- ↑ « Daniel Aeberli », sur SIKART Dictionnaire sur l'art en Suisse, .
- ↑ rws, « Daniel Aeberli : abstraction lyrique », L'Impartial, no 29147, , p. 7 (lire en ligne)
- Jean-Marc Theytaz, « Les subtilités des lumières lacustres », Le Nouvelliste (Suisse), no 254, , p. 16 (lire en ligne)
- JMP, « Daniel Aeberli expose », L'Express, no 98, , p. 7 (lire en ligne)
- Dominique Bosshard, « Je creuse dans l'imaginaire, j'aime l'ambiguïté », L'Express (Suisse), no 265, , p. 15 (lire en ligne)
- « Daniel Aeberli, peintre des horizons depuis 50 ans », sur Canal Alpha, (consulté le )
- ↑ « Daniel Aeberli, artiste peintre », Le Gouvernail, no 3, (lire en ligne [PDF])
- Alain Arnaud, « Neuchâtel monte à Pékin ! », L'Impartial (Suisse), no 41143, , p. 13 (lire en ligne)
- ↑ Daniel Droz, « Daniel Aeberli, le « dernier grand peintre du lac de Neuchâtel » », Arcinfo, (consulté le )
- Jean-Marc Theytaz, « Le peintre de l'horizon et du silence à la Grande-Fontaine », Le Nouvelliste (Suisse), no 97, , p. 17 (lire en ligne)
- ↑ P.-L. B., « À Bevaix, dans une nouvelle galerie : exposition du jeune peintre Daniel Aeberli », L'Express (Suisse), no 295, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ P.- L. B., « David Aeberli : dans le prolongement de certains paysagistes neuchâtelois », L'Express, no 39, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ I. v. B., « Peintures de Daniel Aeberli », Journal du Jura, vol. 119, no 114, , p. 17 (lire en ligne)
- ↑ « Rideau sur scènes orgiaques », L'Express, no 273, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ Ch. G., « L'espace, aspire et caresse », L'Express, no 296, , p. 2 (lire en ligne)
- ↑ Sonia Graf, « Daniel Aeberli transcende le paysage et joue des couleurs », L'Express, no 103, , p. 31 (lire en ligne)
- ↑ B. C., « Les toiles d'Aeberli », Journal de Sierre et du Valais central, , p. 11 (lire en ligne)
- ↑ Patrick de Morlan, « Le juste milieu », Le Nouvelliste, no 34, , p. 38 (lire en ligne)
- ↑ Monique Durussel, « Le bois, matière et image », La Liberté, no 237, , p. 31 (lire en ligne)
- ↑ « Daniel Aeberli expose ses oeuvres entre l'eau et le ciel », La Liberté, (lire en ligne [PDF])
- ↑ « Lumières lacustres » [PDF] (consulté le )
- ↑ « Daniel Aeberli, quarante ans de peinture », sur RTN (radio), (consulté le )
- ↑ « Coup de cœur », Le Matin (Suisse), , p. 52 (lire en ligne)
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- « Sur le toit tranquille de la mer », Accrochages, (lire en ligne [PDF])
- « Daniel Aeberli dit «Cadenas», le peintre des horizons », Le Gouvernail, (lire en ligne [PDF])
- Le peintre Daniel Aeberli voue l’essentiel de son œuvre au lac de Neuchâtel. Rencontre à bord d’un voilier [Production de télévision], dans Couleurs locales sur RTS Un (, 2 minutes), consulté le