Canton de Neuchâtel

République et canton de Neuchâtel
Blason de République et canton de Neuchâtel
Blason
Drapeau de République et canton de Neuchâtel
Drapeau
Canton de Neuchâtel
Localisation du canton en Suisse.
Noms
Nom allemand Kanton Neuenburg
Nom italien Cantone Neocastello
Nom romanche Chantun Neuchâtel
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération (205 ans)
ISO 3166-2 CH-NE
Chef-lieu Neuchâtel
Régions 4[1]
Communes 27[1]
Exécutif Conseil d'État (5 sièges)[2]
Législatif Grand Conseil (115 sièges)[3]
Conseil des États 2 sièges[4]
Conseil national 4 sièges[5]
Démographie
Gentilé Neuchâtelois, Neuchâteloise
Population
permanente
176 850 hab. (31 décembre 2018)
Densité 220 hab./km2
Rang démographique 16e[6]
Langue officielle Français
Géographie
Coordonnées 46° 59′ nord, 6° 47′ est
Altitude Min. Lac de Neuchâtel 429 m
Max. Chasseral Ouest[7] 1 552 m
Superficie 802,93 km2
Rang 15e[8]
Liens
Site web www.ne.ch
Carte géographique du canton.

Le canton de Neuchâtel (NE, en allemand : Kanton Neuenburg ; en italien : Cantone Neocastello ; en romanche : Chantun Neuchâtel), officiellement la république et canton de Neuchâtel[9], est un canton de Suisse, dont le chef-lieu est Neuchâtel.

Histoire

La présence d'hominidés dans la région est attestée dès le paléolithique moyen, avec la présence de néandertaliens occupant la grotte de Cotencher et la grotte des Plaints. Entre -3800 et -3500, les terres neuchâteloises sont l'origine de la civilisation de Cortaillod dont les hommes commençaient à construire des villages, cultiver des céréales et façonner des poteries. Les découvertes archéologiques exceptionnelles faites lors de la correction des eaux du Jura (1868-1878) sur le site de La Tène ont donné au second âge du fer le nom de La Tène (de -500 à -50) et témoignent que l'endroit devait être un important péage sur la route entre le Rhône et le Rhin.

Jusqu'à l'an mil, on a peu de matériel concernant la région en particulier. On sait qu'en 998 les moines de Cluny fondent le prieuré de Bevaix. Ces années voient aussi la création de la ville de Neuchâtel. En 1011, première apparition écrite du nom de Neuchâtel dans un acte de donation de Rodolphe III de Bourgogne à sa femme Irmengarde. Le territoire cantonal se retrouve vassal des Bourguignons, puis aussi combourgeois avec les cantons alémaniques ou encore sous la coupe du Saint-Empire romain germanique.

Dès le XVIe siècle, le comté de Neuchâtel et Valangin devient une principauté, statut qui l'a relativement mis en dehors de tous les conflits armés extérieurs.

Carte du canton de Neuchâtel établie en 1735 par Ratelband.

Fin 1529[10], Guillaume Farel introduit la Réforme protestante dans le canton. Avec la révocation de l'édit de Nantes, Neuchâtel voit affluer nombre de huguenots. Le haut du canton commence à se peupler. Les souverains de l'époque, les Orléans-Longueville, notamment Henri II, portèrent beaucoup d'attention à ce coin de pays. Lors du décès en 1707 de Marie de Nemours, les Neuchâtelois se choisissent comme suzerain le roi de Prusse, l'éloignement géographique leur permettant d'être plus tranquilles[11]. En 1806, Napoléon, après avoir obtenu Neuchâtel par un échange avec le roi de Prusse, remet la principauté au maréchal Louis-Alexandre Berthier. En 1814, le roi de Prusse reprend officiellement possession de la principauté. Neuchâtel est reçu le (en même temps que Genève) dans la Confédération suisse, avec pleine égalité de droits[12].

Durant un siècle, le futur canton se développa économiquement, avec l'essor de l'horlogerie et la création de nombreuses manufactures textiles (les indiennes). La Société typographique de Neuchâtel édite durant cette période de nombreux livres interdits en France.

La principauté de Neuchâtel adhère au pacte fédéral en 1814 et l'acte final du congrès de Vienne le ratifie et reconnaît au roi de Prusse la qualité de prince de Neuchâtel et à Neuchâtel, le statut de canton suisse. Ce qui signifie pour le canton que désormais il pourra choisir, lui-même, ses dirigeants, magistrats, etc., que militairement, il sera défendu par la Suisse et qu'il devra se soumettre aux impératifs de celle-ci (envoyer des contingents à sa requête), et les échanges commerciaux seront soumis aux exigences suisses (taxe, douanes...), mais le canton devra continuer de payer les émoluments au roi de Prusse. Et ce n'est qu'avec la révolution du que Neuchâtel perd son statut de principauté en échange de celui de république, pleinement intégré à la Suisse moderne. Il rompt les liens avec la monarchie prussienne qui ne s'en formalise pas, dans les faits en tout cas, car le traité de 1814 n'a pas officiellement été révoqué. En 1856 à la suite de l'affaire de Neuchâtel, une tentative de coup d'État monarchiste durant laquelle le roi de Prusse menace de prendre les armes contre Neuchâtel et qui se finit par l'arrestation des putschistes, les dirigeants européens menés par Napoléon III, peu enclins à voir les troupes prussiennes traverser le Rhin, réussissent la médiation qui enlève tout droit sur Neuchâtel au roi de Prusse et accorde définitivement le statut de pays neutre à la Suisse. À partir du 2 mars 1848, jour de la proclamation de la république, on peut dire qu'excepté cette affaire neuchâteloise, son histoire se confond avec celle de la Suisse.

Géographie

Situation

Vue du lac de Neuchâtel et du littoral depuis la chaîne jurassienne.

Le canton de Neuchâtel est situé au nord-ouest de la Suisse dans le massif du Jura. Il comprend une partie basse bordant le lac de Neuchâtel, désignée par le Littoral ou le Bas ainsi qu'un plateau plus élevé, situé à environ 1 000 mètres d'altitude, désigné par les Montagnes neuchâteloises ou le Haut. La ville de Neuchâtel est située sur le littoral, celles de La Chaux-de-Fonds et du Locle sont situées dans les Montagnes. Elles jouxtent la frontière française située sur le Doubs, du nom de la rivière qui coupe la vallée en deux. Le Bas s'étend de Vaumarcus jusqu'à la limite du lac de Bienne. Plusieurs vallées existent entre le Haut et le Bas. Le Val-de-Travers, situé à l'ouest du canton et le Val-de-Ruz - au centre - en sont les principales.

Le point culminant du canton est sur l'arête Sud-Ouest du Chasseral à 1 552 m.

Régions, communes et villes

Régions du canton de Neuchâtel.

Le canton était historiquement divisé en 6 districts qui formaient les quatre régions du canton : le district de Neuchâtel et le district de Boudry forment ensemble la région Littoral, le district du Val-de-Ruz ainsi que le district du Val-de-Travers forment chacun une région distincte qui porte le nom du district (Val-de-Ruz et val-de-Travers). Le district de La Chaux-de-Fonds ainsi que celui du Locle forment ensemble la région Montagnes. Les districts sont supprimés le , les régions deviennent un échelon statistique mais plus du tout administratif[13].

Le canton de Neuchâtel compte 27 communes au 1er janvier 2021, dont cinq de plus de 10 000 habitants: Neuchâtel avec 44 568 habitants, La Chaux-de-Fonds avec 37 952 habitants, Val-de-Ruz avec 16 990 habitants, Val-de-Travers avec 10 668 habitants et Le Locle avec 10 216 habitants.

Lacs et cours d'eau

Les gorges de l'Areuse entre le Val-de-Travers et le Littoral.
  • La géomorphologie du Jura est de type karstique, ce qui rend difficile la présence d'un grand nombre de lacs et cours d'eau. Malgré cela, on compte un certain nombre de lacs et de rivières dans le canton.
  • Le lac de Neuchâtel déjà cité plus haut est le plus grand lac entièrement sur territoire suisse. D'autre part, on peut citer le lac des Taillères situé près de La Brévine et souvent utilisé en hiver pour le patinage lorsqu'il est gelé. Le lac des Brenets est situé à la frontière entre la Suisse et la France près de la commune des Brenets. Le canton compte également deux lacs artificiels formé sur le Doubs par le barrage du Châtelot : le lac de Moron et le lac de Biaufond.
  • Les principales rivières du canton sont l'Areuse qui traverse le Val-de-Travers pour se déverser dans le lac de Neuchâtel après avoir emprunté les gorges de l'Areuse, la Serrière près de Neuchâtel, le Seyon qui traverse le Val-de-Ruz, emprunte les gorges du Seyon pour se déverser dans le lac de Neuchâtel et finalement le Doubs qui fait la frontière entre la Suisse et la France.

Faune, flore et paysages

  • Parmi les sites et paysages caractéristiques du canton, on peut citer le Creux-du-Van, un large cirque rocheux situé dans le Val-de-Travers qui forme le cœur d'une réserve naturelle couvrant plus de 15 km2. Outre une riche flore alpine, on peut y observer des bouquetins qui ont été introduits dans le canton en 1965.
Le Creux-du-Van dans le Val-de-Travers.
  • Les vallées des Montagnes comprennent plusieurs hauts-marais, dont le plus important (et le plus visité) est le bois des lattes aux Ponts-de-Martel. Après avoir été exploitées pendant plusieurs siècles (chauffage et tourbe horticole), ces tourbières sont désormais protégées depuis 1978. Elle recèle une faune et une flore particulière comme la Vipère péliade ou des plantes carnivores comme les Rossolis (Drosera sp.), des espèces fortement menacées dans le Jura et plus généralement en Suisse.
  • Le canton de Neuchâtel est également connu pour ses pâturages boisés. Ils sont formés d'une mosaïque d'arbres et de prés, utilisés durant l'été pour la pâture du bétail, principalement des vaches mais également pour la production forestière.
  • Le canton abrite également parmi les dernières populations de Grand Tétras de la chaîne jurassienne.

Transports

ICN à la gare de Neuchâtel.
  • Plusieurs lignes de chemin de fer traversent le canton, dont la principale est celle dite « du pied du Jura » où passent les ICN reliant Genève ou Lausanne à Bâle ou Zurich / Saint-Gall. Ces trains s'arrêtent à Neuchâtel ; des trains régionaux circulent sur cette même ligne en direction d'Yverdon-les-Bains et de Bienne (liaison ouverte en 1860). Une ligne régionale relie Neuchâtel aux villes du Haut en passant par la gare de Chambrelien (où le train doit rebrousser chemin). Une ligne relie finalement la Chaux-de-Fonds à Bienne. Toutes ces lignes sont exploitées par les CFF. Une ligne relie également Neuchâtel à Berne, elle est exploitée par la société BLS.
  • Neuchâtel se situait sur la ligne de TGV reliant Berne à Paris de 1987 à 2013. Depuis, la gare se situe sur la ligne de Paris-Gare-de-Lyon à Lausanne avec une correspondance par RegioExpress en gare de Frasne. Une ligne SNCF (TER) relie également Besançon, en France à La Chaux-de-Fonds.
  • Une ligne de train relie Neuchâtel au Val-de-Travers. Elle est exploitée par TransN (Transports publics neuchâtelois) qui opèrent également deux lignes à voie métrique reliant La Chaux-de-Fonds à La Sagne et aux Ponts-de-Martel d'une part, Le Locle aux Brenets d'autre part. Les CJ (Chemins de fer du Jura) opèrent une ligne entre la Chaux-de-Fonds et les Franches-Montagnes.
  • Plusieurs lignes de bus relient les gares à la plupart des communes du canton, exploitées par TransN ou CarPostal. Finalement, un tram relie Neuchâtel à Boudry.
  • Toutes les villes, ainsi que certains villages, ont par ailleurs leur propre réseau interne de transports par bus ou trolley.
  • Le canton entretient un réseau dense de routes parmi lesquelles on peut citer l'autoroute A5 traversant le littoral et continuant en direction de Bienne et d'Yverdon-les-Bains et la H20 entre Neuchâtel et la Chaux-de-Fonds puis Le Locle qui emprunte le tunnel sous la Vue des Alpes inauguré en 1994.
  • Le canton de Neuchâtel est aussi pourvu d'un aéroport régional près de la Chaux-de-Fonds (aéroport des Éplatures) et de deux aérodromes, l'un près de Colombier et l'autre à Môtiers.
  • La navigation sur le lac de Neuchâtel est possible durant toute l'année. Des bateaux relient chaque jour les rives nord et sud du lac et du printemps à l'automne des lignes à vocation touristique permettent quotidiennement des excursions sur les lacs de Bienne et de Morat[14]. Après plusieurs années consacrées à sa restauration, le bateau à vapeur et à roues à aubes « Neuchâtel » a été remis en service en avril 2014.

Démographie

Le canton de Neuchâtel comptait 175 757 habitants au 31 décembre 2020, dont 74,9 % ayant la nationalité suisse[15].

Le tableau et le graphe suivant montrent l'évolution de la population depuis 1850 et par région. Les données jusqu'à 1941 viennent du recensement fédéral de la population[16], les données depuis 1950 viennent du service de statistique du canton[17].

Région Total
canton
Littoral Montagnes Val-de-Ruz Val-de-Travers
1850 22 784 29 014 7 197 11 758 70 753
1860 27 343 36 630 8 561 14 835 87 369
1870 30 613 40 442 8 996 15 374 95 425
1880 34 198 43 178 9 201 16 167 102 744
1888 35 668 46 872 9 064 16 549 108 153
1900 42 633 57 027 9 442 17 177 126 279
1910 47 087 58 233 9 622 18 119 133 061
1920 46 910 57 599 9 719 17 121 131 349
1930 45 934 53 949 8 939 15 502 124 324
1941 47 626 48 471 7 970 13 833 117 900
1950 53 845 51 772 8 203 14 036 127 856
1960 64 446 58 405 8 817 14 507 146 175
1970 80 912 62 935 10 178 14 213 168 238
1980 81 027 55 241 10 807 11 645 158 720
1990 83 528 52 660 12 153 11 981 160 322
1995 86 548 54 005 13 309 12 408 166 270
2000 87 405 52 905 13 981 12 185 166 476
2005 89 279 52 836 14 669 12 196 168 980
2010 91 848 52 804 15 417 11 952 172 021
2015 94 683 54 637 16 579 12 071 177 970
2020 94 921 52 015 17 146 11 675 175 757

Éducation

L'université de Neuchâtel.
  • Dans le canton, la scolarité commence à l'âge de 4 ans par l'école enfantine qui dure 2 ans (Cycle 1, degrés 1-2). L'école primaire - obligatoire - dure 6 ans et commence à l'âge de six ans (Cycle 1-2, degrés 3-8). L'école secondaire - également obligatoire - dure de la 9e à la 11e année (cycle 3, degrés 9-11). L'élève y est orienté vers les principales filières de l'enseignement supérieur.
  • Au niveau de l'enseignement secondaire supérieur, le canton comprend trois lycées, des lycées d’enseignement professionnel, des écoles supérieures et écoles de métiers (horlogerie, microtechnique, mécanique, électronique et électrotechnique, arts appliqués (bijouterie, gravure, etc.), du paramédical et du social, du commerce et de l’administration, des métiers de la nature, des métiers du bâtiment, de l’informatique de gestion, du tourisme, de la gestion commerciale, et d'autres domaines. Le canton comprend également des écoles de culture générale[18].
  • Au niveau des écoles supérieures, l'Université de Neuchâtel offre à plus de 4 000 étudiants des cursus d'étude en lettres et sciences humaines, en sciences, en droit, en sciences économiques et en théologie.
  • La Haute école ARC offre sur son site de Neuchâtel des formations HES en gestion (économie d'entreprise, informatique de gestion et droit économique), en ingénierie, dans le domaine de la santé ainsi qu'en conservation-restauration. La Haute école ARC comporte des instituts orientés vers la recherche appliquée.

Politique et administration

Communale

Les communes du canton sont au nombre de 31 depuis 2016. Chacune est administrée par un conseil général (législatif) et un conseil communal (exécutif). Le conseil général est formé théoriquement de 41 personnes mais certaines communes ne parviennent pas à atteindre ce nombre de conseillers. Les conseils communaux sont formés de 5 membres à l'exception de Corcelles-Cormondrèche qui en compte 7. Les élections communales se déroulent tous les 4 ans, les dernières ont eu lieu le dans vingt-six communes.

Cantonale

Souverain, le peuple exerce ses droits notamment en élisant, pour quatre ans, les 115 députés du Grand Conseil, qui exerce le pouvoir législatif, et les cinq membres du Conseil d'État, qui exerce le pouvoir exécutif[19].

Le Grand Conseil

Il comprend 115 membres élus à la proportionnelle tous les 4 ans.

Répartition des sièges au Grand Conseil pour la législature 2013-2017[20]
Partis politiques Neuchâtel Boudry Val-de-Travers Val-de-Ruz Le Locle La Chaux-de-Fonds Total Canton
PLR 11 10 2 5 3 4 35 (-6)
PS 11 7 3 3 1 8 33 (-3)
Les Verts 3 2 0 1 1 5 12 (-2)
POP-SolidaritéS 2 1 0 0 3 3 9 (-1)
UDC 5 4 3 2 1 5 20 (+6)
Vert'libéraux 2 2 0 0 0 1 5 (+5)
PDC 1 0 0 0 0 0 1 (+1)
Totaux 35 (-1) 26 (-) 8 (-) 11 (+1) 9 (-) 26 (-) 115 (-)

Le Conseil d'État

Il comprend cinq conseillers d'État, élus pour quatre ans.

Il exécute les tâches gouvernementales et dirige l’administration cantonale. Il planifie et coordonne les activités de l’État et, selon la Constitution entrée de 2002, il présente un programme de législature au Grand Conseil[21].

En outre, annuellement, un projet de budget, un compte administratif et de bilan ainsi qu’un rapport sur sa gestion financière et administrative sont présentés au Grand Conseil.

De plus, il se doit de veiller à ce que l’activité de l’administration soit conforme au droit, doit prendre les initiatives assurant le développement du canton, doit veiller par des mesures utiles de la collaboration de l'État avec les autres cantons, communes neuchâteloises, ainsi qu'avec la Confédération. Enfin, le Conseil d'État représente l'État aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de son territoire.

Composition du Conseil d'État pour le mandat 2013-2017[22]
Nom Parti Responsabilités Depuis le
Laurent Kurth PS Chef du Département des finances et de la santé (DFS) 4 décembre 2012
Alain Ribaux PLR Chef du Département de la justice, de la sécurité et de la culture (DJSC) 28 mai 2013
Monika Maire-Hefti PS Cheffe du Département de l'éducation et de la famille (DEF) 28 mai 2013
Jean-Nathanaël Karakash PS Chef du Département de l'économie et de l'action sociale (DEAS) 28 mai 2013
Laurent Favre PLR Chef du Département du développement territorial et de l'environnement (DDTE) 4 novembre 2014

Fédérale

Le canton de Neuchâtel envoie à chaque élection fédérale quatre députés au Conseil national et, comme chaque canton, deux au Conseil des États.

Conseil national

Nom Parti Élu(e) depuis
Fabien Fivaz Les Verts 2019
Damien Cottier PLR 2019
Baptiste Hurni PS 2019
Denis de la Reussille PST 2015

Conseil des États

Nom Parti Élu(e) depuis
Céline Vara Les Verts 2019
Philippe Bauer PLR 2015

Conseil fédéral

Après Zurich, Berne et Vaud, Neuchâtel est le canton qui a eu le plus de conseillers fédéraux avec un total de neuf.

Nom Période
Didier Burkhalter 2009-2017
René Felber 1987-1993
Pierre Aubert 1979-1987
Pierre Graber 1970-1978
Max Petitpierre 1944-1961
Louis Perrier 1912-1913
Robert Comtesse 1899-1912
Numa Droz 1876-1892
Eugène Borel 1872-1875

Sécurité

Le canton de Neuchâtel dispose d'une police cantonale[23]. Profondément réformée en 2009, la Police neuchâteloise est issue de la fusion des anciennes gendarmerie et police judiciaire.

Deux établissements pénitentiaires se trouvent sur le territoire cantonal et sont gérés par les autorités :

Économie

Un tiers environ des emplois nationaux dans l'horlogerie sont concentrés dans le canton. (ici une TAG Heuer Monaco).

Baromètre de l'emploi : entre secondaire et tertiaire

En 2005, le canton offrait 83 724 emplois dans 9 257 établissements. En 2009, le canton offrait 85 400 emplois[26] au dernier trimestre, soit une variation[27] de l'emploi de -2,0 %.

À la fin du trimestre 2010, bien que le secteur tertiaire reste dans le négatif avec -0,6 %, grâce au 2,5 % de reprise du secteur secondaire, le canton atteint un total de reprise positif : +0,6 %.

Au troisième quartile de l'année 2011, la variation de l'emploi est un de meilleurs scores positifs depuis des années : + 3,9 %, avec une augmentation de l'emploi de 6 % pour le secondaire et 2,5 % pour le tertiaire. La fin de l'année 2012 restera stable avec 90 600 emplois offerts, ce qui correspond à une croissance du marché de l'emploi de 3,1 %.

Le secteur primaire représente 3 269 emplois (3,9 %) et 1 113 établissements (12 %). Le secteur secondaire employait 29 154 personnes (34,8 %) dans 1 947 établissements (21 %). Le secteur tertiaire offrait 51 301 postes de travail (61,3 %) dans 6 197 établissements (66,9 %) (Mémento statistique neuchâtelois, 2008).

Le secteur secondaire est fortement lié au secteur de l'horlogerie qui offre plus de 10 % des emplois, et ceci sans compter tous ceux des domaines liés. Environ un tiers des emplois de l'industrie horlogère suisse se trouvent dans le canton[28].

Marché du travail attractif pour les frontaliers

Année (T3) Nbre de frontaliers actifs Pourcentage
2009 7781,7 (21,98 %)
2010 8231,3 (23,24 %)
2011 9404,4 (25,94 %)
2012 10158,6 (28,84 %)

Le canton de Neuchâtel, à l'instar du Jura, de Vaud et Genève, reste un canton attractif pour les travailleurs frontaliers. Pour la seule année 2012 Neuchâtel a vu son effectif de travailleurs frontaliers[29] augmenter de (11,2 %) en l'espace de trois semestres. Les travailleurs frontaliers occupent principalement le secteur secondaire de même que le tertiaire.

Selon certains médias[30], la libre circulation des personnes faciliterait la surenchère salariale de la part des employeurs : les frontaliers seraient souvent engagés sans CCT et avec un salaire inférieur à celui d'un suisse.

À Neuchâtel[31], depuis 2009, des postes supplémentaires d'inspecteurs du travail ont été créés dans le but de protéger les droits du travail des frontaliers qui vivent en moyenne avec un salaire de 2 250 CHF mensuel.

Médias

Deux quotidiens cohabitent dans le canton de Neuchâtel. L'Impartial couvre en particulier les Montagnes alors que Arc Info couvre le Littoral et les vallées. Ces deux titres ont fusionné en 1997, mais conservent leur nom ainsi que des rédactions et des articles spécifiques aux régions du canton. Ils appartiennent au groupe français Hersant.

La Société Neuchâteloise de Presse annonce le 17 janvier 2018 la fusion des deux quotidiens. Le nom de ce nouveau journal sera ArcInfo.

Une radio régionale, RTN, couvre l'ensemble du canton. Canal Alpha en est la télévision régionale.

Social

Chômage

En 2005, le taux de chômage était de 4,3 %. Ce chiffre est ensuite en diminution : 4,1 % en 2006 et 3,4 % en 2007. Le nombre de travailleurs frontaliers (venant de la France voisine) s'établit à 5 797 en 2005. Puis ce chiffre est en augmentation : 6 806 en 2006 et 7 895 en 2007.

De novembre 2011 à novembre 2012, le taux de chômage est passé de 4,4 % à 5 %, avec +268 demandeurs d'emploi, soit un total de 6 042 demandeurs d'emploi pour le canton, +501 chômeurs, soit un total de chômeurs en novembre 2012 de 4 403.

Bénéficiaires de l'aide sociale

De 2008 à 2009, le nombre de bénéficiaires de l'aide sociale dans le canton de Neuchâtel est passé de 10 214 personnes, soit 6 % de la population à 11 288 personnes en 2009, soit 6,6 % de la population cantonale[32].

Les deux districts les plus touchés sont La Chaux-de-Fonds en tête de liste avec un taux de 8,8 % en 2008 à 9,6 % en 2009. En second de la liste : Neuchâtel avec 6,5 % en 2008 à 7,6 % en 2009.

En 2007, les 0-17 ans sont les plus exposés à l'assistance sociale avec un taux de 31,5 %, puis s'ajoutent les 36-45 ans avec un taux de 18,4 % et en 3e position derechef les plus jeunes avec un taux de 14,2 % pour les 18-25 ans. En 2007, les jeunes enfants et jeunes adultes sont donc les plus précarisés selon les statistiques de l'OFS.

En 2008, les 0-17 ans restent en première position de la précarisation avec un taux de 31,5 %, puis viennent les 36-45 ans avec 18,5 % de la population et enfin, les jeunes adultes de 26 à 35 ans avec 16,1 %.

En 2009, toujours les 0-17 ans en tête de l'aide sociale avec 29,8 %, puis les 36-45 ans avec un taux de 17,1 % et en 3e position, les 26-35 ans avec 15,8 %.

Notes et références

  1. a et b  « Neuchâtelois aux urnes pour renouveler leurs autorités », sur swissinfo.ch (consulté le 31 mars 2020)
  2. « Conseil d’État », sur ne.ch (consulté le 10 décembre 2008)
  3. « Grand Conseil », sur ne.ch (consulté le 10 décembre 2008)
  4. « Liste des conseillers aux Etats par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2018 », sur Office fédéral de la Statistique.
  7. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  8. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  9. « Constitution cantonale »
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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes