Ōzeki

Ōzeki
Chiyotaikai
Kaiō

Ōzeki (大関?) est le nom d'un rang de sumo. Le rang d’ōzeki, littéralement « grande barrière » précède immédiatement celui de yokozuna, sommet du classement en sumo. Avant l'introduction du titre de yokozuna, le plus haut rang était celui d’ōzeki.

Chiyotaikai et Kaiō sont les lutteurs ayant été ōzeki le plus longtemps (65 tournois).

Promotion

La promotion d'un lutteur (rikishi) au rang d’ōzeki se fait sur plusieurs tournois (honbasho). Elle démarre quand le rikishi est en sekiwake ou komusubi. À partir de là, le rikishi doit gagner approximativement 33 combats ou plus dans trois honbasho consécutifs. Généralement, un score minimal de 11 victoires pour 4 défaites lors du tournoi précédant immédiatement la promotion est demandé. La qualité du sumo réalisé par le lutteur est également prise en compte pour décider de sa promotion, un lutteur se dérobant au début d'un combat afin de tromper son adversaire peut-être considéré comme indigne d'un lutteur de haut rang.

Les promotions sont décidées par un comité de directeurs de l'association japonaise de sumo. Lors de sa première promotion, un lutteur doit faire un discours dans lequel il promet de faire de son mieux du fait de la dignité du rang acquis.

Rétrogradation

Comme pour un lutteur des autres rangs de la san'yaku (excepté le rang de yokozuna), un ōzeki peut être rétrogradé. Pour un ōzeki, une rétrogradation se fait en deux étapes. Tout d'abord, l’ōzeki doit perdre plus de rencontres qu'il n'en a gagné, cela est appelé make-koshi (負け越し?). À ce stade l’ōzeki a alors le statut de kadoban (角番?). S'il gagne, dans le tournoi suivant, une majorité de combats, il redevient un ōzeki comme il l'était avant d'être kadoban ; mais s'il venait à perdre une majorité de ces combats, il serait alors rétrogradé au rang de sekiwake.

Si, dans le tournoi suivant immédiatement sa rétrogradation, l'ancien ōzeki parvient à un score minimum de 10 victoires pour 5 défaites, il récupérera alors immédiatement son rang d’ōzeki. Cependant, s'il n'y parvient pas, il sera traité comme un autre lutteur dans ses futures tentatives pour reconquérir le statut d’ōzeki. Cette règle a été mise en place à l'occasion du tournoi de Nagoya en 1969.

Les ōzeki actuels