Thomas Martin

L'apparition de l'archange à Martin de Gallardon, telle qu'imaginée par un illustrateur en 1859.

Thomas Martin, dit « Martin de Gallardon », est né à Gallardon en 1783 et mort dans le même bourg en 1834.

Biographie

Haricotier à Gallardon, près de Chartres, il se dit témoin depuis 1816 d'une série d'apparitions : un homme, vêtu d'une redingote et d'un chapeau haut-de-forme, se présente à lui comme étant « L'Archange Raphaël, ange très célèbre auprès de Dieu ». Martin doit aller voir le roi, Louis XVIII, et lui demander de remettre de l'ordre dans le pays, et de faire respecter le dimanche comme jour chômé pour honorer le Christ. Les visions de Martin sont d'inspiration royaliste : pour expier les fautes de la Révolution, le roi Louis XVIII doit faire reculer l'impiété grandissante et rétablir une monarchie stricte et inspirée constamment par la Foi.

Le message de Martin est relayé auprès de l'évêque de Versailles, Mgr Louis Charrier de la Roche, par le curé de Gallardon, l'abbé Laperruque. Sceptique face aux déclarations du paysan, l'évêque fait conduire Martin à l'asile de Charenton où il est examiné par les psychiatres Philippe Pinel et Antoine-Athanase Royer-Collard, qui le déclarent sain d'esprit après plusieurs jours d'internement.

Louis XVIII reçoit, cependant, Martin aux Tuileries en avril 1816. La teneur de cet entretien alimente les gazettes, par l'intermédiaire de Louis Silvy, polémiste janséniste et royaliste. D'après les contemporains, après un entretien à huis clos, le roi est apparu très ému par les déclarations de Martin qui a toujours été calme et aidé par les apparitions de l'Archange Raphaël.

Martin déclare en, 1828, qu'il a accusé le roi d'avoir voulu faire assassiner Louis XVI en forêt de Rambouillet avant la Révolution (pour obtenir plus rapidement le trône) et de n'avoir pas fait rechercher Louis XVII. Les échos de cet entretien sont réprimés par la police, et la diffusion des écrits est clandestine.

Martin devient « paysan prophète » à la fois dans les salons et dans les campagnes, où il est consulté jusqu'à sa mort par des laïcs et des ecclésiastiques. Il reconnaît Charles-Guillaume Naundorff comme étant Louis XVII en 1833. Il meurt d'une congestion en 1834. Sa famille le dit assassiné, l'autopsie demandée par celle-ci ayant pu prouver un empoisonnement.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes