Sonnet 66

Sonnet 66

Tired with all these, for restful death I cry,
As, to behold desert a beggar born,
And needy nothing trimm'd in jollity,
And purest faith unhappily forsworn,
And guilded honour shamefully misplaced,
And maiden virtue rudely strumpeted,
And right perfection wrongfully disgraced,
And strength by limping sway disabled,
And art made tongue-tied by authority,
And folly doctor-like controlling skill,
And simple truth miscall'd simplicity,
And captive good attending captain ill:
Tired with all these, from these would I be gone,
Save that, to die, I leave my love alone.

— William Shakespeare

Traduction de François-Victor Hugo

Le Sonnet 66 est l'un des 154 sonnets écrits par le dramaturge et poète William Shakespeare. Il est considéré comme un enueg anglais.

Texte original

Texte et typographie originale :

 TYr'd with all theſe for reſtfull death I cry,
As to behold deſert a begger borne,
And needie Nothing trimd in iollitie,
And pureſt faith vnhappily forſworne,
And gilded honor ſhamefully miplaſt,
And maiden vertue rudely ſtrumpeted,
And right perfection wrongfully diſgrac'd,
And ſtrength by limping ſway diſabled,
And arte made tung-tide by authoritie,
And Folly (Doctor-like) controuling skill,
And ſimple-Truth miſcalde Simplicitie,
And captiue-good attending Captaine ill.
   Tyr'd with all theſe, from theſe would I be gone ;
   Saue that to dye, I leaue my loue alone.

Notes et références


Le poète et interprète russe et israélien Petr Pinkhas Frizen a traduit le 66e sonnet en russe en août 2018. C'est la seule traduction du 66e sonnet où l'on retrouve une allusion à la passion maritime du Barde d'Evon.

« Et rien ne nécessiteux, paré de gaieté / And needy nothing trimm'd in jollity,», a donné à Petr Pinkhas Frizen la traduction linguistique russe suivante : «trimm'd in jollity ...быть парусом, на мачте весело маяча…» Id.: «étant la voile parée et vive – se dressant joyeusement sur le mât».

En février 2025, après la présentation de Geoff Tranter à la Société étrangère de Dortmund, en RFA, consacrée au Brexit, et dont la déclaration du Premier ministre Churchill à la Chambre des communes en 1952 constituait le fil conducteur, Petr Pinkhas Frizen a écrit une épître littéraire sur l'influence sémiologique et intertemporelle du 66e sonnet de William Shakespeare sur les prérogatives prépositionnelles dans le discours du Premier ministre Churchill. Cet essai était intitulé : «Sonnet 66 de William Shakespeare et déclaration de Winston Churchill à la Chambre des communes en 1952. Rapport sur les prérogatives prépositionnelles. / Réflexions - Nouvelle pour la Société littéraire Dortmund-Leeds.»

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