Raymond Marcillac

Raymond Marcillac, né à Levallois-Perret le et mort à Paris le [1] (à 90 ans), est un journaliste et présentateur de journal télévisé français.

Raymond Marcillac en 1938.

Biographie

Après une enfance passée en Aveyron, et des études secondaires à Sainte-Croix de Neuilly, il effectue ses études supérieures à Paris. Il pratique l'athlétisme au Stade français, discipline qui lui offre la possibilité de porter à cinq reprises les couleurs de la sélection française. Licencié au Stade français, il a été recordman de France scolaire du 300 mètres, champion de Paris scolaire du 400 mètres, champion de France scolaire du 400 mètres, troisième du championnat de Paris seniors de la distance (et déjà deux fois international en 1937), vice-champion de France 1938 puis champion de France du 400 m en 1939 (meilleurs temps sur 400 mètres 49 s 5/10)[2]. Il commence une carrière de journaliste à la radio.

Officier dans l'aviation, il participe à la guerre en 1939-1940, puis pendant l'occupation, il met les possibilités de déplacement de son métier au service de la résistance française. À la Libération, Maurice Schumann, l'intègre dans son équipe à la Radiodiffusion française. Il rejoint le monde de la télévision et y devient l'un des spécialistes des domaines de la politique et du sport. C'est lui qui suit l'arrivée du général de Gaulle à l'hôtel de ville de Paris le , et désormais à la R.T.F. il couvre les événements politiques jusqu'à sa nomination le , au poste de directeur des émissions sportives, premier patron du service des sports de la R.T.F.

Il y est à l'origine de la découverte de nouveaux talents, tels que Léon Zitrone, Roger Couderc, plus tard Thierry Roland. Il crée aussi l'émission Télé Dimanche en janvier 1959, ancêtre des grandes émissions dominicales en France, alliant sports et chansons, il y reçut des personnalités comme Jacques Anquetil et Raymond Kopa. L'émission comportait un télécrochet Le Jeu de la chance, il donnera leur chance à Mireille Mathieu, à Georgette Lemaire et Thierry Le Luron — 6 fois victorieux en interprétant des airs d'opérettes, et où il y fit sa première imitation politique, celle de Jacques Chaban-Delmas. La même année, il commence à présenter le journal télévisé, pour une durée de 4 ans; Raymond Marcillac joue son propre rôle de reporter de télévision dans le film Rue des prairies.

En 1960, il reçoit le Prix Henri Desgrange de l'Académie des sports.

En 1961 il lance, avec Jacques Goddet, fondateur du quotidien L'Équipe, l'émission les Coulisses de l'exploit. Ce magazine composé de reportages restera à l'antenne durant une décennie. Il est directeur de l'information de la première chaîne de l'O.R.T.F. (ancêtre de TF1) d'avril 1963 à 1965. Puis il a la charge de préparer la couverture médiatique des Jeux olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble.

Il est engagé publiquement en politique du côté gaulliste (RPF, puis UNR) et est candidat à plusieurs élections sous cette étiquette[3].

Après les événements de mai 1968, il retrouve un poste élevé à la télévision, considéré comme indéboulonnable, ainsi ce fut à la stupéfaction générale qu'il fût licencié de la télévision en 1972, sous le motif de publicité clandestine. Il se défendra toujours de ces accusations, affirmant que cela «… participait d'un règlement de comptes, car il n'y a jamais rien eu dans les dossiers ». Il s'en est expliqué dans un livre intitulé À vous, Cognacq-Jay ! les dessous de la radio et de la télévision. Il sera également l'auteur d'autres livres, dont Chronique de la télévision.

En 1981, il est directeur des programmes de Radio Montmartre à ses débuts, lors de l'éclosion des radios libres.

Présentateur de télévision

Livre

  • A vous, Cognacq-Jay! : les dessous de la radio et de la télévision, Paris, J. Grancher, (ISBN 9782733904428)

Notes et références

  1. http://tempsreel.nouvelobs.com/medias/20070417.OBS2466/raymond-marcillac-est-mort.html
  2. L'Athlétisme : organe officiel de la Fédération française d'athlétisme, 24 février 1938.
  3. [1]

Liens externes