Raymond Marcillac

Raymond Marcillac, né à Levallois-Perret le et mort à Paris le [1] (à 90 ans), est un journaliste et présentateur de journal télévisé français.

Biographie

Après une enfance passée en Aveyron, et des études secondaires à Sainte-Croix de Neuilly, il effectue ses études supérieures à Paris. Il pratique l'athlétisme au Stade français, discipline qui lui offre la possibilité de porter à cinq reprises les couleurs de la sélection française. Il a été champion de France du 400 m en 1939. Il commence une carrière de journaliste à la radio.

Officier dans l'aviation, il participe à la guerre en 1939-1940, puis pendant l'occupation, il met les possibilités de déplacement de son métier au service de la résistance française. À la Libération, Maurice Schumann, l'intègre dans son équipe à la Radiodiffusion française. Il rejoint le monde de la télévision et y devient l'un des spécialistes des domaines de la politique et du sport. C'est lui qui suit l'arrivée du général de Gaulle à l'hôtel de ville de Paris le , et désormais à la R.T.F. il couvre les événements politiques jusqu'à sa nomination le , au poste de directeur des émissions sportives, premier patron du service des sports de la R.T.F.

Il y est à l'origine de la découverte de nouveaux talents, tels que Léon Zitrone, Roger Couderc, plus tard Thierry Roland. Il crée aussi l'émission Télé Dimanche en janvier 1959, ancêtre des grandes émissions dominicales en France, alliant sports et chansons, il y reçut des personnalités comme Jacques Anquetil et Raymond Kopa. L'émission comportait un télécrochet Le Jeu de la chance, il saura donner leur chance à Mireille Mathieu, à Georgette Lemaire et à Thierry Le Luron — 6 fois victorieux en interprétant des airs d'opérettes, il y fit sa première imitation politique, celle de Jacques Chaban-Delmas. La même année, il présente le journal télévisé pendant 4 ans et Raymond Marcillac joue son propre rôle dans le film Rue des prairies.

En 1960, il obtient le Prix Henri Desgrange de l'Académie des sports.

En 1961 il lance, avec l'aide du fondateur du quotidien L'Équipe, Jacques Goddet, l'émission les Coulisses de l'exploit. Ce magazine composé de reportages restera à l'antenne pendant une décennie. Il est directeur de l'information de la première chaîne de l'O.R.T.F. (ancêtre de TF1) d'avril 1963 à 1965. Il se voit alors chargé de préparer la couverture médiatique des Jeux olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble.

Il est engagé publiquement en politique du côté gaulliste (RPF, puis UNR) et est candidat à plusieurs élections sous cette étiquette[2].

Après les événements de mai 1968, il retrouve un poste élevé à la télévision, considéré comme indéboulonnable, ainsi ce fut la stupéfaction générale lorsqu'il est licencié de la télévision en 1972, sous un obscur prétexte de publicité clandestine. Il se sera toujours défendu de ces accusations, affirmant que cela «… participa du règlement de comptes, car il n'y a jamais rien eu dans les dossiers ». Il s'en est expliqué dans un livre intitulé À vous, Cognacq-Jay ! les dessous de la radio et de la télévision. Il sera également l'auteur d'autres livres, dont Chronique de la télévision.

Il sera en 1981, le directeur des programmes de Radio Montmartre à ses débuts, lors de l'éclosion des radios libres.

Présentateur de télévision

Livre

  • A vous, Cognacq-Jay! : les dessous de la radio et de la télévision, Paris, J. Grancher, (ISBN 9782733904428)

Notes et références

Liens externes