Réunification du pouvoir hafside
Date | 1370-1488 |
---|---|
Lieu | Béjaïa, Constantine, Tripoli, Gafsa, Tozeur, Biskra, Matmata, Gabès, Nefta, Touggourt |
Issue | Victoire Hafsides |
Changements territoriaux |
![]() |
Tribus arabes indépendantes |
![]() ![]() ![]() |
inconnues |
inconnues | inconnues |
inconnues | inconnues |
La réunification du pouvoir hafside s'est déroulée durant les règnes d'Abû al-`Abbâs Ahmad al-Mustansir, d'Abû Fâris `Abd al-`Azîz al-Mutawakkil et d'Abou Amr Uthman de 1370 à 1488 et a eu pour but la réunification de l’autorité hafside sur ses anciens territoires principalement en Ifriqiya.
Contexte
À la fin du règne d'Abu Ishaq Ibrahim II en 1369, l'autorité hafside se concentre dans les villes de Constantine (Algérie), de Tunis et de Béjaïa, gouvernées par des Hafsides indépendants tandis que le sud de l'Ifriqiya est gouverné par des tribus arabes indépendantes[1],[2].
Le règne d'Abû al- abbâs
Le règne d'Abû al-`Abbâs Ahmad al-Mustansir marque le début du long processus de réunification de l’autorité hafside. Il soumet de nombreuses tribus arabes qui refusaient de reconnaître l'autorité hafside sur leurs terres et restaure notamment le prestige politique des Hafsides*[1].
Le règne d'Abu Faris
Le règne d'Abû Fâris `Abd al-`Azîz al-Mutawakkil est marqué par un changement politique majeur du Sultanat hafside de Tunis. Il supprime les impôts illégaux, privilégie les autorités religieuses comme les oulémas, adopte une attitude de tolérance envers les autres religions comme les juifs et trouve un équilibre entre les différents groupes du royaume comme les arabes, les berbères et les almohades.
Son règne est marqué par ses conquêtes territoriales ; il réunifie presque toute l'Ifriqiya, reconquiert Tozeur et Gafsa en 1400, Tripoli (Libye) en 1398, Biskra en 1402, Gabès et Matmata en 1404 puis Constantine (Algérie) et Béjaïa[1],[2],[3],[4].
Le règne d'Abou Amr Uthman
Dés la prise de pouvoir d'Abou Amr Uthman, l'autorité hafside doit faire face au retour des menaces de sécession arabe. Abou Amr Uthman doit ainsi reconquérir Nefta en 1441 et Touggourt en 1449.
Une grande famine et une épidémie de peste ravagent son autorité sur son immense territoire et affaiblissent ses richesses[1],[3].
Notes et références
- Djibril Tamsir Niane, Histoire générale de l'Afrique: L'Afrique du XIIe au XVIe siècle. IV, UNESCO, (ISBN 978-92-3-201710-9, lire en ligne)
- Bernard Lugan, Histoire de l'Afrique du Nord: Des origines à nos jours, Editions du Rocher, (ISBN 978-2-268-08535-7, lire en ligne)
- Abdallah Laroui, Histoire du Maghreb: Un essai de synthèse, FeniXX, (ISBN 978-2-402-33518-8, lire en ligne)
- ↑ Cyrille Aillet, L’ibadisme dans les sociétés de l’Islam médiéval: Modèles et interactions, Walter de Gruyter GmbH & Co KG, (ISBN 978-3-11-058439-4, lire en ligne)