Prix Jean-Jacques-Weiss
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Le prix Jean-Jacques-Weiss, de la fondation du même nom[1], est un ancien prix de l'Académie française, créé en 1910, décerné tous les deux ans par l'Académie française[2].
Principe d'attribution
Le prix remis en souvenir de Jean-Jacques Weiss (1827-1891) est attribué à un ouvrage en prose, du plus pur style classique, traitant soit de voyages, soit de littérature ou de critique littéraire ou dramatique ou théâtrale, ou encore de politique.
Liste des lauréats depuis 1915
- 1915 : Max Doumic (1863-1914), pour Le Secret de la Franc-Maçonnerie.
- 1917 : Antoine de Lévis-Mirepoix (1884-1981), pour Les campagnes ardentes.
- 1919 : Camille Mauclair (1872-1945), pour Charles Baudelaire.
- 1921 : Gustave Michaut (1870-1946), pour Histoire de la comédie romaine. Plaute[3].
- 1923 : Maurice Mutterer (1870-1958), pour Près du tombeau de Cestius.
- 1925 : Émile-Louis-Bruno Bruneau de Laborie (1871-1930), pour Du Cameroun au Caire par le désert de Libye.
- 1927 : Jean-Marie Carré (1887-1958), pour Michelet et son temps[4].
- 1929 : François de Tessan (1883-1944), pour Le Japon mort et vif.
- 1931 :
- Duc de Nemours (1905-1970), pour Madagascar et ses richesses.
- Marcel Bouchard (1898-1977), pour De l'Humanisme à l'Encyclopédie[5].
- 1933 : Léon Le Meur (1884-1970), pour La vie et l'œuvre de François Coppée.
- 1935 : Paul-Jean de L'Orza (1863-1935), pour De Marseille au Soudan français.
- 1937 :
- Roland Lebel (1893-1964), pour Les voyageurs français au Maroc[6].
- Adrienne Blanc-Péridier (1884-1965), pour La route ascendante de Maurice Barrès.
- 1939 : Jacques Arnavon (1877-1949), pour Le malade imaginaire, de Molière.
- 1943 : Jean Mauclère (1887-1951), pour Caravelles au large.
- 1945 : Jean-Laurent Gheerbrant (1882-1965)[7], pour Notre Empire, un univers, un idéal.
- 1949 : E.-M. Bornecque, pour Petite histoire économique et financière de la France, des origines à 1789.
- 1952 : Louis Salleron (1905-1992), pour Les Catholiques et le Capitalisme[8].
- 1954 :
- Catherine Bonnier de La Chapelle (1889-1974) et Alain Parménie, pour Histoire d'un éditeur P.-J. Hetzel[9].
- Cyrille Arnavon (1915-1978), pour Histoire littéraire des États-Unis.
- 1956 : Étienne Falck, pour Les portes de glace.
- 1960 : Émile Saillens (1878-1970), pour John Milton.
- 1962 : Armand Lanoux (1913-1983), pour Amours 1900.
- 1964 :
- René Nelli (1906-1982), pour L’érotique des troubadours.
- Sophie Lafitte[10], pour Tchékhov.
- 1966 :
- Georges Cattaui (1896-1974), pour Orphisme et prophétie.
- Christiane Burucoa (1909-1996), pour D'autres horribles travailleurs.
- 1970 :
- Michel Maurette (1898-1973), pour Le rêve d'écrire.
- Henriette de Chizeray-Cuny (1888-1978), pour Marie de Régnier.
- 1974 : Magdeleine Cluzel[11], pour Au fil de l'eau, autour de la Terre.
- 1976 : Michel Touchard (1953-), pour Les voyages de Bougainville.
- 1980 :
- Arnaud Chaffanjon (1929-1992), pour L'Orénoque aux deux visages.
- Jean-Yves Boulic (1943-), pour Questions sur l'essentiel.
- 1982 :
- Yves Jacob (1940-), pour Les grands moments littéraires de Normandie du XVIIIe siècle à nos jours.
- Roger Béteille (1938-), pour La France du vide.
- 1984 : Philippe de Baleine (1921-2018), pour Hôtel des Piranhas.
- 1988 : Anne Pons (1934-), pour Les sentiments irréguliers.
Notes et références
- ↑ « Décret du 13 décembre 1910 », sur Légifrance (consulté le ).
- ↑ « Prix J.-J.-Weiss », sur Académie française (consulté le ).
- ↑ [compte-rendu] Georges Lafaye, « G. Michaut. Histoire de la comédie romaine, II Plaute », Journal des savants, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, vol. 19e année, , p. 180-182 (ISSN 0021-8103, lire en ligne sur Persée, consulté le ).
- ↑ [ouvrage reçu] « Livres reçus », Annales de Bretagne, Rennes, PUR, vol. 38, no 1, , p. 210 (ISSN 2108-6443, lire en ligne sur Persée, consulté le ).
- ↑ [ouvrage reçu] « Ouvrages reçus de juillet à septembre 1930 », Bulletin de l'Association Guillaume-Budé, Paris, Les Belles Lettres, no 29, , p. 76 (ISSN 2275-5160, lire en ligne sur Persée, consulté le ).
- ↑ [compte-rendu] Sabhallah El Rhazi, « Lebel Roland, Les voyageurs français du Maroc : l'exotisme marocain dans la littérature de voyage », Horizons Maghrébins - Le droit à la mémoire (), Toulouse, Presses Universitaires du Midi, nos 7-8, , p. 139 (ISSN 2613-2702, lire en ligne sur Persée, consulté le ).
- ↑ « Jean-Laurent Gheerbrant dit Gheerbrandt Raffaelli », sur cths.fr, Comité des travaux historiques et scientifiques (consulté le ).
- ↑ [compte-rendu] Alfred Sauvy, « Salleron Louis : Les catholiques et le capitalisme », Population, Aubervilliers, Institut national d'études démographiques (INED), vol. 6e année, no 2, , p. 350 (ISSN 1957-7966, lire en ligne sur Persée, consulté le ).
- ↑ [compte-rendu] Lucien Febvre, « A. Parmenie et G. Bouvier de la Chapelle, Histoire d'un éditeur et de ses auteurs : P.-J. Hetzel », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, Paris, Éditions de l'EHESS, vol. 9e année, no 1, , p. 118-119 (ISSN 1953-8146, lire en ligne sur Persée, consulté le ).
- ↑ « Sophie Lafitte, notice d'autorité : IdRef » (consulté le ).
- ↑ « Magdeleine Cluzel », sur cths.fr, Comité des travaux historiques et scientifiques (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Lien externe