Pierre-Théodore Bienaimé

Pierre Théodore Bienaimé
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Société populaire et républicaine des arts () ()
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Œuvres principales

Pierre-Théodore Bienaimé est un architecte français, né à Amiens le , et mort à Paris le [1].

Biographie

Pierre-Théodore Bienaimé a été élève de l'Académie royale d'architecture. Il obtient le prix d'émulation pour un lazaret, le . Il est l'élève de Julien-David Le Roy quand il est choisi, le , pour le prix d'émulation pour le dessin d'une maison pour un prince. L'Académie lui accorde un prix le , sur un programme de lycée. Le , l'Académie, après avoir vu les premières esquisses, choisi dix élèves acceptés à concourir pour les grands prix : Protain, Ritter, Bergognon, Le Vasseur, François, Vilmorin, Maximilien, Dubois, Dumanet et Bienaimé. À la demande des élèves, le , l'Académie décide que la remise des dessins pour les grands prix prévue pour le est retardée le . Le , la Convention nationale décide que les grands prix ne seront pas attribués[2].

À partir de 1793, il va faire partie de la Société populaire et républicaine des arts dont il a été un des présidents.

Il a emporté un concours pour la réalisation d'une colonne monumentale en l'honneur des victoires de la France à élever dans chaque département, mais ce projet est abandonné. Un début d'exécution a eu lieu à Paris, en 1800, place Vendôme[3].

En 1797, il reconstruit la salle Favart. En 1808, il suit à Lucques Élisa Bonaparte qui lui confie quelques changements et additions à son palais. Il reconstruit presque entièrement la villa royale de Marlia qu'elle venait d'acquérir du comte Orsetti.

Devenue Grande-duchesse de Toscane en 1809, Élisa Bonaparte amène Bienaimé à Florence. Elle aurait voulu lui faire aménager les appartements du palais Pitti mais Napoléon Ier s'y est opposé.

Il est revenu à Paris en 1810. On lui confie l'étude de plusieurs projets qui sont adoptés mais non réalisés.

Après 1815, on lui confie quelques réparations aux Thermes de Julien. Il est nommé inspecteur des bâtiments civils. En 1823, il est chargé de la restauration de l'église Saint-Germain-des-Prés mais il meurt d'un anévrisme trois ans plus tard.

Élèves de Pierre-Théodore Bienaimé

  • Louis Bruns (1784-après 1823), admis en 1805[4].
  • Paul Turmeau (1772-1840), admis en 1797[5].
  • Edmond Duponchel (1804-1864), admis en 1823[6].

Publications

  • Pierre-Théodore Bienaimé, Rapport sur quelques abus introduits dans la répartition et l'exécution des travaux publics, sur la nécessité et le moyen d'y remédier, Société républicaine des arts, 28 nivôse, an 3 de la république, 15 p. (lire en ligne)
  • Pierre-Théodore Bienaimé, La vérité sur Pierre Vignon, ou Réponse à son écrit , par le rédacteur du Rapport fait au Comité d'instruction publique de la Convention nationale par la Société républicaine des arts, le 28 nivôse an III, Société républicaine des arts, (lire en ligne)

Notes et références

  1. Georges Durand, L'art de la Picardie, Pris, Fontemoing & Cieéditeurs (lire en ligne), p. 29
  2. Henry Lemonnier, Procès-verbaux de l'Académie royale d'architecture 1671-1793, t. IX 1780-1793, Paris, Librairie Armand Colin, (lire en ligne), p. 309, 320, 323, 342 , 347, 349-350
  3. « Notices historiques sur la place des Victoires et sur la place Vendôme », Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris et de l'Île-de-France, t. XV,‎ , p. 204, note 7 (lire en ligne)
  4. Agorha : Bruns, Louis
  5. Agorha : Turmeau, Paul
  6. Agorha : Duponchel, Edmond

Annexes

Bibliographie

  • Jean-Chrétien-Ferdinand Hœfer, « Bienaimé (Pierre-Théodore) », dans Nouvelle biographie générale: depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, t. 6, Paris, Firmin Didot frères éditeurs, (lire en ligne), col. 34

Liens externes