Panzergrenadier

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Panzergrenadiers autrichiens progressant devant leur blindé

Le terme Panzergrenadier Écouter (au pluriel Panzergrenadiere)[A 1] désigne, à partir de 1942, l'infanterie spéciale des divisions blindées (Panzerdivisionen) des forces armées allemandes (Heer, Waffen-SS, et Luftwaffe) chargée d'accompagner les chars de combat. Il est également employé à partir de 1943 pour désigner les anciennes divisions d'infanterie motorisée qui reçoivent un bataillon blindé et deviennent des divisions de Panzergrenadiers (Panzergrenadierdivisionen). La différence entre les deux types de division (Panzer et Panzergrenadier) s'amenuise au cours de la guerre et disparaît pratiquement en 1945.

Alors que les alliés ne déploient - au mieux - que des unités d'infanterie motorisée[A 2], l'Allemagne développe le concept d'infanterie mécanisée: dans les bataillons qui sont dotés de blindés semi-chenillés SPW[A 3], les Panzergrenadiers peuvent accompagner les chars sur presque tous les terrains et combattre à partir de leurs véhicules. Ces bataillons sont cependant peu nombreux et les Panzergrenadiers restent majoritairement équipés de camions pendant le conflit.

De nos jours, le terme est employé au sein de la Bundeswehr allemande mais aussi dans la Bundesheer autrichienne et l'Armée suisse, pour désigner l'infanterie mécanisée des bataillons de chars. Ils sont principalement équipés de véhicules de combat d'infanterie (VCI) qui sont plus lourdement armés et mieux protégés que les véhicules de transport de troupe qui équipent l'infanterie motorisée.

Wehrmacht (1935-1945)

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Borchert, Erich (Eric)
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SdKfz 251/3 de la 8e Panzerdivision, France, 1940. Heinz Guderian converse avec le général Adolf Kuntzen.

Les réflexions sur le rôle du char

Apparu pendant la Première Guerre mondiale le tank est le sujet de nombreuses études pendant l'entre-deux-guerres[A 4]. Un débat oppose notamment les partisans du char d'infanterie, utilisé comme support de cette dernière et évoluant à sa vitesse, à ceux qui pensent que - pour employer une image - ce n'est pas le char qui doit accompagner l'infanterie mais le contraire. Dans cette optique, il faut créer, au sein même des formations blindées, des unités d'infanterie (mais aussi d'artillerie et de génie[A 5]) capables de se déplacer avec les tanks sur tous les types de terrains, à la même vitesse qu'eux, et de combattre à leurs côtés, en étroite collaboration avec l'aviation. En Allemagne, cette idée est défendue par un groupe d'officiers dont le plus connu est le général Guderian[A 6]. La doctrine qu'il élaborent donnera la victoire à l'Allemagne nazie au début du conflit suivant : c'est la Blitzkrieg (guerre éclair).

Le concept du char d'infanterie reste cependant très largement appliqué par tous les belligérants tout au long du conflit[A 7]. Dans la Wehrmacht, ce rôle est principalement tenu par le canon d'assaut ou Sturmgeschütz[1],[A 8], plus facile à produire et moins coûteux.

Les divisions rapides : Panzer et Infanterie motorisée

Les divisions Panzer et leur infanterie

Chars, fantassins et véhicules blindés SPW d'une Panzerdivision progressant dans la campagne autour de Varsovie, août 1941.

Créées à partir d'octobre 1935[2], les Panzerdivisions[A 1] (en abrégé, PzDiv) sont des formations interarmes - c'est-à-dire qui associent chars, infanterie, génie[A 5] et artillerie. Leur format évolue tout au long de la guerre. Ainsi, lors des campagnes de 1939 et 1940, une division blindée compte généralement deux régiments de chars et un régiment d'infanterie[A 9].

À partir du milieu de l'année 1940, cette proportion va s'inverser. En effet dix nouvelles divisions blindées sont créées, ce qui permet de doubler leur nombre avant l'attaque de l'URSS[3]. Mais comme le nombre total de chars ne change pas, la Panzerdivision type 1941 ne comprend désormais plus qu'un seul régiment blindé tout en gagnant un régiment d'infanterie supplémentaire[4],[A 10].

Dans les panzerdivisions, les fantassins sont appelés Schützen[5] (en allemand, le mot Schütze décrit un tireur ou un simple soldat). Ils doivent pouvoir se déplacer à la même vitesse que les panzers afin de les protéger puis de préparer et d'accompagner leur engagement. Lors d'une offensive, leur mission est de "nettoyer" les poches de résistance que les chars ont contournées. Ils doivent également protéger ces derniers des petits groupes de fantassins qui essaient de se rapprocher en exploitant les angles morts pour les détruire avec des armes à courte portée (fusil antichar, grenades, charges creuses portables et autres cocktails Molotovs). Enfin dans certains cas, ils les précèdent - avec les démineurs - pour préparer le terrain ou pour détruire les armes antichars ennemies[6]. Pour cela, ils sont dotés de camions, de motocyclettes et de véhicules semi-chenillés. À partir de 1939, ils commencent à recevoir leurs premiers semi-chenillés blindés : les SPW[7],[A 3].

Les divisions d'infanterie motorisée

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Camions allemand - la Wehrmacht n'a jamais réussi à créer un parc suffisant - et homogène - de camions.

La création en 1937 des quatre premières divisions d'infanterie motorisée allemandes (Infanterie Divisionen - motorisierte abrégé en Infanterie Divisionen (mot))[8] constitue une étape importante. Ce sont des divisions d'infanterie - donc sans chars - mais elles sont dotées de leurs propres véhicules et sont donc extrêmement mobiles. Leur principale mission est d'accompagner les divisions blindées en protégeant leurs flancs et leurs arrières lorsqu'elles percent le front ennemi[A 11]. Treize autres divisions motorisées seront créées entre 1937 et 1943[9] mais, comme dans les autres armées de cette époque, la grande majorité des divisions d'infanterie allemandes ne disposent pas de leurs propres véhicules pendant le conflit[A 12],[A 13].

Au début du conflit, les divisions d'infanterie motorisée comprennent trois régiments d'infanterie. Ce nombre est réduit à deux après la campagne de Pologne pour faciliter leur emploi en les rendant moins massives[10].

Les Schnelle Truppen

Les divisions blindées et les divisions d'infanterie motorisée n'appartiennent pas à la même branche de l'armée de terre (Heer) mais elles sont connues collectivement sous l'appellation de Schnelle Truppen (littéralement forces - ou troupes - rapides). Dès 1938, Hitler donne au général Guderian la responsabilité du développement des tactiques de ces unités ainsi que de leur l'entraînement[8]. L'Allemagne crée notamment des corps d'armée blindés (même s'ils ne portent pas encore ce nom) qui associent les deux types de division[11].Les forces rapides restent cependant confrontées pendant toute la durée de la guerre au manque de camions et à la multiplication du nombre de modèles en service. La division Panzer Lehr constitue un exemple extrême car elle possède 96 modèles différents de camions au début 1944 dont 58 % produits hors du Reich ![12].

Les Panzergrenadiers dans les divisions blindées

Du Schütze au Panzergrenadier

En 1942, Hitler décide que tous les fantassins allemands seront dorénavant appelés grenadiers, en hommage à l'armée du roi prussien Frédéric II[13]. En conséquence, les Schützen des régiments d'infanterie des divisions Panzer sont renommés Panzergrenadiers en juillet 1942[14],[A 14].

Dans les divisions d'infanterie motorisée, les régiments d'infanterie (Infanterie Regimenter (mot.)) sont simplement renommés régiments de grenadiers motorisés (Grenadier Regimenter (Mot.)), nom qu'ils conserveront jusqu'à la fin de 1944[15].

Des Schnelle Truppen aux Panzer Truppen

En mars 1943, Hitler rappelle le général Guderian, qui avait été relevé de son commandement à la suite de l'échec de l'offensive sur Moscou en décembre 1941 et lui confie le poste d'Inspecteur général de l'arme blindée (Panzerwaffe). À ce poste, il en supervise l'organisation et il tente d'en rationaliser la production et l'emploi[2],[A 15]. À partir du mois d'avril, le terme Schnelle Truppen est remplacé par celui de Panzer Truppen[16],[17].

Ces formations, qui avaient joué un rôle essentiel dans la Blitzkrieg, conservent une importance majeure pendant toute la deuxième partie de la guerre comme réserves mobiles déplacées tout au long des fronts lorsqu'une crise surgit. Les divisions blindées de la Waffen SS, comme la division Großdeutschland de l'armée sont d'ailleurs rapidement surnommées les "pompiers du IIIe Reich"[18],[19].

Uniforme, armement, équipement et tactiques des Panzergrenadiers

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Véhicule semi-chenillé SdKfz 251 (SPW) utilisé par les Panzergrenadiers.
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Le camion est le véhicule principal de l'infanterie motorisée puis des Panzergrenadiers. Ici un Opel Blitz

Dans la Wehrmacht, chaque Arme (infanterie, cavalerie, blindés, artillerie etc.) est identifiée par sa couleur (Waffenfarbe), qui apparaît notamment sur le passepoil des pattes d'épaule de ses uniformes. Pour les Panzergrenadiers c'est le "vert-prairie" (wiesengrün). Cependant, pour des raisons de tradition, certaines de leurs unités ont conservé le rose de l'arme blindée, le blanc de l'infanterie ou le jaune de la cavalerie jusqu'à la fin de la guerre[20].

Les Panzergrenadiers sont mieux dotés en armement que l'infanterie conventionnelle, avec notamment deux mitrailleuses MG34 ou MG42 pour chaque groupe, au lieu d'une seule dans le reste de l'infanterie[21],[A 16].

Ils sont également mieux dotés en équipements de communication, ce qui leur permet d'exploiter pleinement leur mobilité et leur rapidité - et de coordonner leur action avec les autres armes et avec l'aviation[22].

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SPW (Sd.Kfz. 251) de commandement avec antennes radio
Canon d'infanterie automoteur Grille Ausf. H

Le moyen de transport principal des Panzergrenadiers est le camion, qui équipe la grande majorité des unités. En effet, alors que le terme de Panzergrenadier est généralement associé à l'image classique de soldats sautant de leur semi-chenillé SPW[A 3], ce véhicule, entré en service en 1939, n'équipe au début qu'une ou deux compagnies (sur quatre ou cinq) dans les rares bataillons qui en disposent. Par la suite, la Wehrmacht choisit de les concentrer dans des bataillons mécanisés (gepanzerte - littéralement cuirassés) mais, comme leur production est insuffisante, elle ne pourra généralement en équiper qu'un seul dans chaque Panzerdivision[23],[A 17]. Les trois autres bataillons, dotés de camions, sont qualifiés de motorisierte (motorisés). Le pourcentage de bataillons mécanisés augmente légèrement pendant la guerre mais reste faible. Ainsi, en 1945, sur environ 220 bataillons de Panzergrenadiers, moins d'une quarantaine - soit moins de 20 % du total - sont dotés de SPW[24].

Les SPW peuvent accompagner les chars sur presque tous les terrains. Ils sont dotés d'un blindage léger (8 à 15 mm) et sont armés d'une mitrailleuses (les fantassins embarqués en mettent en œuvre deux de plus). Le Panzergrenadier reste le plus possible dans son véhicule pour profiter de sa mobilité et de sa protection[25]. Cependant, il débarque pour combattre lorsque l'ennemi est proche[A 18]. Le bataillon qui en est équipé dispose, en plus de ses véhicules de transport de troupe SdKfz 251/1, de nombreuses variantes spécialisées, équipée de canons, de mortiers, de lance-roquettes et de lance-flammes[26],[A 19], ce qui lui confère une puissance de feu considérable. Enfin, chacun des deux régiments de Panzergrenadier d'une division blindée possède également une compagnie dotée d'une demi-douzaine de canons d'infanterie automoteurs de 150 mm 15 cm sIG 33 (Sf), surnommés "Grille" (grillon - prononcé "grileu")[A 20]. Ces pièces qui, comme leur nom l'indique, appartiennent aux régiments d'infanterie, complètent l'action des canons - automoteurs (Hummel ou Wespe) ou tractés - du régiment d'artillerie de la division.

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Panzer III et SPW d'un Panzergruppe en Russie
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Vue d'artiste d'un prototype de Kätzchen Auto Union

L'essieu non-moteur à l'avant du SPW dégrade ses performances en tout-terrain et constitue de plus un point faible[27]. Dès la fin de 1942, l'étude d'un véhicule entièrement chenillé est engagée. Elle débouche sur des contrats préliminaires attribués à Auto-Union et à Böhmisch-Mährische Maschinenfabrik (BMM) qui livrent des prototypes en 1943 sous le nom de code de Kätzchen (chaton). Des essais seront conduits au début de 1944 mais ne déboucheront pas sur une production de série[28],[A 21].

Au combat, la division blindée constitue généralement un Kampfgruppe blindé - appelé parfois Panzergruppe[A 22] regroupant chars (ou canons d'assaut), semi-chenillés SPW et canons automoteurs. C'est une structure semi-permanente qui forme le fer de lance de la division lors d'une offensive ou une contre-offensive[29]. Quant aux Panzergrenadiers des bataillons dotés de camions, ils débarquent à bonne distance de la ligne de feu et, s'ils montent parfois sur les blindés pour ne pas être distancés lors des déplacements, ils sont alors exposés et donc vulnérables. Au début de la guerre, certaines divisions interdisent d'ailleurs expressément cette pratique parce qu'elle occasionne des pertes si l'infanterie débarque trop tard mais par la suite, le manque de véhicules - et d'essence - la rendra plus fréquente[30]. Lors de l'assaut, dans la mesure du possible, ils progressent à pied derrière les blindés pour profiter de leur protection[31].

Le tableau ci-dessous compare une compagnie de Panzergrenadiers dans un bataillon mécanisé (sur SPW) et dans un bataillon motorisé (doté de camions) d'une Panzerdivision en 1943. Pour mémoire, en 1943 et 1944, un bataillon de Panzergrenadiers est composé de trois compagnies d'infanterie identiques à celle représentée dans le tableau et d'une compagnie "lourde" équipée d'armes d'appui supplémentaires (mitrailleuses lourdes, canons, mortiers etc.).

SdKfz 251/10 avec canon de 37 mm (au centre).
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SdKfz 151/16 équipé de lance-flamme
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SdKfz 251 équipé de lance-roquettes
Compagnie de Panzergrenadiers de l'armée de terre (Heer)
Comparaison entre compagnies motorisée (camion) et mécanisée (SPW) - 1943
Compagnie mot.
1943[32]
Compagnie méca.
(SPW) 1943[33]
Commentaires
Véhicules
Kubelwagen 13 1 équivalent de la jeep
moto 350 cm3 3
moto 350 cm3 avec side car 2 2
Kettenkrad 4 moto-chenille
camion 2 tonnes[A 23] 12 transport de personnel
camion 3 tonnes[A 23] 2 logistique
SdKfz 251/3 (radio) 1 commandement
SdKfz 251/17 canon Flak 20 mm 4 DCA
SdKfz 251/1 personnel 9 3 véhicules par section
SdKfz 251/10 canon 37 mm 1
SdKfz 251/2 Mortier 80 mm 2
SdKfz 251/9 canon 75 mm court 2
Total SdKfz 251 19
Armement
Panzerschreck[A 24] 88 mm 13 13 Lance-roquette antichar portable
Mortiers 80 mm 2 2
mitrailleuses légères de groupe 18[A 25] 18 mitrailleuses des fantassins débarqués
mitrailleuses légères de véhicules 17 mitrailleuses fixes sur les SPW
mitrailleuses lourdes (sMG) 4 4 mitrailleuses lourdes
Total mitrailleuses[A 26] 22 39
Personnel
Officiers 3 3
Sous-officiers 44 52
Soldats 178 165
Effectif total 225 220

À noter la création à partir de la mi-1944 d'une douzaine de Panzer-Brigades composées pour la plupart d'entre elles d'un bataillon de chars et d'un bataillon mécanisé de Panzergrenadiers sur SPW (mais sans artillerie)[A 27]. Ces unités, créées principalement pour se substituer à des formations anéanties et boucher des trous dans le dispositif allemand, ne rencontrent pas le succès. La plupart sont absorbées dans des divisions de Panzers ou de Panzergrenadiers et elles ont disparu à la fin de l'année[34],[35].

Les divisions de Panzergrenadiers

Création

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Panzergrenadiers sur le front de l'Est

Les divisions d'infanterie motorisée ne disposent pas de chars car elles ont été conçues pour opérer en appui des Panzerdivisions lors des percées. Cependant, le manque de chars est un handicap lorsqu'elles sont engagées séparément. Dès l'année 1942, plusieurs d'entre elles obtiennent - sans changement d'appellation - un bataillon doté d'une cinquantaine de chars Panzer II, III et IV[A 28]. La Waffen-SS obtient également des chars pour les siennes à la fin de 1942 mais elle les rebaptise. Lorsque les trois premières d'entre elles, la Leibstandarte, la Das Reich et la Totenkopf - qui ont subi de lourdes pertes - sont retirées du front de l'Est pour être reconstituées, elles sont renommées Panzergrenadier-Divisionen (PzGrD en abrégé)[36] et dotées d'un bataillon de chars (qui, dans ces trois unités, est remplacé presque immédiatement par un régiment à 2 bataillons) avant leur retour au front en février 1943. En tout, la SS crée une douzaine de divisions de Panzergrenadiers pendant la guerre. Sept d'entre-elles, qui comportent un régiment complet de chars au lieu d'un simple bataillon, sont en fait des Panzerdivisions et sont renommées comme telles en octobre 1943[37].

À partir de mai 1943, les divisions d'infanterie motorisée de l'armée de Terre sont également rebaptisées et deviennent elles aussi des Panzergrenadier-Divisionen[38]. Celles qui n'en disposaient pas encore sont alors dotées d'un bataillon de chars.

Cependant, du fait d'un manque chronique de chars, dans la plupart d'entre elles, ce bataillon est remplacé par une détachement (Abteilung)[A 29] appelé Panzer-Sturmgeschütz-Abteilung[39] normalement équipé de 45 canons d'assaut[A 8] de type Sturmgeschütz III ou IV.

Comparaison entre divisions de Panzers et de Panzergrenadiers

Les deux types de division sont comparables sur le plan des effectifs : en moyenne environ 13 000 à 14 000 soldats pour celles de l'armée - avec d'importantes différences d'une unité à l'autre[A 30] et des effectifs généralement supérieurs pour les Panzerdivisions de la SS qui peuvent atteindre 20 000 hommes pour les plus importantes d'entre elles[A 31]. Les divisions de Panzergrenadiers, avec moins de blindés et plus d'infanterie, sont mieux adaptées aux situations défensives[40],[29] mais, comme indiqué ci-dessous, ces différences s'amenuisent au cours du conflit pour pratiquement disparaître en 1945.

La différence principale concerne en effet les pourcentages respectifs de blindés et d'infanterie : une Panzergrenadier-Division comprend un seul bataillon blindé (soit environ 50 chars ou canons d'assaut[A 8]) et six bataillons d'infanterie répartis dans deux régiments de Grenadiers motorisés[A 32] à trois bataillons chacun, tandis qu'une Panzerdivision comprend normalement deux bataillons de chars (un régiment soit environ 165 chars[A 33]) et quatre bataillons d'infanterie (soit deux régiments de Panzergrenadiers mais cette fois à deux bataillons chacun[A 34]).

Par ailleurs, on trouve en général d'avantage d'engins automoteurs (obusiers, canons de DCA ou de lutte anti-char etc.) dans les divisions Panzer que dans celles de Panzergrenadiers qui sont généralement équipées de systèmes tractés.

De même, les SPW (SdKfz 251) équipent surtout les régiments de Panzergrenadiers des divisions blindées. Dans les divisions de Panzergrenadiers, à de rares exceptions près[A 35] les six bataillons sont tous portés sur camions[41],[42]. Enfin, seules quelques rares divisions de Panzergrenadiers sont dotées de semi-chenillés SdKfz 250 dans leurs bataillons de reconnaissance ou du génie[A 5] alors que ce blindé équipe régulièrement ces mêmes bataillons au sein des panzerdivisions.

Un Sturmgeschütz III et un SPW SdKfz 251.
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canon automoteur de 105 mm "Wespe" équipant les Panzerdivisions
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canon tracté de 105 mm
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colonne de Panzergrenadiers en camions sur le Front de l'Est.
Comparaison entre Panzer-division et Panzergrenadier-division
de l'armée de terre (Heer) - 1944
Synthèse des règlements publiées le 1er août 1944
Les effectifs réels étaient souvent très inférieurs
Panzer-division 1944[43] Panzergrenadier-division 1944[44]
1 Régiment blindé à 2 bataillons[A 33]
- 1 bataillon Panther
- 1 bataillon Panzer IV
(théoriquement 165 chars
en pratique une soixantaine)[45]
1 bataillon de canons d'assaut
(45 Sturmgeschütz)[A 36]
2 Régiments de Panzergrenadiers
à 2 bataillons
- 1 bataillon mécanisé (SPW)
- 3 bataillons motorisés (camions)
12 canons automoteurs de 150 mm
2 Régiments de Grenadiers motorisés
à 3 bataillons[A 32]
- 6 bataillons motorisés
(camions)
8 canons de 150 mm (tractés)
1 Régiment d'artillerie
1 bataillon automoteur
2 bataillons tractés
1 Régiment d'artillerie
3 bataillons
tractés
1 Bataillon de reconnaissance
motos, side-cars et véhicules divers
dont semi-chenillés SdKfz 250
1 Bataillon de reconnaissance
motos, side-cars et véhicules divers
1 Bataillon du génie
motos, side-cars et véhicules divers
dont semi-chenillés SdKfz 250 et 251
1 Bataillon du génie
motos, side-cars et véhicules divers
1 Bataillon anti-char
3 compagnies sur Sturmgeschütz
1 Bataillon anti-char
2 compagnies sur Sturmgeschütz
1 compagnie de canons tractés (75 mm)
1 Bataillon de DCA 1 Bataillon de DCA
Unités de transmission, de logistique, Unité médicale, feldgendarmerie, poste

Le tableau ci-dessus compare les formats réglementaires - et donc théoriques - de ces divisions mais il existe de grandes variations entre unités de même type, et notamment pour celles qui ont été reconstituées après anéantissement[A 37].

En pratique, les effectifs réels sont souvent très inférieurs aux tableaux publiés car la Wehrmacht subit des pertes élevées et - plus encore que les armées alliées - elle peine à les compenser. En effet son industrie et son système de gestion des remplacements n'y parviennent plus, bien que les tableaux d'effectifs théoriques des unités soient modifiés à de nombreuses reprises[A 38]. Elle a d'ailleurs fréquemment recours à des groupes de combat (Kampfgruppen) temporaires, d'une part par besoin de flexibilité (leur raison d'être) mais aussi pour reconstituer localement une capacité de combat à partir d'unités très affaiblies ou même anéanties[46].

La fin de la guerre : la Panzer-division 1945

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Des panzergrenadiers dans la région d’Aix-la-Chapelle en 1944.

En 1945, du fait des pertes élevées subies par l'Allemagne, la distinction entre Panzerdivision et Panzergrenadierdivision n'existe plus vraiment et un nouveau format commun est adopté officiellement pour les deux types d'unité le 25 mars[47]. Forte seulement de 11 400 hommes[48], la Panzerdivision type 1945 n'aligne plus qu'une cinquantaine de blindés et une petite centaine de semi-chenillés SPW - au lieu de respectivement 165 et 288 dans la division type 1944[49]. En effet, le régiment blindé à deux bataillons de chars est remplacé par un régiment mixte (gemischte) de format réduit avec un bataillon de chars et un bataillon de Panzergrenadiers sur semi-chenillés SPW (on retrouve le concept de Panzergruppe mais cette fois dans une structure permanente[50]). La division comporte également un[A 39] ou deux régiments de panzergrenadiers, théoriquement motorisés mais, en pratique, souvent dépourvus de moyens de transport (ou même parfois équipés de bicyclettes...)[51] et un régiment d'artillerie, ainsi que les unités d'appui habituelles. Intervenu dans les derniers mois de la guerre, ce changement n'a été que très partiellement mis en œuvre[52].

Liste des divisions de Panzergrenadiers

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Sd kfz 250 de la Panzergrenadierdivision Großdeutschland en mission d'observation à Okhtyrka en Ukraine.
Dans l'armée de terre (Heer)

Sauf mention contraire, la plupart de ces divisions de Panzergrenadiers ont été formées à partir de mai 1943 par transformation des divisions motorisées correspondantes ou par reconstitution de divisions anéanties en Tunisie (15e et 90e) ou à Stalingrad (3e, 29e et 60e)[A 40]. Par la suite, certaines d'entre elles ont été anéanties et reconstituées (10e, 18e, 25e, Feldherrnhalle), parfois à plusieurs reprises.

On peut diviser ces unités en deux groupes :

1- Les anciennes divisions d'infanterie motorisée, dont certaines (3e, 16e, 29e, 60e et Großdeutschland) sont déjà dotées d'un bataillon de char dès 1942[53].

2- Les divisions créées fin 1944/début 1945. Souvent identifiées comme des Panzerdivisions, elles ont en fait rarement atteint l'effectif d'une division complète et leur durée d'existence n'est que de quelques mois.

Dans la Luftwaffe
Dans la Waffen-SS

Toutes les divisions SS ont été numérotées en octobre 1943. Avant cette date, elles n'étaient identifiées que par leur nom. Par exemple, la SS Panzergrenadier-division Polizei est devenue la 4. SS Panzergrenadier-Division Polizei.

Celles qui portent l'appellation de volontaire (Freiwilligen) étaient constituées majoritairement de soldats provenant de communautés germaniques (Volksdeutsche) mais qui n'étaient pas citoyens du Reich (c'est-à-dire allemands ou autrichiens)[60].

Toutes ces unités - comme de nombreuses unités de la Wehrmacht d'ailleurs - ont commis des crimes de guerre (exécution de prisonniers, de partisans et de civils.). De plus, certaines d'entre elles ont participé à des exécutions massives de "partisans suspectés" ou de juifs à l'arrière des lignes. C'est notamment le cas de la 1re Brigade d'infanterie motorisée (1.SS-Infanterie-Brigade(mot)) qui a ensuite été intégrée dans la 18e division (Horst Wessel)[61].

Elles forment deux groupes distincts :

1- Sept divisions de Panzergrenadiers qui, bien que portant ce titre, étaient en fait des Panzerdivisions (avec deux bataillons de chars et des moyens supplémentaires) et ont été renommées comme telles en octobre 1943.

2- Six (en fait seulement cinq) divisions de Panzergrenadiers qui ont conservé cette appellation jusqu'à la fin de la guerre.

De l'après-guerre au XXIe siècle

Les différents concepts de char (char moyen, char lourd, char de rupture, char d'infanterie ou de cavalerie etc.) fusionnent après la guerre sous l'appellation de Char de bataille principal (Main Battle Tank)[63]. L'infanterie mécanisée suit une progression parallèle en se dotant de véhicules sophistiqués - mieux armés mais plus coûteux[64] - qui lui permettent de suivre les chars et de combattre avec eux : ce sont les véhicules de combat d'infanterie (VCI).

Durant l'après-guerre et la guerre froide, L'Allemagne, l'Autriche et la Suisse dotent leurs armées d'unités de Panzergrenadiers.

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Structure de la « Heer », l'armée allemande en 2020.

Allemagne (Heer (Bundeswehr))

Insigne de béret Panzergrenadier. Troupe de la Bundeswehr. Fond: couleur du béret.
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Patte d'épaule et col  d'uniforme des troupes d'élite mécanisée.
Budget de la défense 2019

En 2019, (Wehrbeauftragter des deutschen Bundestages) le budget de la défense avoisine les 43,2 milliards d'euros. La part du budget de la défense dans le budget fédéral en 2019 est de 12,1%. Des mesures d'investissement sont prévues pour environ 9,9 milliards d'euros[65]'[A 41]'[66].

Organigramme 2020

Selon leur taille et le rôle, les brigades peuvent être commandées soit par un Brigadegeneral ou un colonel. Contrairement à d'autres armées européennes, telles celles des Pays-Bas voisins ou de la France, les régiments n'ont pas une forme commune d'organisation et sont donc rares dans l'Armée allemande. Les bataillons sont directement subordonnés aux brigades ou divisions de troupes divisionnaires.

    • 13. Panzergrenadierdivision à Leipzig
    • Panzergrenadierbrigade 37 « État libre de Sax » à Frankenberg
    • Panzergrenadierbrigade 41 « Poméranie occidentale » à Neubrandenbourg

À la suite de la réorganisation de la Heer à partir de 2002, le nombre de bataillons de Panzergrenadiers a été réduit. Une brigade blindée de la Eingreifkräfte (forces d'intervention) comprendra un bataillon de Panzergrenadier, tandis que les Brigades mécanisées de la Stabilisierungskräfte (forces de stabilisation) comprennent deux bataillons de Panzergrenadiers.

Un bataillon de Panzergrenadiers type est constituée d'un état-major, de trois compagnies de combat, et d'une compagnie d'entraînement. À partir de la réorganisation de 2002, l'armée allemande a huit bataillons actifs de Panzergrenadiers en service :

  • Bataillons de Eingreifkräfte (forces d'intervention):
  • Bataillons de Stabilisierungskräfte (forces de stabilisation) :
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 112, (Regen), Panzerbrigade 12
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 122, (Oberviechtach), Panzerbrigade 12[68]
    • Panzergrenadierbataillon 391, (Bad Salzungen), Panzergrenadierbrigade 37
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 371, (Marienberg), Panzergrenadierbrigade 37
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 401, (Hagenow), Panzergrenadierbrigade 41
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 411, (Viereck), Panzergrenadierbrigade 41
  • De plus, en 2008, deux bataillons de Panzergrenadier inactifs seront reformés:
    • Internes Verbandsabzeichen Panzergrenadierbataillon 908, (Viereck), Panzergrenadierbrigade 41, avec comme unité de logistique et de maintenance : Panzergrenadierbataillon 411
    • Panzergrenadierbataillon 909, (Marienberg), Panzergrenadierbrigade 37, avec comme unité de logistique et de maintenance : Panzergrenadierbataillon 371
Matériels

Autriche

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Le blason au-dessus de l'entrée de l'Académie militaire thérésienne à Wiener Neustadt, en Autriche.

La Bundesheer (Österreichisches Bundesheer) comporte deux bataillons de Panzergrenadiers.

La 4e brigade de panzergrenadiers forme la brigade lourde de l'armée fédérale[72]. Dans la fédération, les forces mécanisées de l'armée fédérale sont résumées. L'association de la brigade est destinée aux opérations robustes locales et à l'étranger et est cruciale pour la préservation de la capacité dans la défense militaire conventionnelle.

Le brigadier Siegward Schier , nouveau commandant de la 4e brigade Panzer Grenadier, le , la cérémonie de passation du commandement du colonel de l'état-major général Stefan Fuchs au brigadier-capitaine Siegward Schier a eu lieu à la base aérienne de Vogler à Hörsching, près du District de Linz-Land[73].

4e Brigade Panzer Grenadier[74]
  • Panzer Grenadier Bataillon 13[75]
  • Panzer Grenadier Bataillon 35[76]

Suisse

Grenadiers de l'armée suisse devant un Mowag Piranha.

Les grenadiers de chars sont des unités militaires d'infanterie blindée mécanisée incorporées dans des troupes blindées ; ce corps est l'infanterie des troupes blindées de l'armée suisse. Leur formation comprend une instruction adaptée à leur fonction au sein des troupes blindées en plus de leur formation d'infanterie[77].

Les missions qui leur sont attribuées comprennent la défense des blindés, le nettoyage de poches de résistance, la fixation ou cassure d'un front, l'infiltration/exfiltration et les combats urbains. Un accent particulier lors de l'entraînement est mis sur la lutte antichar, le combat urbain et le combat à mains nues et avec armes tranchantes.

Brigade mécanisée 1 () / ex-brigade Panzer 11)[78]

Le Brigadier Serge Pignat[79]'[80]. Est responsable de l’état de préparation de base de ses états-majors et de ses forces et relève du commandant des forces terrestres[81]. Le commandant de la brigade mécanisée 1 est chargé de former sa brigade à la planification et à la réalisation d’opérations de défense contre les attaques militaires et aux opérations de soutien aux affaires civiles en Suisse[82].

Brigade mécanisée 4 ()[83]

Le Brigadier A. Kohli[84]. Commandant de la brigade mécanisée 4, est une formation qui se compose essentiellement de militaires germanophones.

Brigade mécanisée 11  ()

Le Brigadier Gregor Metzler[85], est le commandant de la brigade mécanisée 11. L'unité mécanisée comprend environ 6 000 soldats, sous-officiers et officiers.

Avec les chars de combat Leopard 2, les grenadiers de chars sont les troupes d'assaut des troupes blindée de l'armée suisse. Il s'agit de formations de choc et d'attaque ayant pour but de percer le front ennemi.

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Chars de grenadier 2000 du Mechanisierte Brigade 11  janvier 2018.

Ils opèrent en tête des formations mécanisées aussi bien sur un terrain découvert qu'en milieu urbain afin de faciliter le passage des troupes blindées. Équipés de lance-roquettes Panzerfaust 3, les grenadiers de chars peuvent détruire les unités blindées ennemies. Les autres armes sont le SIG-550, le lance-grenades additionnel (LGA), les TIFLU (tireur au fusil d'assaut à lunette) et les LMG 05 (FN Minimi). Comme l'indique leur nom, les grenadiers de chars se déplacent en véhicule de combat d'infanterie. Il s'agit, depuis les années 2000, du Combat Vehicle 90 (CV9030), appelé localement char gren 2000 ou Spz 2000, qui donne une bonne mobilité tactique en zone confinée et permet un déploiement rapide des grenadiers directement à l'emplacement de la mission.

La version grenadier de ce véhicule transporte 11 hommes (1 conducteur, 1 pointeur-tireur, 1 commandant de char et 8 grenadiers embarqués). Les trois premières fonctions sont accomplies par des militaires formés au maniement du Char gren 2000, les "équipages" ou "besatze", tandis que les 8 militaires débarqués sont des unités d'infanterie, les "combats" ou encore "débarqués". Cette séparation dans les fonctions s'effectuent déjà lors du 4recrutement et les deux unités ne travaillent ensemble qu'à partir de la fin de leur école de recrue et essentiellement durant les cours de répétition.

Notes et références

Notes

  1. a et b Note sur l'orthographe. En allemand, le pluriel de Panzergrenadier est Panzergrenadiere ; de même celui de Panzerdivision est Panzerdivisionen et celui de Regiment est Regimenter. Dans cette article, l'orthographe francisée avec un s (des panzergrenadiers, des panzerdivisions...) est également utilisée. Par ailleurs, pour les mots composés comme Panzer-Division ou Panzer-Grenadier-Division, que l'on trouve dans les documents allemands de l'époque, Panzerdivision ou Panzergrenadier-division sont également utilisés.
  2. L'Armée rouge ne dispose pas d'unités d'infanterie motorisée ; les fantassins sont transportés par les chars. Pour les Américains, S. Zaloga relève que le combat embarqué (caractéristique de l'infanterie mécanisée moderne) n'est pas préconisé dans l'armée américaine de l'époque qui n'utilise ses half-track que vous acheminer les soldats - Panzergrenadier versus US Armored Infantryman, Osprey Publishing Ltd, coll. « Combat », 2017 p. 24
  3. a b et c SPW, prononcé en allemand S,P,V, est le diminutif de mSPW qui signifie mittlere Shützenpanzerwagen ou véhicule blindé pour l'infanterie - moyen. Son autre appellation MTW (pour Mannschaftstransportwagen - véhicule de transport de troupes) est moins usitée. Sa référence technique complète, Sd.Kfz. 251 signifie SonderKraftFahrzeug (véhicule spécial) modèle 251. Il existe aussi un véhicule plus petit, le Sd.Kfz. 250 "le SPW", (le pour leichter - léger). ce dernier, apparu en 1941, sert principalement comme véhicule de commandement ou de reconnaissance.
  4. Les auteurs les plus connus sont les Britanniques John Fuller et Basil Liddell Hart, les Français Jean-Baptiste Estienne et Charles de Gaulle, et le Soviétique Mikhaïl Toukhatchevski - Source Thomas, 2017 - p. 4-5. Voir également Hughes & Mann, 2018 - p. 13-15
  5. a b et c Il s'agit du génie "de combat" ou "d'assaut", constitué de sapeurs (en allemand Pioneer)s dont la mission est de permettre ou faciliter le mouvement des forces amies et d'interdire ou géner celui des forces ennemies. Elle comprend la mise en place - sous le feu ennemi - de dispositifs de franchissement (ponts, routes et corridors protégés) ou d'obstacles (défenses diverses, mines) et la destruction ou la neutralisation de ceux de l'ennemi
  6. Il faut également citer le général Lutz, son chef, qui joue un rôle essentiel avant d'être écarté par Hitler en février 1948 - Source Thomas, 2017 - p. 5
  7. Par exemple, les divisions d'infanterie de l'armée américaine sont presque systématiquement renforcées par des bataillons indépendants de chars et de chasseurs de chars. L'Armée rouge déploie de régiments autonomes de chars ou de canons d'assaut pour renforcer son infanterie.
  8. a b et c Le canon d'assaut est un canon automoteur blindé destiné à accompagner l'infanterie pour lui fournir un appui rapproché. Construit sur un châssis de char mais sans tourelle il est moins coûteux à produire que ce dernier et souvent moins vulnérable grâce à sa silhouette basse. Son arme principale est placée dans une casemate fixe, avec un débattement horizontal limité, qui oblige le conducteur a orienter le véhicule vers la menace. Le modèle le plus fabriqué est le Sturmgeschütz III. À partir de 1942, il est doté d'un canon long à haute vitesse initiale qui en fait un redoutable chasseur de chars.
  9. C'est une moyenne, en fait pratiquement chaque division est différente des autres mais la majeure partie d'entre elles est organisée suivant ce modèle ou s'en rapproche
  10. Le ratio infanterie/chars évolue dans toutes les armées pendant la guerre. Dès 1943, l'armée US ressent le besoin d'augmenter le nombre de fantassins dans ses divisions blindées et ajuste le nombre de bataillons en conséquence (voir notamment S. Zaloga, Panzergrenadier versus US Armored Infantryman, 2017, p. 13-16. L'armée soviétique cherchera également le bon équilibre entre infanterie et blindés mais sera constamment pénalisée par le manque de véhicules capables d'accompagner ses chars
  11. Lors d'une percée, une formation blindée (division ou corps) peut se déplacer de plusieurs dizaines de kilomètres par jour, avec une consommation très élevée de munitions et de carburant. Il est donc essentiel de protéger ses arrières et ses lignes d'approvisionnement sous peine de la réduire à l'impuissance - ou même de la voir encerclée.
  12. Même l'armée américaine, malgré ses moyens immenses, revient en arrière après avoir créé ses premières divisions d'infanterie motorisée et les reconvertit en divisions d'infanterie traditionnelle car ces dernières consomment moins de ressources et surtout moins de place à bord des navires lors des déploiements outremer ref: Gordon L Rottman Word War II US Armored Infantry Tactics Osprey Publishing Ltd, 2009 p. 6-7
  13. Les armées alliées disposent de flottes importantes de camions, grâce à la production américaine mais paradoxalement, la Wehrmacht - dont l'image est associée à la Blitzkrieg - reste largement dépendante de la traction hippomobile pour les bagages et les canons de ses divisions d'infanterie traditionnelles (non motorisées) pendant toute la guerre
  14. Au sein de chaque Panzerdivision, la brigade regroupant les deux régiments d'infanterie devient une Panzergrenadier-Brigade mais cet échelon intermédiaire est progressivement supprimé entre la fin 1942 et la mi-1943. Ref : Thomas, 2017 - p. 15
  15. Guderian, qui après avoir été un des théoriciens de la Blitzkrieg, a commandé des formations blindées en Pologne, en France puis en URSS avant d'être remercié, obtient d'être directement subordonné à Hitler, contrairement aux inspecteurs généraux des autres Armes. Source H. Guderian - Souvenirs d'un Soldat - Tempus (Perrin), 1950 - (ISBN 978-2-262-08671-8) p. 397 et suivantes de l'édition numérique
  16. Le groupe est la cellule élémentaire, composée d'une douzaine d'hommes. Dans l'infanterie traditionnelle (non motorisée), il est articulé autour d'une mitrailleuse et de ses servants. Chez les Panzergrenadiers, le groupe, de taille identique, occupe un véhicule (camion ou SPW). Il est divisé en deux équipes de tir disposant chacune d'une mitrailleuse
  17. Il y a des exceptions, certaines divisions possèdent une ou deux compagnies mécanisées supplémentaires - voire un deuxième bataillon mécanisé. Enfin, dans une seule d'entre elles, la Panzer-Lehr, les quatre bataillons sont mécanisés - Source Thomas 2017 p. 16, 18
  18. Les SPW sont faiblement blindés : leur efficacité - et leur survie - dépend aussi de leur maintien en mouvement (ref. Hughes & Mann, 2018 - p. 28, 46). Dans certains cas (bocage normand, combat urbain), les SPW sont tout simplement parqués à distance et les Panzergrenadiers combattent à pied ou montent sur les tanks (ref. Zaloga, 2017 p. 38)
  19. En tout, une vingtaine de versions différentes du SPW sont développées pendant le conflit, parmi lesquelles on trouve des véhicules de commandement dotés de moyens de communication, des véhicules porteurs de canons de DCA, des tracteurs d'artillerie ou encore les modèles destinés au génie. Le châssis du véhicule lui-même connait quatre évolutions principales (versions A à D) Ref Hughes & Mann, 2018 - p. 82-895
  20. Les divisions d'infanterie ou de Panzergrenadiers sont également équipées de canons mais ces derniers sont tractés et donc beaucoup moins mobiles et donc moins faciles à mettre en œuvre. Sources : Thomas, 2017, p. 49,56 ou Anderson 2021, p. 213-218
  21. Les alliés anglo-saxons mettront en service différentes versions de transport de troupes entièrement chenillés basés sur des châssis de blindés. Le plus connu est le Kangaroo (Kangourou). Toutefois, ces véhicules semblent avoir été cantonnés au rôle de transport de troupe
  22. Le terme "Panzergruppe" apparaît notamment dans les ouvrages de George Nipe relatifs aux unités de la SS (voir références ci-dessous). Il avait déjà été utilisé pendant la campagne de France et au début de l'opération Barbarossa pour décrire les grandes formations qui sont par la suite devenues des armées blindées (PanzerArmee). Thomas Anderson mentionne également le gepanzerte Kampfgruppe (groupement blindé), un autre type de formation provisoire créé par la mise en commun de moyens appartenant cette fois à plusieurs divisions blindées différentes particulièrement amoindries afin de gérer une crise sur le front - Anderson 2021 p. 250 et suivantes
  23. a et b  Il s'agit de la capacité de charge du camion, pas de son poids total.
  24. Le document utilisé comme source mentionne l'autre appellation de cette arme (Panzerbüsche)
  25. C'est le double du nombre disponible dans une compagnie d'infanterie "normale"
  26. Les mitrailleuses MG34 et, à partir de 1942, MG42 qui équipent la Wehrmacht se déclinent toutes les deux en version mitrailleuse légère (leMG pour leichte Machinengewehr) ou lourde (sMG pour schwere Machinengewehr). Dans les deux cas, il s'agit de la même arme, de calibre 7,92 mm mais la version légère est dotée d'un simple bi-pied ou montée sur un support simple tandis que, dans la configuration lourde, elle est équipée d'un trépied plus massif et d'un système de visée qui autorisent des cadences de tir soutenues à des distances supérieures - Chris McNab - MG34 and MG42 Machine Guns - Osprey Publishing 2012 p. 48-52
  27. À ne pas confondre avec les brigades de chars et d'infanterie qui étaient des subdivisions des divisions blindées jusqu'en 1941-1942
  28. C'est notamment le cas pour les 3e, 16e, 29e et 60e DIM ainsi que pour la division Großdeutschland. Ref Bishop, 2007 - p. 21, 56, 86. Voir également Hughes & Mann, 2018 - p. 23
  29. Abteilung est un terme utilisé dans de nombreux domaines. Il peut décrire une partie d'un ensemble, comme une section ou un bureau dans une administration ou bien un détachement militaire - sans précision sur sa taille (par exemple un détachement d'armée). Dans les formations blindées, c'est un détachement de la taille d'un petit bataillon, dont la composition varie typiquement entre deux et quatre compagnies (au lieu de cinq dans un bataillon réglementaire). Ref Jentz, 1996 - p. 6-7
  30. N. Thomas indique environ 14.700 pour les deux types de division (modèle 1944) mais ces effectifs sont réajustés à de multiples reprises pour atteindre à peine 11.400 pour le modèle 1945 - N. Thomas, 2002, p. 166-167.
  31. Par exemple, pour la 1re division blindée SS Leibstandarte, dotée, suivant la période, de 5 ou 6 bataillons de Panzergrenadiers (au lieu de quatre dans les Panzerdivisions de l'armée) et d'un bataillon de canons d'assaut, ils sont de 20 587 hommes le 31 décembre 1943 et encore 19.055 le 12 février 1945. Source : Rolf Michaelis - Panzer Divisions of the Waffen-SS - Schiffer Military History, 2013- 320 p (ISBN 978-0-7643-4477-0)
  32. a et b Paradoxalement, les régiments d'infanterie des Panzergrenadierdivisionen conservent l'appellation de grenadiers motorisés (en allemand Grenadier Regiment (mot.)) jusqu'en décembre 1944. Ils ne seront rebaptisés Panzergrenadier Regimenter qu'après cette date. Sources : Thomas, 2017, p. 56 ; Anderson, 2021 p. 221
  33. a et b  ll s'agit de modèles d'organisation théoriques auxquels toutes les unités ne sont pas forcément conformes. Ainsi par exemple, certaines Panzerdivisions ne comportent qu'un seul bataillon de chars ; d'autres alignent un bataillon de canons d'assauts en plus de leurs deux bataillons de chars.
  34. Sauf dans celles de la SS qui en comptent trois. La meilleure dotation en équipements divers (blindés et artillerie) des unités de la SS par rapport à celles de l'armée est fréquemment citée mais la présence de six bataillons de Panzergrenadiers dans leurs divisions blindées - contre seulement quatre dans celles de l'armée - explique en large partie leur meilleure capacité au combat - et leur meilleure longévité sur le champ de bataille - Jean-Luc Leleu La Waffen-SS Soldats politiques en guerre, Perrin, 2007 (ISBN 978-2-286-03489-4) p. 354-355
  35. C'est le cas notamment de la division Großdeutschland et des quatre premières divisions de Panzergrenadiers de la Waffen SS qui sont en fait des divisions blindées. C'est également le cas pour certaines divisions de Panzergrenadiers de l'armée créées à la fin de la guerre mais à ce moment, il n'y a pratiquement plus de différence entre les deux types d'unités.
  36. Certaines anciennes divisions d'infanterie motorisée ont conservé leur bataillon de chars Panzer IV, parfois remplacés par des Jagdpanzer IV
  37. Ainsi par exemple, la 25e division de Panzergrenadiers, reconstituée après sa destruction en juillet 1944 lors de l'Opération Bagration intègre des éléments en provenance de la 107e Panzer-Brigade et comporte finalement un bataillon de chars Panther et un bataillon de Panzergrenadiers sur semi-chenillés SPW - Références : Bishop, 2007 p. 112-113 - Nafziger, 1999 p. 281
  38. Ils sont également modifiés pour tenir compte des leçons apprises ou à l'occasion de l'introduction de nouveaux matériels
  39. Le règlement prévoit une formation réduite appelée Kampfgruppe Panzerdivision 1945 qui n'alignerait qu'un seul régiment de Panzergrenadiers.
  40. Les divisions d'infanterie motorisée, qui ont été converties en Panzerdivisions (12e, 13e, 155e et 179e) ou reconverties en divisions d'infanterie standard avant 1943 (14e et 36e) n'ont jamais porté l'appellation de Panzergrenadier-Division et ne sont donc pas incluses dans cette liste. Source : Thomas, 2017 - p. 11, 49-50, 54, 56
  41. Le Bundestag adoptant les lois fédérales et les révisions de la Loi fondamentale. Il ratifie également les traités et adopte le budget fédéral.
  42. En allemand GTK Boxer, pour Gepanzertes Transportkraftfahrzeug (Véhicule blindé de transport).
  43. L'équivalent français du Véhicule blindé de combat d'infanterie.

Références

  1. Steven J. Zaloga T-34 vs Stug III - Finland 1944 Osprey Publishing Oxford, UK, 2019 p. 5 (ISBN 9781472832351)
  2. a et b Thomas 2017, p. 5
  3. Thomas 2017, p. 11
  4. Zaloga 2017, p. 10
  5. Initialement, le nom des régiments était Schützen-Regimenter (mot.) (mot. pour motorisé), ce suffixe disparaît en 1939. Source : Thomas 2017 p. 10
  6. Hughes & Mann 2018, p. 25
  7. Bishop 2007, p. 5
  8. a et b Bishop 2007, p. 8
  9. Thomas 2017, p. 48
  10. Thomas 2017, p. 49
  11. Hughes & Mann 2018, p. 20
  12. Battistelli 2009, p. 38
  13. Thomas 2017, p. 14
  14. Anderson 2021, p. 178
  15. Thomas 2017, p. 54, 56
  16. Franz Korowski Panzer-Grenadier Aces - German Mechanized Infrantrymen in WW II - Stackpole Military History Series, Mechanicsburg PA-USA 2010, p. 11 (ISBN 9780811743488)
  17. Schnelle Truppen / Panzer-Truppen sur le site Lexikon der Wehrmacht https://www.lexikon-der-wehrmacht.de/Gliederungen/schnelleTruppen.htm#:~:text=Mit%20dem%201.,zur%20Waffengattung%20%22Infanterie%22%20%C3%BCber, consulté le 21 novembre 2023
  18. George H. Stein The Waffen SS Hitler's Elite Guard at War Cornell University Press, 1966 (édition de 1984), ISBN (ISBN 0801492750) p. 202
  19. Bishop 2007, p. 62
  20. Thomas 2017, p. 33
  21. Zaloga 2017, p. 18
  22. Zaloga 2017, p. 27
  23. Anderson 2021, p. 207
  24. Zaloga 2017, p. 5
  25. Manuel d'emploi 299/4a du 25 mai 1942, cité par S. Zaloga in Panzergrenadier versus US Armored Infantyman, 2017, p. 22
  26. Battistelli 2009, p. 22-29
  27. Zaloga 2017, p. 17
  28. Anderson 2021, p. 282-286
  29. a et b Zaloga 2017, p. 19
  30. Zaloga 2017, p. 22
  31. Zaloga 2017, p. 21
  32. German Army Authorized Strength - (mot) Grenadier and Panzer Grenadier Company - 1 November 1943 Records of Headquarters, German Army High Command, National Archives Microcopy No. T-78, Roll 393, American Historical Association Committee for the Study of War Documents, Washington, DC., 1960 - sur le site The Nafziger Collection of Orders of Battle
  33. German Army Authorized Strength Panzer Grenadier Company (Armored) - 1 November 1943 Records of Headquarters, German Army High Command, National Archives Microcopy No. T-78, Roll 393, American Historical Association Committee for the Study of War Documents, Washington, DC., 1960 - sur le site The Nafziger Collection of Orders of Battle
  34. Zaloga 2017, p. 23
  35. Jentz 1996, p. 160-164
  36. Voir par exemple : Umgliederung der SS-Div "Das Reich" in SS-Panzer-Grenadier-Div "Das Reich" (réorganisation de la division SS "Das Reich" en division de Panzergrenadiers), document de la SSFHA (QG opérationnel de la SS) daté du 14 novembre 1942 cité par George H. Stein in The Waffen SS Hitler's Elite Guard at War Cornell University Press, 1966 (édition de 1984), ISBN (ISBN 0801492750) p. 203
  37. George H. Stein 1984 p. 207
  38. Thomas 2017, p. 55-56
  39. Thomas L. Jentz, Panzertruppen The Complete Guide to the Creation & Combat Employment of Germany's Tank Force - 1943-1945 - Schiffer Military History, Atgen, PA, USA 1996, p. 171-173 (ISBN 07643-0080-6)
  40. Bishop 2007, p. 9
  41. Zaloga 2017, p. 11
  42. Anderson 2021, p. 221
  43. Organisation - German type 44 Panzer Division - 1 August 1944 - National Archives Microcopy No. T-78, Roll 398, American Historical Association Committee for the Study of War Documents, Washington, D., 1960 - sur le site The Nafziger Collection of Orders of Battle
  44. Organisation - German type 44 Panzer Grenadier Division - 1 August 1944 - National Archives Microcopy No. T-78, Roll 398, American Historical Association Committee for the Study of War Documents, Washington, D., 1960 - sur le site The Nafziger Collection of Orders of Battle
  45. Moyenne au 1er juin 1944 sur le Front de l'Est. Source : Steven J. Zaloga Tanks in Operation Bagration 1944 - Osprey Publishing Ltd, 2023 p. 5 (ISBN 9781472853950).
  46. Zaloga 2017, p. 25-26
  47. Thomas 2017, p. 18-19
  48. Thomas 2002, p. 167
  49. Source : Steven J. Zaloga Tanks in The Battle of Germany 1945 - Western Front - Osprey Publishing Ltd, 2022 p. 14-15 (ISBN 9781472848116).
  50. Hughes & Mann 2018, p. 22
  51. Thomas 2017, p. 18-20
  52. Thomas 2017, p. 19
  53. Ref Bishop, 2007 - p. 21, 56, 86. Voir également Hughes & Mann, 2018 - p. 23
  54. Bishop 2007, p. 88
  55. Bishop 2007, p. 133-134
  56. 39-45 (magazine). HISTORICA no 71 MAI-JUIN 1940 LES PANZERS T2. (juil-aout-sept) 2012.
  57. Bishop 2007, p. 59-66
  58. Bishop 2007, p. 134
  59. Bishop 2007, p. 171
  60. Jean-Luc Leleu La Waffen-SS Soldats politiques en guerre, Perrin, 2007 (ISBN 978-2-286-03489-4) p. 74-75
  61. Michaelis 2010, p. 144-150
  62. Michaelis 2010, p. 202, 206-207
  63. (en) Steven J. Zaloga, Tanks at the Iron Curtain 1946 - 1960, vol. 301, Oxford, Osprey Publishing, coll. « New Vanguard », , 48 p. (ISBN 9781472843319), p. 38.
  64. Zaloga 2017, p. 77
  65. Les quatre domaines du budget de la défense 2019.
  66. Bundeswehr, la possibilité pour la commission parlementaire en matière de défense (Verteidigungsaussschuss) de se constituer elle-même en commission d'enquête parlementaire, le travail de contrôle du commissaire parlementaire aux forces armées (Wehrbeauftragter des deutschen Bundestages), les dispositions particulières concernant l'armée dans le droit du budget.
  67. La Panzerlehrbrigade 9, qui appartient à la 1re Panzerdivision, dirige sept bataillons et est basée dans les États de Basse-Saxe et de Rhénanie du Nord-Westphalie.
  68. Site Brigade 12.
  69. Wagon de transport blindé (GTK) Boxer.
  70. Blindé martre.
  71. Puma fantassin blindé
  72. Autriche - Bundesheer - 4 Panzer Grenadier Bde.
  73. Bundesheer / Kommandoübergabe 4e brigade Panzergrenadier.
  74. Site de la Brigade.
  75. Site du Bataillon 13.
  76. Site du Bataillon 35.
  77. Forces terrestres.
  78. Elles comprennent les brigades mécanisées 1, 4 et 11.
  79. Général de brigade Serge Pignat. Commandant de la brigade mécanisée 1.
  80. Nominations et mutations d’officiers généraux de l’armée : Le colonel EMG Serge Pignat, actuel commandant du Centre de compétences de la police militaire, deviendra commandant de la brigade mécanisée 1 au , avec promotion simultanée au grade de brigadier.
  81. Prise de commandement 2022 de la brigade mécanisée 1.
  82. Brigade mécanisée 1 « Combattre – protéger – aider ». Voici les 3 dimensions dans lesquelles la brigade mécanisée 1 comprend aujourd'hui son rôle.
  83. Brigade mécanisée 4.
  84. Brigadier Alexander Kohli. Commandant de la brigade mécanisée 4.
  85. Commandant de la brigade mécanisée 11.

Bibliographie

  • Josef Charita François de Lannoy, Panzertruppen, Les Troupes Blindées Allemandes, German Armored Troops 1935 - 1945 Guerre 1939 / 1945, Éditions Heimdal Bayeux, , 272 p. (ASIN B015E79Q58)
  • (de) Helmuth Spaeter, Die Einsätze der Panzergrenadier-Division Großdeutschland, Nebel Verlag, , 175 p. (ISBN 978-3895550898)
  • Jorge Rosado et Chris Bishop (trad. de l'anglais), Les divisions blindées de la Wehrmacht 1939-45 : Le guide d'identification des blindés, Paris, Editions de Lodi, , 192 p. (ISBN 978-2-84690-287-8)
  • (en) Chris Bishop, Panzergrenadier Divisions, 1939/45: The Essential Vehicle Identification Guide, Amber Books Ltd, , 192 p. (ISBN 978-1905704293)
  • (de) Rolf Michaelis, Die Panzergrenadier-Divisionen der Waffen-SS, Dörfler Verlag GmbH, , 210 p. (ISBN 978-3895556906)
  • (en) Rolf Michaelis, Panzergrenadier Divisions of the Waffen-SS, Schiffer Military History, , 216 p. (ISBN 978-0-7643-3660-7) Version anglaise de l'ouvrage précédent
  • Rolf Steiner, La division Wiking, Caraktère éditions, , 128 p. (ISBN 978-2-916403-02-1)
  • Yann Galibois, La 7. Panzer division, Aix-en-Provence, Editions Caraktère, , 136 p. (ISBN 978-2-916403-03-8)
  • (en) Dr Nigel Thomas et Johnny Shumate, World War II German Motorized Infantry & Panzergrenadiers, Osprey Publishing, coll. « Elite », , 64 p. (ISBN 978-1472819437)
  • (en) Dr Nigel Thomas et Stephen Andrew, The German Army in World War II, Osprey Publishing, , 260 p. (ISBN 184176616X)
  • (en) Dr Matthew Hughes et Chris Mann, Fighting Techniques of a Panzergrenadier 1941-1945, Amber Books Ltd, coll. « Fighting Techniques », , 96 p. (ISBN 978-1782745990)
  • (en) Steven J. Zaloga, Panzergrenadier versus US Armored Infantryman, Osprey Publishing Ltd, coll. « Combat », , 80 p. (ISBN 978-1472817075)
  • (en) Pier Paolo Battistelli, Panzer Divisions - 1944-45, t. 38, Oxford, Osprey Publishing, coll. « Battle Orders », (ISBN 978-1-84603-406-0)
  • (en) Thomas Anderson, Panzergrenadier, Oxford, Osprey Publishing, (ISBN 9781472841803)
  • (en) Thomas L. Jentz, Panzertruppen The Complete Guide to the Creation & Combat Employment of Germany's Tank Force - 1943-1945, t. 2, Atgen, PA, USA, Schiffer Military History, , 300 p. (ISBN 0764300806)
  • (en) George F. Nafziger, The German Order of Battle - Panzers and Artillery in World War II, London UK, Greenhill Books, , 463 p. (ISBN 1-85367-359-5)

Voir aussi

  • Dimitri (auteur) Guy Sajer, Le Soldat oublié, Robert Laffont, coll. « Hors collection », , 548 p. (ISBN 978-2-221-03739-3) : Témoignage des deux années passées par l'auteur, alors adolescent, sur le front de l'Est pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce récit édifiant, dont la véracité a parfois été contestée, notamment à cause d'erreurs factuelles, décrit l'existence d'un soldat appartenant à la division Großdeutschland mais n'apporte pas vraiment d'information sur l'activité spécifique des Panzergrenadiers.

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