Naghach Hovnatan

Naghach Hovnatan
Naissance

Shorot (en)
Décès

Shorot (en)
Sépulture
Activités
Famille
Enfants
Hakob Nagashi Hovnatanyan ()
Арутюн Овнатанян ()
Parentèle
Hovnatan Hovnatanian () (petit-fils)

Naghach Hovnatan (en arménien Նաղաշ Հովնաթան) ou Hovnatan Naghach (Հովնաթան Նաղաշ) est un peintre (naghach en persan), poète et chanteur arménien né en 1661 à Shorot (Nakhitchevan) et mort en 1722. Ce poète qui a marqué la transition entre la poésie arménienne médiévale et l'école des achough (ménestrels) est également le fondateur d'une dynastie de peintres, les Hovnatanian.

Biographie

Hovnatan naît en 1661 à Shorot (Nakhitchevan), dans une famille de prêtres ; il est d'abord éduqué par son père, Hovhannès vardapet, puis est envoyé poursuivre sa formation au monastère Saint-Thomas d'Agulis[1]. Il se marie jeune et a deux fils, Harutioun et Hakob[2].

Hovnatan voyage beaucoup et est notamment invité à la cour de Vakhtang VI de Karthli, à Tiflis, où il exerce ses talents de peintre et de chanteur[3]. On le retrouve également à Erevan[3] et à Etchmiadzin[2].

Il meurt en 1722[1].

Poète et chanteur

Tiridate, sa femme Achken et sa sœur Khosrovadoucht, Naghach Hovnatan, Galerie nationale d'Arménie[4].

Hovnatan est l'auteur d'une centaine de poèmes[3] que l'on peut répartir en trois catégories : des poèmes religieux, des poèmes d'amour et des poèmes humoristiques[5]. Il écrit en arménien populaire[5], en un mélange de dialectes de l'arménien occidental et de l'arménien oriental agrémenté d'arménien classique[3]. Poète et chanteur, il marque la transition entre la poésie arménienne médiévale et l'école des achough (ménestrels)[1] et a ouvert la voie à Sayat-Nova[3].

Peintre

Hovnatan s'illustre tant par ses fresques que par ses toiles[6]. Il est notamment l'auteur du décor de l'église Saints-Paul-et-Pierre d'Erevan (détruite à l'époque soviétique)[3] et des coupoles de la cathédrale d'Etchmiadzin[2].

Il est le fondateur d'une dynastie de peintres s'étalant jusqu'au XIXe siècle, les Hovnatanian[7].

Notes et références

  1. a b et c Hacikyan 2002, p. 867.
  2. a b et c Donabédian et Thierry 1987, p. 314.
  3. a b c d e et f Hacikyan 2002, p. 868.
  4. Donabédian et Thierry 1987, p. 461.
  5. a et b Dédéyan 2007, p. 454.
  6. Dédéyan 2007, p. 455.
  7. Kouymjian 1995.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • (en) Agop Jack Hacikyan (dir.), The Heritage of Armenian Literature, vol. II : From the Sixth to the Eighteenth Century, Détroit, Wayne State University Press, (ISBN 978-0814330234).
  • Gérard Dédéyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Toulouse, Éd. Privat, (1re éd. 1982), 991 p. [détail de l’édition] (ISBN 978-2-7089-6874-5).
  • Patrick Donabédian et Jean-Michel Thierry, Les arts arméniens, Paris, Éditions Mazenod, , 623 p. (ISBN 2-85088-017-5).
  • (en) Dickran Kouymjian, « Art in Exile: Armenian Artists in the Ninteenth & Twentieth Centuries », sur Armenian Studies Program, CSU Fresno, (consulté le ).

Liens externes