Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix

Henri d'Escorches de Sainte-Croix
Illustration.
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Fonctions
Préfet de la Drôme

(12 ans, 3 mois et 10 jours)
Prédécesseur Jean-Baptiste Collin de Sussy
Successeur Henri-Zacharie Desgouttes
Biographie
Titre complet Marquis de Sainte-Croix et baron d'Escorches de Sainte-Croix
Nom de naissance Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix
Lieu de naissance Manoir de la Cour, Sainte-Croix-sur-Orne (Normandie, France)
Lieu de décès Manoir de la Cour, Sainte-Croix-sur-Orne (Orne, France)
Sépulture Cimetière de Sainte-Croix-sur-Orne
Nationalité Française
Parti politique Indépendant (1802-1830)
Père Henri d'Escorches de Sainte-Croix
Mère Jeanne d'Osmond
Conjoint Marie Talon
Enfants 4 enfants dont : Charles d'Escorches de Sainte-Croix et Robert d'Escorches de Sainte-Croix
Famille Famille d'Escorches
Profession Haut fonctionnaire, Militaire, Diplomate
Religion Catholicisme

Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix
Armes.

Marie Louis Henri d'Escorches de Sainte-Croix, marquis de Sainte-Croix (parfois orthographié Descorches de Sainte-Croix[1]) ( - ) est un haut fonctionnaire, militaire et diplomate français.

Biographie

Vie privée

Il est issu d'une vieille famille normande attachée au fief de Sainte-Croix, dans le pays d'Auge depuis le XIIIe siècle[2]. Son père, Henri d'Escorches, est mousquetaire à cheval dans la maison militaire du roi et sert pendant la guerre de Succession d'Espagne[2]. Il est le troisième et dernier enfant du mariage de son père avec sa seconde épouse, Louise-Aimée-Jeanne d'Osmond ; avant lui naissent en 1742 Jeanne-Antoinette-Henriette, religieuse, et en 1746 René-Henri-Robert[2].

Sous l'Ancien Régime, il porte le titre de comte puis de marquis de Sainte-Croix. Son épouse, dame du palais de la comtesse d'Artois, est la fille d'un membre du parlement de Paris[2]. Leur fils aîné est assassiné en 1810 à Corfou sur la frégate La Danaë qu'il commandait[2].

Vie publique

Sous lieutenant au régiment de Bourbon le , il est seconde enseigne du régiment des Gardes Françaises le , puis première enseigne le [2].

Après un voyage en Allemagne en 1776, il rejoint l'année suivante le comte de Saint-Priest à Constantinople où il reste plusieurs années[3].

Sous lieutenant le , il obtient le rang de mestre de camp attaché à l'infanterie le . Handicapé par une vue très basse, il s'oriente assez vite dans la carrière diplomatique grâce à l'appui du comte de Vergennes[2]. Le , alors mestre de camp, il est envoyé représenter la France dans la principauté de Liège[4]. Il est fait chevalier de Saint-Louis le , et colonel en 1790[4].

En 1792, le comte de Sainte-Croix est nommé par Louis XVI ministre plénipotentiaire auprès de la république des Deux Nations et est nommé à cette occasion maréchal de camp le [5]. Il est réformé le , tout en restant dans la diplomatie.

Rentré en France à la fin de 1792, il est nommé en envoyé spécial près la Sublime Porte où il reste jusqu'à la fin 1795 et y retourne après la mort du général Aubert-Dubayet[6]. Il ne rentre en France qu'après la rupture des relations diplomatiques entre la Porte et la France à la suite de l'expédition d'Égypte[3].

En 1800, Henri d'Escorches de Sainte-Croix est nommé préfet de la Drôme[1]. Il conserve ce poste jusqu'aux Cent-Jours[1]. On lui doit entre autres l'installation de l'hôtel-Dieu dans l'ancien couvent des capucins[7].

Il est fait baron de l'Empire par lettres patentes du [8].

Il ne joue pas de rôle durant les Cent-Jours et se montre favorable au retour de Louis XVIII mais accompagne L'Empereur dans sa chute.

Il est mis à la retraite le 16 mars 1816 et se retire définitivement sur ses terres avant de décédé dans son château peu de temps après la Révolution de Juillet.

Famille

Il épouse, le 6 février 1775 à Église Saint-Nicolas-des-Champs, Marie Victoire Talon (1756-?), fille de Jean-Baptiste Talon[2] et de Marie Charlotte Radix. Ils ont quatre enfants.

Distinctions

Décorations françaises

Notes et références

  1. a b et c Tulard 1999, p. 642
  2. a b c d e f g h i j k et l Martin 1999, p. 68
  3. a b et c Martin 1999, p. 69
  4. a et b Six 1934, p. 426
  5. Georges Six, Les généraux de la Révolution et de l'Empire : Étude, Paris, Bernard Giovanangeli Éditeur, , 349 p. (ISBN 2-909034-29-1), p. 260
  6. Hennet 1906
  7. Essai sur la statistique, l'histoire et les antiquités du département de la Drôme, 1817
  8. Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire : avec la liste des membres de la noblesse impériale, 1808-1815, Paris, Tallandier, , 361 p. (ISBN 2-235-02302-9), p. 228
  9. Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Paris, Fayard, , 1000 p. (ISBN 2-213-60485-1), p. 701
  10. « Cote LH//904/1 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-Claude Martin, « Escorches de Sainte-Croix (Marie-Louis-Henri d') », dans Grands notables du Premier Empire : Orne, CNRS éditions, (ISBN 2-271-05664-0), p. 68-70
  • Dossier de Légion d'honneur du baron de Sainte-Croix.
  • Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. A-H, Paris, Fayard, , 1000 p. (ISBN 2-213-60485-1), p. 642
  • Léon Hennet, « La mission d'Escorches de Sainte-Croix : à l'armée d'Orient (1800) et les Sainte-Croix », Carnet de la Sabretache, vol. 15,‎ , p. 90-105 (lire en ligne)
  • Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p. 426

Articles connexes

Liens externes