Louis Rey

Louis Rey
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Père
Jules Marius Rey
Mère
Victorine Marie Elisabeth Caroline Louise Ardisson
Conjoint
Emma Jéronime Decouvette
Autres informations
Distinctions

Louis Rey, né le à Monaco et mort le à Issy-les-Moulineaux dans le département des Hauts-de-Seine, est un architecte français.

Il exerce essentiellement dans l'Aisne, principalement dans la ville de Chauny.

Biographie

Enfance et famille

Louis Jules Honoré Joseph Rey naît le à Monaco du mariage de Jules Marius Rey, né à Strasbourg, comptable et employé au Cercle des Étrangers à Monaco, et de Victorine Marie Elisabeth Caroline Louise Ardisson, née à Monaco, mariés le à Monaco[1],[2].

Il épouse Emma Jéronime Découvette le à Petit-Saconnex en Suisse[3].

Période militaire

Lors de son incorporation au service armé, le , il exerce la profession de conducteur de travaux publics. Il est domicilié à Genève, 9 rue de la Prairie.

Il participe à la Première Guerre mondiale, dans le génie, où il est intoxiqué par les gaz puis blessé au flanc par un éclat d'obus. Il sort de la guerre avec le grade de lieutenant. Il est promu capitaine de réserve en [4],[5].

Carrière professionnelle

Le 17 rue Saint-Martin, Chauny.

Louis Rey remporte le concours pour la reconstruction de Chauny en 1919. Des quinze plans de la ville présentés, celui de Louis Rey est retenu. Inauguré le , en présence d’Albert Lebrun, ministre des régions libérées, d’Eugène Descambres, maire de Chauny, et de Léon Accambray au Pavillon de Marsan, il reçoit la médaille d’or à l’exposition d’architecture de Gand. Le plan de la ville est modifié, pour des raisons budgétaires, en collaboration avec la municipalité et l'architecte Léon Jaussely.

Dans la ville de Chauny, il réalise plusieurs établissements communaux, des banques et des demeures particulières où son nom est visible sur certaines façades[6]. Il est en concurrence avec l'architecte parisien, d'origine corse, Charles Luciani qui remporte de nombreux projets comme l’école des garçons, l’école primaire supérieure, le marché aux poissons, le bâtiment des sociétés, la goutte de lait, le kiosque à musique, l’ensemble hôtel de ville et palais de justice, la salle des fêtes et l’église Notre-Dame.

En 1932, Louis Rey demeure au 17 rue Saint-Martin à Chauny[4].

En 1972, il demeure au 8 Place-de-la-République à Vanves dans le département des Hauts-de-Seine[7].

Mort

Louis Rey meurt le au no 10, rue Minard, à Issy-les-Moulineaux, veuf de Hoerlin de Couvette[1],[7].

Distinctions

Louis Rey est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur à titre militaire[6] et fait officier d'académie en 1928[8].

Il est décoré de la croix de guerre 1914-1918 avec 3 citations[4].

Il reçoit, en 1919, pour le plan de la reconstruction de Chauny, la médaille d’or à l’exposition d’architecture de Gand et reçoit, en 1923, pour les plans de l'hôpital de Chauny, la médaille d’or à l’exposition internationale du centenaire de Pasteur à Strasbourg[6].

Réalisations architecturales

Plan, bâtiments et monuments

À Chauny

  • Plan de la ville pour la Reconstruction en 1919.
  • L'école des filles, aujourd'hui médiathèque, 28 rue de la Paix.
  • l’hôpital, 94 rue Anciens-Combattants-Afn-Tom.
  • Banque Scalbert-Dupont, 12, Place de l'Hôtel-de-Ville.

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Autres localités

Louis rey est l'architecte de plusieurs bâtiments en dehors de Chauny :

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Demeures particulières

À Chauny

  • 7, rue du Général-Leclerc (1924).
  • Le Révérend, 1, rue des Remparts.
  • Maison Louis Ternynck, industriel du sucre, 15, avenue des Déportés.
  • Le Manoir, 18, avenue Victor-Hugo, a appartenu à André Ternynck, sénateur et industriel du sucre, aujourd'hui centre médico-psychologique.

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Au Touquet-Paris-Plage

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Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

  • Ressource relative au sport :

Notes et références

  1. a et b  « acte de naissance n° 142 », sur le site des archives en ligne de Monaco (consulté le 10 mars 2020), p. 74/129.
  2. « acte de mariage Rey-Ardisson n° 8 », sur le site des archives en ligne de Monaco (consulté le 11 mars 2020), p. 11,12 et 13.
  3. « acte de naissance 11 de Emma Jéronime Découvette », sur le site des archives départementales de Haute-Savoie (consulté le 16 mars 2020), p. 423.
  4. a b et c  « fiche militaire matricule n° 1888 bureau de recrutement de Nice », sur basesdocumentaires-cg06.fr (consulté le 10 mars 2020), p. 565/747.
  5. « Journal Officiel », quotidien, no 301,‎ , p. 13119 (lire en ligne, consulté le 11 mars 2020).
  6. a b c et d Françoise Vinot-Braconnier, « La renaissance de Chauny après la Grande Guerre », sur histoireaisne.fr (consulté le 3 mars 2020).
  7. a et b Son acte de décès n° 606/448, en date du transmis par l'état civil d'Issy-les-Moulineaux
  8. « Le Journal Officiel », quotidien, no soixantième année n°17,‎ (lire en ligne, consulté le 3 mars 2020).
  9. Notice no PA18000017, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no IA18000549, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Notice no PA02000005, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Monument élevé aux héros du Latham 47 », sur aerosteles.net (consulté le 3 mars 2020).