Le Dindon

Le Dindon est une comédie en trois actes de Georges Feydeau représentée pour la première fois le 8 février 1896 au Théâtre du Palais-Royal.

Argument

Pontagnac, dragueur invétéré, poursuit Lucienne jusque chez elle. Il découvre alors que son mari n'est autre qu’un de ses vieux amis, Vatelin. Lucienne est aussi courtisée par Redillon, un ami du couple. Vatelin risque lui de payer une vieille entorse à la fidélité conjugale, qui refait surface lorsque sa maîtresse Maggy, connue à Londres, est de retour à Paris...[1],[2]

Résumé

Acte I : Pontagnac a suivi Lucienne Vatelin jusque chez elle. Il force sa porte. Vatelin reconnaît en Pontagnac un ami qu'il a perdu de vue depuis longtemps. Il rit devant "ce sacré farceur" dont les explications ne sont pas convaincantes. Il le lui pardonne. Il a confiance en sa femme et il n'a pas l'air d'un imbécile puisqu'il sait. Pontagnac présente ses excuses à Lucienne qui apprend qu'il est marié. Le mari demande à sa femme d'arrêter de faire la morale à son ami. Vatelin propose à Pontagnac de venir avec sa femme. L'ami se défausse en invoquant les rhumatismes de son épouse qui habite ... à Pau. On apporte un tableau de Corot pas cher. Vatelin sort le voir. Pontagnac apprend à Lucienne que son manège fonctionne dans 33, 33% des cas. Arrive Ernest Rédillon. Pontagnac va voir le tableau. Rédillon est chagriné par la présence de Pontagnac : il aime Lucienne qui lui apprend qu'elle est suivie depuis une semaine par Pontagnac. Lucienne le rassure, elle trompera son mari si son mari la trompe.Rédillon a une amie de corps, "Pluplu".Le mari rentre et voit encore Rédillon aux pieds de sa femme. Madame Pontagnac est annoncée ! Elle a entendu parler de Lucienne Vatelin depuis si longtemps qu'elle a tenu à faire sa connaissance ainsi que celle de son mari, des "amis si intimes". Les réponses embarrassées de Vatelin la confirment dans ses soupçons. Lucienne Vatelin confirme à l'épouse bafouée qu'on se moque bien d'elle. Clotilde Pontagnac appliquera la loi du talion, Lucienne Vatelin aussi. Rédillon constate qu'il a de la chance ... au conditionnel. Une femme demande à voir Vatelin. C'est Maggy Soldignac qui a quitté Londres. Elle est venue à Paris car son mari doit y traiter une affaire. Devant l'attitude de Vatelin, Maggy menacer de se suicider et d'envoyer une lettre à son mari. Il finit par accepter un rendez-vous le soir même, 48 rue Roquépine. Le mari de Maggy, "un Anglais de Marseille" arrive. Il explique à son ami qu'il est cocu : il a trouvé la lettre qu'elle mise à la corbeille, donnant à rendez-vous à son amour rue Roquépine. Le commissaire de police est prévenu. Il divorcera, il prend Vatelin comme avoué. Vatelin demande à Pontagnac de lui indiquer un hôtel pour éviter la rue Roquépine. Ce sera l'hôtel Ultimus.

Citations

  • " un beau jour, on se rencontre chez le Maire,… on ne sait comment, par la force des choses… Il vous fait des questions… on répond "oui" comme ça, parce qu’il y a du monde, puis, quand tout le monde est parti, on s’aperçoit qu’on est marié. C’est pour la vie." (I, 2)
  • "j'ai le nez de l'amour". (Rédillon)
  • "Raide, dur, c'est la même chose!"

Adaptations

Notes et références

  1. Georges Feydeau, Le Dindon : Préface, commentaires et notes d'Henry Gidel, Le livre de poche, coll. « Le théâtre de poche », 189 p. (ISBN 978-2-253-04877-0)
  2. « Le Dindon de Georges Feydeau », sur libretheatre.fr,