Kean (Sartre)

Kean
Auteur Jean-Paul Sartre
Pays Drapeau de la France France
Genre Pièce de théâtre
Éditeur Gallimard
Date de parution 1954
Date de la 1re représentation 14 novembre 1953
Metteur en scène Pierre Brasseur
Lieu de la 1re représentation Théâtre Sarah-Bernhardt

Kean est une adaptation en cinq actes et six tableaux par Jean-Paul Sartre de la pièce d'Alexandre Dumas, Kean, ou Désordre et génie (1836). Cette nouvelle version, conçue par Sartre pour le comédien Pierre Brasseur, a été créée le au théâtre Sarah-Bernhardt.

Elle a été reprise en 1983 par Jean-Claude Drouot au théâtre de l'Athénée-Louis-Jouvet puis par Jean-Paul Belmondo en 1987 au théâtre Marigny, pour son retour sur scène après 28 ans d'absence.

Argument

À Londres au XIXe siècle, Edmund Kean est un comédien shakespearien adulé. Don Juan invétéré, il amuse par sa faconde et son esprit la bonne société londonienne. Eléna, la charmante épouse de l’ambassadeur du Danemark est éprise de l’acteur. Le prince de Galles apprend que cet émoi est réciproque, et lui propose de renoncer à cette idylle contre une forte somme d'argent.

Analyse de l’œuvre

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Sartre s'intéresse ici principalement à la perception de l'acteur — qui ne parvient pas à être naturel, ne peut s’empêcher de jouer un rôle — et au théâtre de la société, représenté ici par les conventions bourgeoises du XIXe siècle. Le philosophe condamne l'hypocrisie et le rôle que nous jouons en permanence dans notre société.

Citation

  • Kean : « Voilà donc le soleil. Il faudra que je m'y habitue. Celui de Kean était peint sur une toile. Salomon, le ciel de Londres était une toile peinte: tous les matins, tu levais les rideaux, je levais la tête et je voyais...Ah! Je ne sais plus ce que je voyais! Quand l'homme est faux, tout est faux autour de lui. Sous un faux soleil, le faux Kean criait les fausses souffrances de son faux cœur. Aujourd'hui, cet astre est véritable. Comme elle est morne la vraie lumière. Dis, Salomon, la vérité, ça ! C'est vrai, c'est vrai que je suis un homme fini. Je n'arrive pas à y croire. Il y a des moments où j'ai le sentiment que je vais tout comprendre et puis ça s'évanouit. (Un temps) Prête-moi cent florins, donne la moitié aux domestiques et renvoie-les sur-le-champ. Garde l'autre pour toi. J'attendrai la police dans ce fauteuil. » (V, 2)

Quelques productions

Théâtre Sarah-Bernhardt, 1953

Mise en scène : Pierre Brasseur
Décors : Alexandre Trauner

Théâtre Marigny, 1987

Mise en scène : Robert Hossein
Décors : Pierre Simonini
Costumes : Sylvie Poulet

Autour de l’œuvre

Liens externes

  • Kean sur Les Archives du spectacle