Gaston Charlet
Gaston Charlet | |
Fonctions | |
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Sénateur français | |
– (11 ans et 6 mois) |
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Circonscription | Haute-Vienne |
Député français | |
– (25 jours) |
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Élection | 10 novembre 1946 |
Circonscription | Haute-Vienne |
Législature | Ire (Quatrième République) |
Groupe politique | SOC |
– (7 mois et 4 jours) |
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Élection | 21 octobre 1945 |
Circonscription | Haute-Vienne |
Législature | Ire Constituante |
Groupe politique | SOC |
Biographie | |
Date de naissance | |
Lieu de naissance | Limoges |
Date de décès | (à 74 ans) |
Lieu de décès | Limoges |
Nationalité | Française |
Gaston Charlet, né le à Limoges et mort le à Limoges, est un homme politique français.
Biographie
Avocat au barreau de Limoges, ayant épousé une riche héritière bien qu'étant lui-même d'origines modestes, Gaston Charlet milite au parti socialiste SFIO dans les années 1930 et entame une carrière politique en étant élu conseiller général de la Haute-Vienne, dans le canton de Limoges-Nord en 1934, et maire adjoint de cette ville l'année suivante. Il devient rapidement un ami très proche du maire, Léon Betoulle.
Engagé dans la résistance, au sein du réseau Libération, il est arrêté en mars 1943, déporté à Mauthausen, puis au bagne de Loibl-Pass, où il reste détenu jusqu'à la fin de la guerre.
Son action dans la période lui vaut la légion d'honneur et la médaille de la résistance.
Revenu en France, il est réélu conseiller général en 1945, puis député à la première constituante, mais ne se représente pas en juin 1946. Réélu député en novembre, il quitte l'assemblée nationale en décembre, lorsqu'il est élu sénateur, mandat qu'il conserve jusqu'en 1958. Au sein du Conseil de la République, il occupe à partir de 1951 la vice-présidence de la commission de la Justice.
Il retrouve par ailleurs son mandat de maire adjoint, toujours auprès de Léon Betoulle, en 1947. Il conserve le poste de premier adjoint jusqu'à la mort de Betoulle, en 1956.
Violemment hostile à toute forme de réarmement de l'Allemagne, il vote contre les accords de Londres et Paris, ce qui lui valut une suspension du parti. Candidat sans faire campagne aux cantonales de 1955, il est battu par le candidat officiel de la SFIO. Il quitte alors le parti, et tente de constituer une fédération socialiste indépendante.
Candidat aux législatives de 1956 sur la liste UDSR, il n'est pas élu mais contribue à l'accès du tête de liste, Roland Dumas, à l'assemblée nationale.
En 1958, il ne se représente pas aux sénatoriales. Par la suite, il rejoint le Parti socialiste autonome, et le suit dans sa transformation en Parti socialiste unifié.
Il n'a cependant plus, dans les années 1960, d'activité politique majeure. Il se consacre alors principalement à son activité littéraire,sous le pseudonyme de Georges Avryl.
Détail des fonctions et des mandats
- Mandats parlementaires
- 1945-1946 : Député de la Haute-Vienne
- 1946-1946 : Député de la Haute-Vienne
- 1946-1958 : Sénateur de la Haute-Vienne
Décorations
Médaille de la Résistance française avec rosette (décret du 24 avril 1946)
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes
- Canton de Limoges-Beaupuy
- Conseil général de la Haute-Vienne
- Limoges
- Liste des députés de la Haute-Vienne
- Liste des sénateurs de la Haute-Vienne
Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique :
- Conseiller général de la Haute-Vienne
- Député de la Haute-Vienne (Quatrième République)
- Membre de l'Assemblée constituante de 1945
- Sénateur de la Haute-Vienne
- Décès en décembre 1976
- Député de la première législature de la Quatrième République
- Naissance en avril 1902
- Naissance à Limoges
- Sénateur de la Quatrième République française
- Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette
- Décès à 74 ans
- Décès à Limoges